Charles Huntziger
| Charles Huntziger | |
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Le général Charles Huntziger signe l'Armistice du 22 juin 1940 au nom de la France dans le wagon de l'Armistice dans la clairière de Rethondes.
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| Naissance | 25 juin 1880 Lesneven (Finistère) |
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| Décès | 12 novembre 1941 (à 61 ans) Près du Vigan (Gard) |
| Origine | |
| Arme | Infanterie coloniale |
| Grade | Général |
| Années de service | 1898 – 1941 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Commandement | IIe Armée |
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Charles Huntziger est un officier général français, né le 25 juin 1880 à Lesneven (Finistère) et mort le 12 novembre 1941 près du Vigan (Gard) dans un accident d'avion.
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Biographie [modifier]
Carrière militaire [modifier]
Charles Léon Clément Huntziger sort de Saint-Cyr en 1900, il fait partie de la promotion Marchand. Il intègre l'infanterie coloniale. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert sur le front d'Orient. Il est le chef du bureau d’opérations à l’état-major du corps expéditionnaire allié. Il participe en 1918 à l’élaboration du plan d’offensive du général Franchet d’Esperey contre les troupes germano-bulgares qui mènera à la victoire des Alliés et à la signature d'un armistice sur le front d'Orient en septembre 1918.
En 1924 il est en Chine, commandant du corps d'occupation à Tien-Tsin[1].
En 1933, il est nommé commandant supérieur des troupes du Levant. Il participe alors aux négociations pour le rattachement à la Turquie du sandjak d'Alexandrette alors partie de la Syrie sous mandat français. Il entre au Conseil supérieur de la guerre en 1938.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1939-1940, il commande d'abord la 2e armée, puis le 4e groupe d'armées dans les Ardennes. Le 10 mai 1940, lors de l'offensive allemande, il est au théâtre alors que les services de renseignement militaire l'ont averti de l'attaque imminente[2]. Il subit, le 13 mai 1940, la percée de Sedan avec la 2e armée. Ses réactions inappropriées et son absence d'initiative facilitent grandement l'offensive allemande. Cependant, il saura se défausser et, par d'habiles manœuvres, faire porter sa responsabilité par le général Corap[3].
Il préside la délégation française chargée de signer l'armistice du 22 juin 1940 dans la clairière de Rethondes et celle chargée de signer l’armistice du 24 juin 1940 près de Rome, puis siège à sa commission d'application à Wiesbaden.
Il est secrétaire d’État à la Guerre dans le Gouvernement de Vichy, puis commandant en chef des forces terrestres (septembre 1941).
Décès [modifier]
Il meurt dans un accident d’avion au retour d’une mission d’inspection en Afrique du Nord en novembre 1941. Le Potez 662, immatriculé F-ARAY, qui le ramène s'écrase dans les reliefs des Cévennes[4] vers le Col du Minier (Gard). Six autres personnes meurent dans cet accident. Ses funérailles ont lieu le 15 novembre à la cathédrale de Vichy. Un service est célébré à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
« Le Potez 662 transportant le général Huntziger s'est écrasé le 11 novembre 1941 sur la commune de Bréau et Salagosse dans le Gard, plus précisément à un kilomètre au nord ouest du col du Minier (D 48). »
— Crash de l'avion du Général Huntziger
Sa veuve est la première récipiendaire de l'ordre de la Francisque.
Citations [modifier]
Il s'adresse aux soldats de la IIe Armée, propos repris la 18 mai 1940 dans l'Excelsior :
« Notre aviation te protège, même quand tu ne la vois pas. Sache que, contre l'infanterie, le char ne vaut pas grand-chose ; si tu te terres, il ne te verra pas. Laisse-le passer sans te démasquer puis tire sur les guides qui l'accompagnent... Sache enfin que l'ennemi n'est pas aussi fort que certains le croient. Oppose-lui ta volonté : c'est elle qui l'emportera. »
On comprend que l'aviation parait toujours absente aux soldats qui subissent les bombardements de la Luftwaffe. On voit qu'il tient en grande estime l'armée blindée, il aura l'idée de proposer à ses commandants d'armée :
« Un engin incendiaire antichars de construction rapide et facile : bouteille d'essence à amorce d'acide sulfurique »
— Journal de Marche du Groupe d'Armée 2
Sources [modifier]
Articles connexes [modifier]
Notes et références [modifier]
- La Revue des deux mondes, 1943, page 434.
- France Inter : Entretien d'Olivier Wieviorka dans l'émission 2000 ans d'Histoire
- William L. Shirer, The Collapse of the Third Republic, Simon and Shuster, 1969
- www.aerosteles.net
Liens externes [modifier]
- Ministre du Régime de Vichy
- Général français du XXe siècle
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Collaborateur français pendant la Seconde Guerre mondiale
- Ministre de la Défense ou équivalent
- Militaire français de l'armée de Vichy
- Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr
- Mort dans un accident aérien
- Naissance en 1880
- Naissance à Lesneven
- Décès en 1941