Jaux

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Jaux
Mairie et monument aux morts
Mairie et monument aux morts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-Sud-Ouest
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Christian Navarro
2008-2014
Code postal 60880
Code commune 60325
Démographie
Population
municipale
2 309 hab. (2011)
Densité 268 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 24″ N 2° 46′ 36″ E / 49.39, 2.77666666667 ()49° 23′ 24″ Nord 2° 46′ 36″ Est / 49.39, 2.77666666667 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 125 m
Superficie 8,63 km2
Localisation

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Jaux

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Jaux

Jaux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de l'Oise, dans la moyenne vallée de l'Oise et près de la rive droite de cette rivière, à une distance orthodromique de 4,3 km au sud-ouest du chef-lieu d'arrondissement de Compiègne[1]. La distance avec la capitale, au sud-ouest, est de 67 km[2]. Jaux entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Compiègne composée de quatorze communes totalisant 70 610 habitants en 2009[3],[4].

Communes limitrophes de Jaux[5]
Lachelle Venette
Jonquières Jaux[5] Compiègne
Le Meux Armancourt Lacroix-Saint-Ouen

Avec un territoire communal assez considérable, Jaux s'étend jusqu'au-delà de la RN 31 Rouen - Reims au nord, avec le Bois de Plaisance. Le village s'étire tout en longueur le long de la RD 13, dans un sens nord-sud, sur plus de 3 km, près de la rive droite de l'Oise qui à ce niveau coule du nord au sud. Le développement du village historique est circonscrit par l'Oise, d'une part, et par des coteaux assez abrupts d'autre part. Ils dominent la RD 13 d'une soixantaine de mètres et sont couverts de bois. La RD 13 est une route de desserte locale, qui vient de faire l'objet d'aménagements avec réduction de la largeur des voies, afin de la sécuriser pour les piétons et pour dissuader le trafic de transit. La récente installation d'un cinéma multiplex dans la zone commerciale de Jaux / Venette et la création d'un lotissement sur le plateau, à proximité, démontrent la volonté d'agrandissement de l'agglomération.

La rue principale de Jaux.

Hormis la zone commerciale à l'extrémité nord-est du territoire communal, Jaux reste une commune à caractère rural dont le territoire est en grande partie couverte de surfaces agricoles, alternant avec quelques petits bois, au sein d'un paysage vallonné. Trois hameaux y sont disséminés : Dizocourt, sur les hauteurs du plateau entre Jaux et Armancourt à 91 m d'altitude ; les Tartres, à l'ouest du village ; et Varanval, au nord-ouest. Le hameau de Boucquy, au nord de Varanval, a quasiment disparu.

En ce qui concerne les voies de communication, Jaux est desservi localement par la RD 13 déjà mentionnée. Tout au nord, moyennant la courte RD 13a, elle communique avec la RD 1131 qui est la déviation de Compiègne. Cette voie rapide relie, entre autres, la RN 31 au nord à la voie rapide de la RD 200 Compiègne - Creil, et donne accès au centre de Compiègne par le sud. Quant à la RD 200, elle constitue une voie d'accès vers l'autoroute A1 par son échangeur n° 9 à Longueil-Sainte-Marie, à une distance routière de 12 km de Jaux. La RD 13 mène à Venette, au nord, et puis à Compiègne, mais elle ne permet une traversée de l'Oise qu'au nord du centre-ville, près de la gare.

Au centre du village, Jaux possède un point d'arrêt sur la ligne SNCF. Il est desservi par une partie des trains omnibus TER Picardie de la relation n° 12 Compiègne - Paris. Du lundi au vendredi, s'y arrêtent six trains pour Paris et autant de trains pour Compiègne, la fréquence étant moindre le week-end. Le temps de parcours est de 61 min pour Paris et de 5 min pour Compiègne[6]. Sur le plan des transports en commun, Jaux est desservi par une ligne d'autocars du réseau du Conseil général de l'Oise : la ligne 33B Clermont - Compiègne, à vocation essentiellement scolaire. Elle propose toutefois deux aller-retours pour Compiègne en transport sur réservation pendant les vacances scolaires, du lundi au samedi[7]. Grâce à une passerelle pietonne sur l'Oise, il est possible de rejoindre l'arrêt Lycée Charles de Gaulle à Compiègne, éloigné de 850 m seulement de la mairie. Cet arrêt est notamment desservi par la ligne n° 5 du réseau urbain de Compiègne. Entièrement gratuite, elle fonctionne du lundi au samedi à raison de trente-trois aller-retours[8]. Le centre commercial de Jaux / Venette est desservi par les lignes n° 6 et 7 depuis Compiègne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines du nom du village de Jaux sont obscures. On le voit précisé pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Denis en 657 (diplôme de Clotaire III) sous la forme Gellis qui ferait éventuellement allusion au latin Gellius. Son nom se transforma en Gallis Villa (vers 1210), puis Jaulx (145)[Quoi ?] pour devenir Jaux vers 1258[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

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L’implantation humaine a été attestée sur le territoire de la commune dès le Néolithique. On retrouve des traces d’occupation aux époques gauloises et gallo-romaines.

De l’époque mérovingienne (Ve siècle) jusqu’au début du XXe siècle, la moyenne vallée d' l'Oise est viticole. Elle produisait un vin dont l'abbé Carlier, dans son Histoire du Duché du Valois, disait en 1764 : « Le vin de Jaux est connu, il passe en proverbe dans le Valois pour une liqueur qui glace plutôt que d'échauffer et qui n'a d'autre vertu que de gratter le palais par son âcreté ».

L’un des vins produit, le « blanc d’Orléans » était réputé pour être l’un des meilleurs de la région. En 1789, la vigne occupait à Jaux environ 300 ha. A milieu du XIXe siècle, la culture de la vigne était réduite à une centaine d'hectare.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 janvier 2006 Gilbert Pierret    
mars 2006 28 mars 2014 Christian Navarro    
28 mars 2014 à ce jour Michel Jeannerot    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 210 1 250 1 292 1 240 1 200 1 176 1 134 1 100 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
976 917 853 817 842 767 734 719 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 706 711 665 658 664 668 672 773
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
784 817 942 1 087 1 407 2 078 2 220 2 213 2 304
2011 - - - - - - - -
2 309 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Jaux en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
3,6 
75 à 89 ans
5,5 
11,0 
60 à 74 ans
10,1 
21,5 
45 à 59 ans
24,1 
20,7 
30 à 44 ans
21,0 
20,8 
15 à 29 ans
16,9 
22,2 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Sport et culture[modifier | modifier le code]

La commune possède deux terrains de tennis, une salle multisports couverte et un stade de football. Jaux propose un grand nombre d'activités sportives et culturelles, telles que le tir à l'arc, le kung-fu, le ping-pong ou encore une fanfare municipale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre, façades sud-est et nord-est.
Article détaillé : Église Saint-Pierre de Jaux.
  • L'église Saint-Pierre et Saint-Paul (classée monument historique par arrêté du 7 avril 1921[13]), rue Charles-Ladame (RD 13), à côté de la mairie : L'église est orientée nord-ouest - sud-est. Elle a été bâtie au XIIe siècle, mais seulement la courte et basse nef avec ses deux bas-côtés, ainsi que le clocher central, ont résisté aux ravages de la guerre de Cent Ans. Le clocher carré est peu élevé et conserve sur deux faces des fenêtres romanes plein cintre sans ornements. Ces ouvertures sont subdivisées par une colonne au chapiteau carré à volutes. La pyramide en pierre ayant coiffé le clocher à l'origine a été remplacée par un toit à quatre versants, couvert d'ardoise. Quant à la nef, ses minuscules fenêtres carrées et la porte sur la façade sont modernes. Dernière réminiscence à l'époque romane, un cordon à billettes orne la base du tympan. - Le chœur gothique du premier quart du XVIe siècle représente plus que la moitié de la superficie de l'église, et sans doute sa partie la plus intéressante. Le plan cruciforme traditionnelle avec transept, chœur et chapelles latérales a été abandonné en faveur d'un ensemble homogène de trois travées sur trois. Cet ensemble de plan carré est deux fois plus élevé que les bas-côtés au niveau des gouttières, et également plus large. Les deux séries de trois pignons vers le nord-est et le sud-est suggèrent une succession de trois vaisseaux perpendiculaires à la nef. Les pignons sont égayés par un simple décor basé sur une alternance entre pierre de taille et briques. Une vaste baie au remplage flamboyant s'ouvre sous chaque pignon. Les baies les plus proches du chevet sont à trois lancettes à tête arrondie et tréflées ; les autres à deux lancettes. Le chevet plat donnant immédiatement sur la rue n'est pas mis en exergue par l'architecte. Il présente trois baies à trois lancettes chacune, entièrement bouchées. À l'intérieur, les piliers sont cylindriques. Les voûtes aux arc-doubleaux présentent des écussons aux points d'intersection[14],[15]. À noter dans l’église, une pièce exceptionnelle de par sa rareté, la poutre de gloire, de la fin du XVIe, début du XVIIe siècle, sur laquelle apparaissent des sculptures polychromes représentant le Christ et ses apôtres à mi-corps. La poutre[16], quatre vitraux du premier quart du XVIe siècle[17], et la cloche de 1753[18] sont classées au titre des objets.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Le château de Varanval, au hameau du même nom, avec quelques vestiges de l'ancien château seigneurial.
  • La chapelle, dédiée autrefois à Notre Dame, ruinée du prieuré de Boucquy, au nord du hameau de Varanval : Elle se situait au milieu du hameau de Boucquy, aujourd'hui disparu, et a été édifiée par les moines de l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne au XIIe siècle. Lieu de pèlerinage, la chapelle est reconstruite après le pillage du prieuré par les Anglais au XVe siècle. Suite à sa désaffection après la Révolution, l'édifice est transformé en hangar agricole, puis tombe en ruines[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Jaux, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 46-55
  • Pascal Détrez, « L'Oise à Jaux (1re partie) », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 25,‎ 11 janvier 2008, p. 14-16 (ISSN 1637-5858)
  • Pascal Détrez, « L'Oise à Jaux (2e partie) », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 26,‎ 1 avril 2008, p. 15-19 (ISSN 1637-5858)
  • Pascal Détrez, « Le vin de Jaux », La revue du pays d'Estrées, Grandfresnoy, Association des Deux Montagnes, no 35,‎ 1 juillet 2010, p. 14-15 (ISSN 1637-5858)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre Jaux et Compiègne », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  2. « Orthodromie entre Jaux et Paris », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation (lion1906) (consulté le 18 octobre 2012).
  3. « Composition communale de l'agglomération : 60502-Compiègne », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  4. « Résumé statistique - unité urbaine de Compiègne », sur le site de l'Insee (consulté le 18 octobre 2012).
  5. Communes limitrophes de Jaux sur Géoportail.
  6. [PDF] « Horaire de la relation n° 12 Busigny - Saint-Quentin - Compiègne - Paris », sur TER Picardie (consulté le 18 octobre 2012).
  7. [PDF] « Horaire de la ligne 33B Creil-Clermont » sur le site « Fiches horaires », sur Oise Mobilité (consulté le 18 octobre 2012).
  8. [PDF] « Horaire de la ligne 5 », sur Oise mobilité (consulté le 18 octobre 2012).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Jaux en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  13. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Compiègne, arrondissement de Compiègne (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1850, 264 p. (lire en ligne), p. 153-155.
  15. Eugène Müller, Courses archéologiques autour de Compiègne, Compiègne, Progrès de l’Oise,‎ 1904, pdf, 84 p. (lire en ligne), p. 227-228
  16. « Poutre de gloire », base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. « Ensemble de quatre verrières », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Cloche », base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. « Nos origines », sur Jaux (site officiel) (consulté le 2 octobre 2012).