Beblenheim

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Beblenheim
Entrée du village par la porte est.
Entrée du village par la porte est.
Blason de Beblenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Kaysersberg
Intercommunalité CC du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Guy Wentzel
2014-2020
Code postal 68980
Code commune 68023
Démographie
Gentilé Beblenheimois, Beblenheimoises
Population
municipale
978 hab. (2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 32″ N 7° 19′ 41″ E / 48.1588888889, 7.3280555555648° 09′ 32″ Nord 7° 19′ 41″ Est / 48.1588888889, 7.32805555556  
Altitude Min. 180 m – Max. 274 m
Superficie 5,61 km2
Localisation

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Beblenheim

Beblenheim est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Beblenheimois et les Beblenheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Beblenheim par la D3.

Beblenheim fait partie du canton de Kaysersberg et de l'arrondissement de Ribeauvillé. C'est un village typiquement alsacien, avec ses maisons à colombages et ses coteaux de vigne qui ont fait la réputation de ses vins. Le village est à 215 mètres d'altitude.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Villages les plus proches de Beblenheim[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Beboniswillare (période franque)
  • Babilenheim, Xe siècle
  • Babilenheim, 1428

Villages disparus[modifier | modifier le code]

Entre Beblenheim et Zellenberg se trouvaient autrefois les bourgs d'Altenheim et de Rogenhausen ou Roggenhausen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les temps préhistoriques[modifier | modifier le code]

Fontaine Saint-Nicolas (XVIe siècle).
Le monument aux morts.
Cave vinicole et son cadran solaire de 1877.
Anciennes maisons vigneronnes du XVIIIe siècle.
Mairie de Beblenheim (XVIIIe siècle).
L'église Saint-Martin (catholique) (1866).
Le temple Saint-Sébastien (protestant).
Maisons à colombages dans la rue Jean-Macé.
Maisons à colombages.
Fontaine circulaire du XVe siècle.

L'endroit est fort ancien puisque le site a été occupé depuis les temps préhistoriques et pendant l'occupation romaine. Des fouilles sont venues confirmer les hypothèses. L'origine du village se perd dans la nuit des temps : en 1128 apparaît dans l'Urbaire de Marmoutier la première mention sous la dénomination Babilenheim.

Un village administré par les Horbourg-Riquewihr[modifier | modifier le code]

Par un acte de partage signé en 1298 par les seigneurs de Ribeauvillé, le village échoit aux ducs de Wurtemberg dont fait partie la seigneurie de Riquewihr. Le village appartient d'abord aux comtes de Horbourg, puis à partir de 1324 aux comtes de Wurtemberg. Pendant très longtemps, le bourg est administré par la seigneurie de Horbourg-Riquewihr, et ce jusqu'à la Révolution.

La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, Beblenheim cesse d'être sous l'emprise wurtembergeoise et est rattaché à la République française.

Une ancienne coutume[modifier | modifier le code]

Les chargeurs de vins du village de Beblenheim devaient autrefois porter la croix et la bannière lors des processions. En 1723, la communauté ayant donné cet emploi à deux luthériens, ils refusèrent de se mêler aux processions des catholiques. Le curé remplaça leurs fonctions par deux catholiques en payant, puis se pourvut devant le bailli qui par sentence du 17 juin de la même année, condamna ces deux luthériens à rendre au curé les 7 livres 40 s qu'ils lui avaient coûtés et, conformément au livre des serments, à porter la croix et la bannière, ou les faire porter à leurs frais. Après appel de ce jugement, le conseil, par arrêté du 5 avril 1724, annula la sentence.

Légende[modifier | modifier le code]

Les anciens racontent qu'au XVIIe siècle un terrible incendie dévasta le village de Beblenheim au début de l'hiver. Ceci eut pour effet de réduire presque à néant les réserves de nourriture, laissant les habitants du village dans une situation plutôt précaire. Ils rassemblèrent le peu de nourriture qu'il leur restait, qui ne permettait de subvenir aux besoins du village que pendant quelques jours. Au soir du dernier jour, ils firent un dernier festin. Tout le monde dansait, parlait et riait. Tout le monde faisait comme si demain ne viendrait jamais. À la fin du repas, femmes, hommes et enfants observèrent un moment de silence pour prier. Prier pour que revienne la prospérité dans le village. Prier pour que les habitants trouvent de quoi se nourrir. Ainsi, ils soulevèrent tous leurs assiettes pour conjurer le mauvais sort qui s'était abattu sur eux. Le lendemain matin, les habitants furent réveillés par le vacarme qui venait de la place centrale du village. Ils s'y rendirent pour voir de quoi il s'agissait. Quelle ne fut pas leur surprise quand ils virent la place remplie par les hommes et femmes des villages voisins qui étaient venus partager leur nourriture avec eux après avoir entendu leurs malheurs. Depuis ce jour, après chaque repas, les habitants de Beblenheim soulèvent leurs assiettes pour ainsi appeler prospérité, chance et bonne fortune.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

De l'anthroponyme Babilo et de l'allemand Heim = foyer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beblenheim

Les armes de Beblenheim se blasonnent ainsi :
« D'azur à l'agneau pascal d'argent, portant une hampe croisetée d'or en barre de laquelle pend une bannière aussi d'argent chargée d'une croix de gueules. »[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Guy Wentzel    
mars 2001 2014 Pierre Adolph   président de la Communauté de communes du Pays de Ribeauvillé
juin 1995 2001 Michel Fichou    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
873 897 971 1 021 1 096 1 163 1 159 1 201 1 291
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 252 1 294 1 267 1 238 1 141 1 159 1 105 1 093 1 086
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056 1 000 958 806 798 792 810 996 699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
737 801 805 883 918 943 954 954 978
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Temple Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin (catholique)[modifier | modifier le code]

Pierres tombales (XVe et XVIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Les neuf pierres tombales qui se trouvent sur le parvis de l'église saint Sébastien renferment les restes des familles nobles des "Hoen" et de Beblenheim barons du château entre les XVe et XVIIe siècles.

Fontaine Saint-Nicolas (1500-1997)[modifier | modifier le code]

Cette fontaine en grès jaune, de style gothique est surmontée d'une colonne centrale avec une statue de saint Nicolas. À la fin de l'année 1944 la fontaine subit des dégâts dus aux bombardements. En 1997 la fontaine est restaurée le plus fidèlement possible, grâce à d'anciens documents. Le bassin est rénové par la même occasion. Le grès jaune en provenance de Rouffach est utilisé pour la restauration. Avant la Révolution, la fontaine était flanquée de statues de saint Antoine l'Ermite, saint Nicolas avec un enfant et saint Jean l'Évangéliste qui ont été détruits par les révolutionnaires, de telle sorte que l'on n'a plus aucune idée de la présentation.

Cadran solaire (1877)[modifier | modifier le code]

On aperçoit sur la façade est de la cave vinicole un grand cadran solaire sur fond blanc, peint à même le crépi. La forme évoque une sorte de tiare dont la partie supérieure est doublée d'un ourlet esquivant deux visages humains vus de profil. Au-dessus du cadran est mentionnée l'année 1877 et un cercle représentant le soleil. En raison de la déclinaison orientale du cadran, le centre se trouve déplacé à l'extérieur de la table et l'angle entre le style et sa sous-stylaire. L'instrument a été entièrement rénové après la guerre. On distingue ainsi plusieurs anomalies du cadran originel.

Mairie (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Ce bâtiment du XVIIIe siècle servait de lieu de réunion au conseil, où le prévôt, accompagné de justiciers, jugeait et faisait respecter le droit dans le village. Le bâtiment servait également d'école jusqu'à la construction de la maison d'école. Le bâtiment de la mairie fut la proie des flammes en 1834. Reconstruit, il subit plusieurs transformations. Depuis 1983, des boiseries et des armoires vitrées abritent les archives du village. L'ancienne bibliothèque rassemblée par Jean Macé, ainsi que toute la documentation du recteur Christian Pfister et de l'œnologue Christian Oberlin s'y trouvent rassemblés. On y trouve aussi La Ruche, le journal du Petit-Château, rédigé par Jean Macé et ses élèves.

Monument Jean Macé[modifier | modifier le code]

Monument de Chrétien Oberlin[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christian Pfister, historien, né à Beblenheim en 1857 et décédé en 1933. Membre de l'Institut de France, recteur de l'université de Strasbourg. Historien réputé.
  • Chrétien Oberlin (1831-1916), passionné par l'ampélographie, est à l'origine de la création de l'Institut Viticole de Colmar.
  • Jean Macé, fondateur de la Ligue de l'enseignement de 1852-1871. Sénateur à vie, fonda la ligue de l'enseignement afin que tous les enfants puissent avoir l'instruction gratuite, laïque et obligatoire.
  • Fernand-Paul Ortlieb, ingénieur-agronome, député, de vieille souche viticole a suscité en 1935 le classement et la protection de l'appellation locale Sonnenglantz.
  • Frédéric Régamey (1849 - 1925), peintre de sujets de sport notamment de l'escrime, paysagiste, aquarelliste, pastelliste, lithographe et écrivain, Parisien de naissance mais Alsacien de cœur, il séjourna à Beblenheim plusieurs années avec sa famille.
  • Jeanne Rival de son vrai nom Jeanne Heilmann, écrivain et épouse du peintre Frédéric Regamey.
  • Pie Raymond Régamey (1900 - 1996), fils de Frédéric Régamey et de Jeanne Heilmann, dominicain, historien de l'art, auteur de nombreux ouvrages sur l'art, dès 1920 puis sur la foi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]