Cathédrale du Wawel

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Cathédrale du Wawel
Vue d'ensemble
Vue d'ensemble
Présentation
Nom local Bazylika archikatedralna św. Stanisława i św. Wacława w Krakowie
Culte Catholique
Style dominant Gothique
Géographie
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Région Petite-Pologne
Commune Cracovie
Coordonnées 50° 03′ 17″ N 19° 56′ 08″ E / 50.054639, 19.935417 ()50° 03′ 17″ Nord 19° 56′ 08″ Est / 50.054639, 19.935417 ()  

Géolocalisation sur la carte : Pologne

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Cathédrale du Wawel

Géolocalisation sur la carte : centre de Cracovie

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Cathédrale du Wawel

La cathédrale du Wawel ou basilique-cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas de Cracovie est l’église principale de l’archidiocèse de Cracovie. Elle est aussi un sanctuaire national, où des rois, des reines, des poètes et des héros nationaux de la Pologne sont enterrés.

Situation et site[modifier | modifier le code]

Situation de la cathédrale sur la colline du Wawel.

La cathédrale du Wawel est construite en Pologne, en Europe centrale, dans la ville de Cracovie située dans le Sud-Est du pays.

Le site de la cathédrale se trouve sur la colline du Wawel qui domine de 25 mètres les eaux de la Vistule en contrebas. Elle s'inscrit dans un ensemble architectural construit au fil des siècles au sommet d'un affleurement de calcaire sur la rive gauche de la Vistule à Cracovie, à une altitude de 228 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L'ensemble architectural est un lieu de grande importance pour les Polonais. En effet, pendant des siècles, le Wawel a été le centre du pouvoir ecclésiastique et monarchique de la Pologne du XIe au XVIe siècle, ce qui faisait de Cracovie la capitale du pays jusqu'en 1596 où Varsovie lui a été préférée sans doute à cause de sa situation plus centrale dans le pays.

À côté de la cathédrale Saints-Stanislas-et-Venceslas, on trouve d’autres édifices : le musée de la cathédrale, le château royal, les anciennes cuisines royales (transformées en musée/ expositions), l’ancien séminaire (transformé en logements), l'ancien hôpital militaire (transformé en centre de conférences et d'expositions), le presbytère, un bâtiment administratif et trois anciennes églises aujourd'hui détruites (l'église Saint-Michel, l'église Saint-Georges et l'église Dom Stanislas Borka).

Historique[modifier | modifier le code]

La première cathédrale, dont les vestiges sont relativement peu nombreux, est construite après l’institution de l’évêché à Cracovie vers l'an 1000. Détruite environ 140 à 180 ans plus tard, elle est réédifiée dans la première moitié du XIIe siècle, en style roman, dont ne subsiste aujourd'hui que la crypte Saint-Léonard et la tour des Cloches d'Argent. La cathédrale est incendiée en 1305 ou 1306, ce qui constitue la raison pour laquelle le roi Ladislas Ier de Pologne décide de la reconstruire en style gothique.

Une troisième cathédrale est donc édifiée à cet endroit, et c'est cet édifice que l'on peut admirer aujourd'hui. Le roi Ladislas Ier de Pologne est le premier monarque à être couronné et enterré dans cette cathédrale. C'est sous le règne de son fils Casimir III de Pologne qu'est consacrée l'édifice en 1364 aux deux saints Stanislas de Szczepanów et Venceslas Ier de Bohême.

La cathédrale accueille les sacres royaux de 1320 à 1734, et est également le lieu des funérailles royales. D'abord inhumés uniquement dans la nef au XIVe siècle, les monarques et leurs familles commencent à être enterrés à partir du XVIe siècle dans la crypte. Au XIXe siècle, la cathédrale est élevée au rang de panthéon national.

Le 2 novembre 1946, Karol Wojtyła, le futur Pape Jean-Paul II, a célébré sa première messe dans la crypte de la cathédrale[1].

Aujourd’hui, la cathédrale est un des monuments historiques polonais les plus importants. Elle est inscrite (avec tout le centre historique de Cracovie) sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978.

Description extérieure[modifier | modifier le code]

Monogramme du roi Casimir III de Pologne sur la porte d'entrée de la cathédrale
Façade de la cathédrale avec le porche baroque formant l'entrée.

La cathédrale de Cracovie est un édifice gothique du XIVe siècle. Toutefois, les rois de Pologne et les évêques l'ont modifié tout au long de l’histoire en ajoutant des chapelles ou en modifiant la décoration en fonction des styles et des goûts de leur époque. L'aspect extérieure de la cathédrale en témoigne car l'austérité gothique est adoucie par les formes ordonnées de la Renaissance et la luxuriance du baroque. Étant donné le peu d'espace sur la colline du Wawel, elle n'a pas pu être agrandie, ce qui explique ses faibles dimensions, et lui permet de garder sa forme gothique originelle. Néanmoins, les chapelles qui l'entourent, ajoutées au cours des siècles suivant sa construction, lui confère une forme extérieure originale et pittoresque.

Après avoir passé un porche baroque (1619), on trouve à gauche de l’entrée de la cathédrale, des os antédiluviens suspendus à de lourdes chaînes de fer. Ce sont des os de mammouth qui visent à écarter les forces maléfiques. Ces os sont liés à une légende annonçant la fin du monde et de l'humanité. La légende raconte que lorsqu’ils tomberont, Cracovie sera détruite!

La magnifique porte d'entrée en bois, de 1636, est recouverte de tôle de fer marquée du monogramme du roi Casimir III de Pologne, un K surmonté d'une couronne (en polonais Casimir s'écrit Kazimierz avec un K). La porte est encastrée dans un encadrement de marbre noir.

Description intérieure[modifier | modifier le code]

Katedra na Wawelu - map with numbers.svg
Vue générale
Plan de la cathédrale du Wawel
  1. Tour Sigismond
  2. Salle du trésor
  3. Chapelle Czartoryski
  4. Chapelle Rogowski
  5. Chapelle Maciejewski
  6. Chapelle Lipski
  7. Chapelle Skotnicki
  8. Chapelle Zebrzydowski
  9. Sacristie
  10. Chapelle Gamrat
  11. Chapelle de la Vierge
  12. Chapelle Tomicki
  13. Chapelle Załuski
  14. Chapelle Jean Ier Albert Jagellon
  15. Chapelle Zadzik
  16. Chapelle Konarski
  17. Chapelle de Sigismond
  18. Chapelle Vasa
  19. Chapelle Szafraniec
  20. Chapelle Potocki
  21. Chapelle Sainte-Croix
  22. Chapelle de la Trinité
  23. Mausolée de Saint-Stanislas
  24. Maître Autel

En entrant, dans la nef à droite, se succèdent neuf chapelles (de la Sainte-Croix, des Potocki, des Szafraniec, de Vasa, de Sigismond, de Jan Konarski, de Jakub Zadnick, du roi Jean Ier Albert Jagellon, de l'évêque Andrzej Zaluski.)

Dans la nef, à gauche de l'entrée principale, il y a six chapelles (de la Trinité, des Czartoryski, de l'évêque Samuel Maciejowski, des Lipski, des Skotnocki, de Mgr Andrzej Zebrzydowki) et la sacristie.

Au fond, derrière le maître-autel, on trouve trois chapelles (de Mgr Piotr Tomicki, de la Vierge, de Mgr Piotr Gamrat).

Entre la nef principale et le chœur, une chapelle érigée dans les années 1628/1630, d'après le projet de Giovanni Battista Trevano, a remplacé un autel gothique. À l'intérieur de cette chapelle-mausolée se trouve un autel et le tombeau de saint Stanislas, évêque et martyr canonisé en 1253. Le duc Boleslas V le Pudique et l'évêque Prandota de Bialaczew ont déposé les cendres du saint dans le reliquaire richement décoré offert par la bienheureuse Kinga, placé au milieu de la cathédrale. Le premier cercueil du saint avait la forme d'une caisse romane, le second fut offert par la reine Hedwige Ire, et le donateur du troisième fut le roi Sigismond III Vasa. Le cercueil actuel, qui date de 1669-1671, est l'œuvre de Peter von der Rennen de Gdańsk. Le tombeau de saint Stanislas est devenu l'Autel de la Patrie. C'est ici que les rois déposaient les drapeaux pris pendant les batailles de: Płowce en 1331, Grunwald en 1410, Vienne en 1683.

Le chœur où se sont déroulés trente-sept couronnements de rois et de reines de Pologne, est orné de stalles et d'une chaire fin Renaissance, œuvres de l'ébéniste Jan Szabur (vers 1620) ; la maître-autel de style baroque date également du XVIIe siècle.

Casimir III le grand, fit construire pour son père le roi Ladislas Ier le Nain un superbe monument funéraire qui devint un modèle pour tous les sarcophages médiévaux de la cathédrale. Son propre sarcophage en marbre rouge se situe de l'autre côté du maître-autel, ce tombeau richement sculpté de figures et d'inscriptions, surmonté d'un baldaquin appuyé sur de fines colonnes est attribué à des sculpteurs hongrois inspirés de l'art français.

Le troisième tombeau gothique est celui du roi Ladislas II Jagellon, à droite de l'entrée principale. Surmonté d'un baldaquin Renaissance supporté par huit colonnes, il est l'œuvre de Giovanni Cini de Sienne. Ladislas Jagellon est le dernier roi de Pologne inhumé dans la nef principale de la cathédrale. Ses successeurs sont ensevelis dans les chapelles latérales ou dans les cryptes situées sous l'église.

La chapelle Sainte-Croix, à droite de l'entrée, a des murs et des voûtes gothiques recouvertes de peintures ruthènes de 1470 attribuées aux artistes de Pskov. Le monument funéraire du roi Casimir IV Jagellon, est une des meilleures œuvres de Veit Stoss, exécuté dans un marbre rouge de Hongrie à la fin du XVe siècle.

La chapelle de Sigismond est construite entre 1519 et 1533, sous le règne de Sigismond Ier le Vieux, par l'Italien Bartolommeo Berrecci (en). Cette chapelle est un chef-d’œuvre de l’art de la Renaissance, à l'emplacement d'une chapelle gothique. Des maîtres italiens ont travaillé à sa décoration : Giovanni Cini, Giovanni Maria Padovano, Niccolo da Castiglione, Antonio et Filippo de Fiesole, Bernardino di Zanobi Gianottis, Giovanni Soli. Dans une double niche en forme d'arc de triomphe est placé le monument funéraire de marbre des derniers Jagellons, à savoir Sigismond Ier le Vieux et son fils Sigismond II Auguste

Galerie d'images de la cathédrale[modifier | modifier le code]

Nécropole royale et Panthéon national[modifier | modifier le code]

Dans la cathédrale elle-même et dans des cryptes se trouvant sous celle-ci, ont été inhumés la plupart des rois de Pologne et des membres de leur famille, du XIVe au XVIIIe siècle. Les cercueils royaux, en particulier ceux des Jagellon et des Vasa, sont des œuvres d'art riches en sculptures.

Au XIXe siècle, pendant les années où la Pologne n'existait plus en tant qu'État, pour maintenir l'esprit patriotique des Polonais, on y ensevelissait les héros nationaux, ainsi que des grands écrivains et artistes polonais. La cathédrale est donc aujourd'hui le panthéon national de la Pologne.

Dans la cathédrale[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnes ont été inhumées dans la cathédrale elle-même, dont :

  1. Saint Stanislas, évêque de Cracovie (26 juillet 1030 - 11 avril/8 mai 1079) (Inhumé dans la nef)
  2. Ladislas Ier le Bref, roi de Pologne (vers 1261 – 2 mars 1333) (Inhumé à côté du chœur)
  3. Casimir III le Grand, roi de Pologne (30 avril 1309 - 5 novembre 1370) (Inhumé à côté du chœur)
  4. Hedwige Ire, avec le titre officiel de roi de Pologne (15 février 1372 - 17 juillet 1399)
  5. Ladislas II Jagellon, grand-duc de Lituanie, roi de Pologne (vers 1362 - 1er juin 1434) (Inhumé dans la nef)
  6. Ladislas III Jagellon, roi de Pologne, roi de Hongrie (31 octobre 1424 – 10 novembre 1444) (Inhumé dans la nef)
  7. Casimir IV Jagellon, grand-duc de Lituanie, roi de Pologne (30 novembre 1427 - 7 juin 1492) (Inhumé dans la chapelle Sainte-Croix)
  8. Jean Ier Albert Jagellon, roi de Pologne (27 décembre 1459 - 17 juin 1501) (Inhumé dans la chapelle qui porte son nom)
  9. Élisabeth de Habsbourg, grande-duchesse de Lituanie, reine de Pologne (vers 1436 - 30 août 1505) - (épouse du roi Casimir IV Jagellon) (Inhumée dans la chapelle Sainte-Croix)
  10. Kajetan Sołtyk, évêque de Kiev et Cracovie (12 novembre 1715 – 30 juillet 1788) (Inhumé dans la chapelle Sainte-Croix)
  11. Adam Stefan Sapieha, prince et cardinal polonais, archevêque de Cracovie (14 mai 1867 - 21 juillet 1951)

Crypte Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

La crypte a été construite entre 1090 et 1117. Elle est soutenue par huit colonnes et représente le plus bel exemple d'intérieur roman et le mieux conservé de Pologne. Elle accueille les tombeaux de personnages royales et de héros nationaux.

Les sarcophages royaux ont été offerts par le roi Stanislas II de Pologne en 1783 pour Jean III Sobieski pour célébrer le 100e anniversaire de la bataille de Vienne, par l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche en 1840 pour la reine Marie Casimire Louise de La Grange d'Arquien et par l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche en 1858 pour Michał Wiśniowiecki.

Il est à noter également que Józef Piłsudski fut inhumé dans cette crypte de 1935 à 1937 juste après sa mort.

  1. Maurus, évêque de Cracovie (mort le 5 mars 1118)
  2. Michał Wiśniowiecki, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (31 mai 1640 - 10 novembre 1673) (fils de Jeremi Wiśniowiecki et de Gryzelda Konstancja Zamoyska) Inhumé le 31 janvier 1676 dans la nécropole royale en même temps que Jean II Casimir Vasa
  3. Jean III Sobieski, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (17 août 1629 - 17 juin 1696) (fils de Jakub Sobieski et de Teofila Zofia Sobieska) Inhumé le 15 janvier 1734 dans la nécropole royale
  4. Marie Casimire Louise de La Grange d'Arquien, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie (28 juin 1641 - 30 janvier 1716) (épouse de Jean III Sobieski) Inhumé en 1734 dans la nécropole royale
  5. Tadeusz Kościuszko, général polonais (4 février 1746 - 15 octobre 1817) Inhumé en 1818 dans la nécropole royale, son sarcophage date de 1832
  6. Józef Antoni Poniatowski, prince polonais, maréchal d'Empire (7 mai 1763 - 19 octobre 1813) Inhumé en 1817 dans la nécropole royale, son sarcophage date de 1830
  7. Władysław Sikorski, général et homme politique polonais (20 mai 1881 - 4 juillet 1943) Inhumé en 1993 dans la nécropole royale, son sarcophage date de 1981

Crypte Étienne Báthory[modifier | modifier le code]

Sarcophage d'Étienne Báthory

Cette crypte accueille le tombeau d'une seule personne, le roi de Pologne Étienne Báthory, qui à donné son nom à la crypte. Il y fut inhumé en 1588 dans un sarcophage réalisé par les orfèvres de Gdańsk. Cette crypte se situe sous la chapelle de la Vierge Marie.

  1. Étienne Báthory, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie, prince de Transylvanie (27 septembre 1533 - 12 décembre 1586) (fils d'István Báthory et de Catherine Telegdi)

Crypte familiale de Ladislas IV Vasa[modifier | modifier le code]

Sarcophage de Ladislas IV Vasa

Cette crypte accueille les tombeaux de la famille du roi Ladislas IV Vasa. Les sarcophages de Ladislas IV et de son épouse sont en cuivre doré de l'orfèvrerie de Toruń.

  1. Ladislas IV Vasa, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie, tsar de Russie (9 juin 1595 - 20 mai 1648) (fils de Sigismond III de Pologne et d'Anne d'Autriche)
  2. Cécile Renée d'Autriche, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie (16 juillet 1611 - 24 mars 1644) (première épouse de Ladislas IV Vasa)
  3. Sigismond Casimir de Pologne, prince de Pologne (1er avril 1640 - 9 août 1647) (fils de Ladislas IV Vasa et de Cécile Renée d'Autriche)
  4. Marie-Anne Isabelle de Pologne, princesse de Pologne (8 janvier 1642 - 7 février 1642) (fille de Ladislas IV Vasa et de Cécile Renée d'Autriche)

Crypte Sigismond[modifier | modifier le code]

Vue de la crypte Sigismond

La crypte, située sous la chapelle Sigismond où l'on trouve les monuments funéraires de Sigismond Ier et Sigismond II, accueille les dépouilles de plusieurs personnalités royales.

On y trouve également depuis 1938, dans une urne, un os du roi Stanislas Ier Leszczynski qui a été enterré dans l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy en France.

  1. Sigismond Ier de Pologne, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (1er janvier 1467 - 1er avril 1548) (fils de Casimir IV Jagellon et d'Élisabeth de Habsbourg)
  2. Barbara Zápolya, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie (vers 1495 - 2 octobre 1515) (première épouse de Sigismond Ier de Pologne)
  3. Anna Jagellon, reine de Pologne, grande-duchesse de Lituanie conjointement avec Étienne Báthory (18 octobre 1523 - 9 septembre 1596) (fille de Sigismond Ier de Pologne et de Bona Sforza, épouse d'Étienne Báthory)
  4. Sigismond II de Pologne, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (1er août 1520 - 7 juillet 1572) (fils de Sigismond Ier de Pologne et de Bona Sforza)
  5. Anne d'Autriche, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie, reine consort de Suède (16 août 1573 - 10 février 1598) (première épouse de Sigismond III de Pologne)
  6. Anne-Marie Vasa, princesse de Suède et de Pologne (23 mai 1593 - 9 février 1600) (fille de Sigismond III de Pologne et d'Anne d'Autriche)
  7. Alexandre-Charles Vasa, prince Suède et de Pologne (14 novembre 1614 - 19 novembre 1634) (fils de Sigismond III de Pologne et de Constance d'Autriche)
  8. Auguste II de Pologne, électeur de Saxe, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (12 mai 1670 - 1er février 1733) (fils de Jean-Georges III de Saxe et d'Anne Sophie de Danemark)

Crypte Vasa[modifier | modifier le code]

Cette crypte accueille les cercueils de plusieurs membres de la maison des Vasa. On y trouve également une urne contenant de la terre de Katyń et une plaque commémorative fixée en 1990 pour le 50e anniversaire du massacre de Katyń. Le sarcophage de Jean II Casimir Vasa est réalisé à Gdansk et est orné des figures des héros et des rois de la Bible.

  1. Sigismond III de Pologne, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie, roi de Suède (20 juin 1566 - 19 avril 1632) (fils de Jean III de Suède et de Catherine Jagellon)
  2. Constance d'Autriche, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie (24 décembre 1588 - 10 juillet 1631) (seconde épouse de Sigismond III de Pologne)
  3. Johann Albert Vasa, prince de Pologne, cardinal (25 juin 1612 - 29 décembre 1634) (fils de Sigismond III de Pologne et de Constance d'Autriche)
  4. Louise-Marie de Gonzague, reine consort de Pologne, grande-duchesse consort de Lituanie (18 août 1611 - 10 mai 1667) (seconde épouse de Ladislas IV Vasa puis épouse de Jean II Casimir Vasa)
  5. Jean II Casimir Vasa, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie (22 mars 1609 - 16 décembre 1672) (fils de Sigismond III de Pologne et de Constance d'Autriche) Inhumé dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris en France, il fut réinhumé le 31 janvier 1676 dans la crypte royale
  6. Jean-Sigismond Vasa, prince de Pologne (6 janvier 1652 - 20 février 1652) (fils de Jean II Casimir Vasa et de Louise-Marie de Gonzague)

Crypte de la Tour de la cloche d'argent[modifier | modifier le code]

On y trouve la tombe du maréchal Józef Piłsudski (5 décembre 1867 - 12 mai 1935), premier chef de l'État polonais après la reconstitution de l'État en 1918, qui a été inhumé dans la crypte Saint-Léonard de 1935 à 1937, puis transféré ici. Conformément à sa volonté, sa tombe est accompagnée d'une urne contenant de la terre de la tombe de sa mère Marie de Bilewiczów-Piłsudski.

Dans le vestibule de la crypte, une plaque dédiée aux victimes du massacre de Katyń est fixée sur un mur.

Une polémique est née dans l'opinion sur l'opportunité d'y inhumer le 18 avril 2010 le premier président de la Pologne décédé depuis la chute du Mur de Berlin, Lech Kaczyński (18 juin 1949 - 10 avril 2010), mort dans l'accident de l'avion présidentiel polonais à Smolensk. Il est enterré dans le vestibule de cette crypte avec son épouse Maria Kaczyńska (21 août 1942 - 10 avril 2010).

Crypte des grands poètes nationaux[modifier | modifier le code]

Dans cette crypte sont inhumés des grands poètes polonais pour lesquels le pays a souhaité leur rendre hommage en les inhumant dans ce panthéon national. Voici la liste des personnes classées par ordre d'inhumation:

  1. En 1890 : Adam Mickiewicz, poète et écrivain polonais (24 décembre 1798 - 26 novembre 1855)
  2. En 1927 : Juliusz Słowacki, poète polonais (4 septembre 1809 - 3 avril 1849)
  3. En 2001 : Cyprian Kamil Norwid, écrivain, peintre et poète polonais (24 septembre 1821 - 23 mai 1883) ; Une urne de bronze, contenant de la terre de la fosse commune où il a été enterré en France près de Paris, marque sa mémoire.

Le 28 février 2010, pour le 200e anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin, un médaillon de marbre blanc avec le portrait du compositeur, copie du médaillon se trouvant sur sa tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris. On peut lire sur le médaillon les mots suivants: « Au grand artiste - la nation » (« Wielkiemu artyście – naród »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) George Weigel, Witness to Hope: The Biography of Pope John Paul II, Harper Perennial,‎ 2005 (ISBN 0-06-073203-2), p. 81

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]