Graeme Allwright

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Graeme Allwright

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Graeme Allwright en concert au festival de Cornouaille à Quimper le 28 juillet 2012.

Informations générales
Naissance (87 ans)
Années actives 1965- présent
Site officiel MGA Association

Graeme Allwright, né le à Wellington, est un chanteur, adaptateur de chansons, et auteur-compositeur néo-zélandais.

Débuts à Paris[modifier | modifier le code]

Ayant obtenu une bourse pour intégrer une compagnie de théâtre (Théâtre Old Vic), il vient à Londres en s’engageant comme mousse sur un bateau, puis s'installe en 1948 en France. En 1951, à Pernand-Vergelesses (Côte-d'Or), il épouse Catherine Dasté qu'il a connue à Londres. Elle est la petite-fille de Jacques Copeau et la fille de Jean Dasté, directeur de la Comédie de Saint-Étienne. Bien que s'y révélant excellent comédien, Graeme exerce de nombreux métiers, de la scène à la régie, il devient apiculteur, animateur pour enfants à l’hôpital, professeur d'anglais (avec Philippe Lavil pour élève) et de théâtre à l'école secondaire de la Roseraie à Dieulefit dans la Drôme. Encouragé par ses amis stéphanois amateurs de blues et qu'il charme depuis des années par ses ballades anglaises, il monte à Paris au début des années soixante et chante dans des cabarets (notamment à La Contrescarpe). Les conditions sont dures, mais il rode souvent ses chansons chez des amis peintres ou sculpteurs à La Ruche (Montparnasse). Il est alors fidèlement accompagné par le guitariste stéphanois Genny Detto. Au centre américain de la rue Raspail, il retrouve bientôt deux musiciens de folk traditionnel, et le talent de Graeme finit par séduire Mouloudji qui le pousse à enregistrer un premier disque resté confidentiel : Le Trimardeur, en 1965. Premier contrat avec Philips, nouvel album en 1966, qui marche nettement mieux.

On peut dire que Graeme Allwright est un des premiers introducteurs en France du folk américain, dans sa veine protest-song. Il contribue également largement, par ses adaptations très fidèles de Leonard Cohen, à faire découvrir ce dernier au public français. Dans le sens inverse, il interprète en 1985 des adaptations en anglais de chansons de Georges Brassens faites en collaboration avec Andrew Kelly. Allwright se revendique chanteur, il écrit assez peu, préférant "se glisser dans les mots d'un autre" quand il ressent que le message est commun, qu'il est inutile de chercher d'autres mots pour le faire passer, mais son oeuvre est cependant d'une force singulière par la force de transmission d'une pensée nourrie de mystique, de voyages, de luttes et de rencontres.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Voyages[modifier | modifier le code]

Ses textes où l'émotion, la dénonciation moqueuse du conformisme ou des injustices et les appels à la liberté se conjuguent à des mélodies « country » ou « blues », remportent l’adhésion d'un public de tout âge, par-delà les modes. Mais, « dépassé » par son succès, craignant la pression du « show-bizz », de perdre de sa liberté, il préfère multiplier les voyages à l’étranger, au cours desquels il enregistre aussi des albums. En 1971, il marche seul pendant un mois dans l'Himalaya, il y découvre un village isolé et s'y sent beaucoup plus utile que sur une scène… Il participe en Inde dans les années 1970 à l'aventure de la cité utopique d'Auroville, initiée par La Mère, compagne de Sri Aurobindo, en travaillant au reboisement de cette zone alors désertifiée; il y refera plusieurs séjours. Un peu plus tard, il découvre La Réunion, où il vit pendant un an et demi. L’album Questions lui est en grande partie consacré. Il y fait la rencontre d'excellents artistes malgaches (dont Erick Manana et Dina Rakotomanga) qui dès lors l’accompagneront très souvent lors de ses tournées en France.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il a adapté plusieurs chansons de Leonard Cohen qu'il a contribué à faire découvrir au public francophone (Suzanne, L'étranger, Demain sera bien, etc.), de Bob Dylan (Qui a tué Davy Moore ?), de Tom Paxton (Sacrée bouteille), de Pete Seeger (Jusqu'à la ceinture), ainsi que de Malvina Reynolds (Petites boîtes). Mais Graeme Allwright s'inscrit surtout dans la lignée de Woody Guthrie et de Pete Seeger dont il a adapté de nombreux textes, dont sa première chanson Le Trimardeur (Hard Travelin'), Le clochard américain, La femme du mineur, La mouche bleue etc. Ses « classiques » (Petit garçon, qui est une adaptation en français de la chanson Old Toy Trains de Roger Miller, Il faut que je m'en aille (Les Retrouvailles), etc.) sont connus de plusieurs générations même si le nom de leur auteur est souvent ignoré. Politiquement engagé, il écrit ou adapte de nombreux textes de protest-song (le Jour de clarté qu'il refuse depuis de nombreuses années de chanter sur scène, croyant plus maintenant à un changement du monde par un travail de chacun sur la conscience que par un mouvement révolutionnaire classique ; la Ligne Holworth, Jusqu'à la ceinture, etc.). Son œuvre et sa pensée sont fortement imprégnées de la philosophie du penseur indien Sri Aurobindo, par exemple dans la chanson Lumière. Il fait de fréquents séjours à Auroville, même s'il considère que le ressaut des consciences peut se faire partout et chez tous[1]. Refusant la relation artiste/fan classique malgré son succès dans les années 1970, il mène une carrière en marge des médias (dont les directions le censurent [2] depuis le soutien qu'il a apporté aux agriculteurs du Larzac contre l'extension du camp militaire), et l'adresse directe dans sa chanson Pacific blues en particulier, contre Valéry Giscard d'Estaing et les essais nucléaires français. Au début du XXIe siècle, il milite pour le changement des paroles de La Marseillaise, qu'il juge "belliqueuses".

En 1980, Graeme chante avec Maxime Le Forestier. Le bénéfice des concerts et du double album est entièrement reversé à l'association Partage pour les enfants du tiers-monde, fondée par Pierre Marchand, que Graeme Allwright a longtemps soutenue. En 1995, il incarne le rôle-clef (Paddy, le gardien de phare) dans le conte musical de l'auteur-compositeur Alan Simon. Dans les années 2000, il ajoute le jazz, passion de son adolescence, à son répertoire (album Tant de joies avec le Glenn Ferris Quartet). En 2005, il replonge à sa source en effectuant une tournée en Nouvelle-Zélande, son pays d'origine où il était totalement inconnu. Il offre toujours régulièrement « dans les p’tits patelins » de chaleureux concerts, au cours desquels, en toute simplicité et dans une intense empathie, il communique sa quête « d'une étoile qu'il n'a jamais vraiment nommée ».

En janvier 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne un « grand prix in honorem » pour l’ensemble de sa carrière, et un « coup de cœur » pour son album Des inédits... Pour le plaisir.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le père des acteurs Christophe Allwright, Jacques Allwright et Nicolas Allwright (qu'il a eus avec Catherine Dasté).

Quelques chansons[modifier | modifier le code]

  • Abouélita
  • Akou (générique de fin du film Ne nous fâchons pas, 1966)
  • Au cœur de l'arbre (paroles de Maurice Cocagnac)
  • Automne
  • Avalanche (Leonard Cohen)
  • Ballade de la désescalade
  • Billy Boy
  • Bonne chance
  • Ça je ne l’ai jamais vu (proche de Seven Drunken Nights)
  • Chanson pour un peuple perdu
  • Chasseur de qui ?
  • Comme un vrai gamin
  • Comment faire pour te chanter ?
  • Condamnés
  • Dans la fumée de mon cigare
  • Danse-moi vers la fin de l’amour (Dance Me to The End of Love, Leonard Cohen)
  • De passage
  • Demain sera bien (Tonight Will Be Fine, Leonard Cohen)
  • Deux jeunes frères
  • Diamants dans la mine (Diamonds in The Mine, Leonard Cohen)
  • Dommage
  • Emmène-moi (Take Me Home, Johnny Cash)
  • Garde le souvenir
  • Henrik
  • Il faut que je m'en aille (Les Retrouvailles)
  • J'm'envolerai
  • Je perds ou bien je gagne
  • Je veux quitter ce monde, heureux
  • Jeanne d’Arc
  • Johnny
  • Joue, joue, joue
  • Jusqu'à la ceinture (Waist Deep in the Big Muddy, Pete Seeger)
  • L’Étranger (The Stranger Song, Leonard Cohen)
  • L'homme donna des noms aux animaux (Man Gave Names to All the Animals, Bob Dylan)
  • La Berceuse du clochard
  • La Chanson de l'adieu
  • La Femme du mineur
  • La Gomme
  • La Ligne Holworth
  • La Marseillaise
  • La Mer est immense
  • La Petite route
  • La Petite souris
  • La Plage
  • Le Jour de clarté
  • Les Sœurs de la miséricorde (The Sisters of Mercy, Leonard Cohen)
  • Lover, Lover, Lover
  • Lumière
  • Michael
  • Ne laisse pas partir ta chance
  • Petit garçon (Old Toy Trains, Roger Miller)
  • Petites boîtes (Little Boxes, Malvina Reynolds)
  • Qu’as-tu appris à l’école ? (What Did You Learn in School Today?, Tom Paxton)
  • Qui a tué Davy Moore ? (Who Killed Davey Moore (en), Bob Dylan)
  • Sacrée bouteille (Bottle of Wine, Tom Paxton)
  • Suzanne (Leonard Cohen)
  • Tant de joies
  • Tu n'es plus là cet automne
  • Tout le monde le sait (Everybody Knows, Leonard Cohen)
  • Vagabonde
  • Viendras-tu avec moi ?

Discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. auroville.org
  2. ouestfrance.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]