Louis-Jean-Marie de Bourbon

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Louis-Jean-Marie de Bourbon
Portrait du duc de Penthièvre à la bataille de FontenoyHuile sur toile par Jean-Marc Nattier
Portrait du duc de Penthièvre
à la bataille de Fontenoy
Huile sur toile par Jean-Marc Nattier

Titre Duc de Penthièvre
(1737 – 1793)
Autre titre Duc d'Aumale
Duc de Rambouillet
Duc de Gisors
Duc de Châteauvillain
Duc d'Arc-en-Barrois
Duc d'Amboise
Comte de Dreux
Prédécesseur Louis Alexandre de Bourbon
Successeur Charles d'Orléans
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade militaire Amiral de France
Distinctions Chevalier de l'Ordre de la Toison d'or
Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Gouverneur de Bretagne
Grand Veneur de France
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Louis-Jean-Marie de Bourbon
Naissance 16 novembre 1725
au Château de Rambouillet
Décès 4 mars 1793 (à 67 ans)
au château de Bizy à Vernon (Eure)
Père Louis-Alexandre de Bourbon
Mère Marie-Victoire de Noailles
Conjoint Marie-Thérèse-Félicité d'Este-Modène
Signature Signature of Louis-Jean-Marie de Bourbon, Duke of Penthièvre at the baptism of the Duke of Berry, son of the Count and Countess of Artois (August 1785).png
Le duc de Penthièvre.
Les armes du duc.

Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, d'Aumale (1775), de Rambouillet (1737), de Gisors, de Châteauvillain, d'Arc-en-Barrois, d'Amboise, comte d'Eu et seigneur du duché de Carignan, amiral et grand veneur de France, est un aristocrate français né à Rambouillet le 16 novembre 1725 et mort au château de Bizy à Vernon (Eure) le 4 mars 1793.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils en ligne bâtarde de Louis XIV de France, fils unique de Louis-Alexandre de Bourbon (1678-1737), prince légitimé, comte de Toulouse, et de la duchesse Marie-Victoire de Noailles, Louis-Jean-Marie de Bourbon est nommé amiral de France en survivance le 1er décembre 1734 et gouverneur et lieutenant général de Bretagne en survivance le 31 décembre 1736.

Il perd son père à l'âge de 12 ans, et lui succède dans ses charges civiles et militaires (décembre 1737), à savoir Amiral de France, gouverneur de Bretagne et Grand Veneur de France.

Il est fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'or le 27 janvier 1740 puis chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le 1er janvier 1742. Nommé maréchal de camp le 2 juillet 1743 puis lieutenant général des armées du Roi le 2 mai 1744.

Très affecté par la mort de sa femme en 1754, par celle de son seul fils survivant en 1768, par l'assassinat de sa belle-fille, la Marie-Louise de Savoie dite Mademoiselle de Carignan (1792) et par la mort du roi votée par son gendre le duc d'Orléans (1793), le duc de Penthièvre mena une vie retirée, mélancolique, absorbé par la dévotion et la charité.

Bon et doux, il meurt dans son lit en son château de Bizy, en Normandie en 1793, jouissant d'une certaine popularité alors que la révolution faisait rage et que la première République française venait d'être proclamée. Son corps est enterré à Dreux (clandestinement) mais les révolutionnaires profanèrent les tombes le 29 novembre 1793, huit mois après sa mort, et les corps sont jetés dans une fosse commune.

Il faudra attendre 1816 pour reconstruire la chapelle des Orléans, où ses restes seront transférés. Sa principale passion était sa collection de montres, qu'il aimait à régler et réparer lui-même.

La fortune du duc de Penthièvre[modifier | modifier le code]

Le duc de Penthièvre recueillit l'énorme patrimoine foncier des enfants du duc du Maine, le prince de Dombes (mort en 1755) et le comte d'Eu (mort en 1775), comprenant les châteaux de Sceaux, d'Anet, d'Aumale, de Dreux et de Gisors. D'après l'ouvrage La Fortune disparue du roi Louis-Philippe de Jacques Bernot et Jean-Pierre Thomas, ses revenus annuels étaient évalués à 6 millions de livres, soient 17 millions d'euros, ce qui faisait de lui l'un des hommes les plus riches d'Europe.

Il passait beaucoup de temps au château de Rambouillet, où il était né et dont il fit embellir les jardins en les mettant à la mode du temps.

En décembre 1783, il doit le céder à Louis XVI, qui voulait un vaste domaine de chasse dans la forêt des Yvelines et trouvait son château de Saint-Hubert trop exigu.

En quittant le domaine où il était né et qu'il avait tant aimé, le duc de Penthièvre emporte les neuf cercueils de son père, de sa mère, de sa femme et de ses six enfants, qu'il alla déposer dans sa propriété de Dreux : c'est l'origine de la chapelle royale de Dreux, nécropole familiale des Orléans.

En contrepartie, il rachète à la duchesse de Choiseul le magnifique château de Chanteloup, près d'Amboise et le roi contraignit le banquier Jean-Joseph de Laborde à lui céder, en 1784, son splendide château de La Ferté-Vidame. Ceux-ci sont saisis comme biens nationaux à sa mort en 1793.

Le duc possédait en outre les châteaux de Blois, d'Amboise et de Châteauneuf-sur-Loire, ainsi que l'Hôtel de Toulouse à Paris (siège de la banque de France de nos jours).

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il songe d'abord à épouser Louise-Henriette de Bourbon, mais la princesse douairière de Conti donne la préférence au duc de Chartres Louis Philippe d'Orléans (1725-1785). Le timide duc se « rabattit » alors sur Marie-Thérèse-Félicité d'Este (1726-1754), fille du duc François III de Modène et de la duchesse née Charlotte-Aglaé d'Orléans (1700-1761), elle-même fille du Régent. Il ne dut pas s'en plaindre. Son couple fut harmonieux quand la duchesse de Chartres accumulait les frasques et les amants au point que la cour douta de la légitimité de ses enfants.

Le mariage eut lieu en 1744 et est très heureux. Il donne le jour à :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Jean Duma, Les Bourbon-Penthièvre, (1678-1793) : une nébuleuse aristocratique au XVIIIe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 1995, 744 p.