Châtillon-sur-Indre

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Châtillon-sur-Indre
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Châtillon-sur-Indre
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Châtillon-sur-Indre
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Châtillon-sur-Indre
Maire
Mandat
Michel Hétroy
2008-2014
Code postal 36700
Code commune 36045
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
2 828 hab. (2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 24″ N 1° 10′ 30″ E / 46.990, 1.175046° 59′ 24″ Nord
       1° 10′ 30″ Est
/ 46.990, 1.1750
  
Altitude Min. 82 m — Max. 148 m
Superficie 45,3 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Indre

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Châtillon-sur-Indre
Liens
Site web chatillon-sur-indre.fr

Châtillon-sur-Indre est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

La rivière Indre.
La rivière Indre.

La commune est située dans l'ouest[1] du département, à la limite avec le département d'Indre-et-Loire. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Nord.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Saint-Cyran-du-Jambot (4 km), Fléré-la-Rivière (6 km), Le Tranger (6 km), Saint-Médard (7 km), Clion (7 km), Murs (8 km), Cléré-du-Bois (9 km), Villedômain (10 km), Loché-sur-Indrois (12 km), Le Blanc (40 km), Châteauroux (44 km), Issoudun (62 km) et La Châtre (77 km).

Géologie et relief [modifier]

Hydrographie [modifier]

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Climat [modifier]

Relevé observé de 1961 à 1990, à la station météorologique de Châteauroux - Déols (36)
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,5 1,2 2,6 4,9 8,2 11,2 13,2 13,1 10,9 7,6 3,5 1,1 6,5
Température moyenne (°C) 3,4 4,7 6,9 9,7 13,2 16,5 19,1 18,7 16,3 12,1 6,9 4 11
Température maximale moyenne (°C) 6,3 8,2 11,2 14,5 18,2 21,8 25 24,3 21,6 16,7 10,3 6,9 15,4
Ensoleillement (h) 47 76 121 150 181 201 235 203 165 123 63 48 1 613
Humidité relative (%) 88 85 79 75 76 74 69 70 76 84 88 88 79,33
Précipitations (mm) 61,7 63,2 63,8 56,6 75,3 53,4 51,5 50,6 60,9 59,9 65,7 65,7 728,3
dont pluie (mm) 29,5 28,2 32,4 42,6 39,7 39,7 48,3 43 58,6 43 35,2 35 58,6
Nombre de jours avec pluie 11 10,4 11,1 10,3 11,9 8,1 6,6 7,7 7,5 9,1 11 11,1 115,8
dont nombre de jours avec pluie ≥ 5 mm 4,1 4,1 4,5 3,8 5,2 3,7 3,2 2,9 3,6 4,1 4,8 4,5 48,5
Nombre de jours d'orage 0,1 0,2 0,4 1,1 3,4 3,3 0 0 2,1 0,9 0,3 0,3 12,1
Nombre de jours avec neige 3,3 3,4 1,9 0,8 -0 -0 0 0 -0 -0 1,3 2,7 13,4
Nombre de jours avec gel 13,4 11,6 9,1 2,5 0,1 0 0 0 0 0,8 6,8 12,9 57,2
Nombre de jours avec brouillard 5,7 4,4 2,3 1,4 1,2 1,1 0 0 2,8 5,9 5,8 6,4 37
Record de froid (°C)
(année du record)
-22,8
(16/01/1985)
-15
(05/02/1963)
-10
(03/03/1965)
-3,9
(12/04/1986)
-0,2
(08/05/1974)
3
(05/06/1969)
5,8
(02/07/1975)
4,5
(06/08/1967)
1,1
(19/09/1962)
-2,8
(25/10/1964)
-6,3
(23/11/1988)
-17
(10/12/1967)
-22,8
Record de chaleur (°C)
(année du record)
18,3
(30/01/1967)
22,9
(24/02/1990)
24,3
(28/03/1989)
26,9
(20/04/1968)
31,1
(27/05/1967)
35,6
(28/06/1986)
36,8
(21/07/1990)
37,3
(16/08/1974)
34
(17/09/1987)
29,5
(02/10/1985)
21,6
(01/11/1984)
20,5
(16/12/1989)
37,3
Record de pluie en 24 h (mm)
(année du record)
29,5
(12/01/1962)
28,2
(13/02/1990)
32,4
(29/03/1978)
42,6
(18/04/1964)
39,7
(06/05/1985)
39,7
(20/06/1977)
48,3
(22/07/1963)
43
(29/08/1968)
58,6
(17/09/1975)
43
(29/10/1981)
35,2
(05/11/1962)
35
(14/12/1979)
58,6
Record de vent (km/h)
(année du record)
101
(30/01/1983)
115
(03/02/1990)
126
(10/03/1982)
83
(11/04/1985)
87
(02/05/1988)
97
(07/06/1987)
94
(26/07/1983)
72
(26/08/1986)
97
(22/09/1987)
94
(16/10/1987)
101
(08/11/1982)
97
(30/12/1981)
126
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6.3
0.5
61.7
 
 
 
8.2
1.2
63.2
 
 
 
11.2
2.6
63.8
 
 
 
14.5
4.9
56.6
 
 
 
18.2
8.2
75.3
 
 
 
21.8
11.2
53.4
 
 
 
25
13.2
51.5
 
 
 
24.3
13.1
50.6
 
 
 
21.6
10.9
60.9
 
 
 
16.7
7.6
59.9
 
 
 
10.3
3.5
65.7
 
 
 
6.9
1.1
65.7
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Voies de communication et transports [modifier]

Voies routières [modifier]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 13, 13b, 28, 43, 122, 943 et 975.

Transports [modifier]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Loches, située à 22 km.

Le territoire communal est desservi par la ligne R du réseau L'Aile Bleue et par la ligne[2] d'autocars TER Centre : Châteauroux - Loches - Tours.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, situé à environ 50 km.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 46 et par le sentier de grande randonnée de pays : Pays de Valençay.

La commune possède un poste source[3] sur son territoire qui est situé au lieu-dit Le Moulin de la Grange.

Urbanisme [modifier]

Toponymie [modifier]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Indremont[4].

Ses habitants sont appelés les Châtillonnais[5].

Histoire [modifier]

Moyen Âge [modifier]

La plus ancienne mention de la ville se trouve dans le Liber de compositione castri Ambaziae qui indique que Charles le Chauve a donné, vers 860-870, à Haimon Ier la terre de Buzançais, la motte et la demeure de Câtillon et du tiers d'Amboise. Son fils, Robert Ier, hérita de ses biens qui revinrent ensuite à son petit-fils, Haimon II de Buzançais. Lui succéda Sulpice Ier Mille-Boucliers vers 950, seigneur de Buzançais. Il a eu deux fils, Robert Ier (né en 935) qui lui succéda, et Hervé, qui a été trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours et qui l'a faite reconstruire après un incendie, vers 994. Robert Ier eut deux fils, Archambaud. Archambaud eut une fille Hersende de Buzançais qui par son mariage avec Lisois d'Amboise a fondé la Maison d'Amboise, et Hervé, seigneur de Verneuil et de la tour d'Amboise, qui succéda à son oncle Hervé comme trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Foulque Nerra est intervenu dans le partage de la succession d'Archambaud, mais les descendants d'Archambaud sont restés seigneurs de Châtillon au moins jusqu'au XIIe siècle tout en étant dépendants des comtes d'Anjou dès le début du XIe siècle.

En 935 a lieu près de Châtillon-sur-Indre un affrontement entre des troupes d'envahisseurs hongrois avec celles menées par Ebbe Ier de Déols, dit l'Ancien ou le Noble.

En mars 1152, le comte d'Anjou, Henri Plantagenêt épouse Aliénor d'Aquitaine. En 1154 il devient roi d'Angleterre et duc de Normandie sous le nom d'Henri II. Il est le vassal le plus puissant du roi de France et son domaine est plus le grand. En 1180, Philippe Auguste devient roi de France.

L'apogée de la ville se situe au XIIe siècle sous la domination des comtes d'Anjou, en particulier le conquérant de l'Angleterre Henri II Plantagenêt, seigneur de Châtillon de 1151 à 1189. C'est lui qui fit édifier le donjon et les murailles de la forteresse destinée à devenir un point d'appui sur les frontières orientales de l'Anjou.

En novembre 1170, Henri II Plantagenêt passe un acte à Châtillon-sur-Indre au profit de l'abbaye de Beaugerais.

Le 7 octobre 1188, Philippe Auguste y rencontre Henri II. Le château a dû être pris par Philippe Auguste la même année.

Dans les conflits entre Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste, le château a changé plusieurs fois de contrôle. Par le traité signé le 8 juillet 1193 entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, les châteaux de Loches, d'Arches et Châtillon-sur-Indre sont donnés en gage au roi de France.

Vue d'une des tours de l'ancienne porte Nord, laissée inachevée en 1611.
Vue d'une des tours de l'ancienne porte Nord, laissée inachevée en 1611.

Philippe Auguste a conquis la Touraine en 1205. En avril 1205, il cède les châteaux de Loches et de Châtillon-sur-Indre au fils de Dreux IV de Mello qui les avait conquis à la condition qu'ils lui soient rendus à sa demande. En 1249, le roi demanda aux descendants qu'on lui restitue les châteaux. Les descendants ayant contesté cette restitution, le roi accorda à Dreux, neveu du précédent, 600 livres pour renoncer aux châteaux de Loches et de Châtillon-sur-Indre. Les recettes des prévôtés de Châtillon et de Loches sont portés au compte des bailliages de France en 1250.

En 1274, Philippe III donne le château, la ville et la châtellenie de Châtillon à son chambellan Pierre de La Broce. Bien qu'il n'ai été seigneur de Châtillon jusqu'au début de 1278, il a eu le temps de faire construire le logis. Quand Pierre de La Broce est arrêté le logis est encore en cours de construction. Les dépositions faites au moment de l'arrestation de Pierre de La Broce donnent les noms d'Harpin, valet de Pierre de La Broce, est le régisseur des travaux réalisés par maître Pierre du Ru, entrepreneur en maçonnerie.

La châtellenie est alors réintégrée dans le domaine royal. Le château sert de séjour royal occasionnel au cours des XIIIe et XIVe siècles. Philippe III est présent au château entre le 26 et le 30 novembre 1283. Le roi Philippe IV y séjourne en mai 1289, août 1305 et avril 1307. Charles IV est signe un acte le 10 décembre 1323. Le futur Jean II séjourne au château en 1345 et 1346.

La châtellenie de Châtillon-sur-Indre faisait partie du duché de Touraine. Le duché de Touraine est un apanage de Louis Ier d'Orléans en 1386. Il nomme en 1388 Jean des Barres, chevalier et chambellan du roi, capitaine du château.

La paroisse était située à l’origine à Toizelay (à 1 km à l’ouest du village actuel), jusqu’à la construction du château à Châtillon. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé, jusqu’à ce que le village d’origine ne soit qu’un simple hameau. Il a cependant conservé les cimetières[6]. La concurrence créée entre les deux paroisses, la plus vieille, Saint-Tiburce à Toiselay et Saint-Outrille, la nouvelle, à Châtillon, suscita un long conflit qui dura du XIIe siècle au XVIIIe siècle[7]. Le nouveau bourg était entouré d’un mur d’enceinte symbolique, de 8 m de haut mais de seulement 60 à 70 cm d’épaisseur[8].

De la fin du Moyen Âge à la Révolution [modifier]

En 1432, le château sert de prison à Louis d'Amboise. En 1441, Robert de Flot, dit Floquin, est capitaine du château. Le 21 avril 1466, c'est Jean de Boisredon qui est nommé capitaine du château.

Le 20 février 1473, Tanneguy IV du Chastel rend hommage lige pour le château, la ville et la châtellenie qu'il reçoit en paiement d'une dette de 360 000 livres que lui doit le roi. Son épouse, Jeanne de Raguenel conserva la châtellenie en usufruit jusqu'à ce que le roi Charles VIII la donne à son épouse, Anne de Bretagne, le 11 octobre 1493. Finalement Anne de Bretagne préféra le château de Mehun-sur-Yèvre en 1494. Charles VIII séjourne à Châtillon en 1496.

Louis XI avait marié sa fille, Jeanne de France, en 1476, avec Louis II d'Orléans. Cette dernière mal conformée était probablement stérile. Il espérait par ce moyen l'extinction de cette maison. À la mort de Charles VIII, en 1498, Louis II d'Orléans devint roi sous le nom de Louis XII. Il obtint alors l'annulation de son mariage avec Jeanne de France par le pape Alexandre VI. Il donna à Jeanne de France le duché de Berry et la châtellenie de Châtillon-sur-Indre le 26 décembre 1498. Le 25 septembre 1499, l'archevêque de Bourges bénit et consacre la chapelle Notre-Dame du Château et d'y conserver le Saint-Sacrement. À sa mort, en 1505, la châtellenie revient au domaine royal.

François Ier donne tout le revenu de la seigneurie de Châtillon à Charles du Solier, seigneur de Morette, le 28 mars 1528, sans en avoir la propriété. Henri II racheta ce droit pour pouvoir assigner la châtellenie sur le douaire d'Éléonore d'Autriche, le 16 novembre 1547. À la mort de la reine, le 18 février 1558, la terre retourne au domaine royal.

Par lettre patente enregistrée le 24 mai 1576 au parlement de Paris, Henri III donne à son frère François d'Alençon en complément d'apanage les duchés d'Anjou, de Berry et de Touraine. François d'Alençon assigna la terre d'Alençon à Louis de Hacqueville, seigneur de Neuville. Puis Henri III lui reprit la terre pour l'engager par contrat, le 15 juin 1589, pour 60 000 écus, à Jean Marteau au nom de Florent Guyot, sieur de Lessart. Florent Guyot était gouverneur de Saumur avant que cette fonction soit attribuée à Philippe Duplessis-Mornay le 15 avril 1589. Il y a fait d'importants travaux de fortification et de réparations. Un arrêt du 31 mars 1607 attribua une rente de 194 écus à Louis de Hacqueville en compensation de la terre de Châtillon.

Châtillon devient le siège d'une élection par démembrement de celle de Loches, en septembre 1581, et comprenant treize paroisses. Pour permettre la construction d'un auditoire, tribunal de justice, et d'une prison, des lettres patentes du 27 septembre 1594 prévoient la levée d'un impôt de 1 000 livres dans l'élection.

Florent Guyot vendit ses droits sur Châtillon à César de Vendôme le 19 décembre 1605 pour 34 886 livres. Bien que la terre était vendue à un seigneur engagiste, le roi conservait le droit de nommer le capitaine du château. C'est ce que fait Henri IV en nommant le 30 avril 1610 le baron de Sennevières, protestant, de la charge de capitaine du château de la ville. Cette nomination a été confirmée le 22 février 1611 par Louis XIII. Les habitants vont entrer en conflit avec lui pour la construction d'une porte - la porte Nord - et l'ouverture des murailles de la ville sans autorisation du roi. Le conseil du roi examina la plainte le 22 février 1611 et ordonna d'arrêter les travaux et de remettre la muraille dans l'état qu'elle avait avant les travaux.

Châtillon devient le siège d'un bailliage et d'un présidial par démembrement du présidial de Tours, en 1639. Le bâtiment est construit dans le quartier Saint-Nicolas.

Le 19 février 1648, César de Vendôme vend la terre de Châtillon à Georges Ysoré, conseiller du roi, capitaine de cent hommes d'armes, lieutenant général du gouvernement de Touraine, marquis d'Airvault, pour la somme de 60 000 livres. L vente comprend la charge de capitaine du château. Il fit d'importants travaux dans le château. Il est encore seigneur par engagement dans un acte du 3 mars 1661.

Son fils René puis succéda, mais la terre est saisie et adjugée le 3 février 1681 à Jean-Paul de Barillon d'Amoncourt, conseiller d'État, ambassadeur extraordinaire en Angleterre. Il donna Châtillon en dot à sa fille Philibert au moment de son mariage avec Denis-Jean Amelot de Chaillou, le 19 avril 1688. Jean-Jacques Amelot de Chaillou succéda à son père à sa mort en 1746. Antoine-Jean Amelot de Chaillou hérita de ses domaines à sa mort, le 8 mai 1749. Par lettre de juin 1782, enregistrées en 1783, la seigneurie de Châtillon est élevée en marquisat de Chaillou. La seigneurie resta dans la famille Amelot de Chaillou jusqu'à la Révolution.

Le 7 septembre 1745, le parlement de Paris enregistre l'échange avec le roi de la seigneurie de Châtillon contre des terres et des maisons proches du parc de Versailles possédés par Amelot de Chaillou. La châtellenie quitta à cette date le domaine royal.

À la fin du XVIIe siècle, Sylvain Charost, prieur de Miseray, l'abbaye d'Heugnes est arrêté. Il est accusé de complicité de meurtre à Châtillon-sur-Indre. C'est une grossière calomnie et il est innocenté en 1701[9].

Révolution française et Premier Empire [modifier]

L'hôtel Pellerin.
L'hôtel Pellerin.

Elle fut chef-lieu du district de Châtillon de 1790 à 1795. Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de Saint-Martin-de-Verton.

Le 7 janvier 1797, les héritiers d'Antoine-Jean Amelot vendent les bâtiments du château sauf le donjon et la terrasse adjacente. Le logis est vendu en quatre parcelles.

Période contemporaine [modifier]

Le 10 février 1867, Édouard de la Cotardière donne le donjon et sa chemise à la commune.

Le donjon est transformé en château d'eau par la commune en 1930.

Pour permettre l'installation de salles de réunions, d'une salle de spectacles et d'une salle de patronage laïc, la commune acheta en 1932 deux parcelles de l'ancien logis. Les travaux sont dirigés par les architectes Albert Laprade et Jean Varaine. Les locaux sont inaugurés en 1935.

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Indre. Contrairement aux départements voisins qui font appel aux communes, l’Indre réussit à les regrouper dans seulement trois, puis sept centres, ce qui permet un meilleur contrôle de cette population considérée comme dangereuse (notamment sur le plan sanitaire). Châtillon-sur-Indre est l’un des centres ouverts en second[10],[11]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[12]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui en facilite les conditions, mais une grande partie préfèrent rester. La fermeture du camp, prévue pour le 10 mars, est repoussée au 1er juin. L’exode de juin 1940 concerne aussi ces réfugiés, qui une fois la campagne de France passée, reviennent. Le régime de Vichy les rassemble alors au camp de Douadic, surveillé par la police[13].

Articles détaillés : Retirada et Histoire de l'Indre.

Seconde Guerre mondiale [modifier]

La région de Châtillon-sur-Indre est pendant la Seconde Guerre mondiale un centre important de résistance à l'occupation. Des parachutages ont lieu. Dès le débarquement en Normandie, les premiers sabotages sont effectués sur le « Pont de fer ». La ville se trouvant sur une des routes de la retraite allemande, des épisodes sanglants marquent cette retraite tout au long du mois d'août, particulièrement les 12, 16, 25, 27 et 28 août, faisant de nombreuses victimes à chaque incident[14].

Politique et administration [modifier]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Châtillon-sur-Indre, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes du canton de Châtillon-sur-Indre.

Elle a été récompensée par deux fleurs et la distinction Grand prix aux palmarès 2007[15] et 2011[16] du concours des villes et villages fleuris.

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Alfred Fréville DVG Conseiller général de l'Indre
mars 2001 mars 2008 Yves Thomas[17]  ?  ?
mars 2008 en cours Michel Hétroy[18]  ? Médecin

Instances judiciaires et administratives [modifier]

La commune dispose des services suivants :

Jumelages [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 2 828 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 800 2 627 2 758 2 952 3 339 3 312 3 575 3 676 3 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 926 3 869 3 875 3 643 3 455 3 436 3 500 3 555 3 628
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 662 3 542 3 621 3 371 3 416 3 335 3 376 3 599 3 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
3 479 3 658 3 624 3 526 3 262 3 119 2 869 2 885 2 859
2009 2010 - - - - - - -
2 833 2 828 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[25] puis Insee à partir de 1968[26].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

La commune possède comme lieux d'enseignements[27] : une école maternelle publique (Jules Ferry), une école primaire et un collège privés (Saint-Joseph), deux écoles élémentaires publiques (François Rabelais et Henri Cosnier) et un collège public (Joliot-Curie). Une sculpture d'Henri Lagriffoul (Le Discobole) est visible dans la cour du collège Joliot-Curie. Les lycées publics de secteur[28] se trouvent au Blanc (lycée polyvalent Pasteur) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

  • Fête du monde agricole.
  • Journées Européennes (13, 14 et 15 juillet).

Équipement culturel [modifier]

Santé [modifier]

La commune possède un hôpital local[29].

Sports [modifier]

Cultes [modifier]

Culte catholique

La commune de Châtillon-sur-Indre dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine[30] et de la paroisse de Châtillon-sur-Indre. Le lieu de culte est l'église Notre-Dame.

Économie [modifier]

La pharmacie du centre.
La pharmacie du centre.
  • Pharmacie.

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Le bâtiment fut construit en 1896. Ce fut le premier grand magasin du département fondé en 1844 par la famille Bonamy-Carel. Le bâtiment actuel a été le premier ayant une charpente en fer dont on suppose qu'elle a été conçue par le bureau d'études de l'entreprise de Gustave Eiffel.
  • Tombe de Châtillon (le Moulin de la Grange) :
La tombe fut découverte en 1886, dont le très riche mobilier est conservé au musée Dobrée à Nantes.

Château de Châtillon-sur Indre [modifier]

Le château[31],[32],[33] a été construit par Henri II Plantagenêt entre 1160 et 1185. Il en reste le donjon légèrement conique[34], sa chemise polygonale ainsi que la courtine nord défendue par deux tours[35] tout le reste a été remanié ou détruit. On ne connaît pas le logis contemporain du donjon. Le logis avec le bâtiment des anciennes prisons ont été construits à l'Est du donjon après la donation du château par Philippe III à son chancelier Pierre de La Broce[36]. Il en a entrepris la construction à partir de 1274. Le château est revenu au domaine royal après la condamnation de Pierre de La Broce et sa pendaison. La construction a été poursuivie et terminée par Philippe III. Bien que partagé entre la commune et des propriétaires privés et profondément modifié lors de l'aménagement de la salle des fêtes vers 1930 il garde l'essentiel de son intérêt. C'est l'un des très rares témoins en France de l'architecture civile du XIIIe siècle. Même si la datation du XVe siècle réapparaît régulièrement, l'étude réalisée par Jean-Pierre Ravaux en 1984 reste tout à fait convaincante par la quantité et la qualité des arguments architecturaux et des documents d'archives apportés à l'appui de sa thèse. Il a été restauré en 2006.

Église Notre-Dame [modifier]

L'église Notre-Dame[31],[37],[38] est contemporaine de la construction du château-fort, la collégiale Saint-Outrille aujourd'hui église Notre-Dame, a été édifiée sur plus d'un siècle. Les éléments les plus anciens de l'abside sont de la fin du XIe siècle, le corps de l'édifice est du XIIe siècle alors que la voûte de la croisée du transept ainsi que certains éléments de la façade occidentale sont du début du XIIIe siècle. La richesse de son décor sculpté, la variété des techniques employées pour ses voûtes et son étonnante élévation sont ses intérêts majeurs.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Jean-Jacques Amelot de Chaillou (1689-1749), marquis de Combrande, baron de Châtillon-sur-Indre, homme politique, fut académicien élu le 28 juillet 1727 au fauteuil n° 10. Ministre d'État en 1737, né à Châtillon-sur-Indre.

Héraldique, logotype et devise [modifier]

Armes de Châtillon-sur-Indre

Les armes Châtillon-sur-Indre se blasonnent ainsi :

De sinople aux trois tours d'argent, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Voir aussi [modifier]

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Bibliographies [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. Site SNCF TER Centre : Fiches horaires, consulté le 3 janvier 2012.
  3. La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition de l'Indre du 28 octobre 2009.
  4. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002, consulté le 18 novembre 2008.
  5. Nom des habitants des communes françaises, Châtillon-sur-Indre, sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 11 février 2012.
  6. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 54.
  7. Berry médiéval, op. cit., p. 55.
  8. Berry médiéval, op. cit., p. 57.
  9. Site de Google Livres : Œuvres complètes du chancelier d'Aguesseau, Volume 5 - Paris - 1819, consulté le 26 août 2012.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  13. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  14. Tableau des victimes, p. 121, dans l'ouvrage de Daniel Chartier.
  15. Site des Villes et Villages Fleuris : 2007, consulté le 25 août 2012.
  16. Site des Villes et Villages Fleuris : 2011, consulté le 25 août 2012.
  17. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  18. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  19. Site de la préfecture de l'Indre : Direction Départementale des Finances Publiques, consulté le 25 août 2012.
  20. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  21. Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
  22. Site de la commune de Châtillon-sur-Indre : Services Municipaux, consulté le 23 août 2012.
  23. Site de Région de Gendarmerie du Centre : Groupement de l'Indre, consulté le 23 août 2012.
  24. Site du conseil général de l'Indre : Avec le Conseil général des routes encore plus sûres !, consulté le 18 août 2012.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  27. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  28. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  29. Site hopital.fr : Centre Hospitalier de Proximite (Chatillon-sur-Indre), consulté le 24 août 2012.
  30. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné de Brenne-Touraine, consulté le 4 mai 2013.
  31. a et b Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Centre, Val de Loire, pp. 308, Paris, Hachette, 1995 (ISBN 2-01-018538-2).
  32. Jean-Pascal Foucher - Histoire du château de Châtillon-sur-Indre - pp.5-15, dans bulletin monumental. Année 2010. Tome 168-1 - Société française d'archéologie.
  33. Jean-Pierre Ravaux, Le château de Châtillon-sur-Indre, dans Congrès archéologique de France. 142e session. Bas-Berry. 1984, pp. 56-75, Société Française d'Archéologie, Paris, 1987.
  34. Christian Corvisier - Le donjon de Châtillon-sur-Indre - pp. 17-32, dans bulletin monumental. Année 2010. Tome 168-1 - Société française d'archéologie.
  35. Paul Langueuin - Les tours de flanquements quadrangulaires du château de Châtillon-sur-Indre : archaïsme ou précocité ? - pp. 33-37, dans bulletin monumental. Année 2010. Tome 168-1 - Société française d'archéologie.
  36. Jean-Paul Foucher - Le palais de Pierre de La Broce - pp. 39-74, dans bulletin monumental. Année 2010. Tome 168-1 - Société française d'archéologie.
  37. Jean Favière - Berry roman - pp. 27-28 - Éditions Zodiaque (collection la nuit des temps n°32) - Le Pierre-qui-Vire - 1976.
  38. Jean-Pierre Ravaux, L'église Notre-Dame (autrefois Saint-Outrille) de Châtillon-sur-Indre, dans Congrès archéologique de France. 142e session. Bas-Berry. 1984, pp. 40-55, Société Française d'Archéologie, Paris, 1987.