Corbières (Alpes-de-Haute-Provence)

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Corbières
Le vieux village, la zone artisanale, la plaine agricole.
Le vieux village, la zone artisanale, la plaine agricole.
Blason de Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Manosque-Sud-Est
Intercommunalité Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Jean-Claude Castel
2014-2020
Code postal 04220
Code commune 04063
Démographie
Gentilé Corbiérains
Population
municipale
1 014 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 43″ N 5° 45′ 07″ E / 43.7619444444, 5.75194444444 ()43° 45′ 43″ Nord 5° 45′ 07″ Est / 43.7619444444, 5.75194444444 ()  
Altitude Min. 256 m – Max. 531 m
Superficie 19,06 km2
Localisation

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Corbières

Corbières est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Corbiérains[1].

La commune offre plusieurs caractères typiques des communes de l’arrière-pays méditerranéen : relief accidenté de collines, climat chaud et sec en été et frais l’hiver. Le paysage de Corbières est occupé par des cultures typiques de la région méditerranéenne : l’olivier et la vigne, qui bénéficie de l’AOC Pierrevert. L’agriculture joue encore un rôle non négligeable dans l’économie locale, grâce aux cultures semencières. La majorité des emplois de la commune sont fournis par l’industrie et le secteur tertiaire. Complètement dépeuplée au XVe siècle, la communauté est reconstituée ensuite et connaît une croissance démographique jusqu’en 1851. Sans échapper à l’exode rural, la commune est toutefois moins marquée que d’autres communes du département. La commune est occupée un an par l’Italie fasciste (1942-1943), puis l’occupation allemande dure un an de plus, jusqu’à la Libération le 20 août 1944. L’histoire récente de Corbières est marquée par l’extension de l’urbanisme pavillonnaire et par les incendies de forêt, notamment celui de 2002.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 300 m d’altitude[2].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Corbières et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Corbières sont Sainte-Tulle, Gréoux-les-Bains, Vinon-sur-Verdon, Beaumont-de-Pertuis et Pierrevert.

La superficie de la commune est de 1 906 hectares ; l'altitude varie entre 256 et 531 mètres[2].

Le territoire de la commune est limité, à l’est par la Durance, grand torrent assagi depuis les travaux des années 1950-1960 ; au nord par le torrent de la Chaffère, et au sud par celui de l’Aillade. Le terroir se répartit entre collines du Lubéron (les deux tiers ouest) et plaine de la Durance (à l’est), le village et les infrastructures anciennes (route nationale et voie ferrée) se trouvant à la limite des deux, évitant ainsi d’empiéter sur les zones cultivées. Le site du village est le rebord de la terrasse intermédiaire entre plaine, sur une position dominante mais facile à aménager[2].

Alors qu’au début du XIXe siècle, le paysage dominant de la commune était la lande et les espaces cultivés, actuellement c’est la forêt qui occupe les espaces les plus importants[3]. Ce changement est surtout visible dans la partie ouest de la commune. À l’est, le principal changement date du dernier tiers du XXe siècle : il s’agit de la coupure apportée par les deux talus du canal EDF et de l’autoroute A51. Construites en bordure de Durance, ces deux infrastructures coupent complètement la commune du lit de la rivière. S’ils protègent l’ensemble du territoire de Corbières des crues dévastatrices de la rivière, ils empêchent complètement l’accès aux rives duranciennes, malgré les demandes d’aménagement d’un passage même piéton[4].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La plaine de la Durance à l’est commence au pied des collines, à environ 270 m d’altitude, puis descend jusqu’au cours de la rivière, à environ 260 m[2]. Cette partie du paysage de Corbières est façonnée par l’agriculture et son histoire[5]. À l’ouest de cette plaine, se trouve une terrasse, autour de 300 m d’altitude, qui domine la plaine et où est implanté le village[2].

Les collines du Lubéron dépassent les 400 m, atteignant les 532 m à la Bosse, point culminant de la commune, les collines de la commune étant plus hautes que celles des communes voisines[2].

Climat[modifier | modifier le code]

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La commune bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (7 °C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux inter-saisons, lorsque les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, mais elle est faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 24 °C), avec quelques orages, parfois très violents. Les températures maximales dépassent très souvent 35 °C en été, avec même des pointes au-delà des 40 °C lors des épisodes caniculaires, comme en juillet 1983[6].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune de Corbières est arrosée par plusieurs torrents[2] :

Sur le cours du torrent de Corbières, un petit lac artificiel a été mis en eau au moment des travaux du canal EDF de la Durance[2]. Il sert actuellement de rendez-vous dominical[9].

Enfin, le canal de Manosque traverse la commune du nord au sud, à la limite de la terrasse et des collines.

Flore et forêt de Corbières[modifier | modifier le code]

La commune compte 900 ha de bois et forêts, soit 47 % de sa superficie[1].

La plaine était autrefois plantée de nombreux arbres utilitaires (amandiers, pruniers et autres fruitiers, noyers, mûriers[10]). Ces arbres sont aujourd’hui pratiquement absents. Un seul individu exceptionnel est signalé par Louis Plantier, un chêne d’une circonférence de 3 m, dans la plaine, qui a poussé les racines plongeant dans une filiole dérivée d’un canal d’irrigation[11].

Les collines sont actuellement presque entièrement occupées par la forêt méditerranéenne[12].

Reconstitution de la forêt[modifier | modifier le code]

Les grands défrichements commencés au Moyen Âge et relancés lors de l’arrivée des colons piémontais en 1471 ont eu pour effet de modifier profondément les écosystèmes dans le sens d’une dégradation : érosion intense suivie d’inondations dévastatrices, récession ou disparition de certaines espèces végétales et animales. Ce processus de déforestation lié à une pression démographique toujours croissante atteignit son maximum au milieu du XIXe siècle.

De nouvelles sources d’énergies ayant alors fait leur apparition — le charbon, le pétrole — la forêt fut l’objet de moins de convoitises. À cela vint s’ajouter une politique volontariste de reboisement au niveau national pour restaurer les terrains de montagne fortement dégradés (voir restauration des terrains de montagne). Dans le même temps, le département des Basses-Alpes connaissait un important exode rural qui dura jusqu’au milieu du XXe siècle. La forêt de Corbières, qui appartenait à la commune, est vendue en 1883 à l’État, qui en accroit la superficie de 137 à 230 ha, tout en tirant un important profit des ressources en bois que la commune n’avait pas su voir[13].

Les gelées de 1956 donnèrent le coup de grâce aux olivettes (petite oliveraie) encore cultivées les plus difficiles d’accès et d’entretien. La forêt renaissante en tira les plus grands bénéfices et couvrit à nouveau les collines ainsi que les anciennes terrasses de culture dédiées à l’olivier.

L’aménagement de la Durance et la construction du barrage de Serre-Ponçon, en réduisant les débordements de la Durance, ouvrirent de nouveaux et riches espaces, tous à l’arrosage, dans la plaine de la Durance. On délaissa alors la colline et ses forêts qui ne présentaient plus guère d’intérêt.

Incendies[modifier | modifier le code]

Vestiges de l’incendie de 2002 : un arbre mort, des collines aux flancs encore mal reboisés.

Un incendie de grande ampleur a fait d’importants dégâts en 1942. Toutefois, à cette époque-là, le couvert forestier était moins étendu et moins dense. De nombreux petits troupeaux de moutons et de chèvres ainsi qu’une intense utilisation du bois à usage domestique permettaient un entretien régulier de la colline.

L’incendie de 2002 est parti le 24 juillet vers 15 h 45 en bordure du terrain de golf à Pierrevert s’est propagé en moins de deux heures jusqu’aux abords des villages de Sainte-Tulle et Corbières[14]. C’est le mistral atteignant des pointes de 100 km/heure ce jour-là qui a permis une propagation aussi rapide des flammes[14]. En direction du Sud puis de l’Est dans un premier temps et finalement, du Sud. Les moyens engagés comptent 450 hommes, 11 avions, 2 hélicoptères et 125 véhicules[14]. Le feu est déclaré éteint le 27 juillet[14].

La forêt était composée à 80 % de pins d’Alep. La présence d’un important chablis de branches et d’arbres arrachés suite à la forte chute de neige de février 2000 a fourni un combustible particulièrement redoutable. Lors de l’incendie, 620 hectares de forêt ont été détruits, dont 285 à Corbières, 270 à Sainte-Tulle et 65 à Pierrevert[14],[15]. Des maisons ont été incendiées.

Le reboisement a été mené de manière active et la végétation est repartie, vigoureuse : les pins se sont resemés, les chênes et les oliviers ont fait des rejets à partir de leur souche. Des parcours de randonnée ont été aménagés[16].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Corbières est située sur l'ancienne RN 96 (actuelle RD 4096), qui relie Château-Arnoux-Saint-Auban à Aubagne.

Corbières est à 11 kilomètres de la bretelle autoroutière de Manosque (sortie 18) située sur l'autoroute A51, qui assure une communication rapide vers le sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le nord en direction de Gap et de Sisteron.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Corbières est desservie par une ligne départementale au départ du village, Corbières ↔ Sainte-TullePierrevertManosque[17].

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est celle de Manosque - Gréoux-les-Bains situé à 8 kilomètres de Corbières, desservie par les TER de la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble).

La gare TGV la plus proche de Corbières est celle d'Aix-en-Provence TGV.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Manosque-Sud-Est auquel appartient Corbières est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[18], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[19]. La commune de Corbières est également exposée à trois autres risques naturels[19] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la plaine de la Durance, que ce soit par la rivière ou par les torrents) ;
  • mouvement de terrain : le centre de la commune est concerné par un aléa moyen à fort[20].

La commune de Corbières est également exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[21] ; dans le département, il s’agit surtout de transport de matières premières en direction des usines Arkema de Château-Arnoux-Saint-Auban, et Sanofi de Sisteron[22] :
  • le risque de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance est menacée par l’onde de submersion. Corbières est également menacée en cas de rupture du barrage de Sainte-Croix[24].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2006 pour les risques de feu de forêt, d’inondation (il renouvelle le plan des surfaces submersibles de 1961), de mouvement de terrain et de séisme[21], mais le Dicrim n’existe pas[25]. La commune est également concernée par le plan particulier d'intervention du CEA de Cadarache (risque nucléaire)[21].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 2011[19]. Les digues protégeant la plaine des débordements du torrent du Chaffère, descendant du Lubéron, avaient cédé, le 4 novembre 2011. La plaine s’était retrouvée engravée, comme aux siècles passés[26]. Plus anciennement, la Durance ravageait régulièrement le terroir : en 1866, ce sont près de 40 ha de terres qui ont été emportées lors d’une crue[27]. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux[28] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au début du XIe siècle (Rocham Corbiaram). Le nom désigne une forteresse construite à l’endroit où se rassemblent les corbeaux selon Ernest Nègre[32]. Ce nom peut aussi évoquer la pierre, le rocher (racine préceltique kor-b), la niche écologique du corbeau (còrb) ou la courbure (corb) : ruisseau sinueux, rochers courbés. Ces différents sens ont pu se télescoper.[réf. nécessaire]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

fontaine monumentale à bassins superposés, en calcaire lisse
Fontaine sur une place, à Corbières.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 514, alors qu'il était de 432 en 1999 en 1999[33].

Parmi ces logements, 82,2 % étaient des résidences principales, 14,2 % des résidences secondaires et 3,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,8 % des appartements[34].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,6 %, légèrement en baisse par rapport à 1999 (69,4 %)[35].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant la conquête romaine, le territoire de la commune est déjà occupé : au-dessus du village, la colline a pu abriter un oppidum[36].

Les Romains implantent la vigne à Corbières : un atelier de potier fabriquant des amphores vinaires a été retrouvé à Corbières[37].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[38].

Du XIIe au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait l’église paroissiale Saint-Brice, un prieuré, située sur la colline, et l’église Saint-Martin au Picarlet ; elle en percevait les revenus[39]. L’abbaye partage la seigneurie avec l’abbaye de Valsaintes à partir de la fin du XIIe siècle[40].

La peste noire de 1348 et les guerres durant tout le XIVe siècle vidèrent Corbières de ses habitants[41]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[40].

Après la guerre de Cent Ans, les seigneurs durent faire appel à des Piémontais pour repeupler le lieu[40] qui arrivèrent en 1471 et 1476[42]. Certains de ces colons piémontais s’étaient établis à Sainte-Tulle avant d’être recrutés par les coseigneurs, l’écuyer Antoine de Cruce et l’abbé de Valsaintes[43]. Ces colons sont installés sous le régime de l’acapt : leurs sont attribuées des terres arables, des prés, une oliveraie et des maisons en ruines, dans le faubourg. Les redevances sont limitées à un cens léger (en numéraire) et une tasque en nature d’un onzième des récoltes, ce qui en fait des conditions avantageuses[44].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Un premier canal est construit au début du XVIe siècle : prenant l’eau de la Durance à La Brillanne, il permet d’alimenter plusieurs moulins (fonction de source d’énergie) mais aussi d’irriguer les cultures avec les eaux de fuite[45]. À la même époque, une partie des troupeaux de la communauté de (actuellement commune de Bayons, dans les Monges), hivernaient à Corbières[46].

Lors des guerres de religion, le village est pillé et incendié par les protestants, ce qui provoque notamment la destruction de l’église[47],[48]. Et en 1585, les troupes fidèles au roi abattent les murailles de la cité, le seigneur d’Espinouse, détenteur du fief, ayant été très actif dans les rangs des opposants au roi[48].

La seigneurie est érigée en baronnie en faveur des Coriolis en 1625.

La peste de 1720 emporta 131 personnes sur les 400 habitants présents. À la fin de l'épidémie, tous les effets et les meubles des défunts furent brûlés au centre du village. Depuis, et sans faillir un feu est allumé du 24 décembre au 1er janvier sur la place du village pour commémorer cette épidémie.[réf. souhaitée]

À la fin de l’Ancien Régime, les collines étaient aménagées en terrasse pour accueillir des arbres productifs (amandiers, fruitiers divers). Le moulin à grain des Coriolis jouissait d’une bonne réputation dans la région, étant doté de meules françaises[49].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[50].

C’est aussi à cette période que les terrains des Iscles Hautes, en bordure de Durance, sont distribuées en 75 parcelles aux habitants pour défrichage[51].

Monuments aux morts, l’obélisque de pierre entouré d’une petite grille est pavoisé. Il est situé devant l’école dont la cour est planté de platanes.
Monument aux morts de Corbières.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’agriculture est très diversifiée, utilisant au maximum les possibilités du terroir. Les terrasses des collines sont toujours occupées par des vergers, la vigne et l’olivier[52], la plaine sert aux céréales. Les cultures maraîchères étaient aussi pratiquées[52], bénéficiant des eaux d’irrigation du canal de La Brillanne, construit entre 1837 et 1847[53]. Les particularités podologiques et climatiques de la commune ont également favorisé les cultures de céréales semencières (destinées à la vente comme semence)[52].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 18 habitants de Corbières sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[54].

Comme de nombreuses communes du département, Corbières se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[55]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[56]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[57].

Les travaux de la ligne de chemin de fer de ligne de Lyon à Marseille par Grenoble commencent en 1868 dans la commune[58] (cette section de la ligne est mise en service en 1877).

Aux eaux du canal de La Brillanne, qui irriguent environ un tiers des plaines de Corbières, s’ajoutent celles du canal de Manosque au début du XXe siècle (fin des travaux en 1924). Elles sont assez abondantes pour arroser les deux tiers restants des cultures de la commune[59]. La coopérative de Manosque, créée dans les années 1930 par Louis Martin-Bret, fournit des semences de pommes de terre et achète la production, ce qui permet de développer cette culture[60].

L’occupation de la commune commence deux ans et demi après le début de la Seconde Guerre mondiale, en novembre 1942, quand les Italiens et les Allemands envahissent la zone libre suite au débarquement allié en Afrique du Nord. Le 1er mai 1943, la ligne à haute tension est sabotée par les Francs-tireurs et partisans (FTP)[61].

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment les voies de communication. Disposant de l’appui de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[62]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[63], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[64]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Corbières[65].

L’agriculture continue d’évoluer dans l’après-guerre, avec des cultures qui bénéficient du climat ensoleillé. La faillite de la coopérative de Manosque entraîne l’abandon de la pomme de terre, et la plantation de vergers de pommiers dans la plaine dans les années 1960[60],[66]. Au cours de cette décennie, la construction du barrage de Serre-Ponçon, qui détourne la plus grande partie du débit de la Durance dans le canal EDF, provoque la baisse de la nappe phréatique et l’assèchement de plusieurs sources[67]. La construction du canal et de son énorme talus, en bordure de rivière, protège les terres agricoles des crues dévastatrices de la Durance[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Corbieres.svg

Blasonnement :
D’azur à un corbeau au naturel, s’essorant sur un rocher d’or, et derrière le rocher, une rivière d’argent.[68]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Corbières fait partie :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Corbières, installée dans une maison bourgeoise
Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1794   Brice Courbon[69]    
         
mai 1945   Alphonse Carles[70]    
         
mars 2001 mars 2008 Claude Arnoux[71] PCF[72]  
mars 2008 en cours
(au 17 avril 2014)
Jean-Claude Castel[73],[74],[75] UMP[76],[77] Agriculteur[78],
vice-président de la DLVA (2014- )[79]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 20 avril 2013, Corbières n'est jumelée avec aucune commune[80].

Enseignement[modifier | modifier le code]

la cour de l'école est plantée de platanes et encadrée de deux préaux.
École de Corbières.

La commune est dotée d’une école primaire[81].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Corbières relève[82] :

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 469 personnes, dont 39 chômeurs[83] (63 fin 2011[84]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (86 %)[85] et travaillent majoritairement hors de la commune (67 %)[85].

En 2011, quatre entreprises ont été créées à Corbières[86].

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 948 €, ce qui plaçait Corbières au 10 778e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[87].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 625 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,1 % d'actifs dont 68,8 % ayant un emploi et 6,3 % de chômeurs[88].

On comptait 122 emplois dans la zone d'emploi, contre 101 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 433, l’indicateur de concentration d'emploi est de 28,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un seul emploi pour quatre habitants actifs[89].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Plaine de la Durance, avec grandes cultures et vigne.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait huit établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et neuf emplois salariés[90]. Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de six en 2010, stable depuis 2000[91], après la disparition de 18 exploitations de 1988 à 2000[92].

De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement diminué, de 647 ha à 455 ha[92]. La SAU a continué de diminuer lors de la dernière décennie, à 415 ha[91], les exploitations faisant entre 35 et 300 ha (une partie des terres cultivées pouvant se trouver hors de la commune)[93]. Les parcelles sont caractérisées par leur très faible taille, aucune opération de remembrement n’ayant eu lieu dans la commune[94],[95]. La mécanisation poussée des cultures et l’introduction des méthodes d’irrigation modernes, qui nécessitent des parcelles de grande taille pour leur mise en œuvre, ont poussé à généraliser la pratique des échanges culturaux à partir des années 1970 : la propriété des parcelles se transmettant à l’intérieur de familles qui ne cultivent plus nécessairement la terre, mais l’afferment, les exploitants ont procédé à des échanges des parcelles voisines. Très rapidement, le parcellaire visible est apparu comme constitué de grandes unités de cultures, en réalité pratiquées sur de multiples parcelles contiguës appartenant à des propriétaires différents. Tous ces arrangements se sont fait de manière orale[96].

Les cultures sont traditionnellement irriguées dans la commune, depuis la construction des canaux de Brillanne (1847) et de Manosque (1924). Cette irrigation par arrosage est complétée par des forages dès la fin du XIXe siècle, dont l’eau était puisée par noria ou éolienne[97]. L’irrigation utilisant l’eau sous pression est pratiquée depuis une dizaine d’années, ce qui a permis de généraliser l’irrigation par aspersion et d’introduire l’irrigation au goutte-à-goutte[98]. L’eau sous pression est fournie par la société du canal de Provence, les eaux du canal de Manosque pour l’irrigation gravitaire et certains forages du XXe siècle continuant d’être utilisés, les pompes étant actionnées par des moteurs électriques ou thermiques[99].

Enfin, la coopérative Groupement Provence Services (GPS) de Manosque permet une certaine autonomie au secteur agricole local, tout comme la coopérative vinicole de Pierrevert[60].

La culture de l’olivier est une des principales de la commune. Alors que la production d’huile d’olive était très importante jusqu’au début du XXe siècle (avec 19 000 pieds[100] sur 40 ha[101]), elle connait un fort déclin à Corbières. Le moulin à huile de la commune ferme en 1927[102]. En 1994, on ne comptait plus que 1700 pieds cultivés[100], alors que la remise en exploitation avait commencée depuis quelques années[101]. Le renouveau de l’oliveraie a été soutenu par une association, Lei Olivaïre Corbieren fondée en 1997[103],[101] et subventionné par le ministère de l'Agriculture[104]. En 2000, avant l’incendie, l’oliveraie de Corbières s’étendait sur 18 ha ; elle a continué de progresser depuis, occupant 30 ha en 2012[101]. Les oliviers cultivés sont de la variété Aglandau[101]. Outre son rôle économique, l’oliveraie joue aussi un rôle de limitation des incendies de forêt, en constituant des pare-feus[105],[101].

La vigne, autre composante de la triade méditerranéenne, est elle aussi présente anciennement. Au XIXe siècle, le vin produit était destiné à l’autoconsommation, sa qualité permettant de le vendre sur les marchés régionaux. Actuellement, quatre exploitants ont une activité de vigneron-récoltant[91] (sur environ un tiers de la surface de leurs exploitations respectives[106] et produisent un vin d’assez bonne qualité et inclus dans le périmètre du Pierrevert (AOC)[107]. Les cépages utilisés sont le grenache noir, le syrah, le mourvèdre (vins rouges), et le cinsault pour les rosés, la moitié de la production étant commercialisée en vente directe au consommateur[108].

Les céréales sont enfin la troisième culture principale de la commune, principalement le blé dur d’hiver, cultivé à la fois comme blé de consommation et blé de semence, c’est-à-dire destiné à la vente pour être semé l’année suivante. Le terroir de Corbières est en effet favorable à la culture semencière : la plaine de la Durance est composée de terres alluviales riches ; le terroir est protégé des pollutions polliniques par les collines du Lubéron, et par les ripisylves bordant les torrents ; le climat, froid l’hiver, est cependant chaud l’été et ensoleillé, ce qui favorise un bon mûrissement des graines ; enfin, l’irrigation pratiquée avec l’eau du lac de Serre-Ponçon, donc pratiquement sans limite, assure des rendements élevés[109].

D’autres grandes cultures sont également pratiquées : betterave, colza (ces deux cultures uniquement pour la semence[110]), le maïs (à la fois comme maïs de consommation et maïs de semence, y compris la semence de base (qui est distribuée aux agriculteurs produisant la semence)[111]), le tournesol (idem)[112], le sorgho (idem)[113] et la pomme de terre (uniquement pour la consommation courante)[114].

Les derniers élevages de moutons ont été abandonnés pendant la décennie 2000-2010[52].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 16 établissements, employant 34 salariés[90].

Mécanique usinage de précision est, comme son nom l’indique, un atelier de mécanique de précision (sur métaux et matériaux synthétiques) ; il emploie 18 salariés[115].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 30 établissements (avec 4 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 4 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 24 personnes[90].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[116]. La commune ne compte aucun dispositif d’hébergement spécialisé.

Les résidences secondaires constituent donc la seule capacité d’accueil[117] : au nombre de 74, elles représentent un logement sur sept[118],[119].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1014 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Corbières). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
60 feux inhabité 282 434 455 505 571 585 620 635
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
657 704 672 657 593 571 591 533 591 530
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
481 484 482 503 700 435 457 377 397 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2011 - -
441 633 483 660 786 791 957 1 014 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[41], EHESS[120], Insee à partir de 1968[121],[122],[123])


L’histoire démographique ancienne de Corbières est marquée par la grande saignée du XIVe siècle, si forte que la reconstitution de la communauté ne fut possible que par le recours à l’immigration. S’ensuivit une lente croissance allant de la fin du XVe siècle aux années 1830. La population de Corbières marque ensuite une période d’« étale » où la population reste assez stable à un niveau élevé. Cette période, assez tardive par rapport au reste du département, dure de 1836 à 1861. L’exode rural provoque un mouvement de diminution de longue durée. Mais là aussi, le sort de Corbières est différent de celui des autres communes du département : la perte ne dépasse jamais les 50 % de la population du maximum démographique du XIXe siècle (704 habitants en 1851)[124], et la baisse s’interrompt dès les années 1950, après avoir duré moins d’un siècle. Depuis 1990, la population de Corbières a largement dépassé son niveau de 1851 et se situe désormais au-delà du millier d’habitants.

La légère croissance de population de 1876 est due à la présence d’ouvriers du chantier de construction de la ligne de chemin de fer Lyon-Marseille par les Alpes[58].

Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Trois associations sportives sont implantées sur la commune[125] : tennis de table, gymnastique volontaire, randonnée pédestre.

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien.

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique Saint-Sébastien de Corbières au sein du doyenné de Manosque, lui-même au sein du diocèse de Digne, Riez et Sisteron[126].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Sébastien, partiellement détruite pendant les guerres de religion, est reconstruite fin XVIe début XVIIe[127] (achevée en 1610[48]). Elle a conservé sa chapelle latérale sud (XVIe siècle)[127]. Le portail, dont les voussures en plein cintre se prolongent par des tores sur les piédroits, et sont surmontées d’un larmier épais, doit être contemporain de la chapelle[47]. La statue-reliquaire du saint, en bois peint, date du XVIIIe siècle et est classée monument historique au titre objet[128]. En 1867, la foudre tombe sur le clocher, endommageant la sacristie et l’horloge[129].

Une maison de la grand-rue, du XVe siècle également, possède un linteau orné d’une accolade double sculptée[130] ;

La mairie est située dans une ancienne demeure bourgeoise.

La chapelle Saint-Brice, au NNO du village[40], accessible par un sentier botanique, possède un riche décor intérieur : peintures vives, dorures. L’extérieur, par contraste, est très simple[131] ; il existe aussi une autre chapelle, la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, autrefois sous la titulature de Notre-Dame-de-Lorette[40].

En 1870, une nouvelle fontaine est mise en eau[129]. Le lavoir de la Place Haute est alimenté par la source du Tarnaud située à 3,5 kilomètres en amont sur le Riou de Corbières, captée puis conduite en 1876 jusqu’au village.

En bordure de la route, se trouve un ancien relais de poste[132].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie sur Corbières[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée pour la rédaction de l’article[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969
  • Christian Blanc, Notes historiques sur le village de Corbières, 2002.
  • Louis Plantier, Un terroir, des machines et des hommes : Corbières, entre moyenne et basse Durance, C’est-à-dire Éditions : Forcalquier, 2013. (ISBN 978-2-9182350-9-5), postface d’André de Réparaz

Autre[modifier | modifier le code]

  • Marie-Zéphirin Isnard, « Corbières. Sa reconstruction en 1471 », Annales scientifiques el littéraires des Basses-Alpes, 1893, p. 286-302.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Cantons de Manosque », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h IGN, Carte topographique de Corbières sur Géoportail. Consulté le 12 octobre 2013..
  3. Eric Fabre et Claire Vernet, « Évolution de l’occupation du sol dans les Alpes-de-Haute-Provence (début du XIXe siècle-fin du XXe siècle) », Méditerranée, 107 | 2006, p. 41
  4. a et b Louis Plantier, op. cit., p. 75.
  5. Louis Plantier, Un terroir, des machines et des hommes : Corbières, entre moyenne et basse Durance, C’est-à-dire Éditions : Forcalquier, 2013. (ISBN 978-2-9182350-9-5), postface d’André de Réparaz, p. 67 à 69.
  6. « Aspects climatiques du Vaucluse », La Provence,‎ 19 juin 2007
  7. le torrent de l'Aillade sur le site du SANDRE.
  8. la Durance sur le site du SANDRE.
  9. Louis Plantier, op. cit., p. 18.
  10. Louis Plantier, op. cit., p. 218 et suivantes.
  11. Louis Plantier, op. cit., p. 222.
  12. Louis Plantier, op. cit., p. 216.
  13. Raoul Blanchard, « Déboisement et reboisement dans les Préalpes françaises du Sud », Revue de géographie alpine. 1944, tome 32 N°3, p. 385.
  14. a, b, c, d et e Arnaud Vallois, « Important feu de forêt », Pompiers.fr, 3 février 2003, consulté le 26 septembre 2010.
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 52.
  16. Communauté de communes Sud 04, Réalisation de sentiers Vigneron et oléicoles, consulté le 26 septembre 2010.
  17. Conseil général 04, Réseau transport bassin Manosque
  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  19. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 13 juillet 2012.
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  21. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  22. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  24. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  25. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 13 juillet 2011.
  26. Louis Plantier, op. cit., p. 18-19.
  27. Louis Plantier, op. cit., p. 74.
  28. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Clamensane », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 13 juillet 2012.
  29. BRGM, « fiche 40005 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012.
  30. BRGM, « fiche 130057 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012.
  31. BRGM, « fiche 840080 », Sisfrance, consulté le 13 juillet 2012.
  32. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194),‎ 1996, 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne) § 23709, p. 1276.
  33. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  34. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  35. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  36. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, (ISBN 2-87754-054-5), p. 143.
  37. Jean-Pierre Brun, Fanette Laubenheimer, « Conclusion », Gallia : La viticulture en Gaule, Tome 58, 2001. p. 208.
  38. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  39. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 217.
  40. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « Corbières », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 17 juillet 2012.
  41. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 172.
  42. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 86.
  43. Andrée Courtemanche, « S’établir à Sainte-Tulle. Un exemple d'immigration piémontaise en Provence au XVe siècle », Provence historique, tome 41, no 164, 1991, p. 201-202.
  44. Emmanuel Le Roy Ladurie, Histoire des paysans français : de la Peste noire à la Révolution, Paris : Éd. du Seuil/PUF, 2002, collection « L'Univers historique », (ISBN 2-02-050099-X), p. 88.
  45. Louis Plantier, op. cit., p. 41.
  46. Marc de Leeuw, « Les voies de communication », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3), p. 58.
  47. a et b Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 185.
  48. a, b et c Yvette Isnard, « Les dynasties seigneuriales d’Oraison », Chroniques de Haute-Provence, 2012, no 368, p. 38.
  49. Louis Plantier, op. cit., p. 16.
  50. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  51. Louis Plantier, op. cit., p. 72.
  52. a, b, c et d Louis Plantier, op. cit., p. 20-21.
  53. Louis Plantier, op. cit., p. 42.
  54. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  55. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  56. Labadie, op. cit., p. 16.
  57. Labadie, op. cit., p. 11.
  58. a et b Louis Plantier, op. cit., p. 12.
  59. Louis Plantier, op. cit., p. 46.
  60. a, b et c Louis Plantier, op. cit., p. 86.
  61. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 3.
  62. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, ISBN 2-909800-68-7, p. 250.
  63. Henri Julien, op. cit., p. 80.
  64. Henri Julien, op. cit., p. 81.
  65. Henri Julien, op. cit., p. 251.
  66. Louis Plantier, op. cit., p. 22.
  67. Louis Plantier, op. cit., p. 40.
  68. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  69. Honoré Brun, Manosque révolutionnaire (1789-1805), republié sur Basses-Alpes.fr, 1re édition dans Annales des Basses-Alpes, tome XIV, 1909-1910
  70. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  71. Claude Arnoux est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  72. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010.
  73. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013.
  74. Jean-Claude Castel est l’un des 500 élus qui ont parrainé Marine le Pen à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012.
  75. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « De La Bréole à Corbières (liste 2) », Les communes du département, consultée le 17 avril 2014.
  76. Site Jean-Claude Castel candidat aux législatives 2008.
  77. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  78. Louis Plantier, op. cit., p. 185.
  79. Brian Orsini, « DLVA : une élection et déjà des interrogations », La Provence, 15 avril 2014, p. 3.
  80. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 20 avril 2013).
  81. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Manosque, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  82. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 20 avril 2013).
  83. Insee, Dossier local - Commune : Corbières, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
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  86. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche de la commune, [lire en ligne].
  87. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  88. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  89. EMP T5 - Emploi et activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  90. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
  91. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  92. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  93. Louis Plantier, op. cit., p. 81.
  94. Louis Plantier, op. cit., p. 68.
  95. IGN, Parcellaire de Corbières sur Géoportail. Consulté le 13 octobre 2013.
  96. Louis Plantier, op. cit., p. 70-72.
  97. Louis Plantier, op. cit., p. 44.
  98. Louis Plantier, op. cit., p. 64.
  99. Louis Plantier, op. cit., p. 56.
  100. a et b Claudine Durbiano, « L'oliveraie provençale, production de qualité et requalification territoriale », Méditerranée, Tome 95, 3-4- 2000. « Dynamiques spatiales des cultures spéciales ». p. 19.
  101. a, b, c, d, e et f Louis Plantier, op. cit., p. 90.
  102. Louis Plantier, op. cit., p. 95.
  103. C. Durbiano, op. cit., p. 24.
  104. C. Durbiano, op. cit., p. 25.
  105. C. Durbiano, op. cit., p. 27.
  106. Louis Plantier, op. cit., p. 82.
  107. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  108. André de Réparaz, Terroirs perdus..., op. cit., p. 59.
  109. Louis Plantier, op. cit., p. 78-79.
  110. Louis Plantier, op. cit., p. 136 et suivantes.
  111. Louis Plantier, op. cit., p. 146.
  112. Louis Plantier, op. cit., p. 154 et suivantes.
  113. Louis Plantier, op. cit., p. 164 et suivantes.
  114. Louis Plantier, op. cit., p. 170.
  115. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, mécanique (industrie)| usinage de précision, consulté le 23 septembre 2012.
  116. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  117. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  118. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17.
  119. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
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