Didier Porte

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Didier Porte

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Didier Porte le 1er juillet 2010.

Naissance 29 janvier 1958 (1958-01-29) (55 ans)
Compiègne
Nationalité Française
Pays de résidence France
Activité principale journaliste, chroniqueur
et humoriste

Didier Porte, né le 29 janvier 1958 à Compiègne (Oise), est un journaliste, chroniqueur et humoriste français.

Sommaire

Biographie et parcours [modifier]

Didier Porte au salon du livre 2012.

Né à Compiègne en janvier 1958, père de quatre enfants, il obtient une maîtrise de sciences économiques à l’université Paris-X. Journaliste depuis 1984, il collabore à La Dépêche du Midi, au Matin de Paris (journal depuis disparu), à L’Étudiant, et à diverses radios comme Canal 102 (basée à Évry), TSF 93, RMC, RFM, Europe 2, Ouï FM, pour leurs journaux et diverses chroniques de télévision.

Pendant huit ans, il est reporter-réalisateur dans l’émission Culture Pub et rédige des chroniques régulières pour le mensuel du même nom. Il collabore aux Lois de la jungle puis à Éconoclaste sur La Cinquième, à Tutti frutti et à Comme au cinéma sur France 2, ainsi qu'à Héros vinaigrette, ultime émission animée par Bernard Rapp.

Avec Anne Magnien, il est le co-auteur de l’émission La Nuit de la connerie sur Canal+. Cette émission sera complétée par un livre, rédigé avec William Reymond, Le Grand Livre de la connerie.

Sur France Inter, il est successivement chroniqueur dans Zappinge (émission de Gilbert Denoyan), Zoom et Audimatraquage (émissions d’Isabelle Motrot), Rien à cirer, Les P’tits Déj’s et Changement de direction (émissions de Laurent Ruquier) avant d'être « remercié » de la station en 1996 pour « inhumanité »[1].

Il la réintègre fin 1999 pour y donner ses chroniques dans Rien à voir (émission de Laurence Boccolini), et dans l’émission qui l’a remplacée, Le Fou du roi de Stéphane Bern, où on peut entendre en 2010 sa chronique quotidienne vers 12 h 5. Il y brocarde pêle-mêle les acteurs de la vie politique, les chaînes de télévision ou les émissions de télé-réalité.

Entre avril 1998 et juin 2006, il anime une chronique quotidienne consacrée à la télévision sur Ouï FM.

Depuis le début 2008, il tient également une chronique hebdomadaire le jeudi à h 53, dans l’émission matinale de Nicolas Demorand sur France Inter. Le mercredi 23 juin 2010, il annonce son licenciement de la station à l'antenne[2], aussi bien pour la matinale que pour Le Fou du roi.

Le vendredi 25 juin 2010, Daniel Schneidermann annonce que Didier Porte aura désormais une chronique, mise en ligne tous les jeudis à h 53 sur le site Arrêt sur images[3]. Depuis 2011, il n'a cette chronique plus qu'une semaine sur deux.

Depuis septembre 2010, il tient également une chronique hebdomadaire enregistrée chaque lundi dans un café parisien, pour le journal d'information en ligne Mediapart, intitulée MediaPorte[4].

En 2010, il participe au Comité de la carte, émission animée par Philippe Vandel sur Paris Première.

Entre 2008 et 2010, il contribue aussi régulièrement à l’hebdomadaire satirique Siné Hebdo, créé par le dessinateur Siné.

Sur les planches, il est à l'affiche de plusieurs one-man-shows respectivement intitulés L’ami des vedettes, Entracte manqué, Didier Porte joue et gagne à être connu, Didier Porte aime les gens. Le dernier en date est Didier Porte fait rire les masses.

À la rentrée 2011, il réintègre l'équipe de chroniqueurs de Stéphane Bern dans sa nouvelle émission sur RTL, À la bonne heure et devient également « L’avocat du diable » dans La revue de presse de Paris 1re.

Le 11 avril 2012, il remporte son procès face à France Inter, la justice condamne la station de radio à lui verser 250 000 euros pour licenciement abusif[5].

Son frère Jean-Luc Porte est journaliste et a notamment été le chef du bureau de l'Agence France-Presse à Bogota[réf. nécessaire].

Le style de Didier Porte [modifier]

L'humour de Didier Porte repose sur un style tribun et un positionnement d'extrême gauche[6] dont il joue pour faire des portraits à charge de l'invité. Il utilise un alliage d’ironie et de franc-parler pour évoquer des sujets parfois très polémiques[réf. souhaitée]. Il se conçoit davantage comme un contre-pouvoir, chargé d'attaquer les puissants, plutôt que comme un humoriste selon ses propres termes[7].

Engagement politique [modifier]

En 2011, il soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, appelant à voter pour lui pendant son spectacle[8].

Polémiques et prises de position [modifier]

Dans sa chronique du Fou du roi, Didier Porte est adepte des portraits à charge de l’invité.

  • Il a vigoureusement raillé l’animateur Arthur[9], lequel l'a attaqué pour injure et diffamation et perdu son procès devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris.
  • En 2008-2009, il a régulièrement pris position contre la détention de Julien Coupat.
  • En juin 2010, quelques jours après le licenciement de Stéphane Guillon (autre chroniqueur à France Inter), Didier Porte annonce en direct son licenciement de La Matinale et du Fou du Roi. Ces deux événements déclenchent une vague d'indignation au sein de la station[11].

Publications [modifier]

  • 1994 : Le Grand Livre de la connerie, en collaboration avec William Reymond, d’après une émission de Canal+, éd. Canal+ Éditions
  • 2003 : Sauvé des ondes, éd. l'Archipel (réédité en février 2011 aux éditions Archipoche)
  • 2008 : Porte flingue, éd. Ramsay
  • 2009 : Les Pipoles à la porte !, éd. La Découverte
  • 2010 : Insupportable ! Chronique d'un licenciement bien mérité, First Éditions (Gründ).
  • 2011 : Incorrigible ! Chroniques d'un multirécidiviste, First Éditions (Gründ).
  • 2012 : Présidents, poil aux dents, avec Guillaume Doizy, Flammarion.
  • 2012 : Ces grosses bêtes qui nous gouvernent, avec Morchoisne, Dargaud.

Notes et références [modifier]

Liens externes [modifier]

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