Robert Kubica

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Robert Kubica
Robert Kubica en 2010
Robert Kubica en 2010
Biographie
Date de naissance 7 décembre 1984 (30 ans)
lieu de naissance Drapeau de la Pologne Cracovie
Nationalité Drapeau de la Pologne Polonais
Site web http://www.kubica.pl/
Carrière professionnelle sur circuit
Années d'activité Depuis 2002
Équipe BMW Sauber F1 Team
Renault F1 Team
Statistiques
Course Pole Vic. Pod.
F1 76 1 1 12
Carrière professionnelle en rallye
Années d'activité Depuis 2012
Copilote Drapeau de la Pologne Maciej Baran
Statistiques
Dép. Vic. Pod. E.S.
WRC 21 0 0 5
WRC-2 7 5 6 57
Palmarès
1er 2e 3e
WRC-2 1

Robert Kubica (/ˈrɔbɛrt kuˈbitsa/), né le 7 décembre 1984 à Cracovie, est un pilote automobile polonais. Après la mise à l'écart du Québecois Jacques Villeneuve lors du Grand Prix de Hongrie en août 2006, il a été le premier polonais à prendre le départ d'un Grand Prix de Formule 1.

Le 8 juin 2008, à l'occasion du Grand Prix du Canada, il devient le premier pilote polonais à remporter une victoire en Formule 1. Sa carrière au sommet du sport automobile en monoplace s'interrompt à la suite d'un grave accident en rallye en février 2011 dont les séquelles empêchent son retour en Formule 1. Toutefois, il s'engage à nouveau en rallye pour la saison 2013 de WRC-2 et remporte le titre à une manche de la fin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Découverte du sport mécanique[modifier | modifier le code]

Robert Kubica connaît une enfance plus aisée que les enfants de son âge en Pologne, en effet, dès quatre ans, il pilote de petites voitures achetées par son père et s'entraîne sur des parkings où il affine ses trajectoires en slalomant entre des bouteilles. Son père lui confectionne par la suite un engin capable d'atteindre les 90 km/h sur lequel Robert Kubica martyrise ses pneus à grand coup de dérapage. À sept ans, son père lui offre son premier karting mais Robert est trop jeune pour se voir accorder une licence et rouler en compétition.

Robert Kubica dispute ses premières compétitions de karting à dix ans. Malgré la situation économique précaire de la famille, son père fait les efforts financiers nécessaires pour lui permettre de poursuivre ses progrès en achetant de nouveaux karts. Robert est aidé dans sa progression par sa rencontre avec Jurek Wrona, un des meilleurs préparateurs de moteurs en Pologne. Rapidement, Kubica domine les circuits polonais et accumule les titres de champion national.

Tandis que sa carrière l'amène à courir notamment en Italie, sa famille n'est plus en mesure d'en supporter les coûts. Le salut vient de l'écurie de karting italienne CRG, qui, séduite par ses prestations, lui propose un volant de pilote officiel. À quatorze ans, Kubica, désormais installé en Italie, accumule les kilomètres avant d'être titularisé. Preuve de son talent, il remporte le championnat d'Italie Junior, la Monaco Kart Cup et termine vice-champion d'Europe. Toujours chez CRG en 1999, il remporte à nouveau le championnat d'Italie Junior, celui d'Allemagne, décroche une nouvelle Monaco Kart Cup et termine quatrième du championnat du monde Formule A. En 2000, Kubica quitte CRG pour rejoindre l'équipe Birel et est à nouveau titré en Allemagne et en Italie.

2001-2002 : Formule Renault en Italie[modifier | modifier le code]

Contacté par Daniel Morelli, manager du pilote de Formule 1 brésilien Pedro Diniz, Kubica est invité à Valence pour disputer la dernière manche du championnat de Formule Renault 2 litres. Ce premier contact, suivi d'un test réussi quelques mois plus tard sur le piste de Lédenon, lui ouvre la voie à un engagement complet à partir de la mi-saison 2001 au sein de l'équipe RC Motorsport. Considéré comme l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération, Kubica est sélectionné en fin d'année par le Renault Driver Development qui lui apporte un nouveau soutien budgétaire. En 2002, Kubica remporte quatre victoires et termine vice-champion de Formule Renault italienne malgré de nombreux problèmes techniques.

2003-2004 : Déceptions en Formule 3[modifier | modifier le code]

En 2003, malgré son éviction du Renault Driver Development, Kubica accède au nouveau championnat de Formule 3 Euroseries au sein de l'équipe Prema Powerteam. Peu avant le début de la saison, il est victime d'un grave accident de la route en Pologne alors qu'il était passager. Relevé avec de multiples fractures au bras, il est pris en charge par le docteur Riccardo Ceccarelli, médecin de l'équipe Toyota F1 Team, et observe une longue convalescence durant les six premières courses de la saison. De retour sur le Norisring, Kubica s'impose dès sa première course malgré une condition physique précaire. La suite de sa saison est plus délicate et il peine à rivaliser avec les meilleurs.

À nouveau en Formule 3 Euroseries en 2004, il intègre l'écurie ASL Mücke Motorsport, sans réussite. Il réalise néanmoins une performance en fin de saison lors du Grand Prix de Macao de Formule 3 au volant d'une monoplace du Manor Motorsport en terminant second après avoir signé la pole position, le meilleur tour en course et dominé son coéquipier du jour Lewis Hamilton.

2005 : Triomphe en World Series by Renault[modifier | modifier le code]

Kubica poursuit sa progression en décrochant en 2005 un volant en championnat World Series by Renault au sein de l'équipe espagnole Epsilon Euskadi de Joan Villadelprat, que connaît Daniel Morelli puisqu'il était directeur sportif de Ligier quand Diniz pilotait pour l'écurie française. Malgré un budget limité, Robert Kubica remporte quatre victoires et le titre des pilotes tout en offrant le titre « écurie » à Epsilon. Dans un pays où le sport automobile reste très confidentiel, ses succès déclenchent un engouement comme en témoignent les audiences télévisées des Nissan World Series, supérieures à celles de la Formule 1, et contribuent à faire de lui une célébrité nationale.

Après avoir manqué une première opportunité de rouler en Formule 1 quand la Scuderia Minardi voulait faire de lui son pilote de test à l'occasion du Grand Prix du Japon 2005 mais que la FIA refusa de lui accorder sa super-licence, il boucle sa saison par un retour en Formule 3 dans l'équipe Carlin, à l'occasion du Grand Prix de Macao. Il s'y classe à nouveau deuxième après s'être élancé de la pole position.

2006 : Les débuts en Formule 1[modifier | modifier le code]

Robert Kubica lors des essais du Grand Prix des États-Unis

Son titre en World Series by Renault lui permet d'effectuer en décembre 2005 des tests pour Renault F1 Team. Si Kubica signe de bons temps, Renault, ayant déjà trois pilotes sous contrat (Fernando Alonso, Giancarlo Fisichella et Heikki Kovalainen), ne le recrute pas. Quelques semaines plus tard, en janvier 2006, il effectue une séance d'essai à bord d'une monoplace de l'année précédente de l'écurie BMW Sauber et est engagé en qualité de troisième pilote.

Présent sur tous les Grands Prix du championnat 2006 comme pilote chargé des essais du vendredi, Kubica se montre régulièrement plus rapide que Nick Heidfeld et Jacques Villeneuve. À la suite de l'indisponibilité de Jacques Villeneuve, mal remis d'un accident au Grand Prix d’Allemagne (ou d'un licenciement déguisé), Kubica débute en course au Grand Prix de Hongrie. Malgré plusieurs erreurs en course sous la pluie et une disqualification pour poids non-conforme alors qu'il avait terminé septième, le Polonais séduit par ses performances. Le 7 août, au lendemain de son premier Grand Prix, BMW Sauber annonce le remplacement définitif de Villeneuve par Kubica. Le 10 septembre, lors du Grand Prix d'Italie, Kubica, après s'être qualifié en sixième position, obtient son premier podium en terminant troisième derrière Michael Schumacher et Kimi Räikkönen. Il devient le premier polonais à monter sur le podium d'un Grand Prix de Formule 1 et le deuxième pilote le plus jeune à réaliser cet exploit derrière Fernando Alonso.

2007 : L'accident au Grand Prix automobile du Canada[modifier | modifier le code]

Kubica est confirmé chez BMW Sauber pour 2007 aux côtés de Nick Heidfeld. Le début de saison s'avère délicat, Kubica étant nettement dominé par Heidfeld (ce que le principal intéressé explique en partie par ses difficultés à adapter son style de pilotage aux gommes Bridgestone). Il voit en outre se concentrer sur sa voiture les principaux soucis de fiabilité de l'écurie. Après avoir marqué ses premiers points à Sakhir où il termine sixième loin de Heidfeld, il retrouve un niveau de compétitivité plus conforme à ses ambitions initiales à Barcelone où il termine au pied du podium avant de décrocher une cinquième place à Monaco.

Son retour en forme est brutalement interrompu lors du Grand Prix du Canada. Qualifié en huitième position, Robert Kubica évolue dans le ventre mou du peloton à la suite de son premier ravitaillement effectué sous régime de la voiture de sécurité. Au vingt-septième tour, il entre en contact avec la Toyota de Jarno Trulli dans la portion du circuit qui ramène les concurrents vers l'épingle du casino et perd son aileron avant. Sa BMW Sauber quitte la piste, décolle et s'écrase de face contre un muret de béton avant de rebondir sur la piste, de faire un tonneau, glisser et s'immobiliser dans l'épingle. D'après les relevés de la boîte noire, l'impact a eu lieu à 230 km/h et Kubica a encaissé une décélération de 75 G[1]. Kubica, prisonnier de sa monoplace pendant plusieurs minutes, est évacué vers le centre médical puis vers un hôpital de Montréal : il souffre d'un léger traumatisme crânien et d'une entorse à la cheville[2] (alors que les premières nouvelles faisaient état d'une possible fracture à la jambe).

Bien que, dès le lundi, Kubica quitte l'hôpital et confie son envie de participer au GP des États-Unis dont les premiers essais sont prévus le vendredi suivant[3] les délégués médicaux de la FIA lui imposent un repos de quelques jours supplémentaires en raison des éventuelles conséquences d'un nouvel accident[4]. Pour le remplacer, BMW fait appel au jeune Allemand Sebastian Vettel, un des deux pilotes essayeurs de l'écurie.

Le fait que Kubica ait eu si peu de dommages fut évoqué dans le processus de canonisation de Jean-Paul II comme miracle possible[5], car le pilote avait une photo de l'ancien pape dans son casque[6].

Il reprend la compétition au Grand Prix de France où il termine quatrième après être parti en quatrième position. Il finit également quatrième une semaine plus tard au Grand Prix de Grande-Bretagne. Par la suite, il enchaîne les résultats dans les points et creuse peu à peu l'écart sur les pilotes Renault, dans la lutte pour la sixième place du championnat. Au Japon, après une passe d'armes avec Felipe Massa dans le dernier tour, il lui concède la sixième place. Lors du Grand Prix suivant en Chine, grâce à une bonne stratégie, il est en tête de l'épreuve peu après la mi-course mais sa boîte de vitesses casse alors qu'il visait la victoire. Il termine la saison par une cinquième place au Brésil et se classe sixième du championnat avec trente-neuf points, vingt-deux de moins que son coéquipier Nick Heidfeld.

2008 : L'année de la confirmation[modifier | modifier le code]

Kubica passant la ligne d'arrivée victorieux au Canada
En tête au Japon

Le 21 août 2007, BMW Sauber le confirme pour 2008, tout comme son équipier Nick Heidfeld. Qualifié en seconde position et signant ainsi son premier départ en première ligne, au Grand Prix d'Australie, épreuve d'ouverture de la saison, Kubica entrevoit le podium mais abandonne à onze tours de la fin à la suite d'un accrochage avec Kazuki Nakajima alors qu'il était sixième. Lors du Grand Prix suivant, en Malaisie, il obtient le deuxième podium de sa carrière en finissant deuxième derrière la Ferrari de Räikkönen. Il obtient sa première pole position au Grand Prix de Bahreïn avant de terminer troisième en course, juste devant son coéquipier Nick Heidfeld. Il se classe quatrième en Espagne et en Turquie, devançant son coéquipier à chaque fois.

À Monaco, il se qualifie en cinquième position, mène la course durant dix tours et termine second derrière Lewis Hamilton. Au tiers du championnat, Kubica a six points de retard sur Lewis Hamilton, premier du classement. Le 8 juin, lors du Grand Prix du Canada, Robert profite de l'accrochage dans les stands des leaders de l'épreuve, Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen, pour remporter la première victoire de sa carrière et de son écurie, et s'emparer de la tête du championnat avec quatre points d'avance sur Hamilton et Felipe Massa.

Le reste de la saison est plus compliqué : après une sortie de piste en Grande-Bretagne qui lui fait perdre la tête du championnat, il termine septième à Hockenheim et rétrograde en quatrième position au championnat. La course suivante, en Hongrie, n'est pas meilleure puisqu'il se qualifie quatrième et termine huitième. Il retrouve le podium en terminant troisième des Grand Prix d'Europe et d'Italie. Quelques semaines plus tard, il effectue un bon départ au Japon en remontant de la sixième à la première place. Après une bataille avec Fernando Alonso et dix-huit tours en tête, le Polonais finit second et ne possède plus que douze points de retard sur Hamilton, ce qui lui permet de croire encore au titre. Mais en Chine, lésé par une mauvaise séance de qualification, il finit sixième et voit ses espoirs de titre s'envoler définitivement.

Sans objectif pour la dernière course à São Paulo, Kubica termine hors des points et se classe troisième du championnat à égalité de points avec Räikkönen.

2009 : La déception[modifier | modifier le code]

Kubica au Grand Prix d'Italie 2009

Robert Kubica commence pour BMW la saison 2009 en compagnie de Nick Heidfeld[7]. Si de grands espoirs de victoire sont formulés en début d'année, la saison s'avère frustrante. Lors de la première course en Australie, il lutte avec Sebastian Vettel pour la seconde place mais à trois tours du but, l'accroche et tape le mur au virage suivant.

Au fil des courses, les performances stagnent et Kubica dégringole dans la hiérarchie, finissant treizième en Chine, dix-huitième à Sakhir, onzième en Espagne et se qualifiant dix-septième à Monaco. Kubica n'a pas caché son énervement sur le piètre niveau de performance des monoplaces allemandes. Après les six premières courses, son score est toujours vierge. Il marque ses deux premiers points de l'année en Turquie, grâce à sa septième place. Il enchaîne ensuite trois courses sans point, tout comme son coéquipier. Il revient dans les points en Europe (huitième) et en Belgique (quatrième) avant d'abandonner en Italie. Il se qualifie en huitième position au Brésil et termine à la deuxième place, derrière Mark Webber. Il se classe quatorzième avec dix-sept points, deux de moins que son coéquipier.

2010 : Un nouveau départ[modifier | modifier le code]

Kubica avec la Renault R30 au Grand Prix de Malaisie 2010

Pour 2010, Robert Kubica est recruté par Renault F1 Team et est rejoint le 31 janvier 2010 par le débutant russe Vitaly Petrov[8]. Si sa monoplace se révèle assez performante, sa première course gâchée par son accrochage avec Adrian Sutil le voit terminer onzième. En Australie, avec une bonne stratégie de pneus, il réalise son premier podium de l'année. Il termine ensuite quatrième en Malaisie, cinquième en Chine puis huitième en Espagne. Le 16 mai 2010, après s'être qualifié en première ligne à Monaco, il finit troisième et signe son deuxième podium de la saison, son deuxième à Monaco. Il se classe ensuite sixième en Turquie, septième au Canada et cinquième en Europe. Après neuf courses, Robert est sixième avec 83 points.

Le 7 juillet, Renault annonce la prolongation de son contrat pour les saisons 2011 et 2012. Il connaît son premier abandon de la saison à Silverstone où sa boîte de vitesses casse, lui faisant perdre la sixième place provisoire. Il abandonne à nouveau en Hongrie, suspension cassée. À Spa, en Belgique, avec une R30 dotée du F-duct, il se qualifie en troisième position et obtient un nouveau podium en terminant troisième. Il termine cinquième du premier Grand Prix de Corée du Sud de l'histoire, neuvième au Brésil et cinquième de la dernière manche à Abu Dhabi.

À l'issue de la saison, il se classe huitième du championnat pilotes avec 136 points. Il est monté à trois reprises sur le podium, a réalisé son premier meilleur tour en course et est entré quinze fois dans les points. Robert Kubica participe, à la fin du mois de novembre, au Rallye du Var à bord d'une Clio Super 1600. Il se classe quatrième derrière Stéphane Sarrazin et devant Sébastien Ogier qui étrenne la nouvelle Citroën DS3. Il a signé trois temps scratchs le dimanche matin sous la pluie.

2011 : grave accident en rallye[modifier | modifier le code]

Message de soutien à Kubica sur la route menant au Circuit de Catalunya, à Barcelone

Le 6 février 2011, peu après la présentation de la nouvelle Renault R31 et la session d'essais de Valence où il réalise le meilleur temps des quatre journées, Robert Kubica est victime d'un grave accident au rallye Ronde di Andora près de Gênes en Italie. Au volant d'une Škoda Fabia S2000, il sort de la route à haute vitesse, perdant le contrôle de sa voiture sur un morceau de chaussée glissante surélevé par une racine d'arbre et percute violemment une rambarde de sécurité. Kubica est transféré en hélicoptère à l'hôpital de Gênes, victime de traumatismes multiples, notamment à la main et à la jambe[9]. Après une opération de sept heures destinée à soigner deux fractures du bras droit et à revasculariser sa main écrasée lors de son accident, Robert Kubica est placé en coma artificiel afin que son corps puisse récupérer de l'opération et du choc. Les médecins jugent son état sérieux et déclarent que de nouvelles opérations seront nécessaires, le chirurgien Igor Rossello s'étant déclaré moyennement satisfait à cause de son incapacité à dire s'il pourra récupérer le plein usage de sa main droite, les lésions nerveuses étant très importantes[10].

Éric Boullier, le directeur de Renault F1 Team, confirme l’indisponibilité du pilote pour les deux premiers mois de la saison et qu'il ne pourrait pas conduire au moins jusqu’au mois de mai, avant le Grand Prix d’Espagne[11]. Le 16 février 2011, Nick Heidfeld est titularisé pour le remplacer[12].

Le 19 avril 2011, deux mois après son accident, Robert Kubica quitte l'hôpital mais, vu l'étendue de ses blessures, un hypothétique retour n'est envisagé que pour la fin de la saison[13],[14]. Le 23 mai 2011, Gérard Lopez, propriétaire de l'écurie Renault annonce que Kubica ne reprendra pas sa place de pilote de Formule 1 en 2011[15] En s'exprimant pour la première fois au mois de juillet, le Polonais affirme croire en ses chances de se remettre pleinement de son accident et de ses séquelles[16].

Le 28 août 2011, Kubica subit une nouvelle opération, visant à lui permettre de retrouver la pleine mobilité de son coude droit[17]. Ses médecins jugent cette intervention comme la dernière étape nécessaire à son rétablissement. Le 12 septembre 2011, Éric Boullier indique qu'il laissera jusqu'à fin octobre pour qu'une décision soit prise autour de son duo de pilote. Fin septembre, le docteur Riccardo Ceccarelli souligne les progrès de Robert Kubica tout en se montrant prudent quant à un éventuel retour, estimant que le Polonais serait prêt "entre novembre et janvier"[18].

Le 10 janvier 2012, Robert Kubica chute sur une plaque de verglas et se fracture à nouveau la jambe[19] touchée lors de son accident, et doit être opéré, son retour éventuel au volant d'une Formule 1 est donc retardé.

Rallyes[modifier | modifier le code]

Robert Kubica au commandes d'une Citroën DS3 RRC durant le rallye de Finlande 2013.

Robert Kubica a également pour passion le rallye. Il y débute en 2009 sur une Renault Clio R3, principalement en Italie. Ses premiers grands résultats sont une troisième place au rallye d'Antibes 2010 comptant pour le championnat européen et une quatrième place au rallye du Var comptant pour le championnat de France 2010, cette fois-ci à bord d'une Renault Clio S1600. Il subit, le 6 février 2011, à la Ronde di Andora un terrible accident, lorsqu'il percute un rail de sécurité qui pénètre l'habitacle de sa Skoda Fabia S2000.

En juillet 2012, il effectue une séance d'essais de quatre jours avec Petter Solberg et Jari-Matti Latvala sur le circuit de Fary au volant d'une Ford Fiesta RS WRC. Le 8 septembre 2012, Robert Kubica annonce officiellement son retour en rallye au volant d'une Subaru S12B WRC de l’équipe belge First Motorsport, voiture utilisée par Pons et Solberg en championnat du monde. Le Polonais remporte, le 9 septembre, la Ronde Gomitolo di Lana, dans le nord de l'Italie où il s'est initialement engagé sous le nom d'emprunt d'Andrea Crugnola. First Motorsport précise que ce test pourrait donner suite à de nouvelles participations en rallyes, toujours avec la Subaru[20]. Après sa victoire lors de son premier rallye et un accident lors du second, Kubica remporte sept des neuf spéciales du rallye Citta di Bassano, toujours au volant d'une Impreza S12B WRC du First Motorsport[21].

En novembre 2012, Citroën Racing annonce la participation du Polonais aux rallyes Tropheo Aci Como en Italie et au Rallye du Var en France sur une Citroën C4 WRC[22]. Compte tenu de la faiblesse de sa main droite, la palette au volant destinée à changer les vitesses est déplacée à gauche et le frein à main remplacé par un bouton sur le volant. Il remporte la première épreuve avec une avance de trente secondes sur les acteurs réguliers du championnat italien[23]. Lors de la seconde épreuve, alors qu'il est en tête, il percute un arbre, sort de la route puis en tombe en contrebas de la route où sa C4 brûle entièrement[24].

En janvier 2013, il a effectué une séance d'essais en DTM chez Mercedes[25]. et s'est par la suite rapproché de l'équipe de Formule 1 Mercedes Grand Prix en effectuant un test dans leur simulateur[26].

Le 27 octobre 2013, Robert Kubica devient le premier champion du monde de WRC-2[27].

Le 13 décembre 2013, il rejoint l'écurie M-Sport pour participer au WRC 2014 avec son compatriote Maciej Szczepaniak pour copilote[28].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Victoires en rallyes[modifier | modifier le code]

Résultats détaillés en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Saison Rallye Points Classement final
2013 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
ITA
Drapeau : Italie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
18 13e
- - - 19e - 11e 9e 9e 5e - 9e 9e Ab.
WRC-2 - - 6e - 1er 1er 2e 1er - 1er 1er - 143 1er (WRC-2)
2014 MON
Drapeau : Monaco
SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
14 16e
Ab. 24e Ab. Ab. 6e 6e 20e 34e Ab. 9e Ab. 17e 11e

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Le casque de Kubica au cours des saisons 2008 et 2009

À l'issue du Grand Prix d'Abou Dabi 2010

  • 5 saisons en Formule 1.
  • 76 départs en Grands Prix.
  • 1 victoire.
  • 273 points marqués
  • 1 pole position.
  • 4 départs en première ligne.
  • 5 deuxièmes places en Grand Prix.
  • 6 troisièmes places en Grand Prix.
  • 1 meilleurs tour en course.
  • 12 podiums
  • 46 arrivées dans les points.
  • 74 tours en tête.
  • 337 kilomètres en tête.
  • 12 abandons.
  • Meilleur classement au championnat : 4e en 2008.
  • Débuts en Formule 1 : le 6 août 2006 au Grand Prix de Hongrie, sur le Hungaroring – disqualifié pour poids non conforme.
Tableau synthétique des résultats de Robert Kubica en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2006 BMW Sauber F1 Team F1.06 BMW V8 Michelin 6 0 0 1 0 1 0 6 16e
2007 BMW Sauber F1 Team F1.07 BMW V8 Bridgestone 16 0 0 0 0 11 3 39 6e
2008 BMW Sauber F1 Team F1.08 BMW V8 Bridgestone 18 1 1 7 0 14 2 75 4e
2009 BMW Sauber F1 Team F1.09 BMW V8 Bridgestone 17 0 0 1 0 5 4 17 14e
2010 Renault F1 Team R30 Renault V8 Bridgestone 19 0 0 3 1 15 3 136 8e

Victoire en Championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

# Année Manche Grand Prix Circuit Écurie Voiture
1 2008 7/18 Canada Montréal BMW Sauber F1 Team BMW Sauber F1.08

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Robert Kubica est élu Sportif polonais de l'année en 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'accident de Kubica décortiqué radio-Canada.ca, 20 juin 2007
  2. canada_robert_kubica_souffre_dune_commotion_dune_entorse_cheville.html Robert Kubica souffre d'une commotion et d'une entorse à la cheville matin.qc.ca, 10 juin 2007
  3. Robert Kubica a déjà quitté l'hôpital et vise de courir à Indianapolis matin.qc.ca, 11 juin 2007
  4. Robert Kubica ne participera pas au Grand Prix d'Indianapolis matin.qc.ca, 14 juin 2007
  5. Miracle? courrierinternational.com, 5 juillet 2007
  6. Kubica avait la photo du Pape Jean-Paul II dans son casque cyberpresse.ca, 11 juin 2007
  7. (en) Kubica et Heidfeld restent avec BMW news.bbc.co.uk, 6 octobre 2008
  8. Kubica a signé ! - L'Équipe, 7 octobre 2009
  9. Robert Kubica gravement blessé au rallye Ronde di Andora, sur motorsport.nextgen-auto.com. Consulté le 6 février 2011
  10. Kubica, une main qui inquiète, sur ESPNF1, consulté le 6 février 2011
  11. Robert Kubica est conscient de son état, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 6 février 2011
  12. Nick heilfeld confirmé par Lotus Renault GP en 2011, sur lotusrenaultgp.com, consulté le 17 février 2011
  13. [1], Kubica peut quitter l'hôpital
  14. Fabien Gaillard, « Un retour au Brésil pour Robert Kubica ? », sur fan-f1.com,‎ 15 juin 2011
  15. Olivier Ferret, « Kubica ne reviendra pas en course cette saison », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 23 mai 2011
  16. Robert Kubica : “Je reviendrai exactement au niveau d'avant”, sur automoto365.com, mis en ligne le 14 juillet 2011.
  17. La dernière opération de Kubica est un succès total, révèle LRGP, sur automoto365.com, mis en ligne le 28 août 2011
  18. Fabien Gaillard, « Robert Kubica reviendra en F1 selon son médecin », sur fan-f1.com,‎ 28 septembre 2011
  19. Jambe cassée pour Kubica, sur ESPN F1.com, mis en ligne le 11 janvier 2012
  20. Kubica, retour gagnant lequipe.fr, 9 septembre 2012
  21. F1 - Deuxième victoire en rallye pour Kubica au Citta’ di Bassano motorsport.nextgen-auto.com, 30 septembre 2012
  22. Robert Kubica poursuit son retour en rallye avec une Citroën C4 WRC, Eurosport.fr 5 novembre 2012
  23. Trofeo Aci Como 2012 eWRC-results.com 18 novembre 2012
  24. Sortie de Kubica, Lequipe.fr 25 novembre 2012
  25. DTM - Essai concluant pour Robert Kubica, sportauto.fr 25 janvier 2013
  26. Kubica dans le simulateur, espnf1.com 28 avril 2013
  27. Kubica titré en WRC2 sur lequipe.fr, le 27 octobre 2013.
  28. Kubica et Hirvonen chez M-Sport, www.lequipe.fr, 13 décembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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