Karim Zéribi

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Karim Zéribi
Fonctions
Député européen
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Prédécesseur Vincent Peillon
Successeur Vincent Peillon
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Avignon (Vaucluse)
Nationalité française
Parti politique Europe Écologie Les Verts

Karim Zéribi, né le à Avignon, est un ancien footballeur professionnel, militant syndical et associatif et homme politique français. Conseiller municipal de Marseille, il a été président du conseil d'administration de la Régie des transports de Marseille et, de 2012 à 2014, député européen de la circonscription Sud-Est.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né le à Avignon, Karim Zéribi est l'aîné des trois enfants d'un père cheminot et d'une mère aide-soignante, tous deux algériens[1]. Deux de ses trois grands-parents algériens sont originaires de Petite Kabylie. Sa grand-mère maternelle, Hélène, est quant à elle provençale. Il est père de quatre enfants[2],[3].

Carrière professionnelle et engagement politique[modifier | modifier le code]

Karim Zéribi cesse ses études à 15 ans pour se consacrer à une passion exclusive, le football[4]. Après avoir passé son adolescence dans des centres de formation, il devient footballeur professionnel, d'abord au FC Rouen puis au Stade lavallois. À 21 ans, une rupture des ligaments croisés antérieurs (au niveau du genou) interrompt sa carrière[3].

En 1990, il embrasse donc la carrière de cheminot, comme son père et son grand-père. Agent commercial à la SNCF à Marseille, il prend des responsabilités syndicales durant deux ans – 1994 à 1996[réf. souhaitée] – au sein de la Confédération générale du travail (CGT)[1].

En 1995, il s’engage dans la vie associative. Il intervient notamment dans plusieurs dossiers liés aux questions de prévention et d'accès à l'emploi dans les quartiers populaires.

En 1998, il contacte le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement qui lui propose de rejoindre son cabinet en qualité de conseiller technique sur la banlieue[1],[4]. Il aura notamment la responsabilité de diversifier le recrutement au sein de la police nationale et se voit confier une mission de réflexion sur la création d’une police urbaine de proximité[1]. Il y crée également les CODAC, les Comités départementaux d’accès à la citoyenneté, qui ont pour mission principale de favoriser l’intégration citoyenne et de lutter concrètement contre toutes les discriminations sociales et raciales. Parallèlement, il occupe les fonctions de secrétaire national du Mouvement des citoyens, parti politique fondé en 1993 par Jean-Pierre Chevènement[5].

Entre 2000 et 2002, il devient chef de mission sur les politiques de recrutement à la direction de l'administration de la police nationale. En octobre 2001, il réunit le premier « Parlement des Banlieues » à La Sorbonne et fonde l’association « Agir pour la Citoyenneté », qui a pour but de promouvoir la citoyenneté dans les quartiers populaires[6]. En 2014, l'association est placée sous contrôle judiciaire (voir infra)[7].

En 2003, il devient chargé de mission sûreté à la direction déléguée aux trains SNCF. Entre 2002 et 2006, la SNCF lui confie la responsabilité de chef du pôle formation, en charge de l’égalité des chances.

En 2005, il crée APC-Recrutement (Agir pour la compétence et le recrutement), un cabinet associatif chargé de rapprocher le monde des entreprises des jeunes diplômés des quartiers défavorisés. Pour répondre à la demande des jeunes, il décide de créer ce premier[réf. nécessaire] cabinet de recrutement spécialisé dans la promotion de la diversité et de l'égalité des chances. Autour de lui se met en place une équipe de professionnels, de bénévoles et d'acteurs sociaux. APC-Recrutement bénéficie aujourd’hui du parrainage de plusieurs chefs d'entreprise. Dès sa création, l'association a été soutenue par le Fonds d'aide et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD), la fondation France-Libertés, l'Institut du Groupe Vedior France pour la diversité et l'égalité des chances (Interview Karim Zéribi et Frédéric Fougerat, Institut Vedior) et la région Île-de-France.

En 2006, il rejoint Louis Gallois, alors président de la SNCF, qui le charge d'assurer la diversité dans l’entreprise[4],[8]. Il est confirmé dans ses fonctions par Anne-Marie Idrac, puis par Guillaume Pépy. Il crée le train pour l'emploi et l'égalité des chances. Cette initiative consiste, en partenariat avec des employeurs publics et privés, à sillonner la France de gare en gare et à rencontrer les candidats aux différents emplois proposés par les partenaires économiques[9].

Karim Zéribi se présente sous l’étiquette divers gauche aux élections législatives de 2007, dans les quartiers Nord de Marseille (quatrième circonscription), où il réalise un score de 11,16 % au premier tour[10].

Il est porte-parole de Jean-Noël Guérini lors des municipales de 2008[11]. Élu conseiller municipal de Marseille en mars 2008, puis délégué à la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, il est élu président du Conseil d'administration de la Régie des transports de Marseille en juin de la même année[3], puis réélu à l'unanimité en novembre 2011. En décembre 2008, il crée son club politique appelé Nouvelle France. Les comités locaux naissent à Lyon, Marseille, Avignon, Nîmes, Perpignan, Toulouse, Montpellier et Valence.

Candidat aux élections européennes de juin 2009 en troisième position de la liste « Sud-Est » présentée par le Parti socialiste, il devient le premier non-élu sur une liste de gauche à ces élections[12].

En 2010, Karim Zéribi rejoint les rangs d’Europe Écologie Les Verts[1]. Il est le président du groupe EELV Marseille Nord et candidat aux élections législatives de juin 2012 sur la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône où il est battu au 1er tour, recueillant 21,53 % des voix[13].

Le 16 mai 2012, suite à sa candidature de 2009, il devient député européen en remplacement de Vincent Peillon, nommé au gouvernement[14],[15]. Il occupe son siège pour la première fois le 11 juin suivant. Lors des élections européennes de 2014, il figure en deuxième place de la liste EELV dans la circonscription Sud-Est mais il n'est pas élu.

En mai 2015, il figure au conseil d'orientation de la fondation Terra Nova, un think-tank proche de la gauche française, qui entend produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe[16].

Mise en examen[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 2014, son ancien local de campagne fait l'objet d'une perquisition dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour « détournement de fonds publics » et « abus de confiance » visant deux associations de promotion de la diversité fondées par le conseiller municipal, lequel affirme n'avoir rien à se reprocher[17],[18],[19],[20]. Soupçonné, d'après Le Monde, d'avoir « détourné 50 000 euros de subventions » via ces deux structures, il est mis en examen le 10 avril 2015 au terme de deux jours de garde à vue[21],[22].

Médias[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2004, Karim Zéribi intervient régulièrement sur RMC, dans un talk show d'actualités intitulé Les Grandes Gueules de 10 à 13 h[23].

Lors de la saison 2007-2008, il intervient périodiquement dans l'émission sportive présentée par Vincent Moscato, le Moscato Show, aux côtés d'anciens sportifs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Julien Chabrout, « Karim Zéribi, un ambitieux à Marseille », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  2. Gilles Kepel, Passion française. Les Voix des cités, Gallimard , p. 64
  3. a, b et c Caroline Dupuy et Frédéric Maury, « Parcours : Karim Zéribi », Jeune Afrique,‎
  4. a, b et c Luc Bronner, « Karim Zéribi, grande gueule des banlieues », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Karim Zéribi prend le bus d'Europe Ecologie », La Marseillaise,‎ (consulté le 4 mai 2015)
  6. Municipales à Marseille : le futur candidat des Verts dans le viseur de la justice, Xavier Monnier et Aziz Zemouri, Le Point, 28 septembre 2013
  7. « Marseille : la justice se rapproche de l'ex-député européen EELV Karim Zéribi », sur lepoint.fr,‎
  8. « Karim Zeribi, intégrateur SNCF », Libération,‎
  9. « Les trains de la diversité », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  10. « Résultats Législatives 2007 à Marseille », sur liberation.fr (consulté le 4 mai 2015)
  11. Raphaëlle Besse Desmoulières et Gilles Rof, « À Marseille, le candidat écologiste sème la zizanie dans le parti », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. AFP, « L’ancien député européen EELV Karim Zéribi en garde à vue pour malversations », sur liberation.fr,‎
  13. « Résultats des élections législatives : 7ème circonscription des Bouches-du-Rhône », Le Monde (consulté le 4 mai 2015)
  14. « Portrait de Karim Zeribi, eurodéputé », sur ina.fr, France 3 Provence-Alpes,‎ (consulté le 4 mai 2015)
  15. « Deux nouveaux députés au Parlement européen : Karim Zéribi et Jean-Jacob Bicep », sur eelv.fr,‎ (consulté le 4 mai 2015)
  16. « Conseil d'orientation », sur tnova.fr (consulté le 3 mai 2015)
  17. « Perquisition chez Karim Zéribi », La Provence,‎ (lire en ligne)
  18. « L'écologiste marseillais Karim Zéribi visé par une enquête », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  19. « La justice enquête sur les financements d'une association fondée par Karim Zéribi », sur france3-regions.francetvinfo.fr,‎
  20. « Marseille : la justice se rapproche de l'ex-député européen EELV Karim Zéribi », Le Point,‎ (lire en ligne)
  21. « Marseille : le conseiller municipal EELV Karim Zéribi en garde à vue », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. « Le conseiller municipal EELV de Marseille Karim Zéribi mis en examen pour malversations », Le Monde,‎
  23. Elisabeth Chavelet, « Zéribi, encore un socialiste dragué par l’Elysée », Paris Match,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]