Élections européennes de 2014

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Élections européennes de 2014
751 eurodéputés
22 au 25 mai 2014
Électorat et résultats
Population  507 890 191
  
43,09 % Green Arrow Up.svg 0,2 %[1]
Ioannes Claudius Juncker die 7 Martis 2014 cropped.jpg
Jean-Claude Juncker – PPE
PPE
Voix 38 610 376
  
29,43 %
Sièges obtenus 221 Red Arrow Down.svg 53
Martinus Schulz die 6 Martii 2013 cropped.jpg
Martin Schulz – S&D
PSE
Voix 40 202 068
  
25,43 %
Sièges obtenus 191 Red Arrow Down.svg 5
Darkblue flag waving.svg
Pas de candidat – CRE
Voix 8 612 168
  
9,32 %
Sièges obtenus 70 Green Arrow Up.svg 13
Guido Verhofstadt die 30 Martis 2012 cropped.jpg
Guy Verhofstadt – ALDE
Voix 11 652 405
  
8,92 %
Sièges obtenus 67 Red Arrow Down.svg 16
Alexis Tsipras die 16 Ianuarii 2012 cropped.jpg
Alexis Tsipras – PGE
Voix 9 243 548
  
6,92 %
Sièges obtenus 52 Green Arrow Up.svg 17
KellerBové.jpg
Ska Keller et José Bové – PVE
Voix 12 058 475
  
6,66 %
Sièges obtenus 50 Red Arrow Down.svg 7
Lightblue flag waving.svg
Pas de candidat – ELDD[2]
MELD
  
6,39 %
Sièges obtenus 48 Green Arrow Up.svg 17
Liste arrivée en tête par État membre
Carte
Composition du Parlement européen
Diagramme
Président de la Commission européenne
Sortant
Élu
resultats-elections2014.eu

Les élections européennes de 2014 ont eu lieu du 22 au 25 mai 2014 afin d'élire les 751 députés européens représentant les 28 États membres de l'Union européenne au sein du Parlement européen. Il s'agit des huitièmes élections européennes depuis le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Le scrutin est proportionnel dans chacun des États.

Pour la première fois, ces élections ont une influence directe sur le choix du président de la Commission européenne qui est élu par le Parlement sur proposition du Conseil européen et certains partis politiques européens présentent des candidats à la présidence de la Commission.

Ainsi, le groupe du Parti populaire européen ayant conservé plus de députés que le groupe des socialistes et démocrates[1], même s'il en a perdu plus de 60, Jean-Claude Juncker est proposé par le Conseil européen comme président de la Commission européenne et confirmé par le Parlement le 15 juillet 2014.

Contexte[modifier | modifier le code]

La crise de la zone euro, conséquence de la crise économique mondiale, a commencé quelques mois après les précédentes élections[3]. Les économies les plus affectées ont été celles de l'Europe du Sud : Grèce, Chypre, Italie, Espagne et Portugal, mais également l'Irlande. Alors que d'importantes mesures d'austérité ont été mises en place dans ces pays, la confiance dans l'Union européenne a drastiquement baissé. Le pourcentage de Grecs approuvant les politiques européennes est ainsi passé de 32 % en 2010 à 19 % en 2013 ; en Espagne, il a baissé de 59 % en 2008 à 27 % en 2013[4]. Dans seulement quatre des 27 États membres en 2013 la confiance en l'Union européenne est supérieure à la méfiance[5]. La défiance envers l'Union européenne touche également les économies qui se portent bien : en Allemagne, « les gens en ont assez de devoir toujours payer pour l'Europe » selon Sebastian Dullien, professeur et chercheur à l'ECRF. C'est aussi et surtout le cas des pays comme les Pays-Bas, où « les fonds de pension grâce auxquels les [habitants] préparent leur retraite ne rapportent presque plus rien » du fait des taux directeurs de la BCE maintenus bas pour soutenir les pays en difficultés, explique le chercheur Adriaan Schout[6]

Dans ce contexte, certains observateurs s'attendent à une montée en puissance de partis populistes opposés à l’Union européenne[7] bien que leur influence devrait rester modeste comparée aux autres partis[8], d'autant plus que l'hétérogénéité de ces partis eurosceptiques les empêchent de former un véritable groupe politique. Cependant, un score élevé de ces partis entraînerait vraisemblablement une alliance des partis europhiles de droite et de gauche, ce qui conforterait les électeurs dans l'idée que les élites gouvernent[6]. Dans certains pays, notamment la France (Front national), les Pays-Bas (Parti pour la liberté) ou l'Autriche (FPÖ), des partis d'extrême droite pourraient arriver en tête des suffrages[9],[10],[11]. En Grèce, le parti de la gauche radicale SYRIZA pourrait arriver en tête[12]. À l'inverse, cette montée est absente en Espagne, où toutefois la confiance en l'UE a baissé[6]. Les sondages prédisent tout de même une victoire de la droite devant la gauche et les eurosceptiques[13].

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les élections européennes permettent de choisir les 751 députés qui composent le Parlement européen. Le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne prévoit que les citoyens des États de l'Union européenne peuvent voter et être élus dans l'État dans lequel ils résident, même s'ils n'en sont pas citoyens[14].

Chacun des 28 États membres de l'Union européenne fixe ses propres règles d'organisation du scrutin, pourvu que l'élection ait lieu au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel[15] :

La plupart des États forment une circonscription nationale mais certains ont découpé leur territoire en circonscriptions régionales. Les États peuvent prévoir la fixation d'un seuil minimal pour l'attribution des sièges, mais ce seuil ne peut être supérieur à 5 %[15].

Calendrier[modifier | modifier le code]

Les élections ont lieu du 22 au 25 mai 2014. Dans le courant du mois de juin, les groupes politiques de formeront, un groupe devant comprendre au moins 25 députés issus d'au moins 7 pays. La première session du parlement, pendant laquelle le président du parlement est élu, a lieu du 1er au 3 juillet[16]. Les dates de votes sont les suivantes[13] :

Jour de vote Pays
Jeudi 22 mai 2014 Pays-Bas, Royaume-Uni
Vendredi 23 mai 2014 Irlande, République tchèque (1er jour)
Samedi 24 mai 2014 Chypre, France (outre-mer, en partie), Lettonie, Malte, République tchèque (2e jour), Slovaquie, Italie (1er jour)
Dimanche 25 mai 2014 Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Espagne, Danemark, Estonie, Finlande, France, Hongrie, Grèce, Italie (2e jour), Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Suède

Répartition des sièges[modifier | modifier le code]

État membre 2009 2013[17] 2014
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 99 99 96
Drapeau de la France France 72 74 74
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 72 73 73
Drapeau de l'Italie Italie 72 73 73
Drapeau de l'Espagne Espagne 50 54 54
Drapeau de la Pologne Pologne 50 51 51
Roumanie Roumanie 33 33 32
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 25 26 26
Drapeau de la Grèce Grèce 22 22 21
Drapeau de la Belgique Belgique 22 22 21
Drapeau du Portugal Portugal 22 22 21
Drapeau de la République tchèque République tchèque 22 22 21
Drapeau de la Hongrie Hongrie 22 22 21
Drapeau de la Suède Suède 18 20 20
Drapeau de l'Autriche Autriche 17 19 18
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 17 18 17
Drapeau du Danemark Danemark 13 13 13
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 13 13 13
Drapeau de la Finlande Finlande 13 13 13
Drapeau de l'Irlande Irlande 12 12 11
Drapeau de la Croatie Croatie - 12 11
Drapeau de la Lituanie Lituanie 12 12 11
Drapeau de la Lettonie Lettonie 8 9 8
Drapeau de la Slovénie Slovénie 7 8 8
Drapeau de l'Estonie Estonie 6 6 6
Drapeau de Chypre Chypre 6 6 6
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 6 6 6
Drapeau de Malte Malte 5 6 6
Total 736 766 751

Le Parlement élu lors des élections de 2009 comptait 736 députés en application du traité de Nice. En décembre 2011, les dispositions du traité de Lisbonne sont entrées en vigueur mais, de manière transitoire, les États qui ont vu leur nombre de sièges augmenter ont pu les occuper sans que l'Allemagne, qui perd trois sièges dans le nouveau calcul, perde ses sièges avant les élections suivantes. À l'adhésion de la Croatie en 2013, ses 12 députés viennent s'ajouter au nombre total.

Le mode de calcul prévu par le traité de Lisbonne entre pleinement en vigueur à compter des élections de 2014 : le nombre total de députés est fixé à 751 et les États membres sont représentés de manière dégressivement proportionnelle, sans qu'un État puisse avoir moins de 6 ou plus de 96 députés.

Distribution des sièges aux élections européennes de 2014.

Candidats à la présidence de la Commission[modifier | modifier le code]

Le président de la Commission européenne est proposé par le Conseil européen et approuvé par un vote majoritaire du Parlement européen[18]. Le traité de Lisbonne a introduit le fait que cette proposition se fasse « en tenant compte des élections au Parlement européen » : cette disposition est appliquée pour la première fois en 2014. Le Conseil Européen des 26 et 27 juin nomme le président de la commission, qui est approuvé lors de la session du parlement européen du 14 au 17 juillet. Le choix des commissaires européennes se fera du 18 juillet au 15 août et devra être validé par le parlement européen[16].

En se basant sur cette nouvelle disposition, les principaux partis politiques européens ont désigné des candidats à la présidence de la Commission.

Parti populaire européen[modifier | modifier le code]

Le Parti populaire européen détermine son candidat à la présidence de la Commission lors d'un congrès à Dublin les 6 et 7 mars 2014. L'ancien premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker est opposé au commissaire européen français Michel Barnier. L'ancien premier ministre de Lettonie Valdis Dombrovskis présente également sa candidature, jugée moins sérieuse [Par qui ?] [19]. Le 7 mars, après le retrait de Valdis Dombrovskis, Jean-Claude Juncker est désigné candidat avec 61 % des voix[20].

Parti socialiste européen[modifier | modifier le code]

L'Allemand Martin Schulz, président du Parlement européen et seul candidat, est désigné comme chef de file par le Parti socialiste européen le 1er mars 2014 lors d'un congrès à Rome[21].

Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe et Parti démocrate européen[modifier | modifier le code]

L'ALDE désigne son candidat à la présidence de la Commission le 1er février 2014 lors d'un congrès à Bruxelles. Le Belge Guy Verhofstadt, président du groupe ALDE au Parlement européen et fervent fédéraliste est désigné alors que le Finlandais Olli Rehn, actuel commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, retire sa candidature[22]. Leurs partenaires du PDE au groupe ALDE se sont félicité du choix de Guy Verhofstadt par l'ALDE[23].

Le Parti démocrate européen, qui adopte un manifeste de campagne lors de son conseil du 28 février 2014[24], annonce qu'il soutient Guy Verhofstadt le 12 mars suivant[25].

Parti vert européen[modifier | modifier le code]

Le Parti vert européen est le seul parti à organiser une primaire ouverte à l'ensemble des habitants de l'Union européenne de plus de 16 ans. À l'issue du vote de novembre 2013 à janvier 2014, le tandem José Bové / Ska Keller est désigné, malgré une participation de 23 000 votants au lieu des 100 000 espérés. Sont battus : Rebecca Harms du groupe Verts/ALE au Parlement européen, et Monica Frassoni, coprésidente du Parti vert européen[26].

Parti de la gauche européenne[modifier | modifier le code]

Le Parti de la gauche européenne a désigné Alexis Tsipras, du parti grec SYRIZA, comme son candidat à la présidence de la Commission, lors d'un congrès organisé à Madrid le 15 décembre 2013[27].

Parti pirate européen[modifier | modifier le code]

Le Parti pirate européen présente Amelia Andersdotter, eurodéputée suédoise pour le Piratpartiet, et Peter Sunde, norvégo-finlandais, co-fondateur de The Pirate Bay, à la présidence de la Commission[28].

Partis ne présentant pas de candidat[modifier | modifier le code]

L'eurosceptique Alliance des conservateurs et réformistes européens refuse de désigner un candidat et critique la nouvelle disposition du traité de Lisbonne sur la présidence de la Commission comme « une vision des années 1950 » qui « établit un gouvernement où il n'y a pas de nation »[29].

De même, les partis nationalistes de l'Alliance européenne pour la liberté (AEL) ne choisissent pas de candidat pour la présidence de la Commission, « pour des raisons démocratiques ». L'objectif de l'AEL reste de pouvoir constituer un groupe au Parlement européen après les élections[30].

Débats télévisés[modifier | modifier le code]

Date Heure (heure d'été d'Europe centrale) Institut Participants Lieu Langue Présentateurs principaux
9 avril 2014 17 h 10 France 24 et RFI[31] Juncker et Schulz Bruxelles Français Caroline de Camaret (France 24) et Dominique Baillard (RFI)
28 avril 2014 19 h 0 Euronews[16] Juncker, Schulz, Verhofstadt, et Keller Maastricht Anglais Isabelle Kumar (Euronews)
29 avril 2014 14 h 30 Euranet Plus[32] Juncker, Schulz, Verhofstadt, et Keller Bruxelles Anglais Brian Mcguire (Euranet) et Ahinara Bascuñana López (Euranet)
8 mai 2014 20 h 15 ZDF et ORF Juncker et Schulz Berlin Allemand Ingrid Thurnher (ORF) et Peter Frey (ZDF)
9 mai 2014 18 h 30 EUI Juncker, Schulz, Verhofstadt et Bové Florence Anglais Tony Barber (FT), Monica Maggioni (RAI) et J. H. H. Weiler (EUI)
13 mai 2014 18 h 30 LCI et RFI[33] Juncker et Schulz Paris Français Michel Field (LCI)
15 mai 2014 21 h 0 UER[16] Juncker, Schulz, Verhofstadt, Keller et Tsipras Bruxelles Anglais, français, grec Monica Maggioni (RAI)
19 mai 2014 23 h 1 France 2[34] Verhofstadt et Bové Paris Français Yves Calvi (France 2)
20 mai 2014 21 h 0 ARD Juncker et Schulz Hambourg Allemand Andreas Cichowicz (NDR) et Sonia Seymour Mikich (WDR)

Prévisions[modifier | modifier le code]

Prévisions en sièges de la composition du Parlement européen basées notamment sur des sondages par État :

Source Date
GUE/NGL S&D Verts/ALE ADLE PPE ECR ELD NI
« PollWatch 2014 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-05-17 19 février 2014 56 221 44 64 202 42 30 92
Electionista 2 mars 2014 59 206 42 72 204 45 31 92
« PollWatch 2014 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-05-17 5 mars 2014 67 209 44 61 202 45 31 92
« PollWatch 2014 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-05-17 19 mars 2014 59 215 37 66 211 40 33 90
PollWatch 2014 2 avril 2014 55 212 38 62 212 46 36 90
Der (europäische) Föderalist 2 avril 2014 55 213 48 72 213 43 28 79
Der (europäische) Föderalist 7 avril 2014 51 212 45 72 219 39 27 87
Der (europäische) Föderalist 14 avril 2014 50 216 43 72 218 41 27 84
« PollWatch 2014 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-06-30 16 avril 2014 53 209 38 60 222 42 34 93
Der (europäische) Föderalist 21 avril 2014 48 215 44 74 216 41 26 87
Der (europäische) Föderalist 28 avril 2014 51 214 40 75 210 42 26 93
Der (europäische) Föderalist 5 mai 2014 48 213 45 78 213 38 27 89
« PollWatch 2014 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-06-30 7 mai 2014 49 205 41 63 216 39 39 99
Der (europäische) Föderalist 12 mai 2014 46 212 45 78 216 39 28 87
Der (europäische) Föderalist 19 mai 2014 49 202 48 70 215 39 29 99

Résultats[modifier | modifier le code]

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Les résultats de chaque parti sont classés par rapport au groupe auquel appartenait le parti dans la précédente législature. La couleur indique un changement d'affiliation pour le prochain Parlement.

Le PPE, la droite européenne, conserve la majorité au Parlement européen, ce qui permet à leur candidat Jean-Claude Juncker d'être élu président de la Commission européenne. Cependant, le PPE perd plus de 60 sièges, tandis que les sociaux-démocrates du S&D ne perdent que 5 sièges et que la Gauche unitaire en récupère 10. Ce scrutin marque également la montée des eurosceptiques, qui comptent, bien qu'il soit difficile de les dénombrer, environ 150 députés. Certaines voix se sont élevées pour affirmer qu'il s'agirait davantage d'un vote contestataire qu'un rejet massif de l'Union européenne : Olivier Costa, du CNRS, souligne que d'ailleurs, « pour la plupart, les partis qui ont remporté un vote eurosceptique n'ont pas fait campagne sur des enjeux européens mais nationaux », notamment sur le rejet des élites. La raison serait le fait que « l'euroscepticisme n'est souvent que le reflet de problèmes politiques internes »[35].

État Députés Notes
PPE S&D ADLE Verts-ALE ECR GUE/NGL ELD NI Nouveaux partis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 29 (CDU)
5 (CSU)
−5
−3
27 (SPD) +4 3 (FDP) −9 11 (B90/Grüne)
1 (Piraten)
−3
+1
7 (Linke) −1
1 (FW)
1 (NPD)
1 (FAMILIE)
1 (ÖDP)
1 (PARTEI)
+14 96 −3 [38]
Drapeau de la France France 20 (UMP) −9 13 (PS, PRG) −1 7 (UDI, MoDem) −3 6 (EELV, MEI) −6 3 (FG)
1 (AOM)
−1
=
0 (MPF) −1 24 (FN) +21 74 = [39]
[40]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 20 (Lab) +7 1 (LibDem) −10 3 (Green)
2 (SNP)
1 (PC)
+1
=
=
19 (Cons.)
1 (UUP)
−6
=
1 (SF) = 24 (UKIP) +11 1 (DUP) = 73 = [41]
[42]
Drapeau de l'Italie Italie 13 (FI)
3 (NCD-UDC)
1 (SVP)
−18 31 (PD) +10 0 (IdV) −7 3 (AET) +3 5 (LN) −4 17 (M5S) +17 73 =
Drapeau de l'Espagne Espagne 16 (PP)
1 (UDC)
−8
=
14 (PSOE) −9 1 (CDC)
1 (PNV)
=
=
2 (EPDD)
1 (ICV)
1 (LPD)[43]
1 (PE)
+1
=
+1
+1
5 (IU) +4 4 (UPyD) +3 +7 54 =
Drapeau de la Pologne Pologne 19 (PO)
4 (PSL)
-6
0
5 (SLD-UP) −2 19 (PiS) +4 4 (KNP) +4 51 =
Drapeau : Roumanie Roumanie 5 (PDL)
2 (UDMR-RMDSZ)
2 (PMP)
0 (Băsescu)
0 (PNȚ-CD)
−5
−1
+2
−1
−1
16 (PSD-UNPR-PC) +5 +1 0 (PRM) −3 1 (Diaconu) +1 32 −1
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 5 (CDA) 3 (PvdA) 4 (D66)
3 (VVD)
+1 2 (GL) −1 1 (CU) 2 (SP) 1 (SGP) 4 (PVV) 1 (PvdD) +1 26 =
Drapeau de la Belgique Belgique 2 (CD&V)
1 (CDH)
1 (CSP)
−1
=
=
3 (PS)
1 (SP.A)
=
−1
3 (VLD)
3 (MR)
=
+1
4 (N-VA)
1 (Groen)
1 (Écolo)
+3
=
−1
0 (LDD) −1 1 (VB) −1 21 −1
Drapeau de la République tchèque République tchèque 3 (KDU-ČSL) +1 4 (ČSSD) −3 2 (ODS) −7 3 (KSČM) −1 +9 21 −1 [50]
Drapeau de la Grèce Grèce 5 (ND) −3 2 (ELIA) −6 0 (OP) −1 6 (SYRIZA)
2(KKE)
+5
=
0 (LAOS) −2 3 (XA)
1 (ANEL)
+6 21 −1
Drapeau de la Hongrie Hongrie 11 (Fidesz-MPP)
1 (KDNP)
−2
=
2 (MSZP)
2 (DK)
−2
+2
1 (Együtt-PM)
1 (LMP)
+1
+1
0 (MDF) −1 3 (Jobbik) = = 21 −1
Drapeau du Portugal Portugal 6 (PSD)
1 (CDS-PP)
−2
−1
8 (PS) +1 3 (CDU)
1 (BE)
+1
−2
2 (MPT) +2 21 −1 [52]
Drapeau de la Suède Suède 3 (M)
1 (KD)
−1
=
6 (S) = 2 (FP)
1 (C)
−1
=
3 (MP)
0 (PP)
+1
−2
1 (V) = 2 (SD)
1 (FI)
+3 20 = [53]
Drapeau de l'Autriche Autriche 5 (ÖVP) −1 5 (SPÖ) = 1 (NEOS) +1 3 (Verts) +1 4 (FPÖ)
0 autres
+2
−4
18 −1
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 6 (GERB)
0 (SK)
+1
−2
4 (KB) = 4 (DPS)
0 (NDSV)
+1
−2
0 (Ataka) −2 2 (BBTs)
1 (RB)
+3 17 −1 [54]
Drapeau de la Finlande Finlande 3 (KOK)
0 (KD)
=
−1
2 (SDP) = 3 (KESK)
1 (SFP/RKP)
=
=
1 (VIHR) −1 1 (VAS) +1 2 (PS) +1 13 =
Drapeau du Danemark Danemark 1 (K) = 3 (A) −1 2 (V)
1 (B)
−1
+1
1 (SF) −1 1 (N) = 4 (DF) +2 13 = [55]
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 2 (KDH)
2 (SDKÚ)
1 (SMK-MKP)
1 (MOST-HÍD)
=
=
−1
+1
4 (Smer) −1 1 (SaS)
0 (ĽS-HZDS)
+1
−1
1 (Nova) +1 0 (SNS) −1 +1 13 =
Drapeau de la Croatie Croatie 4 (HDZ)
1 (HSS
−1
+1
3 (SDP) −2 1 (HNS) +1 1 (ORaH) +1 1 (HSP-AS) = 0 (HL-SR) −1 11 −1
Drapeau de l'Irlande Irlande 4 (FG) = 0 (Lab) −2 1 (FF) −2 3 (SF)
0 (Soc)
+3
−1
1 (Childers) = 1 (Flanagan) +1 11 −1 [57]

[58]
[59]

Drapeau de la Lituanie Lituanie 2 (TS-LKD) –2 2 (LSDP) −1 2 (LRLS)
1 (DP)
+1
=
1 (LLRA) = 2 (TT) = 1 (LVŽS) +1 11 −1
Drapeau de la Lettonie Lettonie 4 (Vienotība) +1 1 (Saskaņa) = 0 (LPP/LC) −1 1 (LKS)
1 (ZZS)
=
+1
1 (NA) = 0 (LSP) −1 8 −1
Drapeau de la Slovénie Slovénie 3 (SDS)
2 (NSiSLS)
=
+1
1 (SD) −1 1 (DeSUS)
0 (LDS)
0 (zares [Quoi ?])
+1
−1
−1
1 (Verjamem) +2 8 = [60]
[61]
Drapeau de Chypre Chypre 2 (DISY) = 1 (EDEK)
1 (DIKO)
=
=
2 (AKEL) = 6 =
Drapeau de l'Estonie Estonie 1 (IRL) = 1 (SDE) = 2 (REF)
1 (KE)
+1
−1
1 (Tarand) = 6 =
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 3 (CSV) = 1 (LSAP) = 1 (DP) = 1 (Gréng) = 6 =
Drapeau de Malte Malte 3 (PN) = 3 (PL) = 6 =
Total[N 1] Députés
PPE S&D ADLE Verts-ALE ECR GUE/NGL ELD NI Nouveaux partis
210 (28,0 %) −61 191 (25,4 %) -5 59 (7,6 %) −24 52 (6,9 %) −5 46 (6,1 %) −11 45 (6,0 %) +10 38 (5,1 %) +7 41 (5,6 %) +8 72 (9,6 %) +72 751 −15
  1. Résultats officiels au mercredi 28 mai.
EP 2014 results stripes FR.svg
EP-Election2014.svg
Parti arrivé en tête par circonscription. Élus par circonscription.

Abstention[modifier | modifier le code]

Abstention aux élections européennes 2014

L'abstention s'élève en moyenne à 56,91 %. Ce taux est assez stable dans la plupart des pays par rapport aux précédentes élections. On note tout de même une hausse significative dans certains pays (+24 points en Lettonie, +7 en Estonie et en Hongrie, +9 en République tchèque et +15 à Chypre). À l'inverse, l'abstention est en recul de 24 points en Lituanie et de plus de 6 points en Grèce. En Belgique et au Luxembourg, où le vote obligatoire est en vigueur, on compte 10 % d'abstention alors qu'à l'inverse, en Slovaquie, ce taux atteint 87 %[62].

Formation de la Commission européenne[modifier | modifier le code]

Dès le 25 mai, Jean-Claude Juncker revendique la présidence de la Commission européenne en vertu de la première place du PPE[63]. Martin Schulz déclare qu'il va lui aussi « essayer de trouver une majorité »[64].

Les leaders des sept groupes parlementaires se réunissent le 27 mai 2014 et, citant le traité de Lisbonne, cinq des sept groupes signent une déclaration indiquant que Juncker devrait être nommé par le Conseil européen à la présidence de la Commission européenne. Seuls les groupes CRE et ELD refusent de signer[65]. Le même jour, le Conseil européen autorise Herman Van Rompuy, président du Conseil, à mener des consultations avec les groupes du Parlement européen en vue du sommet du 26 juin.

Les gouvernements du Royaume-Uni, de la Hongrie et de la Suède se seraient opposés à la nomination de Juncker[66],[67], mais le gouvernement suédois dément par la suite avoir eu cette position[68].

Le 12 juin 2014, les principaux groupes au Parlement — dont le PPE et le S&D — soutiennent le droit de Jean-Claude Juncker à présider la future Commission[69].

Le 27 juin 2014, le Conseil européen finalement propose au Parlement européen la candidature de Jean-Claude Juncker pour la présidence de la Commission, passant outre l'opposition des gouvernements britanniques et hongrois[70]. Il est élu par le Parlement européen le 15 juillet 2014[71].

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Groupe dissous le 16 octobre 2014 pour des raisons statutaires (moins de 7 États membres représentés).
  3. (en) Mead, Nick et Blight, Garry, « Eurozone crisis: are the years of pain over? », The Guardian,‎ 14 août 2013 : « The crisis started back in October 2009, when Greece's finance minister revealed a black hole in his country's budget »
  4. (en) « EU Leadership Approval at Record Low in Spain, Greece »,‎ 8 janvier 2014 (consulté le 20 janvier 2014)
  5. (en) « Approval of EU leadership lowest in Greece », EUobserver,‎ 8 janvier 2014 (consulté le 20 janvier 2014)
  6. a, b et c Sandra Moatti, « Europe : je t'aime moi non plus », Alternatives Economiques, no 335,‎ mai 2014, p. 11-14 (lire en ligne)
  7. (en) « Turning right », The Economist,‎ 4 janvier 2014 (consulté le 23 janvier 2014)
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  9. (en) « France's National Front tops EU election survey », EUobserver,‎ 9 octobre 2013 (consulté le 20 janvier 2014)
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  12. (en) « Greece's anti-austerity Syriza party widens lead over conservatives », Reuters,‎ 22 janvier 2014 (consulté le 23 janvier 2014)
  13. a et b « 22 - 25 mai 2014 : les dates des élections européennes dans chaque État membre », sur touteleurope.eu,‎ 22 mai 2014
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  15. a et b « Le Parlement européen : modalités d'élection », Parlement européen (consulté le 3 mars 2014)
  16. a, b, c et d « Calendrier 2014 : les principales dates à retenir », sur touteleurope.eu,‎ 28 mai 2014
  17. (en) Accession de la Croatie à l'Union européenne le 1er juillet 2013 en application du (en) Traité concernant l'accession de la République de Croatie signé le 9 décembre 2011. Les autres députés supplémentaires siègent en application du Traité de Lisbonne, entré en vigueur après les élections de 2009.
  18. Article 17, paragraphe 7, sous-paragraphe 1 du TUE
  19. Philippe Ricard et Jean-Pierre Stroobants, « Un Letton s’immisce dans la bagarre entre Jean-Claude Juncker et Michel Barnier », La bataille de Bruxelles / Le Monde,‎ 18 février 2014.
  20. Philippe Ricard et Jean-Pierre Stroobants, « Barnier battu, Juncker désigné comme chef de file de la droite », La bataille de Bruxelles / Le Monde,‎ 7 mars 2014.
  21. « Martin Schulz élu candidat des socialistes à la présidence de la Commission européenne », sur Libération.fr,‎ 1er mars 2014.
  22. Philippe Ricard et Jean-Pierre Stroobants, « Olli Rehn se retire de la course à la présidence de la Commission », sur La bataille de Bruxelles/Le Monde,‎ 20 janvier 2014.
  23. « Le PDE se félicite du choix des Libéraux de présenter Guy Verhofstadt », sur PDE (consulté le 3 mars 2014)
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  68. « Opposition to Juncker wanes, Cameron isolated », EurActiv, EurActiv.com PLC,‎ 2014-06-19 (lire en ligne) Two allies who lent towards Cameron initially, the Dutch and Swedish prime ministers, are edging away and do not rule out accepting the former Luxembourg Prime Minister if they are satisfied with the new Commission's policy agenda.[...] A Swedish government source said Reinfeldt had never been opposed to Juncker, a fellow member of the centre-right European People's party, but wanted an agreement on policy first.
  69. « EU Parliament pushes Juncker's 'right' to be Commission head », Channel NewsAsia (consulté le 2014-06-15)
  70. Nicholas Watt and Ian Traynor in Brussels, « David Cameron loses Jean-Claude Juncker vote | World news », theguardian.com (consulté le 2014-06-28)
  71. « L'élection sans surprise de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission », sur LeMonde.fr (consulté le 16 août 2014)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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