Gauche verte (Pays-Bas)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gauche verte.
GroenLinks
Image illustrative de l'article Gauche verte (Pays-Bas)
Logo officiel
Présentation
Président Henk Nijhof
Fondation 1er mars 1989
Siège Utrecht
Première Chambre
5 / 75
Seconde Chambre
10 / 150
Parlement européen
2 / 26
Idéologie politique écologique, progressisme
Affiliation européenne Parti vert européen
Affiliation internationale Global Greens
Couleurs vert
Site web groenlinks.nl

GroenLinks, littéralement Gauche verte en français, est un parti politique néerlandais. GroenLinks défend l’idéal d’une société écologiste, socialement progressiste et tolérante. Le mouvement de jeunesse de GroenLinks est DWARS.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1989[modifier | modifier le code]

Groenlinks a été créé le 24 novembre 1990. C'était une fusion :

Ces quatre partis, situés à la gauche du Parti travailliste, étaient nommés « la petite gauche ». Lors des élections de 1972, ils obtenaient encore un total de 16 sièges, avant de chuter à six sièges seulement en 1977. À partir de ce moment-là, certains militants commencèrent à plaider pour une coopération entre ces formations.

À partir des années 1980, ces partis commencèrent à coopérer aux élections municipales, provinciales et législatives en raison du haut pourcentage de votes nécessaire pour obtenir des sièges. En 1984, le PPR, le CPN et le PSP formèrent l'Accord progressiste vert qui présenta une liste commune aux élections européennes. Ils gagnèrent un siège qui fut occupé successivement par le PSP et le PPR.

Les membres de ces partis se retrouvaient également dans les mouvements de protestation extraparlementaires contre l'énergie nucléaire et les armes nucléaires. Plus de 80 % des membres du PSP, du CPN et du PPR adherèrent aux manifestations de masse contre le nucléaire en 1981 et 1983.

La coopération entre ces partis et les changements idéologiques qui l'accompagnèrent, conduisirent à des dissensions internes. Le CPN, qui était un mouvement révolutionnaire marxiste-léniniste, se transforma en un parti révolutionnaire. En 1982, une partie des membres du CPN fit sécession pour fonder la Ligue des Communistes.

Avant les élections de 1986, le CPN et le PPR proposèrent une coopération électorale au PSP. Cela provoqua une crise au sein de ce parti: le président, Fred van der Spek, qui était opposé à cette coopération, fut remplacé par Andrée van Es, qui était en faveur. Van der Spek fonda son propre Parti pour le socialisme et le désarmement. Le congrès du PSP de 1986 rejeta toutefois la proposition de coopération.

Lors des élections de 1986, ces partis perdirent tous des sièges. Le CPN et l'EVP disparurent même du parlement. Le PPR et le PSP n'avaient respectivement plus que deux et une siège. La pression à collaborer s'accentua encore.

En 1989, le PSP ouvrit des discussions avec le PPR et le PCN. Cette initiative fut soutenue par une lettre ouverte de syndicalistes, écologistes et intellectuels qui appelèrent à la création d'une formation progressiste à gauche du Parti travailliste. Lorsqu'il devint clair que le CPN voulait conserver son identité communiste, le PPR quitta les discussions.

Cependant, cette même année, le gouvernement tomba et des élections anticipées furent convoquées. Des négociations reprirent entre le PPR, le PSP et le PCN, auxquels se joignit cette fois l'EVP. Même si la direction du PPR était quelque peu réticente au début, les congrès des partis approuvèrent le programme commun et la liste de candidats l'été suivant. Une association nommée Gauche verte fut créée pour permettre aux sympathisants qui n'étaient membres d'aucun des quatre partis de soutenir tout de même le mouvement. Au même temps, une liste commune surnommée Arc-en-Ciel fut présentée aux élections européennes.

Le 24 novembre 1990, le parti "Gauche Verte" fut fondé officiellement.

1989-1994[modifier | modifier le code]

Les quatre partis - PPR, CPN, PSP et EVP, se présentèrent donc aux élections législatives avec une liste commune sous l'étiquette Gauche verte. La liste était organisée de façon à ce que chaque parti soit représenté et que de nouvelles personnalités puissent faire leur entrée. Le PPR, le plus grand parti, obtint la première et la cinquième place de la liste; le PSP la deuxième et la sixième; le CPN la troisième; l'EVP la onzième. Paul Rosenmöller, un leader syndicaliste de Rotterdam, fut le premier candidat indépendant, sur la quatrième place de la liste. Lors des élections, ces partis doublèrent leur nombre de sièges par rapport à 1986 (de 3 à 6). Pourtant, les attentes avaient été beaucoup plus élevées.

Le processus de fusion se poursuivit quand même entre 1989 et 1991. Un comité fut organisé pour le parti en formation, ainsi qu'un Conseil Gauche Vert où les quatre partis et les membres de l'association Gauche verte étaient représentés. Réticentes à l'origine, les trois organisations de jeunesse (La ligue générale de la jeunesse néerlandaise (CPN), les Groupes de travail de la jeunesse pacifiste et socialiste (PSP) et le Parti de la jeunesse radicale (PPR)) fusionnèrent finalement pour former DWARS.

En 1990, une opposition se forma contre le cours modéré et écologiste de la Gauche verte. De nombreux membres du PSP s'unirent dans le Forum de Gauche en 1992 et furent rejoints par leur ancien leader, Van der Spek. De la même manière, des anciens membres du CPN rejoignirent la Ligue des Communistes, qui devint le Nouveau Parti communiste. Néanmoins les congrès des quatre partis fondateurs acceptèrent de dissoudre leur parti pour donner naissance à la Gauche verte en 1991.

Malgré les dissensions internes, la Gauche verte est la seule formation politique présente au parlement hollandais à s'opposer à la Guerre du Golfe en 1991. Ils déclarèrent en revanche soutenir les missions de maintien de la paix si celles-ci sont dirigées par les Nations unies.

En 1992, Ria Beckers démissionna du Parlement afin d'avoir plus de temps pour sa vie privée. Peter Lankhorst reprit alors temporairement la tête du groupe.

1994-2002[modifier | modifier le code]

Avant les élections de 1994, la Gauche verte organisa une élection interne pour désigner son nouveau président. C'est une coprésidence qui fut élue, associant Ina Brouwer, ancienne membre du CPN, et Mohammed Rabbae, ancien président du Centre hollandais pour les étrangers.

Aux élections législatives de 1994, la Gauche verte perdit un siège pour n'en avoir plus que cinq. Le Parti travailliste connut également des pertes.

Après les élections Ina Brouwer quitta le parlement et son poste de coprésidence. Elle fut remplacée par Paul Rosenmöller, qui devint le leader non officiel de l'opposition au cabinet Kok, le principal parti d'opposition, la CDA (démocrate-chrétienne) étant incapable de s'adapter à son nouveau rôle de parti d'opposition. Rosenmöller instaura une nouvelle stratégie: la Gauche verte devait présenter des alternatives au lieu de se contenter de rejeter les propositions faites par le gouvernement.

Aux élections de 1998, la Gauche verte fit plus que doubler son nombre de sièges, passant de cinq à onze. Le charisme de Rosenmöller n'y fut pas étranger. Ces résultats permirent à de nouvelles personnalités d'émerger au sein du parti.

La guerre du Kosovo, en 1999, divisa le parti : les parlementaires du Sénat soutinrent l'intervention de la communauté internationale, tandis que ceux de la chambre basse s'y opposèrent. Après un débat interne, le parti se réunit derrière la ligne suivante : oui à une intervention militaire tant qu'elle se limite aux cibles militaires.

En 2001, le groupe parlementaire soutint tout d'abord l'intervention en Afghanistan après les attaques terroristes du 11 septembre. Il dut toutefois faire marche arrière devant l'opposition de nombreux anciens membres du PSP ainsi que de l'organisation de jeunesse du parti, la DWARS. Le parti demanda alors d'arrêter cette intervention.

2002 à maintenant[modifier | modifier le code]

Les élections de 2002 furent caractérisées par un changement du climat politique aux Pays-Bas. Ces élections furent marquées par l'entrée en politique de Pim Fortuyn, commentateur politique de droite anti-establishment demandant des restrictions de l'immigration. Quelques jours avant les élections, Pim Fortuyn fut assassiné par un militant pour les droits des animaux. La Gauche verte perdit un siège lors des législatives, bien qu'elle obtint davantage de voix qu'en 1998.

Rosenmöller commença à recevoir des menaces de mort contre lui, sa femme et ses enfants avant les élections et cela continua après. Il quitta le parlement avant les élections anticipées de 2003, ces menaces persistantes étant la principale motivation de son retrait. Femke Halsema lui succéda à la présidence et en tant que tête de liste. Le parti perdit deux sièges aux élections de 2003.

Le parti s'opposa vigoureusement à la guerre d'Irak. Le parti prit part aux manifestations, organisant notamment son congrès à Amsterdam le jour de la principale manifestation, laissant un intervalle de temps pour permettre à ses membres d'aller manifester.

Depuis sa création, le parti a toujours fait partie de l'opposition. La première tête de liste était Ria Beckers. Les têtes de liste suivantes étaient Ina Brouwer, Paul Rosenmöller et Femke Halsema. La chef politique est maintenant Jolande Sap.