Szczecin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Stettin » redirige ici. Pour le brise-glace allemand, voir Stettin (brise-glace).
Szczecin
Stetin
Blason de Szczecin
Héraldique
Drapeau de Szczecin
Drapeau
Image illustrative de l'article Szczecin
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Région Poméranie occidentale
Maire Piotr Krzystek
Code postal 70-018 à 71-871
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 91
Immatriculation ZS
Démographie
Population 409 211 hab. (2012)
Densité 1 360 hab./km2
Population de l'agglomération 777 000 hab.
Géographie
Coordonnées 53° 25′ N 14° 35′ E / 53.417, 14.58353° 25′ Nord 14° 35′ Est / 53.417, 14.583  
Superficie 30 100 ha = 301 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pologne

Voir la carte administrative de Pologne
City locator 14.svg
Szczecin

Géolocalisation sur la carte : Pologne

Voir la carte topographique de Pologne
City locator 14.svg
Szczecin
Liens
Site web http://www.szczecin.pl

Szczecin (Stettin en allemand, Sztetëno en cachoube, Stetin en ancien français [1] ) est la 7e plus grande ville de Pologne, le chef-lieu de la Voïvodie de Poméranie occidentale ainsi que la 3e plus grande ville portuaire de ce pays. Cette ville fut anciennement connue en France sous le nom allemand Stettin, faisant alors partie de la Poméranie prussienne.

La ville se situe dans l'extrême nord-ouest de la Pologne sur deux rives de la rivière Oder tout près de son entrée dans la lagune de Szczecin à Trzebież près de Police. L'archipel qui se trouve entre deux bancs de l'Oder est une zone industrielle et portuaire.

Szczecin (Pologne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Stettin, aujourd'hui Szczecin, en 1642
La basilique catholique de 1945 : Jacobikirche, église Saint-Jacques

Szczecin a une histoire parmi les plus colorées d'Europe. Par le passé, cette ville a appartenu aux Polonais, aux Prussiens, aux Danois, aux Suédois et aux Allemands. Elle était allemande jusqu'en 1945 (province de Poméranie de l'État libre de Prusse). Elle est polonaise depuis les accords de Potsdam (1945).

La première mention de la ville, alors un petit village, date du VIIIe siècle, quand les tribus d'origine slave y pratiquaient le commerce et la pêche. Ces tribus furent intégrées dans le nouveau royaume polonais créé autour de 970, mais en 1005 la population se révolta car elle voulait garder ses croyances païennes.

En voulant garder la région, Mieszko Ier, le prince de Pologne donna son autonomie à la région de Szczecin, surtout dans les domaines religieux et économique.

Le fait que les rois polonais acceptent le fait païen causa de l'émoi dans le Saint-Empire romain germanique qui, à part les causes religieuses y voyaient des raisons économiques. Szczecin, ou Stettin en allemand, obtint le statut de ville en 1243 des mains de Barnim Ier le Bon. La ville devint majoritairement germanique et devint en 1309 la capitale du duché de Poméranie, gouverné par la dynastie slave de Griffin. Entre 1243-1630, Stettin connut un fort développement et devint une ville marchande importante avec l'apparition d'une classe bourgeoise. La ville rejoignit la ligue de la Hanse et créa une relation privilégiée avec Francfort-sur-l'Oder. La dynastie slave de Griffin perdit Stettin aux mains des Suédois en 1631. La Paix de Westphalie attribua Stettin à la Suède d'une façon officielle en 1648. L'économie de la ville, qui était désormais coupée de ses liens avec la Hanse, se mit à stagner et la Prusse, profitant de la faiblesse relative des autorités suédoises, fit la guerre à la Couronne de Suède en 1713 et parvint à prendre la ville. Les Suédois, sans vouloir admettre leur défaite, s'en retirèrent sept ans plus tard.

La ville, de population allemande antérieure, appartint à la Prusse de 1720 à 1945 et donc à l'Allemagne, lorsque celle-ci fit son unité à partir du 18 janvier 1871. Elle fut la ville de naissance de la princesse d'Anhalt-Zerbst, la future Grande Catherine de Russie. À la révocation de l'édit de Nantes, les autorités prussiennes firent venir en plus des milliers de Huguenots descendants de Français qui s'y établirent et contribuèrent au développement de la ville. Celle-ci redevint ainsi l'une des villes les plus riches et les plus importantes de la mer Baltique. Une forte immigration venue de toute l'Allemagne permit ensuite au commerce de Stettin de compter parmi les plus dynamiques de Prusse.

Bateaux dans le port de Stettin, alors en Allemagne, vers 1900

Le premier réseau de chemin de fer entre Stettin et Berlin fut construit en 1843. D'autres réseaux, dont ceux reliant la ville aux mines de Silésie, suivirent. La population crût rapidement et la ville fut épargnée par la Première Guerre mondiale.

Après 1918, l'économie de la ville empira avec la création de la république polonaise qui ôtait à Stettin l'accès aux vastes territoires agricoles de la Poméranie et de la Grande-Pologne. L'importance de la ville diminua au profit de Rostock et surtout de Hambourg.

Le monument Sedina (1898–1944), œuvre de Ludwig Manzel

La Seconde Guerre mondiale a détruit 65 % de la ville et le 26 avril 1945 les Soviétiques sont entrés dans la ville. La conférence de Yalta, qui s'était tenue deux mois auparavant, laissa Stettin à l'Allemagne, car la nouvelle frontière de Pologne devait être située près de la ville de Kolberg, aujourd'hui Kołobrzeg, 75 kilomètres au nord-est de Stettin et les Polonais devaient recevoir Koenigsberg, l'actuelle Kaliningrad. Cependant, Staline changea d'avis, car il avait besoin d'un port sur la Baltique qu'il puisse utiliser tout au long de l'année, y compris en hiver. Il donna donc Stettin à la Pologne et la ville prit le nom polonais de Szczecin, tandis que les Allemands majoritaires depuis sept siècles, étaient expulsés, c'est-à-dire la quasi-totalité de la ville, et remplacés par des Polonais venus surtout des territoires de l'Ukraine.

Szczecin devint alors en quelque sorte la ville frontière entre l'Allemagne de l'Est et la Pologne. Winston Churchill, dans son Discours de Fulton du 5 mars 1946 y fit référence[2].

Après la fin de la guerre, la population allemande fut totalement expulsée, provoquant des milliers de morts. Les Polonais furent encouragés à s'établir dans la région. Ils vinrent en masse, surtout ceux qui avaient été chassés des territoires annexés par l'Union Soviétique. Szczecin compta une petite minorité allemande jusqu'en 1960.

Devenue capitale de la Poméranie-Occidentale, Szczecin fut rebâtie et les communistes prirent le contrôle du développement de la ville. Les syndicats de Szczecin se révoltèrent en 1970 contre les dirigeants communistes. Soutenus par leurs collègues de Gdańsk et de Silésie, ils réussirent à mettre le feu dans la centrale du parti communiste. En 1980, le syndicat Solidarność provoqua une révolte similaire. La Pologne devint une démocratie de type occidental en 1989, ce qui permit à Szczecin un développement rapide et l'entrée dans l'économie de marché.

Aujourd'hui, Szczecin est une ville moderne, orientée vers la coopération avec d'autres ports de l'Union européenne.

La mairie de la vieille ville
Le parc Jasne Błonia
La maison Loitz
PAZIM Szczecin
Monument en l'honneur de Jan Czekanowski, président de la Société Copernic des naturalistes polonais (1923-1924).

Architecture et plan urbain[modifier | modifier le code]

Mise à part la cathédrale Saint-Jacques, de style gothique, le style de l'architecture de la ville est surtout influencé par celui de la seconde moitié du XIXe siècle et des premières années du XXe siècle, l'art académique et l'art nouveau. Les zones construites après 1945 sont marquées par le réalisme socialiste.

La structure des rues ressemble à celle de Paris car copiée des plans du baron Haussmann avec des ronds-points.

À six kilomètres du centre-ville se trouve une curiosité remontant au début du siècle, une Bismarckturm (tour érigée en l’honneur de Bismarck) : Bismarckturm Stettin.

Culture[modifier | modifier le code]

Szczecin comme candidat Capitale européenne de la culture 2016 - SZCZECIN 2016.

Sport[modifier | modifier le code]

Le Pogoń Szczecin est le club de football de la ville. Wicher Warszewo est un club de ligue régionale de futsal (Środowiskowa Liga Futsalu).

Communications[modifier | modifier le code]

Aéroport le plus proche : aéroport de Szczecin (SZZ)

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Capitulation de Stettin (30 octobre 1806) : Frédéric Louis de Hohenlohe-Ingelfingen capitulant à Prenzlau le 29 octobre, Lasalle et sa « colonne infernale », les 5e et 7e régiments de hussards, se présentent devant Stettin (actuelle Szczecin). La garnison, forte de 5 000 hommes et pourvue d’une importante artillerie, capitule devant 700 cavaliers en croyant avoir devant elle toute l’armée française.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Szczecin est jumelée avec[3]:

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://portail.atilf.fr/cgi-bin/getobject_?a.116:235./var/artfla/encyclopedie/textdata/IMAGE/
  2. De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens États de l'Europe centrale et orientale. Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia, toutes ces villes célèbres et les populations qui les entourent se trouvent dans ce que je dois appeler la sphère soviétique, et toutes sont soumises, sous une forme ou sous une autre, non seulement à l'influence soviétique, mais aussi à un degré très élevé et, dans beaucoup de cas, à un degré croissant, au contrôle de Moscou.
  3. Villes partenaires de Szczecin

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]