Rue Saint-Denis (Paris)
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Rue Saint-Denis
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 1er et 2e | ||
| Quartier(s) | Saint-Germain l'Auxerrois, Halles, Bonne-Nouvelle | ||
| Début | 12 avenue Victoria | ||
| Fin | 1 boulevard de Bonne-Nouvelle et 19 boulevard Saint-Denis | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 1 334 m | ||
| Largeur | Entre les rues de Rivoli et des Innocents : 16,30 m Entre la rue des Innocents et le boulevard Saint-denis : 13 m m |
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| Historique | |||
| Ancien(s) nom(s) | Route de Saint-Denis | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 8809 | ||
| DGI | 8525 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Saint-Denis est l'une des plus anciennes rues de Paris : son axe est tracé dès le Ier siècle par les Romains. Elle s'étend vers le nord au Moyen Âge.
Elle s'étend (depuis le 1er arrondissement) de la rue de Rivoli au sud, jusqu'au (dans le 2e arrondissement) boulevard Saint-Denis au nord. Elle est parallèle au boulevard de Sébastopol et à la rue Saint-Martin.
Sommaire |
Historique [modifier]
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Rue Saint-Denis à Paris par Thomas Girtin, 1802
Ancienne voie romaine conduisant à Saint-Denis, Pontoise et Rouen, concurrente de la route de Flandre (voir rue Saint-Martin) sur qui elle eut l'avantage en raison du déplacement du Grand Pont (voir pont au Change) et du développement de l'abbaye royale de Saint-Denis. Bordée de maisons dès 1134, elle a porté les noms de la Sellerie de Paris et de la Sellerie de la Grande Rue (XIIIe siècle) ; grand'rue de Paris ; grande rue ou rue des Saints Innocents et grant chaussée de Monsieur ou grant chaussée de Monseigneur Saint-Denis (XIVe siècle). Elle a été aussi la première rue de Paris à être pavée. Ayant pris l'avantage sur la rue Saint-Martin, cette rue a été bordée de centres religieux, dont la plupart ont été détruits, comme le Saint-Sépulcre, Saint-Magloire, le cloître Sainte-Opportune ou les Saints-Innocents. C'était la voie triomphale des entrées royales dans la capitale
Pendant la Révolution française, on l'appelait rue de Franciade.
La Poste aux chevaux lui conserve son rôle de voie essentielle aux grands voyages, puisque le seul relais installé dans Paris l’est rue Saint-Denis, à l’hôtel du Grand Cerf[1]. C’est donc par la rue Saint-Denis que de nombreux voyageurs, arrivant à Paris par les voitures de poste, découvrent la capitale.
Origine du nom [modifier]
Ancienne route de Saint-Denis, elle est nommée en l'honneur de Denis de Paris.
Activités [modifier]
On trouve des boutiques de vêtements, ainsi que des bars et restaurants. Un effort de la mairie grâce à un programme de réhabilitation du quartier permet une nouvelle diversité dans la rue.
La rue Saint-Denis comprend aussi l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, une banque, et le siège de la Chambre des notaires.
Bâtiments remarquables [modifier]
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Rue Saint-Denis, côté Chatelet
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Entrée du passage du Ponceau
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Entrée du passage Lemoine
- no 60 (angle de la rue de la Cossonnerie) : Vestige de la Cour Batave, ensemble d'immeubles construits pour des spéculateurs néerlandais par Jean-Nicolas Sobre et Célestin-Joseph Happe en 1790, l'un des premiers exemples de cité privée à Paris.
- no 92 : Église Saint-Leu-Saint-Gilles
- no 142 (angle de la rue Greneta) : Maison construite en 1732 par Jacques-Richard Cochois pour Claude Aubry. Lui est adossé la fontaine Greneta, refaite en même temps que la maison, mais qui remonte au moins à 1502.
- n°s 224-226 : Maison des Dames de Saint-Chaumont (Couvent des Filles de l'Union chrétienne), établie en 1685 dans un hôtel de Saint-Chaumond dont il ne reste rien mais qui a laissé son nom à la communauté. Les religieuses ont fait construire en 1734-1735 dans leur jardin, par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, petit-fils de Jules Hardouin-Mansart, un logis pour les dames de la bonne société souhaitant se retirer du monde, qui a été conservé (seulement surélevé). Bâtiment de qualité exceptionnelle, décoré par le grand ornemaniste rocaille Nicolas Pineau, il témoigne, par son plan en courbes et contre-courbes, des influences de l'architecte italien Borromini sur l'architecture rocaille parisienne de la première moitié du XVIIIe siècle. C'est le seul témoignage conservé des grands établissements pieux ou charitables construits le long de la rue Saint-Denis. L'entrée se trouvait originellement du côté de la rue Saint-Denis et un jardin s'étendait entre le logis et l'immeuble haussmannien du 131 boulevard de Sébastopol. À l'angle de la rue de Tracy, se trouvait l'église conventuelle, construite en 1782 par Pierre Convers dans le style antique (aujourd'hui détruite).
- Au bout de la rue Saint-Denis, au carrefour avec les grands boulevards, se trouve la porte Saint-Denis.
Bibliographie [modifier]
- Le Sentier-Bonne-Nouvelle, Délégation artistique de la Ville de Paris, Paris, 1999.
- Philippe Cachau : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art soutenue à Paris-I en 2004, t. II, p. 1116–1120.
Notes [modifier]
- Nicolas Verdier, « Le réseau technique est-il un impensé du XVIIIe siècle : le cas de la poste aux chevaux », Flux 2/2007 (n° 68), p. 7-21.