Hedwige Chrétien

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Hedwige Chrétien

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Vers 1898

Naissance 15 juillet 1859
Compiègne, Drapeau de la France France
Décès 1944
Activité principale Compositrice
Maîtres Ernest Guiraud

Hedwige Chrétien est une compositrice française, née à Compiègne le 15 juillet 1859 et décédée en 1944. Elle intègre le conservatoire de Paris en 1874 où elle étudie avec Ernest Guiraud. En 1881 elle gagne le 1er prix d' harmonie, contrepoint et fugue, et en 1889 elle devient professeur. On en sait peu au sujet de sa vie. Elle a composé environ 150 morceaux, y compris des morceaux pour le piano, pour l'orchestre, de la musique de chambre, des mélodies, un ballet et deux opéras en un acte[1].

Une des plus grandes collections de ses œuvres est aux États-Unis dans La Collection spéciale des compositrices à l'université du Michigan.

Notice biographique[2] par Henri Delépine[modifier | modifier le code]

Petite-fille du célèbre violoniste J. Ternizien, fille d'un ingénieur distingué, Madame Chrétien naquit à Compiègne et montra dès l'enfance, de telles dispositions musicales, que ses parents lui permirent d'aller faire ses études au Conservatoire de Paris. Elle y fut une élève particulièrement brilliante, surtout dans les cours d'Harmonie, de Fugue et de Contrepoint, où elle eut comme professeur Guiraud et Lenepveu. Pour l'orgue, elle fut l'élève du maître César Franck qui l'appréciait beaucoup pour ses qualités d'improvisation.

En 1887, elle remportait le premier prix de fugue, à l'unanimité, et Théodore Dubois écrivait d'elle : « Hedwige Chrétien est un musicienne parfaite et l'une des plus brillantes lauréates du Conservatoire ». À peine âgée de 22 ans, elle obtint le premier prix de la Société des Compositeurs pour son poème lyrique intitulé L'Année. C'est la première fois que ce prix fut attribué à une femme.

Sortie du Conservatoire, les mains pleins de lauriers, Madame Chrétien y rentra bientôt comme professeur de solfège, ce qui lu procura l'occasion d'écrire le meilleur Solfège à changements de clefs qui ait paru. Cet ouvrage est encore aujourd'hui en usage au Conservatoire.

Après deux ans d'enseignement, Madame Chrétien donna sa démission pour raison de santé et pour se consacrer à la composition. Peu de carrières ont été aussi fécondes que la sienne. Compositeur originale et inspiré, Madame Chrétien a produit une foule d'œuvres de tous genres: œuvres pour piano, pour chant, pour orchestre, pour instruments divers. Plus de 250 de ses compositions ont été publiées et beaucoup d'autres sont encore à paraître. Bien souvent on peut voir figurer l'une ou l'autre de ses œuvres au programme des grands concerts, où toujours elle obtiennent un très légitime succès.

En janvier 1924, le Conseil de la Société des Compositeurs de Musique nommait sociétaires définitifs plusieurs correspondants illustres, en reconnaissance, disait le rapport, « de ce qu'ils avaient voués leur vie au service de l'art pur ». Dans cette promotion, à côté de maîtres tels que Eug. Gigout et Paderewski, figure Madame Hedwige Chrétien. C'est dire la haute estime professée par son beau talent de compositeur.

Style[modifier | modifier le code]

Madame Chrétien n'est pas « nouvelle école ». Sagement moderne dans ses idées et dans ses harmonies, elle reste disciple fidèle des grands maîtres classiques[réf. nécessaire]. Distinction de style, clarté d'écriture, pureté et richesse d'harmonie, charme mélodique joint à une expression religieuse très noble, tels sont les titres qui méritent à ses pièces une place d'honneur parmi les œuvres de ce genre publiées au cours de ces vingt dernières années.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Ballet oriental
  • Belle époque (1887) (orchestre de chambre)
  • Harmonies religieuses (1928) (orgue ou harmonium)
    • Invocation (Prélude) en Fa
    • Andantino (Interlude) en Sol
    • Prélude en Sol
    • Entrée en Mi♭
    • Prière en Fa
    • Offertoire en Sol
    • Entrée en Ut
    • Andante (Élévation) en La
    • Allegretto (Communion) en Fa
    • Andantino (Offertoire) en Sol
    • Postlude en Sol
    • Communion en Sol
    • Andantino (Communion) en Ré
    • Élévation en Mi♭
    • Allegretto (Interlude) en Mi♭
    • Offertoire en Ré
    • Verset en Mi♭
    • Interlude (en Fa
    • Communion en La♭
    • Verset en Fa
    • Prière en Mi♭
    • Communion en Si♭
    • Élévation en La
    • Méditation en Ré
    • Interlude en Fa
    • Communion en Sol
    • Prière à la Vierge en Fa
    • Procession en Fa
    • Andante religioso en Mi
    • Communion en Mi
    • Recueillement en Fa
    • Supplication en Ut
    • Cantabile (Élévation) en La♭
    • Prière du matin en Fa
    • Prière du soir en Ut
    • Andantino en Fa
    • Sortie en Ré
    • Élévation en Ut
    • Méditation en Ré
    • Sortie brève en Ré
  • Marche funèbre (orgue)
  • Premier Album du jeune organiste (orgue)
  • Cinq pièces brèves (orgue)
  • Grand solo - Andante et Allegro (1891 (trombone)
  • Lied 'Soir d'Automne' (violoncelle et piano)
  • Pastels (orchestrel)
  • Poème lyrique (1886) (prix à concours pour Société des compositeurs de musique)
  • In memoriam (1934) (violoncelle et orgue)
  • Quintette (orchestre de bois)
  • Serenade sous bois (trio à flûte, hautbois et piano)

Piano[modifier | modifier le code]

  • Ariel caprice fantastique
  • Au village. Le moulin, scènes pastorales
  • Chansons du rouet
  • En cheminant, ritournelle pour piano
  • Faretole
  • Fleur de letes, ronde bretonne
  • Les Papillons, valse de salon
  • Naïades
  • Polichinelles roses
  • Qui vive!?, morceau de genre
  • Rataboul (1905) (polka pour piano)
  • Scherzo-valse
  • Speranza, valse lente
  • Tarentelle, pour piano à 4 mains
  • Trilby
  • Valse berceuse
  • Valse-caprice
  • Valse des libellules
  • Pour endormir Yvonne, berceuse par H. Pommier arrangé pour piano par Hedwige Chrétien
  • Sonatines
    • No.1: Pastorale
    • No.2: Dès l'Aurore
    • No.3: Joyeuse Nouvelle

Voix[modifier | modifier le code]

(Toutes compositions sont pour voix et piano sauf indication contraire.)

  • Adieu, petite soeur Hindoue, poésie de André Bardet
  • Aubade, poésie de Pierre Ladoué
  • Baiser errants, poésie de Ludovic Fortolis
  • Ballade, De s'amye bien belle, poésie de Clément Marot (1527)
  • Canzonetta, poésie de Pierre Ladoué
  • Caprice de troubadour, poésie de Gaston Petit
  • Chanson des pêcheurs de lune, Barcarolle à deux voix (duet), poésie de L. Fortolis
  • Chemin de croix, poésie de Loriot Lecaudey
  • Dernier rêve!, poésie de Ludovic Fortolis
  • Feux follets, poésie de Ludovic Fortolis
  • La chanson bénie, poésie de Léon Dierx
  • La Jeanneton, poésie de Jules Lafforgue
  • La Vieille fontaine, poésie de Pierre Alin
  • Là-bas, chanson Bohémienne, poésie de Léo Marcel,
  • Le Calme, poésie de Auguste Dorchain, Voix, piano et violin obligato
  • Le cœur de mira, extrait des chansons moraves, poésie de Ludovic Fortolis
  • Le Cor, poésie de Alfred de Vigny
  • L'Enclume, poésie de Léon Dierx
  • Le Rouet sur le clavecin, poésie de Raymond Philippon
  • Les Ailes du rêve, poésie de Charles Fuster
  • Les rêves, poésie de Alexandre Dréville
  • Lumière de l'âme, poésie de Madame Bertha Galeron de Calonne
  • Mademoiselle bébé, à grand-papa, poésie de J. Morin
  • Mirage, poésie de Edouard Guinand
  • Petits poèmes au bord de l'eau, cycle de 6 mélodies, poèmes de Ludovic Fortolis
  • Point d'orgue du menuet, de Watteau, poésie de Léo Marcel
  • Pour ceux qui aiment, poésie de Aymé Magnien, voix, piano et violin obligato
  • Pour nos soldats, prière. poésie et music de Hedwige Chrétien.
  • Prismes lunaires, poésie de Ludovic Fortolis
  • Quand reviendras-tu, poésie de Jean Franc
  • Quand tu pleureras, poésie de Léo Marcel
  • Que je t'oublie!? (1897), poésie de Léo Marcel
  • Reliques, poésie de Jules Lafforgue
  • Reviens, poésie de Ange Lava
  • Silhouettes fantasques/Clair de lune, poésie de Marguerite Bracks
  • Sur la route d'Alcala, voix et orchestre
  • Votre sourire, poésie de Eva Jouan

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Quintette, Casino Belle Époque, Le Concert Impromptu, Verany-Arion/Abeille musique PV 796044 (1996)

Media[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Que je t'oublie? (1897) (info)
Pour voix et piano
Fichier:Chrétien-Que je t'oublié.mid

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Que je t'oublie[modifier | modifier le code]

Comment veux-tu que je t'oublie
Quand sur ta lèvre si jolie
Je pris l'autre jour un baiser ?
J'ai de la joie à m'en griser,
Comment veux-tu que je t'oublie ?

Comment veux-tu que je t'oublie
Quand à genoux je te supplie,
Bavard, inquiet, amoureux ?
Après un baiser j'en veux deux !
Comment veux-tu que je t'oublie ?

Comment veux-tu que je t'oublie
Quand tout ce bonheur qui nous lie,
Remplit ma ve en un moment ?
Les heures qu'on passe en aimant,
Comment veux-tu qu'on les oublie ?

Léo Marcel

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grove Dictionary of Music and Musicians (2001)
  2. préface à Harmonies religieuses