Christophe Girard (homme politique)

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Christophe Girard
Christophe Girard en 2013.
Christophe Girard en 2013.
Fonctions
Maire du 4e arrondissement de Paris
En fonction depuis le 2 juillet 2012
Réélection 13 avril 2014
Prédécesseur Dominique Bertinotti
Adjoint au maire de Paris, chargé de la Culture
25 mars 20012 juillet 2012
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le 26 mars 2010
Élection 21 mars 2010
Biographie
Date de naissance 9 février 1956 (58 ans)
Lieu de naissance Saumur, Maine-et-Loire
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Christophe Girard, né le 9 février 1956 à Saumur[1] (Maine-et-Loire) , est un homme politique français, conseiller régional d'Île-de-France depuis 2010 et maire du 4e arrondissement de Paris depuis 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe Girard passe son enfance à Saumur dans le Maine-et-Loire. C'est à la lecture des Belles endormies de Kawabata qu'il découvre la littérature japonaise, qu'il décide alors d'étudier. Il obtient son diplôme de littérature japonaise à l'INALCO.

Suite à sa rencontre avec Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à Tokyo en 1976, il intègre la maison Yves-Saint-Laurent en 1978. Il gravit les échelons jusqu'à devenir directeur général en 1997. En 1999, il rejoint le groupe LVMH en tant que directeur de la stratégie mode[1],[2].

En 1998, il devient membre des Verts. Il est présent en 1999 en position non éligible sur la liste de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes[1].

En 2001, après l'élection de Bertrand Delanoë, il est nommé adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Il occupe son poste tout en restant chez LVMH[2].

À la Mairie de Paris, Christophe Girard est l'initiateur notamment des Nuits blanches[3], ainsi que d'autres projets culturels d'envergure annoncés au début de la mandature de Bertrand Delanoë (le 104 rue d'Aubervilliers/Pompes funèbres, Gaîté lyrique, cinéma Louxor, etc.[4]).

Il ne fait pas mystère de son homosexualité et milite activement pour l'homoparentalité[5].

En septembre 2005, il rompt avec les Verts parisiens suite au vote de cinq amendements du groupe écologiste obtenu grâce aux votes des élus UMP puis adhère au Parti socialiste en novembre 2005 tout en déclarant : « Mon parti, c'est Bertrand Delanoë ».

En mai 2006, il publie un livre Père comme les autres. Sur la page de garde, il a écrit : « Je suis père et homosexuel, j'ai écrit ce livre pour que ces deux mots aillent ensemble. »[6].

Le 29 août 2006, il entre au conseil politique de Ségolène Royal pour la Présidentielle de 2007[1].

En mai 2009, une rumeur le dit pressenti pour succéder à Christine Albanel au ministère de la Culture mais Christophe Girard dit n'avoir « reçu aucun appel » (dans le cas contraire, il dit : « J'irais voir le maire et je n'ai pas de doute qu'il ne me laissera pas de doute »)[7]. En juin, c'est Frédéric Mitterrand qui est nommé au ministère de la Culture.

Le mercredi 16 décembre 2009, il se fait remarquer en assistant au Conseil de Paris coiffé d'une casquette qu'il porte à l'envers. Par ce geste, il entend dénoncer les propos de la ministre Nadine Morano qui avait déclaré attendre du jeune musulman « qu'il ne parle pas le verlan (...) et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers ». Christophe Girard déclare à cette occasion avoir voulu "répondre à la bêtise d'un propos, c'est mieux de répondre par l'humour et le clin d'œil. Il ne faut pas aller sur le terrain de la violence verbale".

Le 21 mars 2010, Christophe Girard est élu conseiller régional d'Île-de-France [8] sur la liste de Jean-Paul Huchon, qui est reconduite avec près de 68 % des voix.

Le 31 août 2011, L'Express publie une brève dans laquelle il est dit que « Christophe Girard n’exclut pas d’être candidat aux municipales de 2014 » à Paris. « Je suis porteur d’un héritage de Bertrand Delanoë, depuis des années, et je suis loyal vis-à-vis d’Anne Hidalgo, la première adjointe. Elle est la mieux placée, mais rien n’est jamais écrit pour personne. Peut-être qu’Anne sera ministre si Martine Aubry l’emporte… ».

En mai 2012, Dominique Bertinotti est nommée ministre déléguée à la Famille dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle démissionne peu après de ses fonctions de maire du 4e arrondissement de Paris et Christophe Girard est élu par le conseil d'arrondissement pour lui succéder le 2 juillet 2012[9]. Il renonce alors à son poste d'adjoint au maire, chargé de la culture, où il est remplacé par Bruno Julliard.

Dans le cadre des élections municipales de 2014 à Paris, une primaire PS a lieu dans le 4e arrondissement pour départager Christophe Girard, le maire sortant, d'une militante socialiste, Madeleine Houbard. Battue de justesse, elle porte l'action en justice, alors que Girard est officiellement investi[10].

Propositions et prises de position[modifier | modifier le code]

Le 26 décembre 2005, il signe, avec la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, un point de vue dans le journal Le Monde. Ils y défendent une position commune au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « licence globale »[11].

En avril 2008, en plein boycott des magasins Carrefour et du groupe LVMH en Chine, il s'oppose à la protection et à la nomination du Dalaï-lama, par le titre de Citoyen d'honneur de la Ville de Paris par le Maire, M. Bertrand Delanoë, faisant cause commune avec les communistes et le MRC. À cette occasion, il déclare : « Le dalaï-lama est à mes yeux, comme Benoît XVI, particulièrement réactionnaire »[12]. Le Canard enchaîné rappelle que les 12 et 13 juin 2006, le Conseil de Paris a débattu du principe d'honorer la mémoire de Jean-Paul II en rajoutant son nom à l'esplanade de Notre-Dame. Christophe Girard est intervenu en séance publique pour défendre cette proposition.

Le 25 octobre 2010, suite au décès de Georges Frêche, il déclare que « sa mort ne m'attriste pas particulièrement » en ajoutant qu'il était « certes un homme cultivé et un très fin politique, mais sans aucune morale », un hommage peu flatteur comparé à la plupart des élus socialistes[13].

Le 25 avril 2011, dans une tribune publiée dans Libération, Christophe Girard se prononce pour l'abaissement à 16 ans de l'âge légal pour voter afin de « remettre la jeunesse au cœur des préoccupations de notre société »[14].

Le 19 septembre 2011, dans une tribune publiée dans Libération et intitulée « Trois axes pour une République culturelle », Christophe Girard se prononce pour la création d’un « ministère de la Culture, de la Communication et du Numérique »[15].

En janvier 2012, Christophe Girard publie chez Flammarion Le Petit Livre Rouge de la Culture – Propositions pour une République Culturelle, livre dans lequel il se prononce pour « une politique culturelle audacieuse et réformatrice » autour de trois axes : la création d’un ministère de la Culture, de la Communication et du Numérique, la mise en place d’un plan national d’éducation artistique et l’inscription de l’art au cœur de l’espace public.

En septembre 2012, il se prononce en faveur d'un « revenu social garanti », forme d'Allocation Universelle, dans une tribune parue sur le site Huffington Post[16],[17] avec l'intention de porter l'idée lors du congrès du Parti Socialiste en octobre de la même année.

De l'automne 2012 au printemps 2013, il s'engage activement en soutien à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, également appelée « Mariage pour tous ». Il organise plusieurs débats au sein de la Mairie du 4e arrondissement, avec la présence, entre autres, de Christine Boutin, Caroline Fourest, ou encore Monseigneur Jacquin, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le soir de l'adoption du texte de loi à l'Assemblée nationale, le 23 avril 2013, il est à l'initiative d'une fête organisée sur le parvis de la Mairie du 4e arrondissement.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En juin 2013, il se marie avec le cinéaste Olivier Meyrou avec comme témoins Bertrand Delanoë et Mazarine Pingeot ; Anne Hidalgo a célébré le mariage à la mairie du IVe arrondissement de Paris[18]. Il déclare à cette occasion: « Incarner ce que l'on défend, c'est toujours mieux. »

Il est également père de deux garçons.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Biographie de Christophe Girard », sur lci.fr (consulté le 30 octobre 2010)
  2. a et b « Le Monsieur Paillettes de Delanoë », sur lepoint.fr,‎ 19 janvier 2007
  3. « Lumières sur la Nuit blanche », sur lexpress.fr,‎ 2 octobre 2008
  4. « Paris n'est pas une ville morte », sur lesinrocks.com,‎ 22 avril 2010
  5. « Girard: "Il n'y a pas de pouvoir homo" », sur jdd.fr,‎ 27 juin 2009
  6. a et b « Père comme les autres », sur hachette.com (consulté le 30 octobre 2010)
  7. « Christophe Girard : Un appel du Président mérite réflexion », sur rue89.com,‎ 8 juin 2009
  8. evous.fr - Résultats des élections régionales 2010 à Paris, par arrondissement - 21 mars 2010
  9. « Christophe Girard, élu Maire du 4e arrondissement » sur le site de la mairie du 4e arrondissement.
  10. Sophie de Ravinel, « Hidalgo impose ses candidats sur ses listes », in lefigaro.fr, 22 novembre 2013.
  11. « Coup dur pour la création, par Anne Hidalgo et Christophe Girard », sur http://mail.bellaciao.org,‎ 27 décembre 2005
  12. « Le dalaï lama est "particulièrement réactionnaire", lance Girard », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 22 juin 2008
  13. Frêche : le PS salue «un grand élu visionnaire» Le Parisien, le 25 octobre 2010
  14. Tribune « Pour le droit de vote à 16 ans » publiée dans Libération ; le 25 avril 2011
  15. « Trois axes pour une République culturelle » ; le 19 septembre 2011
  16. « Ma contribution pour le congrès du PS, pour un revenu social garanti », tribune de Christophe Girard sur le site Huffington Post.
  17. Interview de Christophe Girard sur le revenu de base, 4 octobre 2012.
  18. AFP/Le HuffPost, « Mariage gay à Paris : Anne Hidalgo marie le maire du 4e arrondissement, Christophe Girard et son compagnon » sur Le Huffington Post, 8 juin 2013
  19. Jean-Christophe Castelain, « Les cinquante personnalités de l'art les plus influentes en France », L'Œil, no 633, mars 2011.
  20. Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination
  21. « La Défaillance des pudeurs », sur seuil.com (consulté le 30 octobre 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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