Tracy-le-Mont

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Tracy le Mont
Image illustrative de l'article Tracy-le-Mont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Compiègne
Canton Canton d'Attichy
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Attichy
Maire
Mandat
Jacques-André Boquet
2014-2020
Code postal 60170
Code commune 60641
Démographie
Population
municipale
1 711 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 17″ N 3° 00′ 34″ E / 49.4714, 3.009449° 28′ 17″ Nord 3° 00′ 34″ Est / 49.4714, 3.0094  
Altitude Min. 39 m – Max. 149 m
Superficie 18,57 km2
Localisation

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Tracy le Mont

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Tracy le Mont

Tracy-le-Mont est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Elle est citée dans le poème de René Guy Cadou, La Saison de Sainte-Reine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune s'est appelée Trapiacus en 1171.

Histoire[modifier | modifier le code]

Tracy-le-Mont, village de mémoire marqué par les combats de la Première Guerre mondiale (notamment ceux pour Quennevières), Tracy-le-Mont s'affiche depuis septembre 1998 comme un village de mémoire. Sensibilisée par l'association Patrimoine de la Grande Guerre avec qui elle a signé une convention en 1997, la commune de Tracy-le-Mont possède aujourd'hui un circuit historique passant par le vieux village, la Pansée au hameau de Bernaval, le cimetière national, la Butte des Zouaves et la Carrière de la Maison du Garde. Cette dernière, inaugurée officiellement le 20 septembre 1998 après plusieurs mois de travaux de mise en sécurité, peut être visitée par tout groupe intéressé sur simple demande à l'association ou à l'office de tourisme de Compiègne.

La carrière de la Maison du Garde, aménagée par l'armée française pour le cantonnement de ses troupes, porte les emblèmes sculptés de la Musique du 2e Zouaves et du 1er régiment de Génie. Ce dernier participera aux essais d'empoisonnement des lignes ennemies par gaz de combat.

En forêt d'Offémont, les monuments de Bimont honorent les régiments qui se sont distingués à la bataille de Quennevières, écart de la commune de Moulin-sous-Touvent.

Tracy-le-Mont conserve, au hameau de Bernanval, une maison reconvertie durant la première guerre mondiale en poste de secours. Elle porte encore sur sa façade un quatrain intitulé La Pansée.

La Butte des Zouaves est située à 1,5 km, à vol d'oiseau, au nord de la ferme de Quennevières, en empruntant un chemin praticable au carrefour des départementales 85 et 335, cette butte rend hommage à des soldats enterrés vivants au cours d'un bombardement. Elle se compose d'un tertre, sous lequel reposent les Zouaves, ces soldats métropolitains venant des colonies et qui avaient participé activement aux combats de la ferme de Quennevières, surmonté d'une croix. Certes moins imposant, ce monument s'apparente à la tranchée des baïonnettes près de Verdun, qui rend hommage à tous ces hommes qui ont péri ensevelis dans leur tranchée suite à des bombardements ou à des explosions de mines comme celle qui a vu disparaître deux compagnies françaises à la Côte 108, près de Berry-au-Bac, le 31 mai 1917.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tracy-le-Mont Blason Écartelé : aux 1) et 4) d'or à trois pals alésés de sinople, de tailles croissantes de dextre à senestre dans le 1er et décroissantes dans le 4e, aux 2e et 3e d'or au cœur de sinople[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1831   Marquis Victor de l'Aigle    
1831 1840 Louis Poittevin    
1840 1848 Louis Espérance des Acres    
1848 1870 Jean Louis Foucry    
1870 1882 Jean Antoine Ferte    
1882 1892 Casimir Poittevin    
1892 1912 Charles Loonen    
1912 1919 Albert Commelin    
1919 1925 Léonard Commelin    
1925 1935 Pierre Denis    
1935 1945 Marcel Picard    
1945 1971 René Carre    
1971 1977 André Dhuicq    
1977 1989 Yvette Veyssier    
1989 2002 Maurice Massieux PCF  
2002 2008 Stanislas Lelandais    
2008 en cours
(au 19 octobre 2014)
Jacques-André Boquet   Réélu pour le mandat 2014-2020[2]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 711 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 377 1 451 1 447 1 330 1 427 1 420 1 427 1 430 1 460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 527 1 520 1 481 1 411 1 372 1 471 1 634 1 751 1 782
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 924 1 882 1 929 1 012 1 329 1 230 1 076 1 122 1 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 341 1 454 1 491 1 544 1 636 1 698 1 726 1 710 1 716
2011 - - - - - - - -
1 711 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,6 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 14,2 %, 30 à 44 ans = 26,8 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 49,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 19,9 %).
Pyramide des âges à Tracy-le-Mont en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,2 
5,2 
75 à 89 ans
6,7 
10,9 
60 à 74 ans
13,0 
21,9 
45 à 59 ans
19,3 
26,8 
30 à 44 ans
25,0 
14,2 
15 à 29 ans
15,0 
21,0 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victor de l'Aigle (1766 - 1867) Louis Augustin des acres, dit le Comte Victor De l'Aigle est né le 12 août 1766 et décédé à Tracy le Val le 27 août 1867. Maréchal de camp, député de l'Oise, propriétaire du château de Tracy le Val. Vers 1825, il avait créé une école libre de filles à Tracy le Mont dans une propriété lui appartenant. Par acte du 26 septembre de l'an mil huit cent soixante six, il a fait donation de cette propriété au profit de la commune de Tracy le Mont sous condition : "d'employer l'immeuble donné à l'usage d'école communale de filles, la volonté formelle du donateur étant qu'on ne puisse lui donner une autre destination". En 1981, cette maison sise au 16 rue des Cornouillers à Tracy le Mont a cessé d'être utilisée comme école. En 1989, à la demande de la municipalité, les descendants du Comte Victor De l'Aigle ont autorisé la commune à vendre cette propriété pour financer la construction de la nouvelle salle municipale et ont émis le vœu que soit donné à cette salle le nom de leur ancêtre pour perpétuer le souvenir du donateur, dernier du nom d'une famille, étroitement liée à Tracy. Le Centre socio-culturel Victor De l'Aigle a été inauguré le samedi 8 octobre 1994 en présence de ses descendants.

Cottret de Tracy le Mont : auteur d'un petit ouvrage d'agronomie pratique : "Moyens infaillibles pour empêcher la maladie des pommes de terre, pour obtenir… une bonne récolte en cidre et en vin… pour prévenir le tournis du mouton, prévenir et guérir le piétin…" et d'un autre sur les "moyens pour prévenir et guérir la morve des chevaux".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]