Corbières (Alpes-de-Haute-Provence)

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Corbières
Le vieux village, la zone artisanale, la plaine agricole.
Le vieux village, la zone artisanale, la plaine agricole.
Blason de Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Manosque-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Jean-Claude Castel
2008-2014
Code postal 04220
Code commune 04063
Démographie
Gentilé Corbièrains
Population
municipale
987 hab. (2010)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 43″ N 5° 45′ 07″ E / 43.7619444444, 5.7519444444443° 45′ 43″ Nord
       5° 45′ 07″ Est
/ 43.7619444444, 5.75194444444
  
Altitude Min. 256 m — Max. 531 m
Superficie 19,06 km2
Localisation

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Corbières

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Corbières

Corbières est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Corbièrains.

La commune offre plusieurs caractères typiques des communes de l’arrière-pays méditerranéen : relief accidenté de collines, climat chaud et sec en été et frais l’hiver. Le paysage de Corbières, traversée par la Durance, est modelé par les cultures spéculatives de l’olivier et de la vigne, qui bénéficie de l’AOC Pierrevert. L’agriculture joue encore un rôle non-négligeable dans l’économie locale, même si la majorité des emplois de la commune sont fournis par l’industrie et le secteur tertiaire. Complètement dépeuplée au XVe siècle, la communauté est reconstituée ensuite et connait une croissance démographique jusqu’en 1851. Sans échapper à l’exode rural, la commune est toutefois moins marquée que d’autres communes du département. La commune est occupée un an par l’Italie fasciste (1942-1943), puis l’occupation allemande dure un an de plus, jusqu’à la Libération le 20 août 1944. L’histoire récente de Corbières est marquée par l’extension de l’urbanisme pavillonnaire et par les incendies de forêt, notamment celui de 2002.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le village est situé à 300 m d’altitude[1].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Corbières et les communes voisines
Légende (français) des cartes communales de France.svg

Les communes limitrophes de Corbières sont Sainte-Tulle, Gréoux-les-Bains, Vinon-sur-Verdon, Beaumont-de-Pertuis et Pierrevert.

La superficie de la commune est de 1 906 hectares ; l'altitude varie entre 256 et 531 mètres[2].

Géologie [modifier]

Relief [modifier]

Climat [modifier]

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La commune bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (7 °C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux inter-saisons, lorsque les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, mais elle est faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 24 °C), avec quelques orages, parfois très violents. Les températures maximales dépassent très souvent 35 °C en été, avec même des pointes au delà des 40 °C lors des épisodes caniculaires, comme en juillet 1983[3].

Hydrologie [modifier]

La commune de Corbières est arrosée par le torrent de l'Aillade[4], long de 9 km, qui sert de limite avec la commune voisine de Beaumont-de-Pertuis. Corbières est également traversée par la Durance[5].

Forêt de Corbières [modifier]

Reconstitution de la forêt [modifier]

Les grands défrichements commencés au Moyen Âge et relancés lors de l’arrivée des colons piémontais en 1471 ont eu pour effet de modifier profondément les écosystèmes dans le sens d’une dégradation : érosion intense suivie d’inondations dévastatrices, récession ou disparition de certaines espèces végétales et animales. Ce processus de déforestation lié à une pression démographique toujours croissante atteignit son maximum au milieu du XIXe siècle.

De nouvelles sources d’énergies ayant alors fait leur apparition — le charbon, le pétrole — la forêt fut l’objet de moins de convoitises. À cela vint s’ajouter une politique volontariste de reboisement au niveau national pour restaurer les terrains de montagne fortement dégradés (voir restauration des terrains de montagne). Dans le même temps, le département des Basses-Alpes connaissait un important exode rural qui dura jusqu’au milieu du XXe siècle.

Les gelées de 1956 donnèrent le coup de grâce aux olivettes encore cultivées les plus difficiles d’accès et d’entretien. La forêt renaissante en tira les plus grands bénéfices et couvrit à nouveau les collines ainsi que les anciennes terrasses de culture dédiées à l’olivier.

L’aménagement de la Durance et la construction du barrage de Serre-Ponçon, en réduisant les débordements de la Durance, ouvrirent de nouveaux et riches espaces, tous à l’arrosage, dans la plaine de la Durance. On délaissa alors la colline et ses forêts qui ne présentaient plus guère d’intérêt.

Incendies [modifier]

Vestiges de l’incendie de 2002 : un arbre mort, des collines aux flancs encore mal reboisés.

Un incendie de grande ampleur a fait d’importants dégâts en 1942. Toutefois, à cette époque-là, le couvert forestier était moins étendu et moins dense. De nombreux petits troupeaux de moutons et de chèvres ainsi qu’une intense utilisation du bois à usage domestique permettaient un entretien régulier de la colline.

L’incendie de 2002 est parti le 24 juillet vers 15 h 45 en bordure du terrain de golf à Pierrevert s’est propagé en moins de deux heures jusqu’aux abords des villages de Sainte-Tulle et Corbières[6]. C’est le mistral atteignant des pointes de 100 km/heure ce jour-là qui a permis une propagation aussi rapide des flammes[6]. En direction du Sud puis de l’Est dans un premier temps et finalement, du Sud. Les moyens engagés comptent 450 hommes, 11 avions, 2 hélicoptères et 125 véhicules[6]. Le feu est déclaré éteint le 27 juillet[6].

La forêt était composée à 80 % de pins d’Alep. La présence d’un important chablis de branches et d’arbres arrachés suite à la forte chute de neige de février 2000 a fourni un combustible particulièrement redoutable. Lors de l’incendie, 620 hectares de forêt ont été détruits, dont 285 à Corbières, 270 à Sainte-Tulle et 65 à Pierrevert[6],[7].. Des maisons ont été incendiées.

Le reboisement a été mené de manière active et la végétation est repartie, vigoureuse : les pins se sont resemés, les chênes et les oliviers ont fait des rejets à partir de leur souche. Des parcours de randonnée ont été aménagés[8].

Voies de communication et transports [modifier]

Voies routières [modifier]

Corbières est située sur l'ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne.

Corbières est à 11 kilomètres de la bretelle autoroutière de Manosque (sortie 18) située sur l'autoroute A51 qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

Services autocars [modifier]

Corbières est desservie par trois lignes express régionales LER Provence-Alpes-Côte d'Azur[9] qui sont les suivantes:

Le village est aussi le point de départ de la ligne départementale Corbières ↔ Sainte-TullePierrevertManosque[13].

Transports ferroviaires [modifier]

La gare SNCF la plus proche est celle de Manosque - Gréoux-les-Bains situé à 8 kilomètres de Corbières, desservie par les TER de la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

La gare TGV la plus proche de Corbières est celle d'Aix-en-Provence TGV.

Risques naturels et technologiques [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Sud-Est auquel appartient Corbières est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[14], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[15]. La commune de Corbières est également exposée à trois autres risques naturels[15] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain : le centre de la commune est concerné par un aléa moyen à fort[16].

La commune de Corbières est également exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[17] ; dans le département, il s’agit surtout de transport de matières premières en direction des usines Arkema de Château-Arnoux-Saint-Auban, et Sanofi de Sisteron[18] :
  • le risque de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance est menacée par l’onde de submersion. Corbières est également menacée en cas de rupture du barrage de Sainte-Croix[20].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques de feu de forêt, d’inondation (il renouvèle le plan des surfaces submersibles de 1961), de mouvement de terrain et de séisme[17] mais le Dicrim n’existe pas[21]. La commune est également concernée par le plan particulier d'intervention du CEA de Cadarache (risque nucléaire)[17].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 2011[15]. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux[22] :

Toponymie [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au début du XIe siècle (Rocham Corbiaram). Le nom désigne une forteresse construite à l’endroit où se rassemblent les corbeaux selon Ernest Nègre[26].

Urbanisme [modifier]

Morphologie urbaine [modifier]

fontaine monumentale à bassins superposés, en calcaire lisse
Fontaine sur une place, à Corbières.

Logement [modifier]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 514, alors qu'il était de 432 en 1999 en 1999[27].

Parmi ces logements, 82,2 % étaient des résidences principales, 14,2 % des résidences secondaires et 3,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,8 % des appartements[28].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,6 %, légèrement en baisse par rapport à 1999 (69,4 %)[29].

Projets d'aménagements [modifier]

Histoire [modifier]

Corbières apparaît pour la première fois dans les chartes au XVIIe siècle (Rocca Corberia)[1]. Ce nom peut à la fois évoquer la pierre, le rocher (racine préceltique kor-b), la niche écologique du corbeau (còrb) ou la courbure (corb) : ruisseau sinueux, rochers courbés. Ces différents sens ont pu se télescoper.

Moyen Âge [modifier]

Du XIIe au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait l’église paroissiale Saint-Brice, un prieuré, située sur la colline, et l’église Saint-Martin au Picarlet ; elle en percevait les revenus[30]. L’abbaye partage la seigneurie avec l’abbaye de Valsaintes à partir de la fin du XIIe siècle[31].

La Peste noire de 1348 et les guerres durant tout le XIVe siècle vidèrent Corbières de ses habitants[32]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[31].

En 1471, les seigneurs durent faire appel à des Piémontais pour repeupler le lieu[31].

Temps modernes [modifier]

Lors des guerres de religion, le village est pillé et incendié, par les protestants, ce qui provoque notamment la destruction de l’église[33],[34]. Et en 1585, les troupes fidèles au roi abattent les murailles de la cité, le seigneur d’Espinouse, détenteur du fief, ayant été très actif dans les rangs des opposants au roi[34].

La seigneurie est érigée en baronnie en faveur des Coriolis en 1625.

La peste de 1720 emporta 131 personnes sur les 400 habitants présents. À la fin de l'épidémie, tous les effets et les meubles des défunts furent brûlés au centre du village. Depuis, et sans faillir un feu est allumé du 24 décembre au 1er janvier sur la place du village pour commémorer cette épidémie.

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[35].

Monuments aux morts, pavoisé
Monument aux morts de Corbières.

Seconde Guerre mondiale [modifier]

Le 1er mai 1943, la ligne à haute tension est sabotée par les Francs-tireurs et partisans (FTP)[36].

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment les voies de communication. Disposant de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[37]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[38], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[39]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Corbières[40].

Héraldique [modifier]

Blason Corbieres.svg

Blasonnement :
D’azur à un corbeau au naturel, s’essorant sur un rocher d’or, et derrière le rocher, une rivière d’argent.[41]

Administration [modifier]

Intercommunalité [modifier]

Corbières fait partie :

Municipalité [modifier]

Mairie de Corbières, installée dans une maison bourgeoise
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1794   Brice Courbon[42]    
         
mars 2001 mars 2008 Claude Arnoux[43] PCF[44]  
mars 2008   Jean-Claude Castel[45],[46] UMP[47]  

Politique environnementale [modifier]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Jumelages [modifier]

Au 20 avril 2013, Corbières n'est jumelée avec aucune commune[48].

Enseignement [modifier]

la cour de l'école est plantée de platanes et encadrée de deux préaux.
École de Corbières.

La commune est dotée d’une école primaire[49].

Instances judiciaires et administratives [modifier]

Corbières relève[50] :

Environnement et recyclage [modifier]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Économie [modifier]

Aperçu général [modifier]

En 2009, la population active s’élevait à 469 personnes, dont 39 chômeurs[51] (63 fin 2011[52]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86 %)[53] et travaillent majoritairement hors de la commune (67 %)[53].

En 2011, quatre entreprises ont été créées à Corbières[54].

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 948 €, ce qui plaçait Corbières au 10 778e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[55].

Emploi [modifier]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 625 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,1 % d'actifs dont 68,8 % ayant un emploi et 6,3 % de chômeurs[56].

On comptait 122 emplois dans la zone d'emploi, contre 101 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 433, l’indicateur de concentration d'emploi est de 28,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un seul emploi pour quatre habitants actifs[57].

Agriculture [modifier]

Plaine de la Durance, avec grandes cultures et vigne.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait huit établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et neuf emplois salariés[58].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de six en 2010, stable depuis 2000[59], après la disparition de 18 exploitations de 1988 à 2000[60]. Actuellement, quatre exploitants sont des vignerons[59]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement diminué, de 647 ha à 455 ha[60]. La SAU a continué de diminuer lors de la dernière décennie, à 415 ha[59].

La culture de l’olivier est une des principales de la commune. Alors que la production d’huile d’olive était très importante jusqu’au début du XXe siècle (avec 19 000 pieds), elle connait un fort déclin à Corbières, avec seulement 1700 pieds en 1994[61]. Le renouveau de l’oliveraie a été soutenu par une association, Lei Olivaïre Corbieren depuis les années 1990[62] et subventionné par le ministère de l'Agriculture[63]. En 2005, l’oliveraie de Corbières compte plusieurs milliers de pieds exploités[64]. Outre son rôle économique, l’oliveraie peut aussi jouer un rôle de limitation des incendies de forêt, en tenant le rôle de pare-feu[65].

La vigne, autre composante de la triade méditerranéenne, est aussi présente anciennement. Au XIXe siècle, le vin produit est destiné à l’autoconsommation, sa qualité permettant de le vendre sur les marchés régionaux. Actuellement, le vin est toujours d’assez bonne qualité et inclus dans le périmètre du Pierrevert (AOC)[66]. Les cépages utilisés sont le grenache noir, le syrah, le mourvèdre (vins rouges), et le cinsault pour les rosés, la moitié de la production étant commercialisée en vente directe au consommateur[67].

Industrie [modifier]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 16 établissements, employant 34 salariés[58].

Mécanique usinage de précision est, comme son nom l’indique, un atelier de mécanique de précision (sur métaux et matériaux synthétiques) ; il emploie 18 salariés[68].

Activités de service [modifier]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 30 établissements (avec quatre emplois salariés), auxquels s’ajoutent les quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 24 personnes[58].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[69]. La commune ne compte aucun dispositif d’hébergement spécialisé.

Les résidences secondaires constituent donc la seule capacité d’accueil[70] : au nombre de 74, elles représentent un logement sur sept[71],[72].

Population et société [modifier]

Démographie [modifier]

Au dernier recensement, la commune comptait 987 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.


Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
60 feux inhabité 282 434 455 505 571 585 620 635
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
657 704 672 657 593 571 591 533 591 530
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
481 484 482 503 700 435 457 377 397 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
441 633 483 660 786 791 920 987 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[32], EHESS[73], Insee à partir de 1968[74],[75],[76].

Histogramme de l'évolution démographique

Sports [modifier]

Trois associations sportives sont implantées sur la commune[77] : tennis de table, gymnastique volontaire, randonnée pédestre.

Culte [modifier]

Église Saint-Sébastien.

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique Saint-Sébastien de Corbières au sein du doyenné de Manosque, lui-même au sein du diocèse de Digne, Riez et Sisteron[78].

Lieux et monuments [modifier]

L’église Saint-Sébastien, partiellement détruite pendant les guerres de religion, est reconstruite fin XVIe début XVIIe[79] (achevée en 1610[34]). Elle a conservé sa chapelle latérale sud (XVIe siècle)[79]. Le portail, dont les voussures en plein cintre se prolongent par des tores sur les piédroits, et sont surmontées d’un larmier épais, doit être contemporain de la chapelle[33]. La statue-reliquaire du saint, en bois peint, date du XVIIIe siècle et est classée monument historique au titre objet[80].

Une maison de la grand-rue, du XVe siècle également, possède un linteau orné d’une accolade double sculptée[81] ;

La mairie est située dans une ancienne demeure bourgeoise.

La chapelle Saint-Brice, au NNO du village[31], accessible par un sentier botanique, possède un riche décor intérieur : peintures vives, dorures. L’extérieur, par contraste, est très simple[82] ; il existe aussi une autre chapelle, la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, autrefois sous la titulature de Notre-Dame-de-Lorette[31].

Le lavoir de la Place Haute est alimenté par la source du Tarnaud située à 3,5 kilomètres en amont sur le Riou de Corbières, captée puis conduite en 1876 jusqu’au village.

En bordure de la route, se trouve un ancien relais de poste[83].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Aspects climatiques du Vaucluse, La Provence, 19 juin 2007
  4. le torrent de l'Aillade sur le site du SANDRE
  5. la Durance sur le site du SANDRE
  6. a, b, c, d et e Arnaud Vallois, « Important feu de forêt », Pompiers.fr, 3 février 2003, consulté le 26 septembre 2010
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 52
  8. Communauté de communes Sud 04, Réalisation de sentiers Vigneron et oléicoles, consulté le 26 septembre 2010
  9. Info LER PACA
  10. Horaires et tarifs LER Ligne 25
  11. Horaires et tarifs LER Ligne 28
  12. Horaires et tarifs LER Ligne 29
  13. Conseil Général 04 Réseau transport bassin Manosque
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  15. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 13 juillet 2012
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  17. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
  18. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  19. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  21. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 13 juillet 2011
  22. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Clamensane », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 13 juillet 2012
  23. BRGM, « fiche 40005 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012
  24. BRGM, « fiche 130057 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012
  25. BRGM, « fiche 840080 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012
  26. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 23709, p 1276
  27. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  28. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  29. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  30. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 217
  31. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « Corbières », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 17 juillet 2012
  32. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 172
  33. a et b Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p. , p 185
  34. a, b et c Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 38
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  36. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 3
  37. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 250
  38. Henri Julien, op. cit., p. 80
  39. Henri Julien, op. cit., p. 81
  40. Henri Julien, op. cit., p. 251
  41. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  42. Honoré Brun, Manosque révolutionnaire (1789-1805), republié sur Basses-Alpes.fr, 1re édition dans Annales des Basses-Alpes, tome XIV, 1909-1910
  43. Claude Arnoux est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  44. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010
  45. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013
  46. Jean-Claude Castel est l’un des 500 élus qui ont parrainé Marine le Pen à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
  47. Site Jean-Claude Castel Candidat aux Législatives 2008
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  56. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
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  61. Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 19.
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  64. André de Réparaz,« Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58
  65. C. Durbiano, op. cit., p. 27
  66. André de Réparaz, Terroirs perdus..., op. cit., p. 56 et 59
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  69. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
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  77. sports à Corbières
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  79. a et b Raymond Collier, op. cit., p 169
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  81. Raymond Collier, op. cit., p 358
  82. Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », ISBN 978-2-7449-0817-0, p. 151
  83. Raymond Collier, op. cit., p 424