Loing
| Loing | |
le loing a grez-sur-loing |
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plan du loing et de ses principaux affluents |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 166 km |
| Bassin | 4 150 km2 |
| Bassin collecteur | Seine |
| Débit moyen | 19 m3⋅s-1 (Épisy) |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | Région Bourgogne |
| · Localisation | Sainte-Colombe-sur-Loing |
| · Altitude | 320 m |
| · Coordonnées | |
| Embouchure | Région Île-de-France |
| · Localisation | Saint-Mammès/Veneux-les-Sablons |
| · Altitude | 45 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Seine |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
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Le Loing est une rivière de France, affluent de la rive gauche de la Seine, dont le cours long de 166 km traverse les départements de l'Yonne, du Loiret et de Seine-et-Marne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Il prend sa source à Sainte-Colombe-sur-Loing et arrose la Puisaye et le Gâtinais (dont il constitue en quelque sorte « l'épine dorsale »), passant à Saint-Fargeau, Châtillon-Coligny, Montargis, Nemours et Moret-sur-Loing (peu avant son confluent avec la Seine). Il occupe en réalité le cours de la Loire aux temps géologiques où celle-ci rejoignait la Seine avant d'être contrainte à obliquer vers le sud-ouest à hauteur de la ville actuelle d'Orléans. Ceci explique pourquoi les canaux successifs construits pour relier les deux bassins empruntent la vallée du Loing.
Le cours du Loing est resté navigable jusqu'au début du XVIIIe siècle, assurant la subsistance de nombreuses familles (voituriers par eau, mariniers, flotteurs) tout au long de son cours. Les principales marchandises transportées : textiles et surtout sous-produits de la vigne (vin, vinaigre).
L'irrégularité du débit du Loing (aujourd'hui oubliée en raison de la construction de nombreux bassins de retenue) a très tôt conduit à la canalisation de son cours, puis à son doublage par des ouvrages d'art : le canal de Briare, au début du XVIIe siècle, quittant la Loire à Briare pour rejoindre le Loing à Rogny et suivant son cours jusqu'à sa jonction, peu après Montargis, avec le canal d'Orléans (aujourd'hui désaffecté) et le canal du Loing (construit dans les années 1720, et qui prend le relais pour suivre la rivière jusqu'à son confluent avec la Seine, en limite des communes de Saint-Mammès et Veneux-les-Sablons.
Étymologie [modifier]
Il est possible de rapprocher le nom de la rivière d'un terme gaulois signifiant « la bête ». Breton moderne loen : « bête », « monture ». Gallois moderne llwyn.
Une autre explication le rattache à l'ancien français leu (loup), hypothèse étayée par l'existence à Moret du prieuré du Pont-Loup [1].
En 1227 on trouve la graphie Louain. La forme la plus anciennement attestée est Lupa au VIIe s. (Dictionnaire Topographique de L'Yonne). On a donc pensé à "louve" comme sens premier. Mais on peut se demander pourquoi des rivières paisibles se nommeraient "louve"? A. Dauzat a proposé une forme gauloise *lok- ou *low- (Revue Internationale d'Onomatique, 1954).
Communes traversées [modifier]
Les communes traversées par le Loing sont :
- Dans l'Yonne
- Sainte-Colombe-sur-Loing ~ Saint-Sauveur-en-Puisaye ~ Moutiers-en-Puisaye ~ Saint-Fargeau ~ Saint-Martin-des-Champs ~ Saint-Privé ~ Bléneau ~ Rogny-les-Sept-Écluses
- Dans le Loiret
- Dammarie-sur-Loing ~ Sainte-Geneviève-des-Bois ~ Châtillon-Coligny ~ Montbouy ~ Montcresson ~ Conflans-sur-Loing ~ Amilly ~ Montargis ~ Châlette-sur-Loing ~ Cepoy ~ Girolles ~ Fontenay-sur-Loing ~ Nargis ~ Dordives
- En Seine-et-Marne
- Château-Landon ~ Souppes-sur-Loing ~ La Madeleine-sur-Loing ~ Poligny ~ Bagneaux-sur-Loing ~ Saint-Pierre-lès-Nemours ~ Nemours ~ Montcourt-Fromonville ~ Grez-sur-Loing ~ Bourron-Marlotte ~ Montigny-sur-Loing ~ La Genevraye ~ Épisy ~ Écuelles ~ Moret-sur-Loing ~ Veneux-les-Sablons ~ Saint-Mammès
Affluents [modifier]
- Rive gauche
- le Vernisson qui prend naissance à La Bussière et se jette dans le Loing à Montargis.
- le Puiseaux qui prend naissance aux Choux et se jette dans le Loing à Montargis.
- le Solin qui prend naissance à Le Moulinet-sur-Solin et se jette dans le Loing à Châlette-sur-Loing.
- la Bézonde qui prend naissance à Nesploy et se jette dans le Loing à Châlette-sur-Loing.
- Le Fusain qui prend naissance à Batilly-en-Gâtinais et se jette dans le Loing à Château-Landon.
- Rive droite
- la Chasserelle qui prend naissance au hameau Septfonds et se jette dans le Loing à Bléneau.
- le Milleron qui prend naissance à Aillant-sur-Milleron et se jette dans le Loing à Châtillon-Coligny.
- l'Aveyron (anciennement Averon) qui prend naissance à Champcevrais et se jette dans le Loing à Montbouy.
- l'Ouanne qui prend naissance à Ouanne et se jette dans le Loing à Conflans-sur-Loing.
- la Cléry qui prend naissance à Saint-Loup-d'Ordon et se jette dans le Loing à Fontenay-sur-Loing.
- le Betz qui prend naissance à Domats et se jette dans le Loing à Dordives.
- le Lunain qui prend naissance à Egriselles-le-Bocage et se jette dans le Loing à Épisy.
- l'Orvanne qui prend naissance à Saint-Valérien et se jette dans le Loing à Moret-sur-Loing.
Hydrologie [modifier]
Débits du Loing à Épisy [modifier]
Le débit du Loing a été observé sur une période de 60 ans entre 1949 et 2008, à Épisy, localité du département de Seine-et-Marne située à environ 10 km de son confluent avec la Seine[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 3 900 km² sur un total de 4 150. Les chiffres suivants portent donc sur 94 % du bassin versant total (en fait seules manquent les données du bassin de l'Orvanne).
Le débit moyen inter-annuel ou module du Loing à cet endroit est de 18,3 m3/s.
Le rivière présente de fortes fluctuations saisonnières de débit, typiques des rivières du sud du bassin de la Seine, et que l'on retrouve aussi dans le bassin de l'Yonne (Yonne, Armançon) mais avec un écoulement nettement moindre pour le Loing et ses affluents, ceci en raison de précipitations très atténuées. Les hautes eaux se produisent en hiver, et portent le débit mensuel moyen à un niveau de 23 à 33,3 m3/s, de décembre à avril inclus (avec un maximum en février), et les basses eaux en été, de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 8,00 et 7,97 m3 aux mois d'août et de septembre, ce qui reste confortable. Mais ces moyennes mensuelles cachent des variations bien plus importantes sur de courtes périodes.
Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 3,2 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui reste assez élevé.
Ce sont surtout les crues qui peuvent être importantes et qui sont assez fréquentes. Le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 99 et 150 m3. Le QIX 10 est de 190 m3/s. Quant aux QIX 20 et QIX 50, ils se montent respectivement à 220 et 270 m3.
Le débit instantané maximal enregistré a été de 315 m3/s le 11 janvier 1982, tandis que la valeur journalière maximale était de 296 m3/s à la même date. D'où l'on doit conclure que la crue de janvier 1982, dont mention a été faite plus haut, était de niveau plus élevé que cinquantennal, peut-être centennal, en tous les cas très exceptionnel.
À titre de comparaison, le QIX 10 de l'Eure à Cailly-sur-Eure[3] vaut 90 m3/s pour un bassin de 4 598 km², tandis que son QIX 50 est de 120 m3. Le QIX 10 comme le QIX 50 du bassin du Loing sont de plus du double de ceux de l'Eure, alors que le bassin versant de ce dernier est un peu plus vaste et que les deux bassins sont relativement proches l'un de l'autre.
La lame d'eau écoulée dans le bassin du Loing est de 148 mm annuellement, ce qui est très inférieur à la moyenne d'ensemble de la France (320 mm), et aussi à la moyenne de la totalité du bassin versant de la Seine (245 mm). Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 4,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Débits des cours d'eau du bassin du Loing [modifier]
| Nom | Localité | Débits en m³ par seconde | Côte max(m) |
Max. instant. |
Max. journ. |
Lame d'eau (mm) |
Surface (km²) |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Module | VCN3 (étiage) |
QIX 2 | QIX 5 | QIX 10 | QIX 20 | QIX 50 | |||||||
| Loing | Montbouy | 1,95 | 0,023 | 17 | 27 | 33 | 40 | 48 | 1,48 | 60 | 35,9 | 151 | 409 |
| Aveyron | Chapelle/Aveyron | 0,494 | 0,020 | 10 | 16 | 20 | 24 | 28 | 1,67 | 34 | 22,6 | 158 | 99 |
| Ouanne | Gy-les-Nonains | 4,79 | 0,510 | 46 | 75 | 95 | 110 | 140 | 1,99 | 137 | 103 | 172 | 883 |
| Loing | Châlette-sur-Loing | 12,40 | 0,880 | 92 | 140 | 180 | 210 | 260 | 2,35 | 292 | 235 | 170 | 2 300 |
| Vernisson | Nogent-sur-Vernisson | 0,217 | 0,001 | 2,6 | 4,2 | 5,2 | 6,3 | - | 1,40 | 6,4 | 4,5 | 102 | 67.5 |
| Puiseaux | St-Hilaire/Puiseaux | 0,464 | 0,001 | 4 | 6,7 | 8,4 | 10 | 12 | 1,55 | 11,4 | 8,1 | 156 | 94 |
| Bézonde | Pannes | 1,48 | 0,021 | 18 | 28 | 35 | 42 | 50 | 2,76 | 53,6 | 42,1 | 138 | 339 |
| Cléry | Ferrières | 1,45 | 0,450 | - | - | - | - | - | 1,59 | 20,5 | 16,5 | 170 | 270 |
| Betz | Bransles | 0,66 | 0,040 | 7,1 | 12 | 15 | 18 | - | 1,29 | 19 | 10,3 | 133 | 157 |
| Fusain | Courtempierre | 1,34 | 0,084 | 9,5 | 13 | 16 | 19 | - | - | 16,6 | 15,6 | 113 | 375 |
| Lunain | Épisy | 0,71 | 0,120 | 3,2 | 5 | 6,3 | 7,5 | 9,1 | 1,26 | 12,1 | 8,9 | 89 | 252 |
| Loing | Épisy | 18,30 | 3,200 | 98 | 150 | 190 | 220 | 270 | 3,47 | 315 | 296 | 149 | 3 900 |
Alimentation en eau de Paris - L'aqueduc du Loing et du Lunain [modifier]
Une partie des eaux de certains affluents du Loing alimente la ville de Paris en eau potable. Cette eau est transférée à Paris par l'aqueduc du Loing et du Lunain, qui complète l'aqueduc de la Vanne.
Cet aqueduc suit en partie le trajet de l'aqueduc de la Vanne. Ce dernier est rejoint par l'aqueduc du Loing et du Lunain en forêt de Fontainebleau, au niveau du quartier de la Croix du Grand-Maître, à moins de deux kilomètres au sud-est d'Avon. Les eaux sont hissées par l'usine élévatoire de Sorques à Montigny-sur-Loing, elle-même approvisionnée en énergie par une chute du Loing. Les eaux sont ainsi amenées à la cote 92 mètres, après quoi elles se dirigent plein nord à travers la forêt. Les deux aqueducs sont ensuite parallèles jusque Paris.
Mais l'aqueduc du Loing ayant été construit au début du XXe siècle n'a pas du tout la même allure que celui de la Vanne, son aîné. Il est le plus souvent enterré. À Cachan où il passe comme l'aqueduc de la Vanne en direction du réservoir de Montsouris, il traverse la vallée de la Bièvre par un pont-siphon à plusieurs paliers, situé plus au sud que le célèbre pont-aqueduc de la Vanne.
Les eaux ainsi transportées sont celles des sources de Chaintreauville (236 à 248 litres/seconde) et de la Joie à Saint-Pierre-lès-Nemours, de Villemer (33 à 76 litres/seconde), de Saint-Thomas (60 litres/seconde), des Bignons et du Sel à Bourron. Ensemble ces sources procurent environ 51 000 m3 par jour en moyenne, c'est-à-dire 390 litres/seconde[4].
Activités économiques [modifier]
Bien qu'étant un pâle reflet des activités meunières du passé (le cours du Loing était accompagné de très nombreux moulins), la minoterie n'a pas tout à fait disparu de ses rives. En témoigne la persistance du moulin de Cepoy, dont une pierre meulière daterait, selon les affirmations d'un érudit local, de l'époque romaine[réf. nécessaire].
Sites touristiques [modifier]
De nombreux sites touristiques jalonnent le Loing et ses environs dont :
- Le Pays du Puisaye avec les villages et sites de Sainte-Colombe-sur-Loing, Saint-Sauveur-en-Puisaye, le chantier médiévial de Guédelon, Saint-Fargeau et le lac du Bourdon, Bléneau et les sept écluses de Rogny-les-Sept-Écluses
- Dans le sud du Gâtinais : le château de Châtillon-Coligny, les ruines gallo-romaine de Montbouy.
- Dans le centre du Gâtinais : les villes et villages de Montargis, Ferrières-en-Gâtinais et Dordives.
- Dans le nord du Gâtinais : les villes et villages de Château-Landon, Nemours et Moret-sur-Loing.
Notes et références [modifier]
- Moret - Flâneries dans les siècles, D. Bretonnet
- Banque Hydro. Station H3621010. Le Loing à Épisy
- Banque Hydro. Station H9331010. L'Eure à Cailly-sur-Eure (ne pas cocher la case "Station en service")
- Dictionnaire géographique et administratif de la France, Paul Joanne, Hachette, Paris, 1906
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Banque Hydro - Recherche des données de débit d'un cours d'eau (ne pas cocher la case "Station en service")
- Site du SANDRE
