Conrad Celtes

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Conrad Celtes, ou plus fréquemment Conrad Celtis (Konrad Pickel/Bickel) (1459 à Wipfeld près de Wurtzbourg - 1508 à Vienne/Autriche), poète latin allemand.

Conrad celtes.jpg

Il parcourut pour s'instruire l'Allemagne et l'Italie, reçut à son retour la couronne poétique des mains de l'empereur Frédéric III du Saint-Empire (1491), et fut nommé par Maximilien Ier du Saint-Empire professeur d'éloquence à l'université de Vienne et bibliothécaire.

Celtis, généralement considéré comme l'« humaniste allemand » par excellence, fonda plusieurs sociétés savantes (ou « sodalités », du latin sodalitas). Il fut cofondateur, avec Fillipo Buonaccorsi dit Kallimach, d’une société littéraire en Pologne, la Sodalitas litteraria Vistulana, à Cracovie (1489), fondateur de la plus ancienne société littéraire de l'Allemagne, la Societas Litteraria Rhenana, à Heidelberg (1491), et de la Sodalitas litteraria Danubiana (1497), entre autres. Sa production épistolaire, comme celle d'Érasme, est un témoin précieux du développement de l'humanisme.

Ses poésies lyriques en latin imitaient le style d'Ovide et d'Horace : les plus connues sont les Quatuor libri Amorum (1502), recueil illustré par Albrecht Dürer.

Celtis fut non seulement le plus grand poète de son temps en Allemagne, mais il fit aussi œuvre de géographe et d'éditeur. Il redécouvrit la célèbre Table de Peutinger (Tabula Peutingeriana), une carte routière imagée de l'empire romain, et édita le premier (1501) les écrits de la poétesse othonienne Roswitha von Gandersheim (Opera Roswithea). Il édita également les œuvres de Sénèque et la Germanie de Tacite. Il composa des épigrammes et un traité de poésie (Ars versificandi et carminum, 1486).

Enfin, il faut mentionner son grand œuvre nationaliste avant l'heure, la Germania illustrata, une encyclopédie qui cherche à rattacher toutes les connaissances scientifiques de son temps à l'histoire de l'Allemagne. Il rédigea lui-même la partie Germania Generalis (1500) et l'article sur Nuremberg, « De origine, situ, moribus et institutis Norimbergae libellus » (1502). Parmi ses collaborateurs dans ce projet, on trouve les noms de Johannes Aventinus (1477–1534) et de Beatus Rhenanus (1485–1547).

Il contribua puissamment à répandre dans son pays le goût des lettres, découvrit les Fables de Phèdre et la Table de Konrad Peutinger et laissa de nombreux écrits parmi lesquels on remarque:

Epitaphe de Conrad Celtis, par Hans Burgkmair, 1507

Références[modifier | modifier le code]

  • Pierer Lexikon: Kluepfel, Aschbach
  • Catholic Encyclopedia: Ruith, Hartfelder, Geiger, Sauer, Kodron, Knight

Article connexe[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

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