Rue Saint-Denis (Paris)

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1er et 2e arrt
Rue Saint-Denis
La rue Saint-Denis à son extrémité nord, près de la porte Saint-Denis.
La rue Saint-Denis à son extrémité nord, près de la porte Saint-Denis.
Situation
Arrondissement 1er et 2e
Quartier Saint-Germain l'Auxerrois, Halles, Bonne-Nouvelle
Début 12 avenue Victoria
Fin 1 boulevard de Bonne-Nouvelle et 19 boulevard Saint-Denis
Morphologie
Longueur 1 334 m
Largeur Entre les rues de Rivoli
et des Innocents : 16,30 m
Entre la rue des Innocents et
le boulevard Saint-denis : 13 m m
Historique
Ancien(s) nom(s) Route de Saint-Denis
Géocodification
Ville de Paris 8809
DGI 8525

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Saint-Denis
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

48° 51′ 52″ N 2° 21′ 01″ E / 48.864461, 2.350194 ()

La rue Saint-Denis est l'une des plus anciennes rues de Paris : son axe est tracé dès le Ier siècle par les Romains. Elle s'étend vers le nord au Moyen Âge.

Elle s'étend (depuis le 1er arrondissement) de la rue de Rivoli au sud, jusqu'au (dans le 2e arrondissement) boulevard Saint-Denis au nord. Elle est parallèle au boulevard de Sébastopol et à la rue Saint-Martin.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancienne voie romaine conduisant à Saint-Denis, Pontoise et Rouen, concurrente de la route de Flandre (voir rue Saint-Martin) sur qui elle eut l'avantage en raison du déplacement du Grand Pont (voir pont au Change) et du développement de l'abbaye royale de Saint-Denis. Bordée de maisons dès 1134, elle a porté les noms de la Sellerie de Paris et de la Sellerie de la Grande Rue (XIIIe siècle) ; grand'rue de Paris ; grande rue ou rue des Saints Innocents et grant chaussée de Monsieur ou grant chaussée de Monseigneur Saint-Denis (XIVe siècle). Elle a été aussi la première rue de Paris à être pavée. Ayant pris l'avantage sur la rue Saint-Martin, cette rue a été bordée de centres religieux, dont la plupart ont été détruits, comme le Saint-Sépulcre, Saint-Magloire, le cloître Sainte-Opportune ou les Saints-Innocents. C'était la voie triomphale des entrées royales dans la capitale

Pendant la Révolution française, on l'appelait rue de Franciade.

La Poste aux chevaux lui conserve son rôle de voie essentielle aux grands voyages, puisque le seul relais installé dans Paris l’est rue Saint-Denis, à l’hôtel du Grand Cerf[1]. C’est donc par la rue Saint-Denis que de nombreux voyageurs, arrivant à Paris par les voitures de poste, découvrent la capitale.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Ancienne route de Saint-Denis, elle est nommée en l'honneur de Denis de Paris.

Activités[modifier | modifier le code]

De nos jours, on trouve des boutiques de vêtements, ainsi que des bars et restaurants. Un effort de la mairie grâce à un programme de réhabilitation du quartier permet une nouvelle diversité dans la rue.

La rue Saint-Denis comprend aussi l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, une banque, et le siège de la Chambre des notaires.

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

Les passages
n°224-226 : ancienne Maison des Dames de Saint-Chaumont à l'angle des rues Saint-Denis et de Tracy
  • nos  224-226 : Maison des Dames de Saint-Chaumont (Couvent des Filles de l'Union chrétienne), établie en 1685 dans un hôtel de Saint-Chaumond dont il ne reste rien mais qui a laissé son nom à la communauté. Les religieuses ont fait construire en 1734-1735 dans leur jardin, par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, petit-fils de Jules Hardouin-Mansart, un logis pour les dames de la bonne société souhaitant se retirer du monde, qui a été conservé (seulement surélevé). Bâtiment de qualité exceptionnelle, décoré par le grand ornemaniste rocaille Nicolas Pineau, il témoigne, par son plan en courbes et contre-courbes, des influences de l'architecte italien Borromini sur l'architecture rocaille parisienne de la première moitié du XVIIIe siècle. C'est le seul témoignage conservé des grands établissements pieux ou charitables construits le long de la rue Saint-Denis. L'entrée se trouvait originellement du côté de la rue Saint-Denis et un jardin s'étendait entre le logis et l'immeuble haussmannien du 131 boulevard de Sébastopol. À l'angle de la rue de Tracy, se trouvait l'église conventuelle, construite en 1782 par Pierre Convers dans le style antique (aujourd'hui détruite).
  • Au bout de la rue Saint-Denis, au carrefour avec les grands boulevards, se trouve la porte Saint-Denis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Sentier-Bonne-Nouvelle, Délégation artistique de la Ville de Paris, Paris, 1999.
  • Philippe Cachau : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art soutenue à Paris-I en 2004, t. II, p. 1116–1120.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Verdier, « Le réseau technique est-il un impensé du XVIIIe siècle : le cas de la poste aux chevaux », Flux 2/2007 (n° 68), p. 7-21.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]