Tadeusz Kościuszko

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Tadeusz Kościuszko
Portrait peint par Kazimierz Wojniakowski.
Portrait peint par Kazimierz Wojniakowski.

Naissance 4 février 1746
Mereszowszczyzna
Décès 15 octobre 1817 (à 71 ans)
Soleure
Origine Polonais, Lituanien, Biélorusse, Américain
Allégeance US flag 13 stars – Betsy Ross.svg États-Unis
Chorągiew królewska króla Zygmunta III Wazy.svg République des Deux Nations
Grade Brigadier-général
Generał dywizji
Années de service 17651794
Conflits Guerre d'indépendance américaine
Guerre russo-polonaise de 1792
Faits d'armes Bataille de Saratoga
Battle of Dubienka
Bataille de Racławice
Bataille de Maciejowice
Distinctions Ordre militaire de Virtuti Militari
Ordre de Cincinnatus
Signature Autograph-TadeuszKosciuszko.png

Tadeusz Kościuszko (Andrzej Tadeusz Bonawentura Kościuszko[1]), né le 4 février 1746 à Mereszowszczyzna (actuelle Biélorussie), mort le 15 octobre 1817 à Soleure (Suisse), est un officier polonais, naturalisé américain en 1783 pour sa participation à la guerre d'indépendance, fait citoyen français d'honneur le 26 août 1792, dirigeant en 1794 de l'insurrection polonaise contre la Russie, généralement appelée « insurrection de Kościuszko ».

Il n'y a pas de liens établis entre la famille Kosciusko-Morizet et celle de Tadeusz Kościuszko.

Sommaire

Circonstances historiques [modifier]

Sa vie se déroule dans une période difficile de l'histoire polonaise. Sous le règne de Stanislas II Auguste (Stanisław August Poniatowski) de 1763 à 1795, la Pologne subit une première amputation en 1772 (Premier partage), connaît une période d'effervescence politique de 1788 à 1791 (Constitution du 3 mai 1791), suivie du Second partage (1793), puis du Troisième (1795) qui met fin à l'Etat polonais.

Par la suite, Napoléon rétablit un nouvel Etat avec le Duché de Varsovie (1807), occupé par la Russie en 1813. Kościuszko meurt peu de temps après que le Congrès de Vienne ait créé un Royaume de Pologne, dont le trône est confié au tsar de Russie (1815).

Biographie [modifier]

Jeunesse [modifier]

Manoir de Mereszowszczyzna

Tadeusz Kościuszko naît dans le grand-duché de Lituanie, partie de la confédération lituano-polonaise (République des Deux Nations). Le village de Mereszowszczyzna dépend de la paroisse de Kossow Polieski (aujourd'hui Kossava en Biélorussie), où il est baptisé à l'église de la Trinité.

Il est le fils de Ludwik Tadeusz Kościuszko et de Tekla Ratomska. Il a pour ancêtre un certain Konstanty, à qui le roi Sigismond Ier avait accordé en 1509 le village de Siechnowicze (Sihnievičy) et des fonctions importantes[réf. nécessaire]. À l'époque où Tadeusz voit le jour, sa famille est quelque peu appauvrie : le village, avec son petit manoir, est son unique propriété.

En 1755, Tadeusz commence ses études secondaires dans une école de piaristes, à Lubieszów.

Armoiries de la famille.

Le 18 décembre 1765, il est admis dans une école créée en 1764 par le roi Stanislas II Auguste : la Szkoła Rycerska (Ecole des Cadets) un établissement qui doit former des officiers et des serviteurs de l'État compétents. Outre des matières militaires, il étudie l'histoire de la Pologne et du monde, la philosophie, le latin, le polonais, l'allemand et le français, ainsi que le droit, l'économie, la géographie, l'arithmétique, la géométrie et l'ingénierie. Diplômé, il est promu au grade de capitaine.

Débuts dans la vie [modifier]

Le séjour en France (1769) [modifier]

En 1769, une bourse royale d'études est accordée à Kościuszko et son collègue Orłowski et, le 5 octobre, ils partent pour Paris. Là, Kościuszko étudie brièvement à l'Académie des Beaux-Arts, mais, bientôt, il réalise que la carrière de peintre ne correspond pas à ses rêves. Cependant, en tant qu'étranger, il ne peut entrer dans aucune académie militaire française et il manque des fonds nécessaire pour suivre des études d'ingénieur. Cependant, pendant cinq ans, Kościuszko étudie comme externe, en allant à diverses conférences et dans les bibliothèques des académies militaires de Paris. Son séjour dans la France prérévolutionnaire a une influence énorme sur ses vues politiques ultérieures.

Le retour en Pologne (1774) [modifier]

Après le partage de la Pologne de 1772, ses voisins, la Russie, la Prusse et l'Autriche, annexent une large partie du territoire polonais et assoient leur influence sur la politique interne de la Pologne et de la Lituanie. Le pays est contraint de réduire son armée à 10 000 soldats. Quand Kościuszko rentre finalement chez lui en 1774, il n'y a plus de place pour lui dans les forces armées. Sa difficile situation économique brise également tout espoir de pouvoir se marier ; à l'automne 1775, Kościuszko décide de quitter de nouveau son pays.

Dresde et Paris (1775-1776) [modifier]

À la fin de 1775, Kościuszko se rend à Dresde, où il espère entrer dans l'armée du prince-électeur de Saxe. Cependant, il est refusé et décide de retourner à Paris. Là, il apprend la nouvelle du déclenchement de la guerre d'indépendance américaine, qui voit les anciennes colonies britanniques d'Amérique du Nord se révolter contre la Couronne et engager le combat pour l'indépendance. Les premiers succès américains connaissent une bonne publicité en France, où le peuple défend ouvertement la cause des révolutionnaires.

La guerre d'indépendance américaine [modifier]

Portrait de Tadeusz Kościuszko par Marcin Jabłoński, 1827

Kościuszko est recruté en France par Silas Deane et Benjamin Franklin. En août 1776, il arrive en Amérique. Il sert d'abord comme volontaire, mais le Congrès le nomme colonel du Génie dans l'armée continentale (18 octobre 1776). Grâce à la recommandation du prince Adam Kazimierz Czartoryski et du général Charles Lee, Kościuszko est nommé à la tête du corps des sapeurs (génie) de l'armée américaine.

Il est envoyé en Pennsylvanie pour travailler avec l'armée américaine. Peu après son arrivée, il lit la déclaration d'indépendance des États-Unis. Kościuszko est bouleversé par le document car il y retrouve ses propres convictions - si ému qu'il décide de rencontrer Thomas Jefferson, l'auteur de la Déclaration. Les deux hommes se rencontrent en Virginie peu de mois après. Après avoir passé la journée à discuter de philosophie et d'autres sujets, ils finissent pas devenir de grands amis. À plusieurs occasions, Kościuszko est invité à Monticello, où il fait des séjours prolongés.

La première tâche de Kościuszko en Amérique est la fortification de Philadelphie. Le 24 septembre 1776, Kościuszko reçoit l'ordre de fortifier les rives du Delaware contre une possible traversée britannique. Au printemps 1777, il est affecté à l'Armée du Nord sous les ordres du général Horatio Gates. Comme commandant en chef du Génie de l'armée, il dirige la construction de plusieurs forts et camps militaires fortifiés le long de la frontière canadienne. Son travail contribue de manière significative au succès de la retraite américaine après la bataille de Ticonderoga et la victoire de Saratoga en 1777.

Après la bataille, Kościuszko, considéré comme l'un des meilleurs officiers du service du Génie américain, est chargé par George Washington de travaux du Génie militaire sur la forteresse de West Point, sur la Hudson River. Il demande à être transféré à l'Armée du Sud, où il contribue également de manière significative aux victoires américaines.

Après sept ans de service, le 13 octobre 1783, Kościuszko est promu par le Congrès au grade de général de brigade. Il se voit accorder la citoyenneté américaine, deux kilomètres carrés et demi de terre en Amérique et une importante somme d'argent. Il se sert de l'argent pour aider plusieurs esclaves noirs à gagner leur liberté. En outre, il est admis au sein de la prestigieuse Société des Cincinnati et à la Société américaine de philosophie.

Les combats polonais (1784-1794) [modifier]

Retour en Pologne (1784) [modifier]

Partie en juillet 1784, Kościuszko arrive en Pologne le 12 août. Il s'installe dans son village de Siechnowicze. La propriété, administrée par le beau-frère de Tadeusz, assure des revenus faibles mais stables ; Kościuszko décide de procéder à une réforme : il limite la corvée des serfs à deux jours par semaine et libère complètement les serves. Ce geste est vu par la szlachta locale comme un signe du dangereux libéralisme de Kościuszko.

Dans les années qui suivent, la situation en Pologne change rapidement, la Russie entrant en guerre en 1787 contre la Turquie. Un groupe d'hommes politiques met en avant la nécessité de réformes et de la consolidation de l'État. Des écrivains notables comme Stanisław Staszic et Hugo Kołłątaj défendent l'idée d'une libération des serfs, l'octroi de plus de droits aux villes et bourgs et le renforcement de l'autorité centrale. Ces idées sont soutenues par une partie de la szlachta, qui veut également la fin du diktat étranger et l'ingérence dans les affaires internes polonaises.

Finalement, la Diète réunie en 1788 (Sejm Wielki, « Grande Diète », aussi appelée Diète de Quatre Ans) vote les réformes nécessaires, notamment la création d'une armée de 100 000 hommes pour défendre les frontières de la Pologne contre une agression étrangère. Kościuszko a là une occasion de servir son pays dans le champ où il a le plus d'expérience. Il s'engage et, le 12 octobre 1789, est nommé par le roi général de division, avec un salaire élevé (12 000 złotys par an), qui met un terme à ses difficultés financières.

Les réformes internes et l'établissement de la Constitution polonaise du 3 mai 1791, première constitution écrite de l'ère moderne en Europe (quelques mois avant la constitution française du 3 septembre 1791), la seconde au monde, après la constitution américaine de 1787, sont regardées par les pouvoirs voisins comme une menace grave. Le 14 mai 1792, assurés du soutien de la Russie, qui vient de signer la paix avec la Turquie, quelques "magnats" conservateurs créent la Confédération de Targowica, qui demande à Catherine II de les aider à renverser la constitution. Le 8 mai 1792, une armée russe envahit la Pologne en direction de Varsovie, ouvrant ainsi la guerre de défense de la constitution.

La guerre de défense de la constitution (1792) [modifier]

"Kościuszko à la bataille de Racławice" (fragment), Jan Matejko 465 x 897 cm, musée national de Cracovie.

Bien que le plan pour une armée forte de 100 000 hommes en Pologne n'ait pas été réalisé en raison de difficultés économiques, l'armée polonaise est bien entraînée et préparée à la guerre. Avant même l'attaque russe, Kościuszko est devenu commandant adjoint de la 3e division d'infanterie de la Couronne du prince Józef Poniatowski. Quand ce dernier est nommé commandant en chef de l'armée polonaise en mai 1792, Kościuszko assume automatiquement le commandement de son unité.

Après la trahison des alliés prussiens, l'armée de Lituanie ne s'oppose pas à l'avancée russe. L'armée polonaise est trop faible pour s'opposer à l'ennemi, qui avance en Ukraine, et se retire sur la rive ouest de la rivière Bug, où elle se regroupe et contre-attaque.

Victorieux à la bataille de Zieleńce (18 juin), Kościuszko est parmi les premiers à recevoir la Médaille de la Vertu Militaire nouvellement créée, la plus haute distinction militaire de la Pologne, encore aujourd'hui. Lors des batailles suivantes de Włodzimierz (17 juillet) et de Dubienka (18 juillet), Kościuszko repousse un ennemi supérieur en nombre et commence à être regardé comme le plus brillant chef militaire polonais de l'époque. Le 1er août 1792, le roi le promeut au grade de général de corps d'armée.

Cependant, avant l'arrivée de sa nomination au camp de Kościuszko à Sieciechów, Stanislas Auguste rejoint les rangs de la Confédération de Targowica et se rend aux Russes.


Les préparatifs d'insurrection (1792-1794) [modifier]

La capitulation du roi est un rude coup pour Kościuszko, qui n'a subi aucune défaite durant la campagne. Avec de nombreux autres commandants et hommes politiques polonais, il s'enfuit à Dresde, puis à Leipzig, où les émigrés commencent à préparer un soulèvement contre la domination russe en Pologne. Les politiciens, regroupés autour d'Ignacy Potocki et d'Hugo Kołłątaj, prennent contact avec des groupes d'opposition similaires formés en Pologne et, au printemps 1793, seront rejoints par d'autres politiciens et révolutionnaires, parmi lesquels Ignacy Działyński et Karol Prozor.

Tadeusz Kościuszko en 1789 peint par Juliusz Kossak

Le 26 août 1792, l'Assemblée législative française décerne à Kościuszko la citoyenneté française[2] à titre honorifique en l'honneur de son combat en faveur de la liberté de sa patrie et des idées d'égalité et de liberté. Après deux semaines à Leipzig, Kościuszko se rend à Paris, où il tente de gagner le soutien français dans les projets de soulèvement polonais.

Le 13 janvier 1793, la Prusse et la Russie signent le second partage de la Pologne, qui est ratifié le 17 juin par l'Union de Grodno. Cette représente un immense espoir pour les membres de la Confédération de Targowica, qui voient leur action comme une défense des privilèges séculaires des magnats, mais ils sont aujourd'hui considérés par la majorité de la population polonaise comme des traitres. Après le partage, la Pologne devient un petit pays d'environ 200 000 kilomètres carrés et d'une population d'environ 4 millions d'habitants. L'économie est ruinée et le soutien à la cause de l'insurrection monte de manière significative, en particulier parce qu'il ne reste plus aucune opposition sérieuse, avec le discrédit de Confédération de Targowica.

En juin 1793, Kościuszko prépare un plan de soulèvement de l'ensemble de la nation, la mobilisation de toutes les forces et une guerre contre la Russie. En Pologne, les préparatifs sont lents, et il décide de remettre son déclenchement. Cependant, la situation, en Pologne, change rapidement. Les gouvernements russes et prussiens contraignent à nouveau la Pologne à disperser la majorité de ses forces armées et des unités réduites sont recrutées par l'armée russe. En outre, en mars, les agents tsaristes découvrent le groupe des révolutionnaires de Varsovie et commence l'arrestation des politiciens et commandants militaires polonais notables. Kościuszko est contraint d'avancer l'exécution de son plan et, le 15 mars 1794, il se rend à Cracovie.

L'Insurrection de Kościuszko [modifier]

Tadeusz Kościuszko faisant le vœu de libérer la Pologne de l'oppression sur la place du marché de Cracovie le 24 mars 1794. Une peinture de 1797 par Franciszek Smuglewicz.
Mémorial du vœu de Tadeusz Kościuszko le 24 mars 1794 à Cracovie

Pendant le soulèvement, Kościuszko devient le Naczelnik (commandant en chef) de l'ensemble des forces polono-lituaniennes combattant contre l'occupation russe et lance l'appel à l'insurrection, la fameuse proclamation de Połaniec. Le soulèvement dure plusieurs mois, en particulier tourné contre les Russes. Sa principale caractéristique est d'intégrer de nombreux paysans. Kościuszko remporte des succès initiaux, en particulier la bataille de Racławice, notamment grâce à ces bataillons de « faucheurs ». L'Ouest de la Pologne se soulève alors contre les Prussiens. Ce soulèvement oblige ces derniers à retirer leurs troupes engagées en France pour les amener en Pologne, favorisant la victoire des armées révolutionnaires françaises.

Admirateur de l'exemple français et conscient que la Révolution ne peut durer qu'avec le soutien de la paysannerie, Kościuszko lui accorde certaines libertés par l'édit de Polaniec. Mais celui-ci vient trop tard, après des siècles de servage, et ses effets sont limités par la noblesse. Le général est blessé à la bataille de Maciejowice et fait prisonnier par les Russes, qui l'emprisonnent à Saint-Pétersbourg. Le soulèvement est brisé peu après avec le massacre de Praga et la capitulation de Varsovie (5 novembre).

Kościuszko ne peut éviter le dernier partage de la Pologne, en 1795, qui fait totalement disparaître le pays de la carte européenne.

Dernières années [modifier]

En 1796, le tsar Paul Ier pardonne à Kościuszko, qu'il libère. En échange de son serment de loyauté, Paul Ier libère également environ 20 000 prisonniers politiques polonais encore internés dans les prisons russes et exilés en Sibérie. Kościuszko émigre aux États-Unis, puis, l'année suivante, rentre en Europe et, en 1798, il arrive au château de Berville, chez l'ambassadeur suisse Pierre Zeltner, dans la petite commune de La Genevraye, au sud de la Seine-et-Marne. Il participe activement à la vie de la commune (irrigue les pâturages, installe des pépinières, s'initie à la fabrication des sabots auprès du sabotier de Montigny-sur-Loing, afin d'exporter cette technique en Pologne, crée des tuileries à Cugny et à l'Aulnaye, fait extraire la tourbe des marais) et est aimé de tous. En 1814, il protègera la population des exactions d'un corps de Russes et de Cosaques en se rendant à leur rencontre et en déclamant : "Je suis Kościuszko", ce qui aura pour effet immédiat de faire cesser les violences. Depuis ce jour, la commune lui rend hommage chaque année, devant le monument qu'elle a dressé en lisière de forêt de Fontainebleau.

Toujours dévoué à la cause polonaise, Tadeusz Kościuszko prend part à la création des Légions polonaises. En outre, le 17 octobre et le 6 novembre 1799, il rencontre Napoléon Bonaparte. Cependant, il ne fait pas confiance au consul français et décide de ne pas soutenir ses idées de re-création de la Pologne sous les auspices de la France.

Il demeure un homme politique actif dans le cercle des émigrés polonais en France et, en 1799, est l'un des membres fondateurs de la Société des Polonais républicains (Towarzystwo Republikanów Polskich). Cependant, il ne rentre pas dans le Duché de Varsovie et ne rejoint pas l'armée polonaise reconstituée, alliée à Napoléon. Au lieu de cela, après la chute de l'Empire en 1815, il rencontre le tsar Alexandre 1er à Braunau. Alexandre lui demande d'aller à Varsovie. Cependant, peu après, à Vienne, Kościuszko apprend que le Royaume de Pologne créé pour le tsar serait plus petit que le Duché de Varsovie. Kościuszko qualifie cette entité de « plaisanterie »[3] et, ne recevant aucune réponse aux lettres qu'il a envoyées au tsar, il quitte Vienne et se rend à Soleure, en Suisse, dont son ami Franciszek Zeltner est maire. Souffrant d'une médiocre santé et de vieilles blessures, Tadeusz Kościuszko y meurt d'une chute de cheval le 15 octobre 1817.

En 1818, ses cendres sont transférées à Cracovie et déposées dans une crypte de la cathédrale du Wawel, le panthéon des héros et rois de Pologne. Ses descendants sont encore l'objet d'honneurs de nos jours.

Hommages [modifier]

Héros national à la fois de la Pologne et des États-Unis, Kościuszko a donné son nom à de nombreux lieux dans le monde :

En Australie. Un explorateur polonais, le comte Paweł Edmund Strzelecki, a baptisé en son honneur, mont Kosciuszko, le point culminant du pays. De nos jours, la montagne est le centre du Parc national du Kosciuszko.

Aux États-Unis. Il a donné son nom à la ville de Kosciusko dans le Mississippi, au comté de Kosciusko, dans l’Indiana, à l'île Kosciusko, dans l'archipel Alexandre du Sud-Est de l'Alaska, aux deux ponts Kosciuszko de l’État de New York (l’un juste au nord d'Albany, l’autre sur la voie express reliant Brooklyn au Queens), à la rue Kosciuszko et au pont Kosciuszko qui traverse le fleuve Naugatuck, à Naugatuck (Connecticut), au parc Kosciuszko près de la basilique polonaise de Saint-Josaphat à Milwaukee (Wisconsin) (elle possède une statue équestre en son honneur), ou à la voie Tadeusz Kosciusko de Los Angeles. Il existe des statues de lui à Détroit, au Jardin public de Boston, à Scranton (Pennsylvanie), au Museum Campus de Chicago, au parc Lafayette de Washington, à la USMA de West Point dans l'État de New York, au Parc Williams de St. Petersburg en Floride et, depuis 2006, au Red Bud Springs Memorial Park de Kosciusko (Mississippi). À Philadelphie, sa demeure est conservée sous la forme du Mémorial national Tadeusz Kiosciusko et son monument se tient au coin de Benjamin Franklin Parkway et de la 18e rue. À Hamtramck (Michigan) existe une école Kosciuszko Middle School. Chicago a un parc public à son nom, et la ville d'East Chicago, dans l’Indiana, a un parc public (avec une statue), une école, tous au nom de Kosciuszko. La Fondation Kosciuszko (en)[4] est une fondation culturelle polono-américaine basée à New York.

En Pologne. Chaque ville importante a une rue ou une place baptisée du nom de Kościuszko. En outre, entre 1820 et 1823, les citoyens de Cracovie ont érigé un tertre en mémoire du patriote[5]. Une élévation semblable a été érigée en 1861 à Olkusz[6]. Il est également patron de l’École polytechnique de Cracovie, de l’université militaire de Wrocław (en polonais : Wyższa Szkoła Oficerska Wojsk Lądowych) et d'innombrables autres écoles et gymnasia (collèges) de Pologne. Il est également le patron du 1er régiment de la 5e division polonaise Rifle, de la 1re division de la 1re armée polonaise et du 303e escadrille de chasse polonaise de la RAF. Il a également donné son nom à des navires : le S/S Kosciuszko, un transtatlantique lancé en 1915 et l’ORP Generał Tadeusz Kościuszko, une ancienne frégate de la marine américaine passée à la Pologne.

En France. Un monument commémoratif (nommé "ancienne chapelle de Kosciusko" sur les cartes IGN) est dressé à Montigny-sur-Loing. En 1798, Kościuszko s'installe au château de Berville, sur le territoire de la commune voisine de La Genevraye, et participe activement à la vie des deux communes, en y créant entre autres une tuilerie. Lors de la Campagne de France en 1814, il intervient pour arrêter les cosaques du général Platov qui mettent les alentours à feu et à sang. Ce monument est toujours à l'orée de la forêt de Fontainebleau où il reçoit chaque année un hommage fleuri.

Plusieurs lieux d’Europe ont reçu le nom de Kościuszko à Belgrade en Serbie (Ulica Tadeuša Košćuška) ou à Budapest en Hongrie (Kosciuszkó Tádé utca). À Vilnius, la capitale de la Lituanie, l'une des rues les plus importantes est baptisée du nom de Kościuszko (Kosciuškos gatvė).

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Bibliographie [modifier]

  • (en) James S. Pula, Thaddeus Kosciuszko: The Purest Son of Liberty, Hippocrene Books, 1998
  • (be) Leanid M. Niestsiartchouk (Л. M. Несцярчук), Андрэй Тадэвуш Банавентура Касцюшка: Вяртаннегероя нарадзіму, Andrzej Tadeusz Bonawentura Kościuszko : Retour du héros sur sa terre natale, Brest (Biélorussie), 2006
  • Manifeste constitutif de l’insurrection nationale, dressé par les habitants du palatinat de Krakovie, sous les auspices de Thade Kościuszko, en commençant une nouvelle guerre de l’indépendance de la Pologne. Recueil des traités, convention et actes diplomatiques concernant la Pologne (1762 – 1862) par le comte d’Angeberg
  • Léonard Chodzko, Notice biographique sur Kościuszko, Fontainebleau, 1837
  • « Tadeusz Kościuszko », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] 
  • Léonard Chodzko, Histoire des Légions Polonaises en Italie, sous le commandement du Général Dombkowski (2 vol.) Paris, 1829.
  • Jules Michelet, Pologne et Russie - Légende de Kościuszko, Paris, 1852.
  • Léonard Chodzko, Histoire militaire, politique et privée de Kościuszko
  • Henri de Montfort, Le drame de la Pologne, Kościuszko, 1746-1817, La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, 1945

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]

Tadeusz Kościuszko

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Notes et références [modifier]

  1. Tadas Kosciuška en lituanien, Тадэвуш Касцюшка (Tadevuš Kaściuška) en biélorusse
  2. Décret du 26 août 1792.
  3. Voir [1]
  4. (en) The Kosciuszko Foundation
  5. Voir Tertre Kościuszki à Cracovie (pl)
  6. Voir Tertre Kościuszki à Olkuszu (pl)