Trosly-Breuil

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Trosly-Breuil
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Attichy
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Attichy
Maire
Mandat
Claude Mendez
2014-2020
Code postal 60350
Code commune 60647
Démographie
Gentilé Troslysiens Breuillois
Population
municipale
2 129 hab. (2011)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 23′ 57″ N 2° 58′ 04″ E / 49.3992, 2.967849° 23′ 57″ Nord 2° 58′ 04″ Est / 49.3992, 2.9678  
Altitude Min. 32 m – Max. 126 m
Superficie 10,98 km2
Localisation

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Trosly-Breuil

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Trosly-Breuil

Trosly-Breuil est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Trosly-Breuil est située dans l'Oise, dans le canton d'Attichy. Elle se trouve à l'orée de la forêt de Compiègne (forêt domaniale).

Les quatre communes limitrophes sont :

Communes limitrophes de Trosly-Breuil
Rethondes Berneuil-sur-Aisne
Trosly-Breuil
Vieux-Moulin Cuise-la-Motte

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la rivière Aisne. L'altitude de la commune est d'environ 40 m, le point le plus bas (34 m) est à l'ouest sur l' Aisne et le point le plus haut (134 m) est au sud-ouest le mont Saint-Mard[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Trosly-Breuil est de type « tempéré océanique humide » (Cfb). La station météorologique la plus proche est celle de Creil.

Relevé météorologique de Creil 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1 3,2 4,7 8,3 11 13,1 12,9 10,3 7,6 3,9 1,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,8 11,6 14,9 18,7 21,9 24,7 24,6 20,6 15,6 10,1 6,5 15,3
Source : Station homologuée Météo-France[2]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

la RN 31 traverse Trosly-Breuil, la reliant à Soissons et Compiègne.

Un service de bus fait plusieurs fois par jour, 6 jours sur 7, le trajet Compiègne-Soissons aller-retour en passant par Trosly-Breuil[3].

Accès ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches sont celles de Soissons (28 km), Villers-Cotterêts (25 km), Compiègne (11 km), et La Ferté-Milon (34 km) :

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Selon le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de l'Oise, Trosly-Breuil est concernée par trois risques: Inondation, risque industriel et séisme[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Brogilium, Broïlum Compendii, Bruëlii villa, Brolium, Bruelium. Trosleïum[5]. La commune était divisée en deux sections Trosly et Breuil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Breuil était une terre du fisc, domaine foncier Mérovingien constitué d'ancienne terre du fiscus, que le maire Ebroïn fit donner à l’abbaye Saint Médard de Soissons en 656. Dotation confirmée en 858 par Charles-le-Chauve. Trosly, qu’on surnomme Trosly-aux-Bois et Trosly-le-Chanvre, était une maison royale sous les Carlovingiens. On connaît des Ordonnances de Carloman rendues dans ce lieu au mois de février 883[6].

En 909, sous la présidence d'Hervé, l'archevêque de Reims, le concile de Trosly propose d'octroyer un territoire aux Vikings. Le territoire prit le nom de Normandie. Ce concile aboutit à la première tentative internationale de créer des "lois de la Guerre" c'est la paix de Dieu. Ce mouvement eut une très grande importance car il aboutit à la définition des droits et devoirs des trois ordres et fonda les bases morales de la société médiévale occidentale.

Le roi Lothaire tint en novembre 956 un placitum ou réunion des états du royaume. En septembre 1155, Louis VII affranchis les hommes du roi à Trosly.

En 1258, la terre de Trosly dépendait des seigneurs d’Attichy. Le château royal de Trosly, ou se tint plusieurs conciles et assemblées de la nation, fut détruit par les normands. Il était situé près du village entre la route de Soissons et la rivière d’Aisne[5].

Breuil fut brûlé dans la Grande Jacquerie en 1359. La terre appartenait aux seigneurs de Cuise. L’Église fut incendiée et le château assiégé. L’église a été recontruite au XVIe siècle.

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les habitants de Trosly obtinrent très vite le droit de Pacage et le droit d’usage de la forêt. Ce droit fut concédé par lettres royales en juin 1583. Il fut confirmé par Henri IV en février 1609 puis par Louis XIII et par Louis XIV en 1648[6].

Au XVIIème siècle, les chanvriers filassiers de Béthisy produisent et distribuent un chanvre prêt-à-filer de grande qualité. Pour compléter leur offre, ils achètent à Trosly et dans la vallée de l'Aisne un chanvre gris plus commun auquel ils donnent le nom de chanvre Picard[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[8] 2008 Jean-Yves Lardeux    
mars 2008[8] en cours
(au 21 octobre 2014)
Claude Mendez   Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 129 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
790 838 854 836 884 869 883 888 885
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840 824 779 741 721 741 668 700 698
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
872 986 1 049 998 1 227 1 238 1 180 1 143 1 414
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 524 1 963 2 098 1 972 2 034 2 164 2 055 2 021 2 081
2011 - - - - - - - -
2 129 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune viellit. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans est de 21,9 % en 2011 contre 19,6 % en 2006. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2011, la suivante :

  • 48,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 25,8 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 51,3 % de femmes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 24,9 %).
Pyramide des âges à Trosly-Breuil en 2011 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
1,5 
5,1 
75 à 89 ans
8,9 
13,5 
60 à 74 ans
14,5 
25,9 
45 à 59 ans
24,0 
19,8 
30 à 44 ans
18,1 
17,8 
15 à 29 ans
17,2 
17,8 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges de l'Oise en 2011 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,8 
4,9 
75 à 89 ans
7,7 
12,7 
60 à 74 ans
12,8 
20,7 
45 à 59 ans
20,5 
21,0 
30 à 44 ans
20,6 
19,0 
15 à 29 ans
17,8 
21,3 
0 à 14 ans
19,8 

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Trosly-Breuil fait partie de la paroisse de la Vallée de l'Aisne appartenant au Diocèse de Beauvais, lui-même membre de la Province ecclésiastique de Reims. La commune utilise deux lieux de culte: L'église Saint Hilaire et la chapelle Notre Dame de l'Arche.

Cultes protestants[modifier | modifier le code]

Le temple le plus proche est à Compiègne. L'Eglise protestante unie de Compiègne appartient au consistoire Hainaut-Picardie de l'Église protestante unie de France.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 750 €, ce qui plaçait Trosly-Breuil au 8 765e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 426 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,1 % d'actifs dont 68,5 % ayant un emploi et 5,6 % de chômeurs[a 1].

On comptait 1 244 emplois dans la zone d'emploi, contre 1241 en 2006. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 978, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 127,2 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi par habitant actif[a 2].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2011, Trosly-Breuil comptait 103 établissements : 3 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 10 dans l'industrie, 19 dans la construction, 63 dans le commerce-transports-services divers et 8 étaient relatifs au secteur administratif[a 3].

En 2013, dix entreprises ont été créées à Trosly-Breuil[a 4], dont six par des autoentrepreneurs[a 5].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Clément, né en 1855 à Pierrefonds, devient Adolphe Clément-Bayard en 1909. Il est l'un des plus grands industriels français du début du XXe siècle. Il construira notamment six dirigeables dans ses hangars de la Motte-Breuil.
  • Laurent Bourdelas, le 1er janvier 1940, naissance de Françoise Marie Sylvia Vinoy, fille de Marcel Vinoy, typographe et de Rose Duquenne, à Trosly-Breuil. Françoise et Rose partiront sous les bombes sur les routes de l'Exode. La famille, reconstituée à Limoges, participera à la résistance.
    Françoise épousa Jean-Marie Bourdelas. Ils sont les parents de l'écrivain et photographe Laurent Bourdelas, dont le prochain roman se passe en partie à Trosly dans les années 1920.
  • Jean Vanier, en 1964, c'est à Trosly-Breuil que Jean Vanier fait venir deux handicapés mentaux Philippe Seux et Raphaël Simi, dans une maison qu'il appelle l'Arche. Trosly-Breuil devient ainsi le noyau de la communauté de l'Arche.
  • Élodie Gossuin-Lacherie, (Miss France et Miss Europe 2001) a grandi à Trosly-Breuil.

Décoration[modifier | modifier le code]

Une Croix de guerre 1914-1918.

La commune a reçu la Croix de guerre 1914-1918.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Trosly-Breuil, Harding Ozihel ; Frac-Press, 2011.
  • Trosly-Breuil: Sur les traces des premiers agriculteurs, Bruno Bréart, Didier Lamotte ; APPAH, 1990.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  2. EMP T5 - Emploi et activité.
  3. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2011.
  4. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  5. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2013.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « géoportail », sur le portail des territoires et des citoyens (consulté le 4 décembre 2012).
  2. « Données climatiques », sur MétéoFrance (consulté le 26 septembre 2014)
  3. Offre cogérée par les services de transport axonais (lignes CAP363 et STEPA) et isariens (lignes OiseMobilité 25 et 26) - tarif normal : 2€ - horaires 2013/2014 : http://www.cita.asso.fr/ficheshoraires/Ligne_363_cap_verso.pdf + http://www.cita.asso.fr/ficheshoraires/Ligne_compiegne_soissons_stepa_verso.pdf + http://www.oise-mobilite.fr/ftp/FR_documents/Ligne%2025%202013-2014.pdf + http://www.oise-mobilite.fr/ftp/FR_documents/Ligne%2026%202013-2014.pdf
  4. [1]
  5. a et b État ecclésiastique et civil du diocèse de Soissons
  6. a et b [2]
  7. Histoire du duché de Valois, Vol.3
  8. a et b « Les maires de Trosly-Breuil », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 21 octobre 2014)
  9. « Trosly-Breuil », Cartes de France (consulté le 21 octobre 2014)
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. « Évolution et structure de la population à Trosly-Breuil en 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2014)
  12. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er novembre 2014)
  13. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 23 Novembre 2014).