Albert Thibaudet

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Albert Thibaudet
Albert Thibaudet années 1930.jpg

Albert Thibaudet, années 1930..

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Albert Thibaudet, né à Tournus (Saône-et-Loire) le 1er avril 1874 et mort à Genève le 16 avril 1936, est un critique littéraire français très apprécié de l'entre-deux-guerres, qui écrit pour La Nouvelle Revue française de 1912 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève d'Henri Bergson, il fut influencé par le bergsonisme.

Agrégé de philosophie, il enseigna à Dijon (à partir de 1893). Il séjourna en Grèce de 1901 à 1903. Il fut titulaire de la chaire de littérature française à Genève de 1924 à sa mort.

On lui doit la fameuse expression « la république des professeurs » (titre d'un de ses ouvrages à propos du Cartel de 1924 qui réunissait Herriot, Blum et Painlevé, tous sortis de la rue d'Ulm), que l'on oppose aujourd'hui à la « dictature des médias », notion développée par Louis Porcher. On lui doit aussi la phrase : « si Paris est la capitale de la France, Lyon est la capitale de la province ».

René Rémond voit en lui « le fondateur de l'histoire des idées politiques ».

C'est aussi un européiste convaincu. Il participe en 1928 au premier cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands.

Le centre Thucydide (institut de recherche de l'université Panthéon-Assas (Paris II)) a mis en place en 2008 un prix Albert-Thibaudet qui honore l'auteur d'un ouvrage francophone sur les relations internationales.

Maison natale d'Albert Thibaudet, à Tournus.

Albert Thibaudet fut président d'honneur de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus et membre de l'Académie de Mâcon[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Heures de l'Acropole, NRF, 1913
  • La Campagne avec Thucydide, 1922
  • Gustave Flaubert, 1922, nouv. éd. revue et corrigée, 1936
  • Le Bergsonisme, 1924
  • Les Princes lorrains, 1924
  • Le liseur de romans, G.Crès, 1925
  • Les Images de Grèce, La Phalange, 1926
  • La République des Professeurs (1927), suivi de Les Princes lorrains (1924), Préface de Michel Leymarie, Paris, Hachette Littératures, coll. Pluriel Histoire, 2006.
  • Cluny, 1928
  • Amiel ou la part du rêve, Hachette, 1929
  • Mistral ou La République du Soleil, Hachette, 1930
  • Physiologie de la critique, 1930
  • Stendhal, Hachette, (1931)
  • Les idées politiques de la France, 1932
  • Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours, 1936 Rééditée chez Cnrs Éditions (2007), avec une présentation de Michel Leymarie.
  • Réflexions sur la littérature, NRF, 1938
  • Panurge à la guerre, (1940)
  • Montaigne Texte établi par Floyd GRAY d'après les notes manuscrites. Gallimard (1963)
  • L'essentiel des œuvres de Thibaudet vient d'être réédité par Antoine Compagnon: Réflexions sur la politique, chez Robert Lafont, collection Bouquins, 2007 et Réflexions sur la littérature, chez Gallimard, collection Quarto, 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Albert Thibaudet (1874-1936), un Tournusien critique littéraire "au bâton ferré" », article de Lucien Taupenot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 124 de décembre 2000 (page 10).