Angela Merkel

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Angela Merkel
Angela Merkel, en 2013.
Angela Merkel, en 2013.
Fonctions
8e chancelier fédéral allemand
(34e chancelier d'Allemagne)
En fonction depuis le 22 novembre 2005
(8 ans, 10 mois et 10 jours)
Président fédéral Horst Köhler
Jens Böhrnsen (intérim)
Christian Wulff
Horst Seehofer (intérim)
Joachim Gauck
Gouvernement Merkel I, II, III
Législature 16e, 17e, 18e
Coalition CDU/CSU-SPD (2005-2009)
CDU/CSU-FDP (2009-2013)
CDU/CSU-SPD (2013-)
Prédécesseur Gerhard Schröder
Présidente fédérale
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
En fonction depuis le 10 avril 2000
Prédécesseur Wolfgang Schäuble
Secrétaire générale
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
7 novembre 199810 avril 2000
Président Wolfgang Schäuble
Prédécesseur Peter Hintze
Successeur Ruprecht Polenz
Ministre fédéral de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire
17 novembre 199427 octobre 1998
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl V
Prédécesseur Klaus Töpfer
Successeur Jürgen Trittin
Ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse
18 janvier 199117 novembre 1994
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl IV
Prédécesseur Ursula Lehr
Successeur Claudia Nolte
Vice-présidente fédérale
de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
26 octobre 19907 novembre 1998
Président Helmut Kohl
Biographie
Nom de naissance Angela Dorothea Kasner
Date de naissance 17 juillet 1954 (60 ans)
Lieu de naissance Hambourg (RFA)
Nationalité Allemande
Parti politique CDU
Conjoint Ulrich Merkel (1977-1982)
Joachim Sauer (depuis 1998)
Diplômé de Université de Leipzig
Profession Physicienne
Religion Protestantisme
Résidence Kanzleramt, Berlin

Signature

Angela Merkel
Chanceliers fédéraux d'Allemagne

Angela Dorothea Merkel (API : /ˈaŋɡela (aussi: aŋˈɡeːla) doʀoˈteːa ˈmɛʁkl̩/), née Kasner, le 17 juillet 1954 à Hambourg, est une femme d'État allemande, chancelière fédérale depuis 2005.

Physicienne de formation, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), elle assume la charge de ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse au sein du cabinet Kohl IV, de 1991 à 1994, avant de se voir confier, le ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité nucléaire du cabinet Kohl V, jusqu'en 1998. Angela Merkel devient, en 2000, la première femme présidente de la CDU.

Après la victoire relative de la droite lors des élections fédérales, elle est élue chancelière de la République fédérale d'Allemagne le 22 novembre 2005 par les membres du Bundestag, prenant la tête d'une « grande coalition » alliant la CDU et le Parti social-démocrate (SPD). Elle est reconduite dans ses fonctions à la suite des élections de 2009, et forme un gouvernement de coalition CDU-FDP. Son parti remporte les élections de 2013, ce qui lui permet d'être réélue pour un troisième mandat et de former un nouveau gouvernement de coalition CDU-SPD. En 2013 comme en 2012, elle est désignée par le magazine Forbes comme la femme la plus puissante du monde[1]. Elle s'impose au sommet de ce classement pour la neuvième fois en onze ans[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales (1954–1960)[modifier | modifier le code]

Angela Merkel est la fille de Horst Kasner (1926–2011), pasteur, et de Herlind Jentzsch (née en 1928), professeur. Elle a un frère et une sœur, Marcus et Irena. Son père avait étudié la théologie à Heidelberg et à Hambourg ; sa mère a enseigné le latin et l'anglais.

À l'automne 1954, la famille quitte Hambourg pour la République démocratique allemande (RDA), car le premier poste de pasteur de Horst Kasner se situe à Quitzow, un petit village près de Perleberg dépendant de l'Église évangélique régionale. En 1957, Horst Kasner part pour Templin dans le Brandebourg pour se consacrer à la fondation d'un centre pastoral de formation continue. La même année naît Marcus, le frère d'Angela, puis, sept ans plus tard, sa sœur Irene voit le jour. Enfant, Angela ne va pas à la crèche car sa mère Herlind, qui n'a pas réussi à intégrer le système scolaire de la RDA, est femme au foyer.

Scolarité et études (1961–1978)[modifier | modifier le code]

Angela suit sa scolarité à l'école polytechnique de Templin (une école-collège-lycée de la RDA) à partir de 1961. Ses enseignants la décrivent comme une élève réservée et bien intégrée. Elle obtient d'excellents résultats scolaires, notamment en mathématiques et en langues étrangères (elle parle aujourd'hui couramment l'anglais[3] et un peu le russe[4]). Jeune fille, elle ne participe pas à la Jugendweihe (une célébration du passage de l'âge jeune à l'âge adulte célébrée vers l'âge de 14 ans, particulièrement promue en RDA), mais en revanche elle passe sa confirmation en 1967[5] en l'Ėglise évangélique de Templin. Pendant son enfance et sa jeunesse, elle est membre de l'organisation des pionniers Ernst Thälmann (un mouvement de jeunesse officiel pour les enfants entre 6 et 14 ans en RDA) puis de la Jeunesse libre allemande (autre mouvement de jeunesse officiel pour adolescents entre 14 et 25 ans en RDA).

Angela Merkel obtient en 1973 son baccalauréat (Abitur) au lycée de Templin (Erweiterte Oberschule Templin) avec la note maximale de 1 (note qui dans le système allemand signifie sehr gut, soit « très bien »[6]). Angela Kasner souhaite au départ devenir professeur en langue russe et en physique, mais cela lui est impossible en RDA en raison de son appartenance religieuse. Au terme de sa scolarité, elle choisit de suivre des études de physique à l'université Karl-Marx de Leipzig qu'elle poursuivra jusqu'en 1978. En juin 1978, elle passe avec succès son examen de fin d'études universitaires (Diplomarbeit) en physique (intitulé : « Influence de la corrélation spatiale sur la vitesse de réaction dans les réactions élémentaires bimoléculaires en milieu dense ») noté « très bien » par le jury. Son travail de thèse est un apport au thème de recherche « Physique statistique et chimique des processus de recherche sur isotopes et rayonnements » dans le projet chimie physique et statistique de l'Institut central de recherche sur les isotopes et les rayonnements de l'Académie des sciences.

Chercheuse à l'Académie des sciences de la RDA (1978–1989)[modifier | modifier le code]

Après ses études, elle part pour Berlin avec son époux. Elle est admise comme collaboratrice à l'Institut central de chimie-physique de l'Académie des sciences de Berlin-Est. Sous la direction de Lutz Zülicke, elle prépare sa thèse de doctorat (intitulée « Étude du mécanisme des réactions de décomposition avec rupture de la liaison simple et le calcul de leurs constantes de vitesse sur la base de la chimie quantique et des méthodes statistiques ») en chimie quantique, qu'elle soutient en 1986. Elle obtient la mention « très bien » (magna cum laude). Pour pouvoir obtenir le grade universitaire de Docteur en Sciences de la nature (Dr rer. nat. : Doctor rerum naturalium), il était obligatoire en RDA de joindre à la thèse de doctorat un travail écrit prouvant que les connaissances en marxisme-léninisme du postulant avaient été approfondies durant ses études. Elle rédige un texte intitulé : Qu'est-ce que le mode de vie socialiste ? qui reçoit la mention « correct » (rite). Durant cette période, elle n'est pas membre du SED ni d'aucun autre parti affilié, et elle ne montre pas non plus d'activité dans l'opposition civile ou religieuse.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1977, Angela Merkel épouse le physicien Ulrich Merkel. Ils habitent alors dans un appartement à Berlin-Est. Après son divorce en 1982[5], elle décide de conserver le nom de Merkel. Elle se remarie le 30 décembre 1998 avec le professeur de chimie Joachim Sauer. Elle n'a pas d'enfant. Le couple réside au numéro 6 du Kupfergraben[7] (52° 31′ 13″ N 13° 23′ 43″ E / 52.520249, 13.3952361 ; le canal qui borde l'ouest de l'île aux Musées), face au musée de Pergame, à Berlin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

D'une ascension fulgurante aux responsabilités ministérielles (1989–1998)[modifier | modifier le code]

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Lothar de Maizière et Angela Merkel, en août 1990.

Comme la plupart des élèves de la RDA, Angela Merkel participe à la Jeunesse libre allemande ([Freie Deutsche Jugend). Elle déclarera en 2010 qu'elle y a adhéré car la FDJ offrait la possibilité de s'investir dans des activités de loisirs pour la jeunesse[8]. Par la suite, elle devient secrétaire du département pour l'agitation et la propagande à l'Académie des sciences[réf. nécessaire]. Angela Merkel ne collabore au mouvement Demokratischer Aufbruch que fin décembre 1989. Auparavant, elle n'appartenait à aucun des mouvements d'opposition, même si, en 1978, elle avait refusé une offre pour travailler au ministère de la Sécurité d'État. Dans son dossier de la Stasi, police politique de la RDA, sont mentionnées ses positions contre la RDA et le communisme (« diversions politico-idéologiques »), et son appui au syndicat polonais Solidarność. Son biographe, Gerd Langguth, indique[Où ?] que beaucoup de ses amis et de ses connaissances des années 1970 et 1980 ont montré leur irritation lorsqu'elle a finalement rejoint la CDU, alors que certains d'entre eux s'attendaient à voir en elle des conceptions plus proches de celles des Verts. En décembre 1989, cependant, la question de l'orientation politique future de Demokratischer Aufbruch n'est nullement tranchée. Angela Merkel travaille au siège, à Berlin-Est, où elle élabore les tracts et a une fonction proche de celle d'attachée de presse.

Au début de l'année 1990, les politiciens d'Allemagne de l'Ouest participent à la première élection démocratique de la Chambre du peuple, qui a lieu le 18 mars 1990. En tant que secrétaire général de la CDU, Volker Rühe crée le 5 février 1990 l'Alliance électorale pour l'Allemagne (Wahlbündnis Allianz für Deutschland). Demokratischer Aufbruch, mouvement citoyen qui vient d'être fondé, occupe alors une position clé : Helmut Kohl, président de la CDU et chancelier fédéral, ne veut pas limiter le bloc qu'il entend constituer à la CDU de l'Allemagne de l'Est et à la DSU, proche de la CSU bavaroise. En février 1990, Angela Merkel est autorisée par l'Académie des sciences à entrer dans la compétition électorale pour le bureau politique de Demokratischer Aufbruch. Quelques jours avant l'élection, la collaboration de son président Wolfgang Schnur avec la Stasi est établie. Il incombe alors à Angela Merkel de diriger la conférence de presse au cours de laquelle les dirigeants expriment leur consternation au sujet de ce qu'ils viennent d'apprendre.

Après la dernière élection à la Chambre du peuple de la RDA, en 1990, Angela Merkel devient porte-parole adjointe du dernier gouvernement de la RDA, dirigé par Lothar de Maizière. En août, du fait de la fusion de DA avec la CDU, elle devient membre de la formation chrétienne-démocrate de RDA. En décembre, elle est élue en mandat direct au Bundestag, dans la circonscription 267. Dans le cabinet Kohl IV, elle est nommée ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse. Elle est ensuite élue présidente de la CDU du Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale de juin 1993 à mai 2000. Après la réunification, sa mère milite au SPD, et il n'a jamais été rapporté que son père fût proche de la CDU[réf. nécessaire]. Le 17 novembre 1994, elle succède à Klaus Töpfer au ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire. À la tête de ce ministère, elle dénonce les manifestations gênant les transport des conteneurs de matière radioactive Castor. Les demandes de démission provenant de l'opposition, en particulier des Verts, n'auront pas de conséquences sur sa position. Après la défaite électorale de 1998, elle cède son poste au vert Jürgen Trittin.

Première femme dirigeante de la CDU (depuis 1998)[modifier | modifier le code]

Secrétaire générale[modifier | modifier le code]

Angela Merkel, alors présidente de la CDU.

Moins de deux semaines plus tard, le 7 novembre 1998, Wolfgang Schäuble propose sa candidature au poste de secrétaire général de la CDU lors du congrès fédéral de Bonn. Elle recueille 874 voix favorables contre 68, soit une écrasante majorité de 92,8 % des suffrages exprimés. Si le parti a déjà compté plusieurs vice-présidentes, y compris Angela Merkel elle-même, c'est la première fois qu'une femme atteint un tel niveau de responsabilité dans l'appareil chrétien-démocrate.

Présidence[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2000, au congrès d'Essen, Angela Merkel est élue pour la succession de Wolfgang Schäuble à la présidence de la CDU avec près de 96 % des voix. Durant l’affaire du financement du parti dans laquelle Helmut Kohl est compromis, Angela Merkel se détourne de celui-ci. Elle exige du parti qu'il entame un nouveau départ sans Helmut Kohl. Le 8 novembre 2001, alors chef du parti, elle écarte toutefois l'option d'une plainte contre Helmut Kohl, contre-productive pour l'image du parti. Au congrès de Düsseldorf, le 6 décembre 2004, elle est réélue avec le résultat le plus bas qui ait été obtenu dans un vote pour ce poste dans le parti : 88,4 %. Son pouvoir est confirmé, après avoir dû laisser sa place pour la candidature à l'élection à la Chancellerie de 2002 à Edmund Stoiber (CSU), le ministre-président du Land de Bavière, lorsqu'elle est élue présidente du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, pour la succession de Friedrich Merz, avec 93,7 % des voix. Elle devient ainsi chef de l'opposition.

Au printemps 2003, Merkel s'oppose à la prise de position de son parti, sur la question de la troisième guerre du Golfe. Elle a en effet déclaré qu'il était irresponsable d'exclure « la force militaire en tant que dernier moyen catégorique. Elle est et restera un dernier moyen dans tout conflit, donc dans celui-là aussi ». Pour soutenir l'attitude des États-Unis, elle y prévoit un voyage qu'elle annule en raison des élections anticipées de 2005. En février 2004, elle effectue un séjour de trois jours en Turquie, afin de promouvoir le modèle de « partenariat privilégié » en tant qu'alternative à l'intégration complète à l'Union européenne. Merkel se prononce en faveur de l'élection de l'économiste Horst Köhler à la présidence fédérale au début de l'année 2004, à la suite d'une alliance CDU/CSU/FDP. Köhler est élu par l'Assemblée fédérale le 23 mai 2004 au château de Bellevue dès le premier tour de scrutin.

Chancellerie fédérale[modifier | modifier le code]

Premier mandat (2005–2009)[modifier | modifier le code]

Angela Merkel, en 2008.

Angela Merkel est candidate à la chancellerie pour les élections au Bundestag du 18 septembre 2005. L'union CDU/CSU qu'elle conduit obtient 35,2 % des suffrages, devant le SPD à 34,2 %, mais loin derrière l'objectif de majorité absolue des sièges qu'elle s'était fixée. Angela Merkel est elle-même élue dans la circonscription no 15 de Mecklembourg-Poméranie antérieure par 41,3 % des suffrages exprimés. Le 20 septembre, lors de la première réunion du groupe parlementaire de l'Union depuis le scrutin, elle est réélue présidente du groupe par 98,6 % des voix (219 voix sur 222). Cependant, la presse allemande affirme que Merkel est sous pression, et ce en raison du refus de Gerhard Schröder qu'elle devienne chancelière fédérale dans la grande coalition. Au Bundestag, le SPD dispose en effet de 222 sièges, seulement quatre de moins que le groupe CDU/CSU.

Le 10 octobre 2005, après cinq semaines de difficiles négociations, le SPD et la CDU/CSU concluent un accord par lequel Angela Merkel est chancelière fédérale. Elle présente son gouvernement de coalition le 12 novembre, et est élue par le Bundestag le 22 novembre avec 397 voix sur 611 parlementaires, 202 contre et 12 abstentions. Angela Merkel est la première femme chancelière d'Allemagne ; à cinquante-et-un ans, elle est aussi la plus jeune personnalité politique de l'histoire allemande à occuper ce poste. Elle a obtenu le plus grand nombre de voix au Bundestag de toutes les élections à la Chancellerie, bien que Kurt Georg Kiesinger et surtout la grande coalition de 1966 aient constitué des majorités parlementaires plus larges. La grande coalition de 2005 représente 73 % des sièges, soit 443.

Selon le programme politique proposé lors de l'élection de 2005, Angela Merkel souhaite intensifier le cours des réformes engagées par Gerhard Schröder, en particulier dans le domaine du marché du travail. Quelques réformes de la coalition rouge-verte vont toutefois être annulées, comme la mesure Ich-AG qui subventionnait l'installation à son compte de personnes au chômage, mesure qui avait été violemment critiquée. Angela Merkel veut permettre l'embauche de travailleurs en dehors du cadre des conventions collectives. Avant même l'élection de 2005, elle a exprimé son intention de ne pas appliquer toutes les réformes fiscales radicales proposées par le professeur Paul Kirchhof. Cependant, elle propose une simplification du système fiscal, et une réduction des dépenses publiques. Par exemple, elle souhaite supprimer les réductions fiscales au travail de nuit et à la propriété privée. La CDU avait jusqu'à maintenant toujours refusé une telle mesure, quand la coalition rouge-verte était au pouvoir. Angela Merkel est également en faveur d'une prolongation de la période précédant l'arrêt de la production d'énergie nucléaire, mais elle s'oppose toutefois à la relance des programmes nucléaires civils. Sur le plan international, elle s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, préférant un partenariat privilégié[9]. Merkel était également opposée à ce que le Kosovo devienne un État indépendant de la Serbie.

Angela Merkel effectue sa première visite diplomatique en France le 23 novembre 2005, au lendemain de son investiture officielle, pour y rencontrer le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin. Dans son discours, Jacques Chirac insiste sur l'importance de l'axe franco-allemand au sein de l'Union européenne. Angela Merkel accorde une importance particulière à ce premier voyage, afin de souligner son attachement à l'amitié avec la France, alors qu'elle songe à raffermir les liens de l'Allemagne avec l'Europe centrale et l'Europe de l'Ouest. Après son entretien avec Jacques Chirac, elle rencontre les dirigeants européens à Bruxelles, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer. Le 28 novembre, elle reçoit son premier invité, le président de la Namibie (ancienne colonie allemande), Hifikepunye Pohamba, qui visite Berlin pendant cinq jours. Dans son discours du 30 novembre, elle annonce son objectif de développer l'économie allemande et de réduire le chômage.

Dans le cadre d'une visite en Asie en août 2007, Angela Merkel se rend pour la seconde fois en Chine et pour la première fois au Japon. Le 27 août 2007, à Pékin, le chancelière rencontre son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, elle appelle la Chine à renforcer les relations commerciales sino-germaniques, mais aussi à respecter les règles du jeu international dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le même jour, elle rencontre également le président Hu Jintao, et déclare après cette entrevue : « J'ai parlé des droits de l'homme avec les dirigeants chinois. J'ai spécialement insisté sur le fait qu'avec les prochains Jeux olympiques, le monde regarderait la Chine de près[10].» Le 23 septembre 2007, elle reçoit le 14e Dalaï Lama en exil depuis 1959 ; elle est la première à le recevoir officiellement à la Chancellerie[11],[12]. En 2006, Angela Merkel devient la neuvième récipiendaire du Vision pour l'Europe Award[réf. nécessaire]. En avril 2007, elle signe en tant que présidente du Conseil de l'Union européenne l'accord visant à établir le Conseil économique transatlantique[13].

Deuxième mandat (2009–2013)[modifier | modifier le code]

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, et la chancelière fédérale Angela Merkel, le 7 février 2009, à Munich.
Angela Merkel, en décembre 2012.

Durant son premier mandat, Angela Merkel jouit d'une cote de popularité de plus de 60 % d'opinions positives, un score sans précédent dans l'histoire allemande et unique pour un chef de gouvernement européen en fonction[14]. Le 27 septembre 2009, la CDU/CSU remporte les élections législatives, avec 33,8 % des voix et 239 sièges. Le SPD, conduit par Frank-Walter Steinmeier, n'obtient que 23,0 % des voix et 146 élus, soit le pire score du parti depuis la création de la République fédérale. La « grande coalition » prend donc fin et cède la place à une « coalition noire-jaune » entre la CDU/CSU et les libéraux du FDP (14,6 % des voix)[15]. Angela Merkel est alors la première chancelière depuis Konrad Adenauer à avoir dirigé au moins deux coalitions différentes. Le président fédéral, Horst Köhler, démissionne le 31 mai 2010, un an après avoir été réélu, à la suite d'une polémique à propos d'une de ses déclarations sur la présence de l'armée allemande en Afghanistan. Le candidat de la coalition noire-jaune à l'élection présidentielle anticipée du 30 juin, Christian Wulff, ministre-président de Basse-Saxe, n'est élu qu'au troisième tour de scrutin, alors que le centre-droit disposait d'une confortable majorité. Cette élection difficile face à Joachim Gauck est considérée comme un désaveu pour la chancelière. Fin 2010, des débats tels que le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires[16], ou encore l'immigration[17] divisent le Cabinet Merkel et la majorité. En octobre 2010, alors que le débat sur l'intégration des musulmans bat son plein depuis la sortie de l'ouvrage polémique de Thilo Sarrazin, elle déclare que « le modèle multiculturel allemand [Multikulti] a totalement échoué », reconnaissant toutefois l'importance de l'immigration pour l'économie allemande[18].

Le 17 novembre 2010, Barack Obama, le président des États-Unis, lui décerne la « Presidential Medal of Freedom », la plus haute décoration civile américaine, qui est attribuée « à des individus ayant contribué à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis ». La cérémonie a lieu le 7 juin 2011[19]. Le magazine américain Forbes la place en tête de sa liste des femmes les plus puissantes du monde chaque année de 2006 à 2009 et de 2011 à 2014[20] ; en 2010, elle est classée 4e. Par Forbes, elle était choisi la deuxième personne la plus puissante du monde en 2012, seulement derrière Barack Obama[21].

En février 2012, le président fédéral, Christian Wulff, démissionne. La chancelière prend la décision d'engager des pourparlers avec l'opposition de centre-gauche pour désigner un candidat de consensus à l'élection présidentielle anticipée. Le SPD, qui refuse l'éventuelle candidature d'une personnalité politiquement marquée, propose de nouveau la candidature de l'ancien pasteur est-allemand, ex-commissaire des Archives de la Stasi et militant des droits de l'Homme, Joachim Gauck, qui reçoit également le soutien des Verts, puis du FDP. La chancelière se range finalement derrière la candidature de celui qui, très populaire, s'est attiré le surnom de « président des cœurs » et qu'elle qualifie alors de « grand professeur de démocratie ». Le 18 mars, il est élu président fédéral par 88,5 % des suffrages exprimés lors de la session de l'Assemblée fédérale. Elle fait savoir, en juillet 2011, qu'elle compte être candidate à sa propre succession aux élections fédérales prévues en 2013[22]. Réélue présidente fédérale de la CDU pour la septième fois le 4 décembre 2012, par 97,9 % des suffrages, sa cote de popularité atteint alors un niveau record de 81 % d'opinions favorables et les enquêtes d'opinion indiquent que les Allemands sont satisfaits de sa gestion de la crise en zone euro[23]. Souvent qualifiée de travailleuse, de rassurante et de pondérée, voire de discrète par nature[24],[25],[26], Angela Merkel reste très populaire auprès des Allemands, et cela de manière assez constante et inédite dans le pays pour un chef de gouvernement[27], alors même que son programme, son parti ou le travail des gouvernements successifs furent plus diversement appréciés[28].

À l'issue des deux premiers mandats d'Angela Merkel, l'Allemagne sort renforcée des deux crises économiques récemment traversées : la crise financière de 2009 et la crise de la zone euro, distançant ses partenaires européens. Le politologue Gero Neugebauer, de l'université libre de Berlin, note que « la chancelière a instauré le Kurzarbeit (un mécanisme de chômage partiel cofinancé par l'État fédéral), qui a permis d'éviter les vagues de licenciement massives, préservant l'emploi et permettant aux entreprises de redémarrer plus fort lorsque la tempête était passée. Le résultat est une économique florissante », tout en relevant que « les inégalités se sont creusées sous Merkel. Les disparités entre les plus riches et les plus pauvres sont plus profondes. Et bien que le niveau de l'emploi atteigne des records (le taux de chômage est au plus bas parmi les pays européens à 7,1 %), le noyau dur de chômage de longue durée ne se réduit pas »[29].

Troisième mandat (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Angela Merkel, en campagne pour sa réélection, le 14 août 2013.
Angela Merkel, prononçant un discours dénonçant l'antisémitisme (14 septembre 2014)[30]

Lors des élections fédérales du 22 septembre 2013, à l'issue d'une campagne polarisée sur sa personnalité, la CDU/CSU remporte 41,5 % des suffrages, ce qui constitue son meilleur score depuis 1994. Avec 311 députés sur 631, elle rate la majorité absolue de seulement cinq sièges, mais ne peut compter sur le Parti libéral-démocrate (FDP) pour se maintenir au pouvoir, dans la mesure où les libéraux n'ont pas réussi à franchir les 5 % nécessaires pour siéger au Bundestag. Angela Merkel ouvre alors des discussions exploratoires avec le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui a vu son score stagner avec 25,7 % des voix et 192 députés, et l'Alliance 90 / Les Verts, qui réalise une contre-performance en obtenant 8,4 % des suffrages exprimés et 63 sièges au Bundestag. Finalement, le 17 octobre, près d'un mois après le scrutin, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates annoncent l'ouverture de négociations pour former une grande coalition[31]. Un accord est conclu le 27 novembre, prévoyant l'instauration d'un salaire minimum fédéral de 8,50 euros de l'heure d'ici à la fin de la législature, la possibilité de partir à la retraite à 63 ans pour les salariés ayant cotisé 45 ans, des investissements dans les infrastructures et un refus d'une quelconque hausse de la fiscalité[32]. Les militants sociaux-démocrates, appelés à se prononcer sur l'accord, une première en Allemagne, l'approuvent massivement, 76 % des votants se déclarant en sa faveur[33]. Sa coalition dispose alors d'une majorité de 504 sièges.

Elle est élue pour un troisième mandat de chancelière fédérale le 17 décembre, par 462 voix pour, 150 contre et 9 abstentions[34]. C'est la quatrième titulaire du poste de chancelier fédéral à entamer un troisième mandat, après Konrad Adenauer, Helmut Schmidt et Helmut Kohl, seulement la troisième à le faire après avoir enchaîné deux mandats complets consécutifs. Par ailleurs, c'est la première fois qu'un chancelier fédéral changeant de coalition gouvernementale, forme une coalition avec laquelle il a déjà gouverné. Dans son troisième cabinet, elle conserve des poids lourds de la CDU, comme Wolfgang Schäuble aux Finances et Ursula von der Leyen qui passe à la Défense, retrouve des anciens ministres sociaux-démocrates de son premier cabinet, Sigmar Gabriel à l'Économie et Frank-Walter Steinmeier aux Affaires étrangères, et accueille plusieurs représentants de la nouvelle génération, comme Manuela Schwesig à la Famille et Alexander Dobrindt aux Transports.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • « Berechnung von Hochdruck-Geschwindigkeitskonstanten für Zerfalls- und Rekombinationsreaktionen einfacher Kohlenwasserstoffmoleküle und -radikale » (« Calcul des constantes de vitesse en haute pression dans les réactions de séparation et de recombinaison des radicaux et des molécules simples d'hydrocarbures »), Angela Merkel, Ilka Böger, Hans Joachim Spangenberg, Lutz Zülicke, dans Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1982, 263 (3), p. 449-460
  • « Berechnung von Geschwindigkeitskonstanten für den C-H-Bindungsbruch im Methylradikal » (« Calcul des constantes de vitesse pour la cassure des couples carbone-hydrogène dans les méthyles »), Angela Merkel, Lutz Zülicke, dans Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1985, 266 (2), p. 353-361
  • « Nonempirical parameter estimate for the statistical adiabatic theory of unimolecular fragmentation carbon-hydrogen bond breaking in methyl », Angela Merkel, Lutz Zülicke, dans Molecular Physics, 1987, 60(6), p. 1379-1393
  • « Evaluation of the rate constant for the SN2 reaction fluoromethane + hydride: methane + fluoride in the gas phase », Angela Merkel, Zdenek Havlas, Rudolf Zahradník, dans Journal of American Chemical Society, 1988, 110(25), p. 8355-8359

Écrits politiques[modifier | modifier le code]

  • Der Preis des Überlebens. Gedanken und Gespräche über zukünftige Aufgaben der Umweltpolitik (« Le Coût de la survie. Pensées et discussions quant aux devoirs futurs en matière de politique environnementale ») (pas de publication en français). Stuttgart 1997 (ISBN 3-421-05113-5)
  • Europa und die deutsche Einheit. Zehn Jahre Wiedervereinigung: Bilanz und Ausblick (« L'Europe et l'unité allemande. Dix ans après la réunification : Bilan et perspectives ») (pas de publication en français) Freiburg i.B. 2000 (ISBN 3-451-20140-2)
  • À ma façon : entretiens avec Hugo Müller-Vogg (titre original : Mein Weg), traduit de l'allemand par Véronique Médard, Paris, L'Archipel, 2006 (ISBN 2-84187-800-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Etude Forbes 2013 : http://www.forbes.com/power-women/
  2. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/28/97001-20140528FILWWW00244-merkel-femme-la-plus-puissante-au-monde.php#xtor=AL-155-[Twitter]/
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florence Autret, Angela Merkel : une Allemande (presque) comme les autres, Paris, Tallandier, coll. « Biographie »,‎ 2013, 315 p. (ISBN 979-10-210-0097-1).
  • Odile Benyahia-Kouider, L'Allemagne paiera : voyage au pays d'Angela, Paris, Fayard, coll. « Documents »,‎ 2013, 268 p. (ISBN 978-2-213-67760-6).
  • Baudouin Bollaert, Angela Merkel : portrait, Monaco, éd. du Rocher, coll. « Documents »,‎ 2006, 303 p. (ISBN 2-268-06029-2).
  • Angela Merkel et Hugo Müller-Vogg (trad. Véronique Médard), À ma façon : entretiens avec Hugo Müller-Vogg, Paris, Archipel,‎ 2006, 255 p. (ISBN 2-84187-800-7).
  • Jean-Paul Picaper, Angela Merkel : la femme la plus puissante du monde, Paris, J.-C. Gawsewitch éditeur, coll. « Coup de gueule »,‎ 2010, 381 p. (ISBN 978-2-35013-234-1).
  • Jean-Paul Picaper, Angela Merkel, une chancelière à Berlin : la première femme à gouverner l'Allemagne, Paris, J.-C. Gawsewitch éditeur,‎ 2005, 285 p. (ISBN 2-35013-046-0).
  • Volker Resing (trad. Antoine Doriath), Angela Merkel : une femme de conviction, Paris, Empreinte temps présent,‎ 2010, 205 p. (ISBN 978-2-35614-031-9).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]