Choisy-au-Bac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Choisy (homonymie).
Choisy-au-Bac
Image illustrative de l'article Choisy-au-Bac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-Nord
Intercommunalité Agglomération de la région de Compiègne
Maire
Mandat
Jean-Noël Guesnier
2014-2020
Code postal 60750
Code commune 60151
Démographie
Gentilé Cosaciens
Population
municipale
3 362 hab. (2011)
Densité 212 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 20″ N 2° 52′ 42″ E / 49.4388888889, 2.87833333333 ()49° 26′ 20″ Nord 2° 52′ 42″ Est / 49.4388888889, 2.87833333333 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 112 m
Superficie 15,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Choisy-au-Bac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Choisy-au-Bac

Choisy-au-Bac est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants s'appellent les Cosaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au nord de l'agglomération compiégnoise, la commune est traversée par les rivières de l'Oise et de l'Aisne, et se situe à proximité des forêts de Laigue et de Compiègne.

La commune comprend également le lieu-dit du Francport.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'époque mérovingienne, Choisy est une des résidences royales. Un certain nombre de rois mérovingiens sont inhumés à Choisy, dans l'église Saint-Étienne.

Le domaine est ensuite transmis aux rois carolingiens.

En 751, après la déposition du dernier roi mérovingien, Childéric III, Bertrade de Laon est couronnée reine avec son mari à Soissons. En juillet 754, elle et ses enfants reçoivent la bénédiction du pape Étienne II lors du sacre de Pépin à Saint-Denis. Elle le conseille et l'accompagne dans ses campagnes. À la mort de Pépin III dit le bref le 24 septembre 768, elle règne avec en faisant monter ses deux fils sur le trône. Deux ans plus tard elle arrange le mariage de son aîné, Charles ou encore Charlemagne avec Désirée de Lombardie. Mais à la mort de son frère, Carloman Ier, Charles s'empare de ses terres, écarte définitivement Bertrade de Laon du pouvoir, fait enfermer ses neveux Pépin et Syagre dans un cloître et marie leurs sœurs, Cunégonde à Guillaume d'Orange -ami et cousin de l'empereur- et Gisèle à un prince lombard puis à Léon IV empereur d’Orient de Constantinople. Bertrade de Laon se retire alors en une abbaye qui se trouvait alors à Choisy-au-Bac et y meurt le 18 avril 783. Choisy fut certes autrefois proposé comme un des lieux possibles de naissance de Charlemagne, cela est désormais plus qu'improbable.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Cette photographie a été prise après la signature de l'armistice à la sortie du « wagon de l'Armistice » du train d'État-Major[1] du maréchal Ferdinand Foch (deuxième à partir de la droite).

Les voies ferrées historiques ayant accueilli les trains des négociateurs de l'Armistice de 1918 sont les épis de Rethondes, désignés à l'époque, dans les documents militaires, « épis de Francport ». Les épis de Francport furent occupés par l'artillerie lourde sur voie ferrée (ALVF) du fait de l'avance allemande du printemps 1918. Les épis de Francport n'étaient pas « oubliés » du commandement en 1918 mais ils ne figuraient pas sur les cartes des réseaux ferrés pour des raisons de sécurité, ils apparaissaient seulement sur les cartes d'État-Major. Le train des plénipotentiaires allemands et celui du maréchal Foch stationnaient sur les deux rameaux Ouest des épis de Francport, les deux rameaux Est n'ayant pas été utilisés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1829 1876 Pierre Bejot    
1876 1888 Jules Mollot    
1888 1901 Henry Binder    
1901 décembre 1919 Charles de l'Aigle    
décembre 1919 mai 1925 Émile Thurneyssen    
mai 1925 1932 Jean Guillaume    
1932 mai 1935 Albert Fagard    
mai 1935 mars 1971 Michel de Grammont    
mars 1971 mars 1989 Robert Mouret    
mars 1989 mars 2001 Robert Pierret    
mars 2001 en cours Jean-Noël Guesnier    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 362 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696 812 825 674 834 811 823 869 850
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820 842 811 805 830 794 824 844 868
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
870 909 944 834 992 1 168 1 104 1 070 1 260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 593 1 671 1 842 2 313 3 786 3 571 3 475 3 448 3 362
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 15,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 25,3 %, plus de 60 ans = 20,2 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,2 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Choisy-au-Bac en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
6,8 
75 à 89 ans
7,5 
13,3 
60 à 74 ans
12,8 
25,3 
45 à 59 ans
25,0 
19,0 
30 à 44 ans
19,0 
15,7 
15 à 29 ans
15,1 
19,8 
0 à 14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Vie de la commune[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Organisée bisuannellement par l'Association Sportive Cosacienne qui adhère à l'UFOLEP, La Cosacienne est une série d'épreuves sportives sur un week-end comprenant un trail nocturne, deux run & bike et des courses pour les enfants. Les courses de La Cosacienne se déroulent dans les rues de Choisy-au-Bac et dans les forêts de Laigue et de Compiègne. Plus de 800 vététistes et/ou coureurs à pieds y participent. L'organisation nécessite la mobilisation de plus de 200 bénévoles, secouristes, etc.

L' US Choisy au Bac, club de Football local comptant plus de 400 licenciés, réussit en juin 2013 l'exploit historique pour le club de faire accéder en championnat régional la même saison ses 2 équipes seniors : l'équipe A en Division Honneur et l'équipe B en Promotion Interdistricts du championnat de la ligue de Picardie de Football.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Angleterre Sible Hedingham (Angleterre) depuis 1992Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.

Gendarmerie et police municipale[modifier | modifier le code]

Sur la commune est implanté une brigade de gendarmerie. La caserne a été construite en 2002. La brigade de gendarmerie de Choisy-au-Bac fait partie d'une communauté regroupant également les brigades d'Attichy et de Ribécourt-Dreslincourt.

La commune dispose également d'une police municipale dont les locaux se trouvent en mairie.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Choisy-au-Bac

Les armes de Choisy-au-Bac se blasonnent ainsi :

d'argent au bac de gueules avec son batelier de carnation vêtu d'or et d'un pantalon aussi de gueules, voguant sur une champagne ondée d'azur, surmonté de trois fleurs de lys aussi d'or rangées en chef. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle des Trois Chênes
  • La Brunerie
  • Le chateau des Bonshommes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bonnet-Laborderie et François Callais, Entre rivière et forêts, la communauté compiégnoise : Choisy-au-Bac, Beauvais, G.E.M.O.B., coll. « Villes d'art de l'Oise et de la Picardie »,‎ 2005, 192 p. (ISSN 1255-0078), p. 26-33

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Typographie selon le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, 2007 (ISBN 978-2-7433-0482-9), p. 79 et 133, car il s'agit du Grand État-Major du généralissime des armées alliées le maréchal Foch, ou de l'État-Major allemand.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Choisy-au-Bac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 novembre 2010)
  6. http://www.labanquedublason.com/ Banque du Blason