Angela Merkel
Angela Dorothea Merkel (API : /ˈaŋɡela (aussi: aŋˈɡeːla) doʀoˈteːa ˈmɛʁkl̩/), née Kasner, le 17 juillet 1954 à Hambourg, est une femme d'État allemande, chancelière fédérale depuis 2005.
Physicienne de formation, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), elle assume la charge de ministre fédérale des Femmes et de la Jeunesse au sein du cabinet Kohl IV, de 1991 à 1994, avant de se voir confier, le ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire du cabinet Kohl V, jusqu'en 1998.
En 2000, Angela Merkel est la première femme élue présidente de la CDU. Après la victoire relative de la droite lors des élections fédérales, elle est élue chancelière de la République fédérale d'Allemagne le 22 novembre 2005 par les membres du Bundestag, prenant la direction d'une « grande coalition » alliant la CDU et le SPD. À la suite des élections de septembre 2009, elle assume pour la seconde fois la charge de chancelière, après avoir formé un gouvernement de coalition CDU-FDP.
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Biographie [modifier]
Ses origines familiales (1954–1960) [modifier]
Angela Merkel est la fille de Horst Kasner (1926–2011), pasteur, et de Herlind Jentzsch (née en 1928) Professeur. Elle a un frère et une sœur, Marcusa et Irena.
Son père avait étudié la théologie à l'université de Hambourg et à Hambourg ; sa mère a enseigné le latin et l'anglais.
À l'automne 1954, la famille quitte Hambourg pour la République démocratique allemande (RDA), car le premier poste de pasteur de Horst Kasner se situe à Quitzow, un petit village près de Perleberg dépendant de l'Église évangélique régionale.
En 1957, Horst Kasner part pour Templin dans le Brandebourg pour se consacrer à la fondation d'un centre pastoral de formation continue. La même année naît Marcus, le frère d'Angela, puis, sept ans plus tard, sa sœur Irene voit le jour. Enfant, Angela ne va pas à la crèche car sa mère Herlind, à qui a été refusée la possibilité d'enseigner dans le système scolaire de la RDA, est femme au foyer.
De l'école polytechnique de Templin à l'Université de Leipzing (1961–1978) [modifier]
Angela suit sa scolarité à l'école polytechnique de Templin (une école-collège-lycée de la RDA) à partir de 1961. Ses enseignants la décrivent comme une élève réservée et bien intégrée. Elle obtient d'excellents résultats scolaires, notamment en mathématiques et en langues étrangères (elle parle aujourd'hui couramment l'anglais[1] et un peu le russe[2]).
Jeune fille, elle ne participe pas à la Jugendweihe (une célébration du passage de l'âge jeune à l'âge adulte célébrée vers l'âge de 14 ans, particulièrement promue en RDA), mais par contre elle passe sa confirmation en 1967[3] en l'Ėglise évangélique de Templin. Pendant son enfance et sa jeunesse, elle est membre de l'organisation des pionniers Ernst Thälmann (un mouvement de jeunesse officiel pour les enfants entre 6 et 14 ans en RDA) puis de la Jeunesse libre allemande (autre mouvement de jeunesse officiel pour adolescents entre 14 et 25 ans en RDA).
Angela Merkel obtient en 1973 son baccalauréat (Abitur) au lycée de Templin (Erweiterte Oberschule Templin) avec la note maximale de 1 (note qui dans le système allemand signifie sehr gut soit très bien[4]).
Angela Kasner souhaite au départ devenir professeur en langue russe et en physique, mais cela lui est impossible en RDA en raison de son appartenance religieuse. Au terme de sa scolarité, elle choisit de suivre des études de physique à l'université Karl-Marx de Leipzig qu'elle poursuivra jusqu'en 1978.
En juin 1978, elle passe avec succès son examen de fin d'études universitaires (Diplomarbeit) en physique[5] noté « très bien » par le jury. Son travail de thèse est un apport au thème de recherche « Physique statistique et chimique des processus de recherche sur isotopes et rayonnements » dans le projet chimie physique et statistique de l'Institut central de recherche sur les isotopes et les rayonnements de l'Académie des sciences.
Chercheur à l'Académie des sciences de la RDA (1978–1989) [modifier]
Après ses études, elle part pour Berlin avec son époux. Elle est admise comme collaboratrice à l'Institut central de chimie-physique de l'Académie des sciences de Berlin-Est. Sous la direction de Lutz Zülicke, elle prépare sa thèse de doctorat[6] en chimie quantique, qu'elle soutient en 1986. Elle obtient la mention « très bien » (magna cum laude). Pour pouvoir obtenir le grade universitaire de Docteur en Sciences de la nature (Dr rer. nat. : Doctor rerum naturalium), il était obligatoire en RDA de joindre à la thèse de doctorat un travail écrit prouvant que les connaissances en Marxisme-léninisme du postulant avaient été approfondies durant ses études. Elle rédige un texte intitulé : « Qu'est-ce que le mode de vie socialiste ? » qui reçoit la mention « correct » (rite).
Durant cette période, elle n'est pas membre du SED ni d'aucun autre parti affilié, et elle ne montre pas non plus d'activité dans l'opposition civile ou religieuse.
Ses deux mariages [modifier]
En 1977, Angela Merkel épouse le physicien Ulrich Merkel. Ils habitent alors dans un appartement à Berlin-Est. Après son divorce en 1982[3], elle décide de conserver le nom de Merkel.
Elle se remarie le 30 décembre 1998 avec le professeur de chimie Joachim Sauer. Elle n'a pas d'enfant. Le couple réside sur la rive orientale du Kupfergraben[7] (le canal qui borde l'ouest de l'île aux Musées), face au musée de Pergame, à Berlin.
Carrière politique [modifier]
Une ascension fulgurante, jusqu'aux premières responsabilités ministérielles (1989-1998) [modifier]
Comme la plupart des élèves de la RDA, Angela Merkel participe à la Jeunesse libre allemande (Freie Deutsche Jugend). Elle déclarera en 2010 qu'elle y a adhéré car la FDJ offrait la possibilité de s'investir dans des activités de loisirs pour la jeunesse[8]. Par la suite, elle devient secrétaire du département pour l'agitation et la propagande à l'Académie des sciences[réf. nécessaire].
Angela Merkel ne collabore au mouvement Demokratischer Aufbruch que fin décembre 1989. Auparavant, elle n'appartenait à aucun des mouvements d'opposition, même si, en 1978, elle avait refusé une offre pour travailler au ministère de la Sécurité d'État. Dans son dossier de la Stasi, police politique de la RDA, sont mentionnées ses positions contre la RDA et le communisme (« diversions politico-idéologiques »), et son appui au syndicat polonais Solidarność. Son biographe, Gerd Langguth, indique[Où ?] que beaucoup de ses amis et de ses connaissances des années 1970 et 1980 ont montré leur irritation lorsqu'elle a finalement rejoint la CDU, alors que certains d'entre eux s'attendaient à voir en elle des conceptions plus proches de celles des Verts.
En décembre 1989, cependant, la question de l'orientation politique future de Demokratischer Aufbruch n'est nullement tranchée. Angela Merkel travaille au siège, à Berlin-Est, où elle élabore les tracts et a une fonction proche de celle d'attachée de presse.
Au début de l'année 1990, les politiciens d'Allemagne de l'Ouest participent à la première élection démocratique de la Chambre du peuple, qui a lieu le 18 mars 1990. En tant que secrétaire général de la CDU, Volker Rühe crée le 5 février 1990 l'Alliance électorale pour l'Allemagne (Wahlbündnis Allianz für Deutschland). Demokratischer Aufbruch,, mouvement citoyen qui vient d'être fondé, occupe alors une position clé : Helmut Kohl, président de la CDU et chancelier fédéral, ne veut pas limiter le bloc qu'il entend constituer à la CDU de l'Allemagne de l'Est et à la DSU, proche de la CSU bavaroise. En février 1990, Angela Merkel est autorisée par l'Académie des sciences à entrer dans la compétition électorale pour le bureau politique de Demokratischer Aufbruch. Quelques jours avant l'élection, la collaboration de son président Wolfgang Schnur avec la Stasi est établie. Il incombe alors à Angela Merkel de diriger la conférence de presse au cours de laquelle les dirigeants expriment leur consternation au sujet de ce qu'ils viennent d'apprendre.
Après la dernière élection à la Chambre du peuple de la RDA, en 1990, Angela Merkel devient porte-parole adjointe du dernier gouvernement de la RDA, dirigé par Lothar de Maizière. En août, du fait de la fusion de DA avec la CDU, elle devient membre de la formation chrétienne-démocrate de RDA. En décembre, elle est élue en mandat direct au Bundestag, dans la circonscription 267. Dans le cabinet Kohl IV, elle est nommée ministre fédéral des Femmes et de la Jeunesse. Elle est ensuite élue présidente de la CDU du Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale de juin 1993 à mai 2000.
Après la réunification, sa mère milite au SPD, et il n'a jamais été rapporté que son père fût proche de la CDU[réf. nécessaire].
Le 17 novembre 1994, elle succède à Klaus Töpfer au ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sécurité nucléaire. À la tête de ce ministère, elle dénonce les manifestations gênant les transport des conteneurs de matière radioactive Castor. Les demandes de démission provenant de l'opposition, en particulier des Verts, n'auront pas de conséquences sur sa position. Après la défaite électorale de 1998, elle cède son poste au vert Jürgen Trittin.
La première femme dirigeante de la CDU (depuis 1998) [modifier]
Secrétaire générale [modifier]
En novembre 1998, elle est proposée par le nouveau président fédéral de la CDU, Wolfgang Schäuble, au poste de secrétaire générale du parti : elle y est élue peu après par un vote du parti et exercera cette fonction jusqu'en avril 2000.
Présidente [modifier]
Le 10 avril 2000, au congrès d'Essen, Angela Merkel est élue pour la succession de Wolfgang Schäuble à la présidence de la CDU avec près de 96 % des voix.
Durant l'affaire du financement du parti dans laquelle Helmut Kohl est compromis, Angela Merkel se détourne de celui-ci. Elle exige du parti qu'il entame un nouveau départ sans Helmut Kohl. Le 8 novembre 2001, alors chef du parti, elle écarte toutefois la possibilité d'une plainte contre Helmut Kohl.
Au congrès de Düsseldorf, le 6 décembre 2004, elle est réélue avec le résultat le plus bas qui ait été obtenu dans un vote pour ce poste dans le parti : 88,4 %.
Son pouvoir est confirmé, après avoir dû laisser sa place pour la candidature à l'élection à la Chancellerie de 2002 à Edmund Stoiber (CSU), le ministre-président du Land de Bavière, lorsqu'elle est élue présidente du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, pour la succession de Friedrich Merz, avec 93,7 % des voix. Elle devient ainsi chef de l'opposition.
Au printemps 2003, Merkel s'oppose à la prise de position de son parti, sur la question de la troisième guerre du Golfe. Elle a en effet déclaré qu'il était irresponsable d'exclure « la force militaire en tant que dernier moyen catégorique. Elle est et restera un dernier moyen dans tout conflit, donc dans celui-là aussi ». Pour soutenir l'attitude des États-Unis, elle y prévoit un voyage qu'elle annule en raison des élections anticipées de 2005.
En février 2004, elle effectue un séjour de trois jours en Turquie, afin de promouvoir le modèle de « partenariat privilégié » en tant qu'alternative à l'intégration complète à l'Union européenne.
Merkel se prononce en faveur de l'élection de l'économiste Horst Köhler à la présidence fédérale au début de l'année 2004, à la suite d'une alliance CDU/CSU/FDP. Köhler est élu par l'Assemblée fédérale le 23 mai 2004 au château de Bellevue dès le premier tour de scrutin.
Chancelière fédérale [modifier]
Premier mandat (2005-2009) [modifier]
Le 30 mai 2005, Merkel se déclare candidate à la chancellerie, pour les élections au Bundestag suivantes. L'union CDU/CSU qu'elle conduit réalise 35,2 %, devant le SPD à 34,2 %, loin derrière l'objectif de majorité absolue des sièges qu'elle s'était fixée. Avec 41,3 % des suffrages exprimés, Angela Merkel est élue dans la circonscription no 15, en Mecklembourg-Poméranie antérieure.
Le 20 septembre, lors de la première réunion du groupe parlementaire de l'Union depuis le scrutin, elle est réélue présidente du groupe par 98,6 % des voix (219 voix sur 222). Cependant, la presse allemande affirme que Merkel est sous pression, et ce en raison du refus de Gerhard Schröder à ce qu'elle devienne chancelier fédéral dans la grande coalition. Au Bundestag, le SPD est le parti le plus important mais les partis frères de la CDU et de la CSU n'y forment qu'un seul et unique groupe parlementaire lequel est plus important que le groupe parlementaire du SPD.
Le 10 octobre 2005, après de longues et difficiles négociations, le SPD et la CDU/CSU concluent un accord par lequel Angela Merkel est chancelier fédéral. Le 12 novembre, après cinq semaines de discussions, Merkel présente son gouvernement de coalition.
Le 22 novembre, avec 397 voix sur 611 parlementaires (202 contre et 12 abstentions), Angela Merkel est la première femme à être élue à ce poste. Elle a obtenu le plus grand nombre de voix au Bundestag de toutes les élections à la Chancellerie, bien qu'avec 64,9 % des voix, elle se situe en dessous du score de Kurt Georg Kiesinger qui avait obtenu 68,5 % et surtout de la grande coalition de 1966 qui avait obtenu 90,1 % des sièges. La grande coalition actuelle atteint 73 % des sièges, soit 443.
À cinquante et un ans, Angela Merkel est la plus jeune personnalité politique de l'histoire de l'Allemagne à occuper ce poste.
Second mandat (depuis 2009) [modifier]
Durant son premier mandat, Angela Merkel jouit d'une cote de popularité de plus de 60 % d'opinions positives, un score sans précédent dans l'histoire allemande et unique pour un chef de gouvernement européen en fonction[9].
Le 27 septembre 2009, la CDU/CSU remporte les élections législatives, avec 33,8 % des voix et 239 sièges. Le SPD, conduit par Frank-Walter Steinmeier, n'obtient que 23,0 % des voix et 146 élus, soit le pire score du parti depuis la création de la République fédérale. La « grande coalition » prend donc fin et cède la place à une « coalition noire-jaune » entre la CDU/CSU et les libéraux du FDP (14,6 % des voix)[10]. Angela Merkel est alors la première chancelière depuis Konrad Adenauer à avoir dirigé au moins deux coalitions différentes.
Le 31 mai 2010, un an après sa réélection, le président fédéral Horst Köhler démissionne à la suite d'une polémique à propos d'une de ses déclarations sur la présence de l'armée allemande en Afghanistan. Le candidat de la coalition noire-jaune à l'élection présidentielle anticipée du 30 juin, Christian Wulff, ministre-président de Basse-Saxe, n'est élu qu'au troisième tour de scrutin alors que le centre-droit disposait d'une confortable majorité. Cette élection difficile face à Joachim Gauck est considérée comme un désaveu pour la chancelière.
Fin 2010, des débats tels que le prolongement de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires[11], ou encore l'immigration[12] divisent le Cabinet Merkel et la majorité.
Elle fait savoir, en juillet 2011, qu'elle compte être candidate à sa propre succession aux prochaines élections fédérales, prévues en 2013[13].
En février 2012, le président fédéral, Christian Wulff, démissionne. La chancelière prend la décision d'engager des pourparlers avec l'opposition de centre-gauche pour désigner un candidat de consensus à l'élection présidentielle anticipée. Le SPD, qui refuse l'éventuelle candidature d'une personnalité politiquement marquée, propose de nouveau la candidature de l'ancien pasteur est-allemand, ex-commissaire des Archives de la Stasi et militant des droits de l'Homme, Joachim Gauck, qui reçoit également le soutien des Verts, puis du FDP. La chancelière se range finalement derrière la candidature de celui qui, très populaire, s'est attiré le surnom de « président des cœurs » et qu'elle qualifie alors de « grand professeur de démocratie ». Le 18 mars, il est élu président fédéral par 88,5 % des suffrages exprimés lors de la session de l'Assemblée fédérale.
Elle est réélue présidente fédérale de la CDU pour la septième fois le 4 décembre 2012, par 97,9 % des suffrages. Alors que son parti subit des défaites, la cote de popularité d'Angela Merkel atteint un niveau record de 81 % d'opinions favorables et les enquêtes d'opinion indiquent que les Allemands sont satisfaits de sa gestion de la crise en zone euro[14].
Positions politiques [modifier]
Selon le programme politique proposé lors de l'élection de 2005, Angela Merkel souhaite intensifier le cours des réformes engagées par Gerhard Schröder, en particulier dans le domaine du marché du travail. Quelques réformes de la coalition rouge-verte vont toutefois être annulées, comme la mesure Ich-AG qui subventionnait l'installation à son compte de personnes au chômage, mesure qui avait été violemment critiquée.
Angela Merkel veut permettre l'embauche de travailleurs en dehors du cadre des conventions collectives.
Elle s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, préférant un partenariat privilégié[15].
Merkel était opposée à ce que le Kosovo devienne un État indépendant de la Serbie.
Elle est en faveur d'une prolongation de la période précédant l'arrêt de la production d'énergie nucléaire, mais elle s'oppose toutefois à la relance des programmes nucléaires civils.
Avant même l'élection de 2005, Merkel a exprimé son intention de ne pas appliquer toutes les réformes fiscales radicales proposées par le professeur Paul Kirchhof. Cependant, elle propose une simplification du système fiscal, et une réduction des dépenses publiques. Par exemple, elle souhaite supprimer les réductions fiscales au travail de nuit et à la propriété privée. La CDU avait jusqu'à maintenant toujours refusé une telle mesure, quand la coalition rouge-verte était au pouvoir.
En octobre 2010, alors que le débat sur l'intégration des musulmans bat son plein depuis la sortie de l'ouvrage polémique de Thilo Sarrazin, elle déclare que « le modèle multiculturel allemand [Multikulti] a totalement échoué », reconnaissant toutefois l'importance de l'immigration pour l'économie allemande[16].
Politique internationale [modifier]
La France est la première destination à l'étranger qu'effectuera Angela Merkel en tant que chancelier. Elle s'y rend le 23 novembre 2005, le lendemain de son investiture officielle à Berlin, pour y rencontrer le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin. Dans son discours, Jacques Chirac insiste sur l'importance de l'axe franco-allemand au sein de l'Union européenne. Angela Merkel tient à ce premier voyage, afin de montrer sa fidélité à la France, alors qu'elle songe à raffermir les liens de l'Allemagne avec l'Europe centrale et l'Europe de l'Ouest.
Après son entretien avec Jacques Chirac, elle rencontre les dirigeants européens à Bruxelles, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer. Le 28 novembre, elle reçoit son premier invité, le président de la Namibie (ancienne colonie allemande), Hifikepunye Pohamba, qui a visité Berlin pendant cinq jours. Dans son discours du 30 novembre, elle annonce son objectif de développer l'économie allemande et de réduire le chômage.
Dans le cadre d'une visite en Asie en août 2007, Angela Merkel se rend pour la seconde fois en Chine et pour la première fois au Japon. Le 27 août 2007, à Pékin, le chancelier allemand rencontre son homologue Wen Jiabao. À cette occasion, Madame Merkel appelle la Chine à renforcer les relations commerciales sino-germaniques, mais aussi à respecter les règles du jeu international dans la lutte contre le réchauffement climatique. Le même jour, elle rencontre également le président Hu Jintao, et déclare après cette entrevue : « J'ai parlé des droits de l'homme avec les dirigeants chinois. J'ai spécialement insisté sur le fait qu'avec les prochains Jeux olympiques, le monde regarderait la Chine de près[17].» Le 23 septembre 2007, elle reçoit le 14e Dalaï Lama en exil depuis 1959. Elle est le premier dirigeant du gouvernement allemand à le recevoir à la Chancellerie[18],[19].
En 2006, Angela Merkel devient le neuvième récipiendaire du Vision pour l'Europe Award.
En avril 2007, elle signe en tant que présidente du Conseil de l'Union européenne l'accord visant à établir le Conseil économique transatlantique[20].
En 2010, elle est critiquée par l'ancien chancelier Helmut Schmidt pour sa gestion de la crise financière et son incapacité à conduire avec Nicolas Sarkozy le couple franco-allemand[21].
Le 17 novembre 2010, Barack Obama, le président des États-Unis, a décidé de lui décerner la « Presidential Medal of Freedom », la plus haute décoration civile américaine, qui est attribuée « à des individus ayant contribué à la sécurité ou aux intérêts nationaux des États-Unis ». La cérémonie a eu lieu le 7 juin 2011[22].
Le magazine américain Forbes la place en tête de sa liste des femmes les plus puissantes du monde en 2006, 2007, 2008, 2009, 2011 et 2012[23],[24]. Selon Forbes elle est aussi la deuxième personne la plus puissante du monde en 2012[25].
Œuvres [modifier]
Publications scientifiques [modifier]
- « Berechnung von Hochdruck-Geschwindigkeitskonstanten für Zerfalls- und Rekombinationsreaktionen einfacher Kohlenwasserstoffmoleküle und -radikale » (« Calcul des constantes de vitesse en haute pression dans les réactions de séparation et de recombinaison des radicaux et des molécules simples d'hydrocarbures »), Angela Merkel, Ilka Böger, Hans Joachim Spangenberg, Lutz Zülicke, in Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1982, 263 (3), p. 449-460
- « Berechnung von Geschwindigkeitskonstanten für den C-H-Bindungsbruch im Methylradikal » (« Calcul des constantes de vitesse pour la cassure des couples carbone-hydrogène dans les méthyles »), Angela Merkel, Lutz Zülicke, in Zeitschrift für Physikalische Chemie, 1985, 266 (2), p. 353-361
- « Nonempirical parameter estimate for the statistical adiabatic theory of unimolecular fragmentation carbon-hydrogen bond breaking in methyl », Angela Merkel, Lutz Zülicke, in Molecular Physics, 1987, 60(6), p. 1379-1393
- « Evaluation of the rate constant for the SN2 reaction fluoromethane + hydride: methane + fluoride in the gas phase », Angela Merkel, Zdenek Havlas, Rudolf Zahradník, in Journal of American Chemical Society, 1988, 110(25), p. 8355-8359
Écrits politiques [modifier]
- Der Preis des Überlebens. Gedanken und Gespräche über zukünftige Aufgaben der Umweltpolitik (« Le Coût de la survie. Pensées et discussions quant aux devoirs futurs en matière de politique environnementale »)[26] Stuttgart 1997 (ISBN 3-421-05113-5)
- Europa und die deutsche Einheit. Zehn Jahre Wiedervereinigung: Bilanz und Ausblick (« L'Europe et l'unité allemande. Dix ans après la réunification : Bilan et perspectives »)[26] Freiburg i.B. 2000 (ISBN 3-451-20140-2)
- À ma façon : entretiens avec Hugo Müller-Vogg (titre original : Mein Weg), traduit de l'allemand par Véronique Médard, Paris, L'Archipel, 2006 (ISBN 2-84187-800-7)
Notes et références [modifier]
- (de)/(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en allemand « Angela Merkel » (voir la liste des auteurs) et en anglais « Angela Merkel » (voir la liste des auteurs)
- Angela Merkel, femme politique allemande sur EVENE.fr
- Ангела Меркель, Биография
- Biographie sur le site de la Haus der Geschichte
- l'usage : les notes d’écoles Article de www.arte.tv/fr, émission du 7 septembre 2008.
- intitulé : « Influence de la corrélation spatiale sur la vitesse de réaction dans les réactions élémentaires bimoléculaires en milieu dense »
- Intitulée « Étude du mécanisme des réactions de décomposition avec rupture de la liaison simple et le calcul de leurs constantes de vitesse sur la base de la chimie quantique et des méthodes statistiques ».
- Article sur la vie en RDA d'Angela Merkel sur www.focus.de
- « Allemagne - La popularité d’Angela Merkel à l’épreuve des urnes aujourd’hui », L'Alsace-Le Pays, 27 septembre 2009.
- « Merkel, réélue, s'allie avec les libéraux », France 2, 28 septembre 2009.
- En Allemagne, le prolongement descentrales nucléaires divise la coalition, Le Monde, 11 août 2010
- Le débat sur l'immigration divise le gouvernement Merkel
- Angela Merkel candidate en 2013, Le Figaro, 09 Juillet 2011
- http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/14/record-de-popularite-pour-merkel-avec-81-d-opinions-favorables_1806550_3214.html
- En visite à Ankara, Merkel s'oppose à l'adhésion entière de la Turquie à l'UE, France24, 29 mars 2009
- Selon Merkel, le modèle multiculturel en Allemagne a totalement échoué, Le Monde, le 17 octobre 2010
- La chancelière allemande enjoint la Chine de "respecter les règles du jeu"
- Tibet : le Dalaï Lama sera reçu à la Chancellerie fédérale d'Allemagne à Berlin
- Radio France International www.rfi.fr
- Création d’un Conseil économique transatlantique, Radio France internationale, 30 avril 2007
- (de) "Wilhelminische Großspurigkeit" Altkanzler Schmidt schmäht Merkel, Spiegel online, 23 juin 2010
- Obama et Merkel affichent leur bonne entente malgré des divergences, Le Parisien.fr, 7 juin 2011
- « Angela Merkel garde sa couronne de femme la plus puissante de la planète », dépêche AFP, 20 août 2009
- En 2010, elle est classée 4e.
- [1]
- Pas de publication en français.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Cabinet Merkel I et II
- Cabinet Kohl IV et V
- Élections fédérales allemandes de 2005 et de 2009
- Traité de Lisbonne
- Liste des dirigeants actuels
- Liste de dirigeantes politiques
- Liste de femmes ministres allemandes
- Liste des femmes les plus puissantes du monde selon Forbes
Liens externes [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- (de) Site officiel
- (de) Site officiel du chancelier fédéral (Bundeskanzlerin)
- Site officiel du gouvernement fédéral allemand (Bundesregierung)
- (de) Angela Merkel, biographie de personnalité politique sur le site de la Maison de l'Histoire de la République fédérale d'Allemagne
- (fr) La presse française au secours d'Angela Merkel
- Naissance en 1954
- Naissance à Hambourg
- Personnalité de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
- Député de la quatorzième législature du Bundestag
- Député de la quinzième législature du Bundestag
- Député de la seizième législature du Bundestag
- Député de la dix-septième législature du Bundestag
- Ministre de l'Environnement de la République fédérale d'Allemagne
- Ministre de la Famille de la République fédérale d'Allemagne
- Chancelier de la République fédérale d'Allemagne
- Prix Charlemagne
- Docteur honoris causa
- Médaille présidentielle de la liberté
- Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne
- Grand-croix de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne