Rostrenen

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Rostrenen
La mairie de Rostrenen.
La mairie de Rostrenen.
Blason de Rostrenen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Jean-Paul Le Boëdec
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22266
Démographie
Gentilé Rostrenois, Rostrenoise
Population
municipale
3 272 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 14″ N 3° 18′ 56″ O / 48.237222222, -3.31555555648° 14′ 14″ Nord 3° 18′ 56″ Ouest / 48.237222222, -3.315555556  
Altitude 216 m (min. : 152 m) (max. : 262 m)
Superficie 32,17 km2
Localisation

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Rostrenen [ʁɔstʁənɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient des mots bretons « roz » (tertre) et « draenen » (ronces). Rostrenen (Rostrenenn en breton) signifie donc « la colline (ou le tertre) des ronces ».

La légende raconte qu'une statue en bois de la Vierge a été trouvée dans un buisson de ronces. Cette statue est exposée dans l'église de Rostrenen. Elle est montrée en plein air, lors de la procession du 15 août. Les pèlerins, s'éclairant avec une bougie, se donnent rendez-vous vers 20 heures, devant l'église et montent en chantant sur la colline du Miniou (près de l'observatoire météorologique) autour d'un grand feu de bois. Ce pèlerinage est l'un des plus fréquentés en Bretagne.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Rostrenen se prononce /rosse-treu-nain/ (toujours en phonétique « française »).

En breton, Rostrenenn se prononce /rosse-traine/ (phonétique française et non internationale) : la finale est probablement tombée au cours du Moyen Âge sous l'influence du fort accent tonique breton mais comme souvent pour les noms de lieux bretons, l'administration française a conservé une graphie archaïque datant du Moyen Âge (cf le célèbre Henaff prononcé /Henañ/ mais dont l'état-civil conserve l'usage du graphème aff utilisé par les Bretons au Moyen Âge pour noter la nasalisation d'une voyelle).

Géographie[modifier | modifier le code]

Rostrenen fait partie de la partie cornouaillaise des Côtes-d'Armor : elle faisait, sous l'ancien régime, partie de l'évêché de Cornouaille. Plus localement, Rostrenen est la ville principale du pays Fisel, du nom de la célèbre danse.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 13 septembre 2004. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 15 novembre 2004 puis le label de niveau 2 le 19 octobre 2007.

À la rentrée 2013, 140 élèves étaient scolarisés dans les classes bilingues (soit 39,3% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [1].

Culture[modifier | modifier le code]

Rostrenen dispose d'une vie culturelle assez développée, en particulier au niveau musical. Le point d'orgue de cette dynamique est le Festival Fisel, organisé tous les ans, fin août, depuis 1972. C'est un rendez-vous de musique traditionnelle (fest-noz et surtout concours de danse) qui s'ouvre aux musiques populaires d'autres régions ou pays[2].

Rostrenen est jumelée avec la ville de Kanturk, située dans le comté de Cork, en Irlande, ainsi qu'avec Morne-Rouge en Martinique.

Climat[modifier | modifier le code]

Rostrenen bénéficie d'un climat tempéré de type océanique dégradé. Rostrenen détient le record de France de l'insolation annuelle la plus faible avec seulement 1243 h enregistrée en 1958[3].

  • Température minimale la plus basse : −13,4 °C (17 janvier 1985)
  • Température minimale la plus élevée : 22,1 °C (9 août 2003)[4]
  • Plus fort cumul de pluie sur une journée: 151,89 mm (13 février 1982)
Relevé météorologique de Rostrenen 48° 23′ N 3° 30′ O / 48.383, -3.5, altitude : 262 m (période 1973-1987)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2 3,1 4,3 7 10 12,2 12 10,3 7,8 5,1 3,7 6,7
Température moyenne (°C) 4,3 4,3 6,1 7,9 10,3 14,1 16,2 15,9 14 10,8 7,8 5,8 9,8
Température maximale moyenne (°C) 6,8 7,3 9,6 11,8 14,5 18,5 20,6 20,5 18,1 14 10,3 8,3 13,4
Précipitations (mm) 114 102 108 57 86 44 51 54 81 104 100 131 1 032
Source : TuTiempo.net


Histoire[modifier | modifier le code]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu du district de Rostrenen de 1790 à 1800.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rostrenen est connue pour des actions de la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 11 juillet 1943, deux jeunes résistants ont été pendus par les Nazis; on retrouve dans la ville des plaques commémoratives à leur mémoire.

Le 8 juin 1944, huit jeunes résistants pris par surprise par des Allemands de la division de parachutistes Kreta, qui se dirigeait vers le front de Normandie, dans une ferme du hameau de Lamprat en Plounévézel sont successivement pendus à différents endroits entre Plounévézel et Saint-Caradec, dont l'un, Marcel Bernard, 19 ans, à l'entrée de Rostrenen, et un autre, Louis Briand, en pleine ville de Rostrenen[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à trois fasces de gueules.
Commentaires : Lors d’un combat contre des Français (à l'époque, les Français étaient ennemis des Bretons), le baron de Rostrenen, avec son bouclier couvert d'hermine, se battait quand un adversaire lui coupa trois doigt. Avec le peu de force qui lui restait, il réussit à fracasser le crâne de l'ennemi et en signe de dépit passa sa main amputée de trois doigt sur son bouclier. « Vois, François, le courage des Bretons qui défendent la patrie, la justice et la liberté ; vous François, dans votre orgueil, vous ne pensez qu'à guerroyer et à coloniser les plus faibles. Je le jure sur l'honneur et sur Dieu, le Royaume de France paiera ses crimes et l'avenir le prouvera. »
Ce serait donc cet événement qui serait à l'origine des trois bandes rouges sur l'écu d'hermine bien que cela ne soit mentionné nulle part. D'autres version soutiennent que le baron de Rostrenen se serait battu contre des Vikings, mais cela semble peu probable, car à l'époque des Vikings, le symbole de l'hermine n'était pas encore apparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1970 Yves Le Bourge DVD  
1970 mars 1983 Guillaume Le Caroff PCF Député (1956-1958), Conseiller général du Canton de Rostrenen (1945-1985)
mars 1983 mars 1989 Émile Radenac DVD Conseiller général du Canton de Rostrenen (1985-1992)
1992 juin 1995 Marie-Paule Donniou DVD  
juin 1995 mars 2001 Christian Gautier DVD Enseignant
mars 2001 mars 2008 Ange Herviou PCF Conseiller général du Canton de Rostrenen (1998-2011)
mars 2008 en cours Jean Paul Le Boëdec DVD Comptable retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 272 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 981 909 877 1 141 1 200 1 168 1 380 1 396
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 408 1 560 1 626 1 646 1 858 1 989 2 162 1 853 1 870
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 930 2 185 2 395 2 559 2 456 2 220 2 401 2 534 2 267
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 924 2 083 3 875 3 868 3 664 3 616 3 397 3 272 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments historiques :

  • L’église Collégiale Notre-Dame-du-Roncier, église ancienne du XIIIe siècle dont le portail latéral a été classé au titre des monuments historiques en 1913[8],[9] et qui possède 3 retables du XVIIIe siècle[10];
  • La fontaine de dévotion Notre-Dame-du-Roncier, classée en 1909 au titre des monuments historiques[11],[12] ;
  • La chapelle de Locmaria, monument du XIVe siècle, inscrite en 1964 au titre des monuments historiques[13],[14] ;
  • La chapelle Saint-Jacques, classée en 1909 au titre des monuments historiques[15],[16].
  • Le Manoir de Campostal, sur la place du bourg Coz (vieux bourg), construction en granite datant du XVIe siècle, avec une cheminée monumentale et une tour polygonale[17].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]