Archidiocèse de Strasbourg

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48° 34′ 53″ N 7° 45′ 06″ E / 48.5813, 7.75162 ()

Archidiocèse de Strasbourg
(la) Archidioecesis Argentoratensis o Argentinensis
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg.
La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg.
Informations générales
Pays France
Archevêque Mgr Jean-Pierre Grallet
Langue(s) liturgique(s) français
Superficie 8 280 km2
Création du diocèse IVe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse en France
Diocèses suffragants aucun
Adresse Archevêché
16, rue Brûlée
67081 Strasbourg Cedex
Site officiel Site officiel
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Archidiocèse de Strasbourg
Localisation du diocèse

Évêché de Strasbourg
Fürstbistum Straßburg
Principauté épiscopale de Strasbourg

982 – 1803

Drapeau Blason
Description de l'image  Bishopric of Strasbourg 1547.png.
Informations générales
Statut Principauté
Capitale Strasbourg
Langue Allemand
Religion Catholicisme

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L'archidiocèse de Strasbourg (en latin : archidioecesis Argentoratensis o Argentinensis) est une église particulière de l'Église catholique en France. Son siège est la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Érigé au IVe siècle, le diocèse de Strasbourg est un diocèse historique de l'Alsace. À la veille de la Révolution française, il couvrait la Basse-Alsace et l'Ortenau. Depuis 1801, il couvre les deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Il est d'abord suffragant de l'archidiocèse de Mayence puis de celui de Besançon. Depuis 1874, il est exempt et relève immédiatement du Saint-Siège. Élevé au rang d'archidiocèse en 1988, il n'est pas métropolitain. Depuis 2007, Jean-Pierre Grallet est l'archevêque de Strasbourg.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Évêques :

Histoire et limites géographiques[modifier | modifier le code]

L'évêché de Strasbourg était l'une des principautés du Saint-Empire romain germanique. Au XVIIe siècle, une partie de son territoire se trouva annexé à la France à la suite de la guerre de Trente Ans, cependant d'autres territoires restaient dans l'Empire. Cette distinction permettra à l'évêque, lors de la révolution française, de conserver son titre pour ses domaines germaniques.

Au début du XVIIe siècle, un conflit dit guerre des évêques (1592-1608), opposait catholiques et protestants pour le contrôle de l'évêché. Après la mort du prince-évêque Jean de Manderscheidt, les chanoines protestants élurent pour « administrateur » le petit-fils du prince-électeur de Brandebourg, Jean Georges de Brandebourg. Dans le même temps les catholiques désignaient en 1604 l'évêque de Metz Charles de Lorraine, comme évêque. Il doit conquérir son nouveau diocèse. Le conflit est tranché une première fois par la diète en 1593 puis à nouveau une seconde fois par le traité de Haguenau, le 22 novembre 1604, au profit du lorrain.

L'évolution du diocèse de Strasbourg depuis a été encore de nouvelles fois largement marquée par l'histoire de l'Alsace, ainsi depuis 1648, on a observé :

Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, siège de l'archevêché de Strasbourg

Par la constitution civile du clergé du , l'Assemblée nationale constituante maintient le siège épiscopal de Strasbourg pour le diocèse du département du Bas-Rhin et crée celui de Colmar pour le diocèse du département du Haut-Rhin. Bien que sanctionnée par Louis XVI le suivant, la constitution civile du clergé n'est pas reconnue par le Saint-Siège.

Le , François-Antoine Brendel est élu évêque constitutionnel du Bas-Rhin. Abrogast Martin, élu évêque constitutionnel du Haut-Rhin, est sacré à Paris, par Jean-Baptiste Gobel, le 10 avril 1791, et installé à Colmar le 17 du mois.

Le , le concile national décrète la création, pour le Mont-Terrible, d'un diocèse départemental ayant son siège à Porrentruy et relevant de l'arrondissement métropolitain de l'Est. Mais le décret n'est pas suivi d'effet. La loi du 28 pluviôse an VIII () supprime le département du Mont-Terrible et incorpore son territoire à celui du Haut-Rhin. Le , le concile métropolitain de Besançon décrète que le diocèse du Haut-Rhin suivra provisoirement celle de ce département.

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du , le pape Pie VII maintient le diocèse de Strasbourg. Mais, d'une part, il en modifie le territoire : le diocèse couvre désormais les deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. D'autre part, Pie VII le rend suffragant de l'archidiocèse de Besançon.

Par le recès d'Empire du , les possessions de l'évêques de Strasbourg situées sur la rive droite du Rhin sont sécularisées et cédées au nouvel Électorat de Bade.

Un décret du 5 nivôse an XIII () permet la création de 515 succursales : 232 dans le département du Bas-Rhin et 283 dans celui du Haut-Rhin[1]. Un décret du porte leur nombre à 644 en permettant la création de 129 succursales supplémentaires : 58 dans le Bas-Rhin et 71 dans le Haut-Rhin[2].

Le [3], la ville de Kehl (aujourd'hui, Kehl am Rhein) et ses dépendances sont annexées par la France et incorporées au département du Bas-Rhin. Le suivant[4], elles sont incorporées au diocèse de Strasbourg.

  • 1815 : abdication de Napoléon Ier, refonte mineure des frontières contraire au désir des patriotes allemands

Des communes sont cédées à la Bavière[5].

À la suite de la Guerre franco-allemande de 1870-1871, en vertu du traité de Francfort, la France cède à l'Empire allemand le département du Bas-Rhin, celui du Haut-Rhin, à l'exception de l'actuel Territoire de Belfort, ainsi que deux cantons du département des Vosges : le canton de Saales et celui de Schirmeck, à l'exception de la commune de Raon-sur-Plaine.

Par le décret Rem in ecclesiastica du [6], la Sacrée Congrégation consistoriale rend le diocèse sujet immédiat du Saint-Siège. Puis, par le décret Propter modernas du suivant[7], elle en modifie le territoire afin que celui-ci corresponde aux deux districts de Basse-Alsace et de Haute-Alsace.

À la suite de la Première Guerre mondiale, par le traité de Versailles du , l'Alsace redevient française.

  • 1940-1944 : l'Alsace redevient allemande sous le régime nazi
  • 1945 : l'Alsace redevient française après sa libération par la division Leclerc.

On peut cependant définir deux grandes périodes concernant le Diocèse d'Alsace :

Par la constitution apostolique Antiquissima ipsa du [8], le pape Jean-Paul II élève le diocèse au rang d'archidiocèse.

Cathédrale et basiliques mineures[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, dédiée à Marie, est l'église cathédrale de l'archidiocèse.

Celui-ci compte quatre basiliques mineures :

Personnages emblématiques[modifier | modifier le code]

Les évêques et archevêques de Strasbourg depuis 1919[modifier | modifier le code]

Évêque de Strasbourg depuis 1919
Jean-Pierre Grallet 2007-
Joseph Doré 1997 - 2007
Charles-Amarin Brand 1984 - 1997
Léon-Arthur Elchinger 1967 - 1984
Jean-Julien Weber 1945 - 1966
Charles Ruch 1919 - 1945


Évêques originaires de l'archidiocèse de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Nombre de Paroisses[modifier | modifier le code]

On distingue 14 zones pastorales dépendant de Strasbourg :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Décret impérial du 5 nivôse an XIII (26 décembre 1804)
  2. (fr) Décret impérial du 30 septembre 1807
  3. (fr) Sénatus-consulte organique du 21 janvier 1808, portant réunion des villes de Kehl, Cassel, Wesel et Flessingue au territoire français, dans Bulletin des lois de l'Empire français, 4e série, tome VIII, bulletin n° 175, texte n° 2945, pp. 19-20 (consulté le 15 décembre 2013)
  4. (fr) Décret impérial du 26 avril 1808, qui ordonne la publication du décret d'union de la ville de Kehl au diocèse de Strasbourg, dans Bulletin des lois de l'Empire français, 4e série, tome VIII, bulletin n° 191, texte n° 3304, pp. 292-293 (consulté le 15 décembre 2013). Il s'agit du décret de réception du décret du , par lequel le cardinal Caprara, légat a latere, unit la ville de Kehl et ses dépendance au diocèse de Strasbourg.
  5. Altdorf, Altenstadt, Appenhofen, Arzheim, Barbelroth, Bärenbach, Berg, Bergzabern, Billigheim, Bobenthal, Bruchweiler, Büchelberg, Bundenthal, Busenberg, Candel, Capellen, Capsweyer, Clingen, Dahn, Dammheim, Dierbach, Dörrenbach, Esweiler, Freckenfeld, Fischbach, Gleishorbach, Gommersheim, Hagenbach, Hatzenbühl, Hauenstein, Hayna, Hergersweiler, Herxheim, Herxheimweyer, Heuchelheim, Hinterweidenthal, Ilbesheim, Ingenheim, Jockgrim, Klingenmünster, Landau, Lauterschwan, Minfeld, Mörzheim, Mühlhofen, Münchweiler, Neubourg, Niederhochstadt, Niederhorbach, Niederotterbach, Niedersteinbach, Nussdorf, Oberhausen, Oberhochstadt, Oberhofen, Pleisweiler, Ranschbach, Rechtenbach, Reitorf, Rheinzabern, Rohrbach, Rülzheim, Schaidt, Scheibenhard, Schindhard, Schlettenbach, Schweigen, Schweighofen, Steinweiler, Volmersheim, Vollmersweiler, Waldhambach, Waldrohrbach, Weiler, Winden et Wörth.
  6. (la) Décret Rem in ecclesiastica du 14 juin 1874, dans Pii IX Pontificis Maximi Acta, première partie, vol. VI, Rome, 1874, pp. 327-331 (consulté le 1er décembre 2013)
  7. (la) Décret Propter modernas du 10 juillet 1874, dans Pii IX Pontificis Maximi Acta, première partie, vol. VI, Rome, 1874, pp. 332-339 (consulté le 1er décembre 2013)
  8. (la) Constitution apostolique Antiquissima ipsa du 1er juin 1988, dans Acta Apostolicae Sedis (AAS), vol. LXXX (1988), n° 13 (12 décembre 1988), pp. 1729-1730 (consulté le 1er décembre 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]