Stanislas Lem

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Stanislas Lem

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Stanislas Lem, Cracovie,

Nom de naissance Stanisław Lem
Activités Romancier
Naissance
Lviv, Flag of Poland.svg Pologne
Décès (à 84 ans)
Cracovie, Drapeau de la Pologne Pologne
Langue d'écriture Polonais
Genres Science-fiction
Distinctions Prix Franz Kafka de la ville de Klosterneuburg (1991)
Grand prix de littérature policière 1979

Œuvres principales

Stanisław Lem, francisé en Stanislas Lem est un écrivain de science-fiction polonais né le à Lviv (aujourd'hui en Ukraine) et mort le à Cracovie, en Pologne. Son œuvre, traduite en 40 langues, caractérisée par l'étendue de sa palette, est construite autour d'une vision critique du comportement humain. Stanislas Lem est également l'un des écrivains polonais les plus traduits aux côtés de Gombrowicz et Sienkiewicz. Solaris est sans doute son roman le plus célèbre et a été porté au cinéma par Andreï Tarkovski en 1972 puis par Steven Soderbergh en 2002[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin oto-rhino-laryngologue, Stanislas Lem voit ses études de médecine à l'université de Lviv interrompues par la Seconde Guerre mondiale. Il travaille alors comme mécanicien et soudeur, et prend part à la Résistance contre les Allemands. À l'issue de la guerre, l'Armée rouge occupe la Pologne et l'Union soviétique contrôle le pays.

En 1946, Lem reprend les études de médecine à l'Université Jagellonne de Cracovie. Pour éviter une carrière de médecin militaire, il ne passe pas ses derniers examens et obtient seulement un certificat de fin d'études. Assistant de recherche d'une institution scientifique, il écrit ses premières histoires pendant son temps libre. En 1981, il reçoit un doctorat honoris causa de l'École polytechnique de Wrocław. Plus tard, l'Université d'Opole, l'université de Lviv et enfin l'Université jagellonne de Cracovie (1998)[2] font de même.

Stanislas Lem écrit sur l'incommunicabilité entre les humains et les civilisations extraterrestres, et sur le futur technologique de l'humanité. Il développe des idées sur une société idéale et utopique et explore les problèmes liés à l'existence de l'homme dans des mondes où le progrès technologique supprime tout effort humain. Ses sociétés extraterrestres mettent en scène des essaims de mouches mécaniques (L'Invincible) ou l'océan pensant (Solaris) avec lesquels les Terriens ne peuvent pas communiquer. Des utopies technologiques apparaissent dans Pokoj na Ziemi (Paix sur la Terre) ou dans La Cybériade.

Lem est un partisan de la civilisation occidentale. Malgré la censure inhérente au régime staliniste dans lequel il vécut, son œuvre contient une sévère critique du collectivisme.

Lem est intronisé membre honoraire de la Science Fiction and Fantasy Writers of America (SFWA) en 1973. La SFWA annule cette décision en 1976 après les critiques de Lem contre la science-fiction américaine bas de gamme, mais lui propose toutefois une adhésion ordinaire, ce qu'il refuse. Il décrit cette littérature comme kitsch, pauvrement écrite et plus intéressée par la rentabilité que par les idées ou les nouvelles formes littéraires. Par ailleurs, de tous les auteurs américains de science-fiction, il n'adresse des éloges francs qu'à Philip K. Dick[3].

À l'issue d'une longue maladie, Stanislas Lem décède à l'hôpital de Cracovie d'une crise cardiaque le lundi .

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Écrivain visionnaire[modifier | modifier le code]

Günther Anders rend hommage à Stanislas Lem à l'égal de Jules Verne pour ses visions sur la révolution technique moderne[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Lem écrivit principalement deux types d’œuvres, les textes de fiction (les plus connus et les plus traduits), et les textes qu'il regroupa lui-même sous le terme d'apocryphes (Apokryfy) en 1998, et qui correspondent pour la plupart à de fausses critiques de livres qui n'ont jamais existé. Ces derniers textes ont parfois paru dans divers ouvrages, et sous des titres différents. Le plus connu, et le seul traduit en français, est La Bibliothèque du XXIe siècle (Biblioteka XXI wieku)

Cette section contient une sélection d'ouvrages traduits en français. Les dates de première édition polonaise diffèrent selon les sources, ceci vient bien souvent d'imprécisions au niveau du numéro de l'édition utilisée pour la traduction.

Stanislas Lem

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie en tant que scénariste[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Przekladaniec (TV) d'Andrzej Wajda
  • 1973 : Pirx kalandjai (série TV)
  • 1994 : Marianengraben d'Achim Bornhak (coécrit avec Mathias Dinter)

Adaptations de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Solaris de Boris Nirenburg, d'après Solaris
  • 2007 : Ijon Tichy: Raumpilot (mini série de 6 épisodes)

Autres[modifier | modifier le code]

  • 1970 : The Cyberiad, opéra de Krzysztof Meyer, d'après La Cybériade
  • 2007 : Solaris, série radiophonique de BBC Radio 4 de 2 épisodes d'une heure, adapté par Hattie Naylor, produit Polly Thomas.
  • 2010-2012 : Solaris, opéra composé par Detlev Glanert, sur un livret de Reinhard Palm

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Baudou, La Science-Fiction, PUF, « Que sais-je ? », 2003.
  2. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université jagellonne de Cracovie
  3. Voir « Un visionnaire parmi les charlatans », in Spécial Philip K. Dick, Revue Science-Fiction, no 7/8 (Denoel, 1986).
  4. Christophe David, « De l'homme utopique à l'utopie négative », Mouvements 3/2006 (no 45-46), p. 133-142.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]