Cinsault

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Cinsault N
Cinsault
Grappe de cinsault
Caractéristiques phénologiques
Débourrement 9 jours après le chasselas
Floraison À compléter
Véraison À compléter
Maturité 2eme période sur coteaux, 3 semaines après le chasselas
Caractéristiques culturales
Port retombant
Vigueur moyenne
Fertilité forte
Taille et mode
de conduite
courte,sur palissage avec releveurs
Productivité bonne a tres bonne
Exigences culturales
Climatique À compléter
Pédologique À compléter
Potentiel œnologique
Alcoolique À compléter
Aromatique À compléter

Le Cinsault ou cinsaut est un cépage français noir à jus blanc.

Origine et répartition[modifier | modifier le code]

Il semble que son origine soit la Provence. De là, il a gagné la vallée du Rhône, le Languedoc-Roussillon, puis l'Algérie : en effet, il permet des rendements importants et au XXe siècle, il a beaucoup été planté pour remplacer les hybrides producteurs directs. Il couvre près de 24 773 ha en 2006 en France.

Il existe de nombreux clones.

En Afrique du Sud, il a été croisé avec le pinot noir, donnant un hybride : le pinotage, très cultivé là-bas (5 000 ha).

Caractères ampélographiques[modifier | modifier le code]

  • Bourgeonnement cotonneux blanc à bordure rouge.
  • Les feuilles, d'un vert foncé en dessus, sont très cotonneuses en dessous[1]. Feuilles adultes orbiculaires à 5 lobes, avec sinus pétiolaire presque fermé, des sinus latéraux profonds en V, des dents longues, un limbe involuté.
  • Rameaux côtelés glabres avec de grandes vrilles. Sarment violacé, noué court[1].

Aptitudes culturales[modifier | modifier le code]

Feuillage du cinsault

C'est un cépage de deuxième époque, trois semaines après le chasselas B.

C'est un cépage fertile, productif, très résistant à la sécheresse. En terrain fertile, sa production est très élevée et la qualité s'en ressent. Le cinsault N doit donc être réservé aux terres pauvres et sèches pour obtenir une récolte régulière et de bonne qualité. Il est peu vigoureux, son bois est de faible diamètre et son port retombant. Il doit donc être taillé court. Le vieillissement des souches est assez rapide.

Au printemps, sur sol calcaire, il peut montrer des signes de chlorose ferrique. Il est sensible aux maladies du bois (esca, eutypiose), aux acariens, vers de la grappe et à la pourriture grise. En revanche, il est moins sensible à l'oïdium.

Potentiel technologique[modifier | modifier le code]

Les grappes et les baies sont grosses. Le rendement en jus est élevé. Ses grappes sont munies d'un pédoncule robuste auquel sont suspendus des grains en forme d'olives, à peau épaisse, à chair ferme et d'une saveur toujours douce, même lorsqu'ils n'ont pas atteint leur complète maturité[1]. Ses gros grains juteux se consomment aussi en raisin frais. Il peut alors être commercialisé sous le nom d'œillade.

Autrefois, il était planté avec le grenache pour apporter souplesse, finesse et fruité à l'assemblage. Les plantations massives en plaine fertile ont beaucoup nui à sa réputation. Pourtant, en terrain pauvre et sec, il donne des vins fruités, agréables, souples, et d'excellents rosés.

Synonymes[modifier | modifier le code]

Le Cinsault est connu sous les noms de black Malvoisie, blue Imperial, boudalès, bourdalès, bourdelas, calabre, chainette, cincout, cinsanet, cinquien, cinq-Sao, cinqsaut, œillade, Espagne, espagnin, espagnol, froutignan, gros de Lacaze, gros Marocain, hermitage (en Afrique du Sud), Kara Takopoulo, madiran du Portugal, marroquin, marrouquin, maurange, mavro Kara Melki, mihau, milhaud du Pradel, morterille Noir, negru de Sarichioi, ottavinello, ottavianello (en Pouilles, Italie), papadou, pampous, passerille, picardan Noir, piquepoul d’Uzés, pis de chèvre, pis de Chèvre rouge, plant d’Arles, poupo de Crabe, pousse de Chèvre, prunaley, prunella, prunellas, samsó, senso, ulliaou, ulliade Noire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Victor Rendu, op. cit., p. 113.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Rendu, Ampélographie française, Éd. Victor Masson, Paris, 2e édition, 1862.
  • Ambrosi, Dettweiler-Münch, Rühl, Schmid et Schuman, Guide des cépages, 300 cépages et leurs vins, éditions ULMER, 1997. (ISBN 2-84138-059-9).
  • Pierre Galet: Dictionnaire encyclopédique des cépages Hachette Livre, 1. édition 2000 (ISBN 2-01-236331-8)
  • Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, édition du Ministère de l'Agriculture et de la pêche, 1994.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

La Vigne et le Vin http://www.vitis.org

Articles connexes[modifier | modifier le code]