Crise politique

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Une crise politique (ou crise de pouvoir) apparaît lorsqu'une population perd toute confiance dans son régime politique ou le gouvernement.

Description[modifier | modifier le code]

Une crise politique est une phase grave dans l'évolution de la situation politique d'un État : elle peut entraîner des grèves, des manifestations, des mouvements sociaux, des émeutes ou, plus grave, une révolte ou une guerre. En effet, cette situation constitue généralement un terrain favorable à la montée des extrémismes. Ainsi, des partis politiques gagneront la confiance de la population en désignant des boucs-émissaires (ces derniers pouvant être des personnes, des groupes ou des idéologies) et en prenant des mesures liberticides présentées comme vitales pour se défendre d'un péril que représenteraient ces derniers.

Il convient de distinguer la crise institutionnelle, qui peut déboucher sur une nouvelle forme de régime politique (changement de constitution), et la crise de régime, qui peut déboucher sur une alternance de gouvernement.

La forme la plus bouleversante est la révolution, lorsque l'interdit majeur qui fonde un système politique est aboli : celui de la féodalité était le régicide, la Révolution française transgressa cet interdit en faisant tomber la tête du roi.

Une crise politique peut survenir dans un gouvernement minoritaire lorsque les partis politiques n'arrivent pas à s'entendre sur des questions importantes comme le budget.

Exemple[modifier | modifier le code]

Dans la république romaine, il y a eu de nombreuses crises politiques qui majoritairement ont entrainé des guerres civiles comme celles de Marius et de sylla (Première guerre civile entre Marius et Sylla et Seconde guerre civile entre Marius et Sylla), celles des deux triumvirats (premier triumvirat et second triumvirat).

Voir aussi[modifier | modifier le code]