Jaux
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| Jaux | ||
Mairie et monument aux morts |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Oise | |
| Arrondissement | Compiègne | |
| Canton | Compiègne-Sud-Ouest | |
| Intercommunalité | Agglomération de la région de Compiègne | |
| Maire Mandat |
Christian Navarro 2008-2014 |
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| Code postal | 60880 | |
| Code commune | 60325 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 303 hab. (2010) | |
| Densité | 267 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 31 m — Max. 125 m | |
| Superficie | 8,63 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Jaux est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située dans le département de l'Oise, dans la moyenne vallée de l'Oise et près de la rive droite de cette rivière, à une distance orthodromique de 4,3 km au sud-ouest du chef-lieu d'arrondissement de Compiègne[1]. La distance avec la capitale, au sud-ouest, est de 67 km[2]. Jaux entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Compiègne composée de quatorze communes totalisant 70 610 habitants en 2009[3],[4].
Avec un territoire communal assez considérable, Jaux s'étend jusqu'au-delà de la RN 31 Rouen - Reims au nord, avec le Bois de Plaisance. Le village s'étire tout en longueur le long de la RD 13, dans un sens nord-sud, sur plus de 3 km, près de la rive droite de l'Oise qui à ce niveau coule du nord au sud. Le développement du village historique est circonscrit par l'Oise, d'une part, et par des coteaux assez abrupts d'autre part. Ils dominent la RD 13 d'une soixantaine de mètres et sont couverts de bois. La RD 13 est une route de desserte locale, qui vient de faire l'objet d'aménagements avec réduction de la largeur des voies, afin de la sécuriser pour les pietons et pour dissuader le trafic de transit. La récente installation d'un cinéma multiplex dans la zone commerciale de Jaux / Venette et la création d'un lotissement sur le plateau, à proximité, démontrent la volonté d'agrandissement de l'agglomération.
Hormis la zone commerciale à l'extrémité nord-est du territoire communal, Jaux reste une commune à caractère rural dont le territoire est en grande partie couverte de surfaces agricoles, alternant avec quelques petits bois, au sein d'un paysage valloné. Trois hameaux y sont disséminés : Dizocourt, sur les hauteurs du plateau entre Jaux et Armancourt à 91 m d'altitude ; les Tartres, à l'ouest du village ; et Varanval, au nord-ouest. Le hameau de Boucquy, au nord de Varanval, a quasiment disparu.
En ce qui concerne les voies de communication, Jaux est desservi localement par la RD 13 déjà mentionnée. Tout au nord, moyennant la courte RD 13a, elle communique avec la RD 1131 qui est la déviation de Compiègne. Cette voie rapide relie, entre autres, la RN 31 au nord à la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil, et donne accès au centre de Compiègne par le sud. Quant à la RD 200, elle constitue une voie d'accès vers l'autoroute A1 par son échangeur n° 9 à Longueil-Sainte-Marie, à une distance routière de 12 km de Jaux. La RD 13 mène à Venette, au nord, et puis à Compiègne, mais elle ne permet une traversée de l'Oise qu'au nord du centre-ville, près de la gare.
Au centre du village, Jaux possède un point d'arrêt sur la ligne SNCF. Il est desservi par une partie des trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent six trains pour Paris et autant de trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 61 min pour Paris et de 5 min pour Compiègne[6]. Sur le plan des transports en commun, Jaux est desservi par une ligne d'autocars du réseau du Conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[7]. Grâce à une passerelle pietonne sur l'Oise, il est possible de rejoindre l'arrêt Lycée Charles de Gaulle à Compiègne, éloigné de 850 m seulement de la mairie de Compiègne. Cet arrêt est notamment desservi par la ligne n° 5 du réseau urbain de Compiègne. Entièrement gratuite, elle fonctionne du lundi au samedi à raison de trente-trois aller-retours[8]. Le centre commercial de Jaux / Venette est desservi par les lignes n° 6 et 7 depuis Compiègne.
Toponymie [modifier]
Les origines du nom du village de Jaux sont obscures. On le voit précisé pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Denis en 657 (diplôme de Clotaire III) sous la forme Gellis qui ferait éventuellement allusion au latin Gellius. Son nom se transforma en Gallis Villa (vers 1210), puis Jaulx (145)[Quoi ?] pour devenir Jaux vers 1258[réf. nécessaire]
Histoire [modifier]
L’implantation humaine a été attestée sur le territoire de la commune dès le Néolithique. On retrouve des traces d’occupation aux époques gauloises et gallo-romaines.
De l’époque mérovingienne (Ve siècle) jusqu’au début du XXe siècle, la moyenne vallée d' l'Oise est viticole. Elle produisait un vin dont l'abbé Carlier, dans son Histoire du Duché du Valois, disait en 1764 : « Le vin de Jaux est connu, il passe en proverbe dans le Valois pour une liqueur qui glace plutôt que d'échauffer et qui n'a d'autre vertu que de gratter le palais par son âcreté ».
L’un des vins produit, le « blanc d’Orléans » était réputé pour être l’un des meilleurs de la région. En 1789, la vigne occupait à Jaux environ 300 ha. A milieu du XIXe siècle, la culture de la vigne était réduite à une centaine d'hectare.
Administration [modifier]
Population et société [modifier]
Évolution démographique [modifier]
D’après le recensement Insee de 2007, Jaux compte 2 258 habitants (soit une augmentation de 9 % par rapport à 1999). La commune occupe le 4 418e rang au niveau national, alors qu'elle était au 4 426e en 1999, et le 64e au niveau départemental sur 693 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Jaux depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 2 258 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
- 50 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Sport et culture [modifier]
La commune possède deux terrains de tennis, une salle multisports couverte et un stade de football. Jaux propose un grand nombre d'activités sportives et culturelles, telles que le tir à l'arc, le kung-fu, le ping-pong ou encore une fanfare municipale.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Monument historique [modifier]
- L'église Saint-Pierre et Saint-Paul (classée monument historique par arrêté du 7 avril 1921[15]), rue Charles-Ladame (RD 13), à côté de la mairie : L'église est orientée nord-ouest - sud-est. Elle a été bâtie au XIIe siècle, mais seulement la courte et basse nef avec ses deux bas-côtés, ainsi que le clocher central, ont résisté aux ravages de la guerre de Cent Ans. Le clocher carré est peu élevé et conserve sur deux faces des fenêtres romanes plein cintre sans ornements. Ces ouvertures sont subdivisées par une colonne au chapiteau carré à volutes. La pyramide en pierre ayant coiffé le clocher à l'origine a été remplacée par un toit à quatre versants, couvert d'ardoise. Quant à la nef, ses minuscules fenêtres carrées et la porte sur la façade sont modernes. Dernière réminiscence à l'époque romane, un cordon à billettes orne la base du tympan. - Le chœur gothique du premier quart du XVIe siècle représente plus que la moitié de la superficie de l'église, et sans doute sa partie la plus intéressante. Le plan cruciforme traditionnelle avec transept, chœur et chapelles latérales a été abandonné en faveur d'un ensemble homogène de trois travées sur trois. Cet ensemble de plan carré est deux fois plus élevé que les bas-côtés au niveau des gouttières, et également plus large. Les deux séries de trois pignons vers le nord-est et le sud-est suggèrent une succession de trois vaisseaux perpendiculaires à la nef. Les pignons sont égayés par un simple décor basé sur une alternance entre pierre de taille et briques. Une vaste baie au remplage flamboyant s'ouvre sous chaque pignon. Les baies les plus proches du chevet sont à trois lancettes à tête arrondie et tréflées ; les autres à deux lancettes. Le chevet plat donnant immédiatement sur la rue n'est pas mis en exergue par l'architecte. Il présente trois baies à trois lancettes chacune, entièrement bouchées. À l'intérieur, les piliers sont cylindriques. Les voûtes aux arc-doubleaux présentent des écussons aux points d'intersection[16],[17]. À noter dans l’église, une pièce exceptionnelle de par sa rareté, la poutre de gloire, de la fin du XVIe, début du XVIIe siècle, sur laquelle apparaissent des sculptures polychromes représentant le Christ et ses apôtres à mi-corps. La poutre[18], quatre vitraux du premier quart du XVIe siècle[19], et la cloche de 1753[20] sont classées au titre des objets.
Autres éléments du patrimoine [modifier]
- Le château de Varanval, au hameau du même nom, avec quelques vestiges de l'ancien château seigneurial.
- La chapelle, dédiée autrefois à Notre Dame, ruinée du prieuré de Boucquy, au nord du hameau de Varanval : Elle se situait au milieu du hameau de Boucquy, aujourd'hui disparu, et a été édifiée par les moines de l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne au XIIe siècle. Lieu de pèlerinage, la chapelle est reconstruite après le pillage du prieuré par les Anglais au XVe siècle. Suite à sa désaffection après la Révolution, l'édifice est transformé en hangar agricole, puis tombe en ruines[21].
Notes et références [modifier]
- Orthodromie entre Jaux et Compiègne, sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 18 octobre 2012.
- Orthodromie entre Jaux et Paris, sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906). Consulté le 18 octobre 2012.
- Composition communale de l'agglomération : 60502-Compiègne, sur le site de l'Insee. Consulté le 18 octobre 2012.
- Résumé statistique - unité urbaine de Compiègne, sur le site de l'Insee. Consulté le 18 octobre 2012.
- Communes limitrophes de Jaux sur Géoportail.
- [PDF] Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris, sur TER Picardie. Consulté le 18 octobre 2012.
- [PDF] Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont sur le site Fiches horaires, sur Oise Mobilité. Consulté le 18 octobre 2012.
- [PDF] Horaire de la ligne 5, sur Oise mobilité. Consulté le 18 octobre 2012.
- Notice communale de Jaux, sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Jaux, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Jaux en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 novembre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 novembre 2010
- Église Saint-Pierre, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Compiègne, arrondissement de Compiègne (Oise), Beauvais, Achille Desjardins, 1850, 264 p. [lire en ligne (page consultée le 16 octobre 2012)], p. 153-155.
- Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise, 1904, pdf, 84 p. [lire en ligne (page consultée le 14 octobre 2012)], p. 227-228
- Poutre de gloire, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Ensemble de quatre verrières, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Cloche, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Nos origines, sur Jaux (site officiel). Consulté le 2 octobre 2012.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Pascal Détrez, « L'Oise à Jaux (1re partie) », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 25, 11 janvier 2008, p. 14-16 (ISSN 1637-5858)
- Pascal Détrez, « L'Oise à Jaux (2e partie) », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 26, 1 avril 2008, p. 15-19 (ISSN 1637-5858)
- Pascal Détrez, « Le vin de Jaux », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 35, 1 juillet 2010, p. 14-15 (ISSN 1637-5858)