Tadeusz Kantor

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Tadeusz Kantor

Naissance 6 avril 1915
Wielopole Skrzyńskie Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 8 décembre 1990 (à 75 ans)
Cracovie Drapeau de la Pologne Pologne
Nationalité Drapeau de Pologne Polonais
Activités Théâtre, peinture, écriture, enseignement
Formation École des beaux-arts de Cracovie
Mouvement artistique constructivisme, surréalisme
Tadeusz Kantor (photo Erling Mandelmann)

Tadeusz Kantor, né à Wielopole Skrzyńskie le 6 avril 1915, mort à Cracovie le 8 décembre 1990 (à 75 ans), est un metteur en scène polonais, réalisateur de happenings, peintre, scénographe, écrivain, théoricien de l’art, acteur et professeur à l’Académie des beaux-arts de Cracovie. Son attitude artistique s’inspire du constructivisme et du dadaïsme, de la peinture informelle et du surréalisme. Il a fait ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tadeusz Kantor naît le 6 avril 1915 à Wielopole Skrzyńskie, un minuscule village de Galicie au sud de Ropczyce et Sędziszów Małopolski. Il étudie la peinture et la scénographie à l'École des Beaux Arts de Cracovie. Il commence sa carrière par du théâtre expérimental Grupa Krakowska, dont il fut cofondateur.

Pendant l'occupation hitlérienne, il fonde à Cracovie le Théâtre indépendant (Teatr Niezależny). En 1947, il séjourne à Paris où il se fait le relais en Pologne de la vie culturelle française.

Les plus grands triomphes de Tadeusz Kantor viendront avec la première de La Classe morte (Umarła klasa, 1975), un récit sur le fugitif et le permanent.

Il meurt brusquement le 8 décembre 1990 à Cracovie, après une séance de répétition.

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre plastique de Kantor est fortement influencée par la Pologne et son contexte politique. Les sujets récurrents en sont l'enfance (durant la guerre 1940-45), son village natal de Wielopole, la mort... Il aborde des thématiques comme le pouvoir et ses abus, la violence, et la permanence des souvenirs.

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1965-1970 Obtient une bourse Ford et se rend à New York, ou il découvre le minimalisme, le pop art et le happening; écrit le Manifeste du Théâtre-Happening et réalise une série d'emballages (Le Grand Emballage) et de Happening (La leçon d'anatomie d'après Rembrandt) ; monte La Poule d'eau de Witkiewicz (Witkacy).

1970 Écrit le Manifeste 70, dans lequel il défend l'idée d'une œuvre quasiment impossible, sans valeurs, fondée uniquement sur l'acte créateur.

1971-1988 Conçoit la mise en scène, la scénographie et les costumes des Cordonniers de Witkiewicz, présentée en français au Théâtre 71 à Malakoff en 1972. Monte une série de spectacle : Les Mignons et les Guenons en 1973, spectacle présenté à Paris et à Nancy ; La Classe morte en 75, pièce qui consacre sa notoriété notamment au Festival mondial de théâtre de Nancy où elle est présentée au public français ; Où sont les neiges d'antan « cricotage » (happening du théâtre Cricot) réalisé à Rome en 1979 ; Wielopole-Wielopole, créé à Florence en 1980 ; Qu'ils crèvent les artistes ! ("Niech zdechną artyści") en 1985 et Je ne reviendrai jamais en 1988.

1990 Crée le spectacle Ô douce nuit avec des comédiens français, dans le cadre du festival d'Avignon et de l'Académie expérimentale des théâtres de Michelle Kokosowski ; dirige les répétitions d'Aujourd'hui, c'est mon anniversaire à Toulouse et à Cracovie.

Mises en scène[modifier | modifier le code]

  • 1942: Balladyna
  • 1944: Le retour d'Ulysse
  • 1963: Le fou et la nonne
  • 1967: La Poule d'eau
  • 1972: Les Cordonniers
  • 1974: La Classe morte
  • 1979: Où sont les neiges d'antan ?
  • 1980: Wielopole Wielopole
  • 1985: Qu'ils crèvent, les artistes
  • 1988: Je ne reviendrai jamais
  • 1990: Ô douce nuit
  • 1990 Aujourd'hui, c'est mon anniversaire

Citations[modifier | modifier le code]

« La liberté de l'art n'est un don ni de la Politique ni du pouvoir. Ce n'est pas des Mains du pouvoir que l'art obtient sa Liberté. La liberté existe en nous, nous devons lutter pour la liberté, seuls avec Nous-mêmes, dans notre plus intime intérieur, Dans la solitude et la souffrance. C'est la Matière la plus délicate de la sphère de l'esprit. » Tadeusz Kantor

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Théâtre de la mort : textes réunis et présentés par Denis Bablet, L'Âge d'homme.

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Kantor : l'artiste à la fin du XXe siècle - Georges Banu, Actes Sud - Papiers.
  • Kaddish : pages sur Tadeusz Kantor - essai de Jan Kott traduit par Laurence Dyèvre, Cecofop - Le Passeur, 2000
  • Tadeusz Kantor d'Amos Fergombé - Parcours
  • Enjeux et significations des autoportraits picturaux de Tadeusz Kantor à travers l'exemple de trois œuvres du cycle Plus loin, rien ! (1987-1988) - Julie Boisard, sous la direction de Valérie Dupont,[S. l.] : [s. n.] , 2009
  • Face à l'histoire, les dernières peintures de Tadeusz Kantor (1987-1990) - Julie Boisard, sous la direction de Valérie Dupont et Bertrand Tillier, [S. l.] : [s. n.] , 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]