Wojciech Has

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Wojciech Has

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Nom de naissance Wojciech Jerzy Has
Naissance 1er avril 1925
Cracovie (Pologne)
Nationalité Drapeau de la Pologne Polonais
Décès 3 octobre 2000 (à 75 ans)
Łódź (Pologne)
Profession Réalisateur, scénariste, producteur
Films notables Le Manuscrit trouvé à Saragosse
La Clepsydre
La Poupée

Wojciech Jerzy Has (né le 1er avril 1925 à Cracovie, mort le 3 octobre 2000 à Łódź) est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma polonais, d'origine juive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Wojciech Has (yiddish: haas et has = lièvre), juif polonais, naît le 1er avril 1925 à Cracovie, ville où il grandit et qui marquera profondément toute sa création. Sous l'Occupation allemande de la Pologne lors de la Seconde Guerre mondiale, Wojciech Has étudie à l'École supérieure de commerce de Cracovie avant de suivre des cours à l'Académie des Beaux Arts de Cracovie, jusqu'à son éviction en 1943. Il y reprend ses études à la fin de la guerre. En 1946, ayant obtenu son diplôme de formation cinématographique, Wojciech Has entre en collaboration avec diverses maisons de production et réalise des films documentaires et éducatifs au Studio du film documentaire de Varsovie. En 1950, il est contraint à aller travailler au Studio du film éducatif de Łódź. Dans les années 1950 et grâce à la réorganisation de la cinématographie polonaise, il rejoint le cinéma de fiction.

À partir de 1974, il travaille comme professeur à l'École de cinéma de Łódź. Parmi ses films les plus célèbres figurent Le Manuscrit trouvé à Saragosse (1965), La Poupée (1968), La Clepsydre (1973), Les Tribulations de Balthasar Kober (Jeck film, 1988) qui sont respectivement les adaptations d'œuvres de Jan Potocki, Bolesław Prus, de Bruno Schulz et de Frédérick Tristan.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dès le début de sa carrière, Wojciech Has a la réputation d'être individualiste et il est le seul réalisateur polonais de l'époque à ne pas avoir sa carte au Parti communiste. Il s'est engagé à ne jamais s'exprimer de façon publique sur la politique de son pays. Son œuvre, réalisée au moment où l'école du cinéma polonais vit son apogée, reste cependant aux confins du mouvement en raison de son indépendance face aux thèmes politiques sans arrêt développés par cette école dominante. Wojciech Has s'efforce de créer un univers original dans lequel les intrigues et les préoccupations des protagonistes ne semblent qu'occuper la seconde place.

La critique polonaise associe généralement l'œuvre de Wojciech Has au surréalisme. L'idée est renforcée par l'univers onirique du réalisateur qui est caractéristique des tableaux des surréalistes. Il est également à l'origine d'un certain nombre de mélodrames intimistes, tels que Les Adieux (1958) et L'Art d'être aimée (1962), mettant en scène des personnages exclus du monde et incapables de trouver leur place dans la réalité, un thème cher au réalisateur.

Les deux aspects caractéristiques du cinéma de Wojciech Has sont d'une part l'analyse psychologique et d'autre part son optique visionnaire prenant souvent comme motif le voyage.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

Tout ou partie de cet article provient du site d'Anne Guérin-Castell ainsi que de sa thèse de doctorat soutenue à l'université Paris VIII : La place de Manuscrit trouvé à Saragosse dans l'œuvre cinématographique de Wojciech Jerzy Has, avec son aimable autorisation.

Liens externes[modifier | modifier le code]