Université de technologie de Compiègne

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Université de Technologie de Compiègne
Image illustrative de l'article Université de technologie de Compiègne
Devise Donnons un sens à l'innovation
Informations
Fondation 1972[1]
Fondateur Guy Deniélou
Type École d'ingénieurs (EPSCP)
Budget 91,3 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 49° 24′ 01″ N 2° 47′ 59″ E / 49.400202, 2.799647 ()49° 24′ 01″ Nord 2° 47′ 59″ Est / 49.400202, 2.799647 ()  
Ville Compiègne
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Direction
Président Thierry Morin
Directeur Alain Storck
Chiffres clés
Personnel 400 IATOS[2]
Enseignants 450[2]
Étudiants 4 200[2]
Doctorants 300[2]
Niveau Bac à Bac+8 (École doctorale)
Diplômés/an 650
Divers
Particularités Université de technologie
Affiliation CGE, CDEFI, Groupe UT
Site web www.utc.fr/

Géolocalisation sur la carte : Picardie

(Voir situation sur carte : Picardie)
Université de Technologie de Compiègne

L’université de technologie de Compiègne (UTC) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche situé à Compiègne dans la région Picardie en France. Elle est membre de l'alliance Sorbonne Universités (Sorbonne University) et partage avec les autres membres, Paris-Sorbonne, Pierre et Marie Curie, Muséum National d'Histoire Naturelle et INSEAD son ambition de développement à l'international et de mutualisation des efforts.

L'UTC est un EPSCP[3] et constitue un modèle original dans l'enseignement supérieur français car elle combine dans ses statuts les atouts d'une université publique avec ceux d'une grande école d'ingénieurs.

Ainsi l'UTC, qui est membre de la Conférence des grandes écoles, est habilitée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour ses formations licence professionnelle, master et doctorat. Enfin l'université de technologie est également habilitée, après avis de la commission des titres d'ingénieurs, à délivrer le diplôme d'ingénieur UTC sous différentes spécialisations[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Centre Pierre-Guillaumat de l'UTC, cours ingénieurs et bureaux.
Centre Benjamin-Franklin de l'UTC, cours ingénieurs et administration.

L'UTC est une école fondée à l'initiative de Guy Deniélou, officier de marine et ingénieur chercheur au CEA. En 1972, il quitte son poste de chef du département des réacteurs à neutrons du CEA pour fonder l'UTC et en devient président de 1974 à 1987. Les grandes dates de l’université de technologie de Compiègne :

Les formations délivrées[modifier | modifier le code]

Formation d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

L'UTC propose un certain nombre de formations d’ingénieurs habilitées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche après l’avis de la commission des titres d'ingénieur[5]. D'une durée de cinq années, elles sont accessibles directement après le baccalauréat. L'admission se fait sur titre, dossier scolaire et entretien de motivation et est commune aux trois universités de technologie (UTBM, UTC et UTT)[6]. Le cursus comprend un tronc commun de 2 années, puis un cycle d’ingénieur sur 3 ans. Voici les différentes spécialisations proposées à l'UTC :

  • Génie biologique (par la formation initiale ou continue)
  • Génie des procédés (par la formation initiale ou continue)
  • Génie informatique (par la formation initiale, continue ou par la voie de l'apprentissage depuis septembre 2012)
  • Génie mécanique (par la formation initiale, continue ou par la voie de l'apprentissage)
  • Génie des systèmes mécaniques (par la formation initiale, continue ou par la voie de l'apprentissage)
  • Génie des systèmes urbains (par la formation initiale ou continue)

Mastères spécialisés (MS)[modifier | modifier le code]

Les mastères spécialisés de l’université de technologie de Compiègne sont accrédités par la Conférence des grandes écoles et sont au nombre de trois :

  • Équipements biomédicaux
  • Systèmes de transports ferroviaires et guidés (en partenariat avec l'École des Ponts ParisTech et l'ENSIAME)
  • Normalisation, Qualité, Certification et Essais (formation organisée à distance)

Licences professionnelles[modifier | modifier le code]

L'UTC propose une licence professionnelle accessible en formation initiale et continue. Elle s'adresse à des personnes titulaires d'un bac+2 dans le domaine technique.

  • "Maintenance des systèmes pluritechniques"

Masters sciences et technologies[modifier | modifier le code]

L'université de Technologie de Compiègne délivre quatre mentions de master sciences et technologies[7] dans 9 spécialités différentes. Ces programmes sont ouverts aussi bien aux élèves UTCéens en dernière année qu'à des étudiants extérieurs à l'université. Ces derniers peuvent intégrer le master en première (M1) ou deuxième année (M2). Par ailleurs un certain nombre de conventions signées avec d'autres écoles (UTBM, UTC, UTT, ESCOM, ESIEE Amiens, ESAD Amiens…) permettent à des élèves-ingénieurs en dernière année dans l'une d'entre elles, d'entrer directement en deuxième année et d'effectuer ainsi un double-diplôme. Les masters proposés:

  • Mention Transformation et Valorisation Industrielles des Agro ressources:
    • Biotechnologies : mise en œuvre des Fonctions Biologiques (BFB)
    • Technologies durables (TD)
    • Génie des produits formulés (GPF)
  • Mention Mécanique et Systèmes:
    • Systèmes mécatroniques (SyM)
    • Élaboration des structures innovantes et durables (ESID)
  • Mention Sciences, Technologies, Qualité, Santé:
    • Sciences et technologies pour la santé (STS)
    • Management Qualité (MQ)

École doctorale[modifier | modifier le code]

L'UTC est habilitée à délivrer le doctorat. Elle possède une école doctorale propre intitulée « Sciences pour l'ingénieur ». Près de 300 étudiants sont inscrits en doctorat à l'UTC, et étudient l’un de ses 6 champs disciplinaires dédiés aux sciences technologiques et aux sciences humaines. L'université dispose de 9 laboratoires de recherche et confère environ 50 doctorats par an.

Champs disciplinaires :

  • Bio-ingénierie, Biomécanique, Biomatériaux
  • Biotechnologie
  • Génie des procédés industriels et développement durable
  • Mécanique Avancée
  • Technologies cognitives, management de l'innovation et systèmes complexes
  • Technologies de l'information et de systèmes

Pour postuler aux études doctorales de l'UTC, il est nécessaire d'être titulaire d’un master ou d’un diplôme français ou étranger de niveau équivalent.

Humanités et Technologie[modifier | modifier le code]

Alternative au Tronc Commun, l'UTC ouvre la section Humanités et Technologie en 2012[8]. C'est une formation d'ingénieur qui permet d'intégrer des lycéens issus des filières à la fois scientifiques mais aussi littéraires (option mathématiques) et économiques. À ce titre, cette licence envisage les sciences humaines comme partie prenante de la formation d'ingénieur.

Ce cursus donne accès à trois cycles d'ingénierie de l'UTC : le génie informatique, le génie biologique et le génie des systèmes urbains. Les étudiants peuvent aussi poursuivre en Master, puisque ce cursus prépare à aborder des thématiques proposées dans des Masters à l'UTC ou hors UTC (notamment parmi les partenaires de l'UTC au sein du PRES Sorbonne Universités), telles que "Stratégie pour l'innovation en situation complexe", le "Design centré utilisateur" ou la gestion des connaissances ("Knowledge management").

International[modifier | modifier le code]

Les échanges d’étudiants et enseignants-chercheurs sont au cœur de la politique internationale de l’UTC. En effet elle offre à ses étudiants la possibilité, tout au long de leur formation, de vivre des expériences à l’international, allant du stage en entreprise, au double diplôme en passant par des séjours d'études ou des projets en université. La venue et l’accueil d’étudiants et enseignants-chercheurs étrangers à l’UTC sont également possibles.

Programmes internationaux[modifier | modifier le code]

L'UTC participe à des programmes d'échanges internationaux comme ERASMUS ou BRAFITEC, et a signé des accords de coopération bilatérale avec des universités, dans les principales régions du globe. Les destinations favorites des UTCéens sont les pays européens, le Canada et les États-Unis. Néanmoins d'autres pays, comme le Brésil, le Mexique, ou Singapour, sont également de plus en plus plébiscités.

Double diplôme[modifier | modifier le code]

L'UTC propose 14 double diplômes avec des universités étrangères. Ces accords ne sont pas uniquement européens et permettent aux étudiants concernés d'obtenir à la fois un diplôme d'ingénieur de l'UTC et un Master of Sciences de l'université dans laquelle est effectué le séjour.

Recherche et Innovation[modifier | modifier le code]

Axes de recherche[modifier | modifier le code]

La recherche à l'UTC s'articule autour de quatre axes d'innovation. Ces derniers sont divisés en neuf thèmes de recherche répartis dans neuf laboratoires au total. Parmi les neuf unités de recherche, quatre sont des UMR[9]. Voici les grandes axes de recherche définis par l'UTC :

  • technologies bio-inspirées et développement durable ;
  • transport intelligent propre et sûr ;
  • écoconception : matériaux, énergie, équipements et habitat ;
  • interaction homme-systèmes technologiques et sociaux.

Les activités de recherche de l'université de technologie de Compiègne se sont vu attribuer le label Carnot depuis 2006[10].

Fondation UTC pour l’innovation[modifier | modifier le code]

L’objectif de la Fondation UTC pour l’innovation est de renforcer les liens déjà largement entretenue entre l’enseignement supérieur, la recherche et le tissu-socio-économique. Parmi les premiers donateurs qui font partie du cercle des membres fondateurs, citons :

Vie associative étudiante[modifier | modifier le code]

La vie associative est organisée autour du BDE[11].

Les associations peuvent correspondre à un projet technique (Coupe de France de robotique, Éco-marathon Shell…), permettre de participer à des actions humanitaires, culturelles (festival de théâtre[12], festival de courts-métrages[13], musique d'ensemble[14], chorale, théâtre[15]…), religieuses (aumônerie des étudiants : CCE), événementielles[16], être liées à la tolérance et au civisme (lutte contre l’homophobie, Ingénieurs sans frontières, Génépi, Secourut's[17]…), de découvrir le monde du travail (la junior entreprise USEC), ou tout simplement contribuer à l’ambiance de la vie étudiante (Journal étudiant, bar-foyer, clubs divers, etc).

La participation à la vie associative est cependant vivement encouragée par l’établissement, notamment par le biais du règlement des études : la participation à une activité extra-universitaire, qu'elle soit liée à l'implication associative au sein de l'UTC ou non, est obligatoire pour obtenir le diplôme d’ingénieur. D'autre part, le règlement des études prévoit depuis peu la possibilité d'aménager un semestre d'études allégé pour favoriser l'implication dans un projet personnel, souvent lié à la vie associative.

À partir de février 2011 est ajouté au programme un cours inédit : « Activités associatives » (AA01). Il s'agit d'un cursus dit de « culture générale » dont l'objectif est de permettre aux étudiants d'appréhender la gestion et l'organisation des structures associatives de toutes tailles. Elle permettra d'encourager l'investissement des étudiants sur le plan local, mais aussi de les préparer à travailler dans un secteur qui représente 1 435 000 emplois en 2006[18]

Association des diplômés (Tremplin UTC)[modifier | modifier le code]

Tremplin UTC est une association d'anciens élèves de type loi 1901 dont la mission consiste à fédérer, à animer et à proposer des services aux diplômés sortis des rangs de l'UTC.

Étudiants et professeurs connus[modifier | modifier le code]

  • Guy Deniélou : fondateur et premier président de l'UTC.
  • Didier Pineau-Valencienne : ancien président du CA de l'UTC(1992-1995),personnalité française du monde des affaires.
  • Bernard Stiegler : fondateur et directeur du laboratoire COSTECH (Connaissances, organisations et systèmes techniques)
  • Yann Moulier-Boutang : professeur de sciences-économiques et directeur-adjoint du laboratoire COSTECH.
  • Hatem Bettahar : enseignant-chercheur en réseaux, tué par les forces de l'ordre tunisiennes le 12 janvier 2011.
  • Julien Bahain : diplômé du génie des systèmes mécaniques et rameur français médaillé de bronze aux JO de Pékin.
  • Franck Ghitalla : professeur précurseur dans le domaine des sciences des réseaux, il fait connaitre la discipline en France.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de campus car les bâtiments sont situés dans la ville. Ils sont répartis[19] sur plusieurs sites à Compiègne :

  • centre Benjamin-Franklin[20] (cours ingénieurs et cycle préparatoire, pôle administratif, bibliothèque universitaire) ;
  • centre de Recherches (laboratoires, cours masters, école doctorale) ;
  • centre Pierre-Guillaumat (laboratoires, services administratifs) ;
  • centre Pierre-Guillaumat 2 (cours ingénieurs, alternance et apprentissage) ;
  • centre de transfert (services administratifs, cours, séminaires) ;
  • centre d'innovation (pôle projets).

L'UTC sera prochainement dotée d'un centre génie informatique.

Le réseau des universités de technologie[modifier | modifier le code]

Le réseau des universités de technologie a été créé en 2002 et rassemble quatre écoles dont trois sont situées en France et une en Chine :

  • UTBM (Belfort-Montbéliard) ;
  • UTC (Compiègne) ;
  • UTSEUS (Shanghai) ;
  • UTT (Troyes).

Les quatre universités de technologie ont pour mission essentielle la formation, la recherche et le transfert de technologie. Elles accueillent plus de 7 000 étudiants et ont diplômé plus de 20 000 ingénieurs. Le réseau des UT, c’est :

  • 14 diplômes d’ingénieur différents
  • 1 200 ingénieurs diplômés par an

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles plus généraux[modifier | modifier le code]

Système éducatif français > Études supérieures en France > Études d'ingénieurs en France > Université de technologie (France)