Société de secours mutuel

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Les sociétés de secours mutuel sont des organisations qui pratiquent l'entraide entre les adhérents pour réduire l'impact de problèmes comme la maladie, l'infirmité, les accidents ou le chômage.

De telles sociétés existent, entre autres, en France, au Canada et aux États-Unis.

En France[modifier | modifier le code]

Les sociétés de secours mutuel sont les ancêtres des mutuelles telles qu'elles sont issues de la Charte de la mutualité.

Ces sociétés sont apparues au XVIIIe siècle où elles ont succédé aux corporations. Elles sont abolies provisoirement sous la Révolution par le décret d'Allarde et la loi Le Chapelier pour renaître sous le Premier Empire. Organisés par branche ou par métier, les ouvriers doivent s'acquitter d'un droit d'entrée et d'une cotisation mensuelle. Par exemple, les canuts de Lyon étaient regroupés en 1828 au sein de la société du Devoir mutuel et versaient un droit d'entrée de 3 francs et une cotisation mensuelle d'un franc[1]. À Grenoble, la société de bienfaisance mutuelle des gantiers est créée dès 1800 et demeurera longtemps l'une des plus importantes de ces sociétés[2]. Au 31 décembre 1862, on comptait en France 4 582 sociétés de secours mutuel, comprenant 639 044 membres, dont 73 881 honoraires, et 565 163 participants. Les derniers se composent de 478 855 hommes et 86 308 femmes[3].

L'État surveille les sociétés de secours mutuel, car les fonds peuvent à l'occasion servir à soutenir une grève. Aussi le maire ou le commissaire de police peuvent assister aux réunions.

Société typographique de Paris[modifier | modifier le code]

Fondée en 1848, elle ne se préoccupait que du maintien du salaire de l'ouvrier typographe. Par la suite les sociétaires se séparèrent, les uns gardant le même nom, les autres créant l'« Association libre du tarif ». En 1860, ils se réunissent à nouveau, l'ouvrier redevient sociétaire, et la « Société typographique parisienne » est créée pour garantir une protection [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bron, Histoire du mouvement ouvrier français, Les Éditions ouvrières 1970, T.I p.51
  2. http://www.musee.mutualite.fr/musee/musee-mutualite.nsf/PopupFrame?openagent&Etage=x&Piece=x&Nb=1&Ref=ssm
  3. D'après Rapport à l'Empereur sur la situation des sociétés de secours mutuels du 31 décembre 1862, cité dans Isidore Didion, Calcul des pensions dans les sociétés de prévoyance, (1864), pp. 670-671.
  4. Frédéric Le Play, Société internationale des études pratiques d'économie sociale, Les Ouvriers des deux mondes, Mame et Fils, vol. 4, 1862, p. 279

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]