El Biar

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El Biar
Mairie d'El Biar
Mairie d'El Biar
Blason de El Biar
Noms
Nom arabe الأبيار
Nom berbère ⵍⴻⴱⵢⴰⵔ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Bouzareah
Président de l'APC Mohamed Abdellaoui
2012-2017
Code postal 16003
Code ONS 1610
Démographie
Population 47 332 hab. (2008[1])
Densité 2 491 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 46′ 09″ N 3° 01′ 47″ E / 36.769069, 3.02968436° 46′ 09″ Nord 3° 01′ 47″ Est / 36.769069, 3.029684
Altitude 200 m (min. : 105 m) (max. : 266 m)
Superficie 19 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger

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El Biar

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El Biar
Liens
Site de la commune http://www.elbiar-dz.org

El Biar (الأبيار) est une commune d'Algérie, située dans la wilaya d'Alger et faisant partie de l'agglomération d'Alger.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

El Biar est située à environ 5 km à l'ouest du centre-ville d'Alger[2].

Communes limitrophes d’El Biar
Bouzareah Bouzareah Oued Koriche
Ben Aknoun El Biar Alger-Centre
Ben Aknoun,
Forêt d'El Mouradia.
Hydra, El Mouradia,
Forêt de Paradou.
Alger-Centre

Transports[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance El Biar était reliée au centre d'Alger par les trolleybus électriques bleus de la Régie Syndicale des Transports Algérois (RSTA). Actuellement, El biar est relié à Alger par trois lignes de bus, une vers la place centrale, une autre vers la place du premier mai et une troisième vers la place des martyres. des navettes de taxi collectifs ou individuels relient également El biar au centre d'Alger.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

El Biar est une banlieue aisée d'Alger, avec un centre d'affaires et des quartiers résidentiels de niveau élevé[évasif].

On y trouve d'ailleurs plusieurs ambassades : Belgique, Portugal, Russie, Turquie ; le siège de la Cour suprême ; le ministère de la Justice[3]. De ce point de vue, El Biar ressemble à sa voisine Ben Aknoun.

On y trouve aussi plusieurs parcs : Djenan el Mithaq, Balcon Saint-Raphaël (Ezzahira), Parc des Pins...

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom arabe « El Biar » qui signifie « les puits » est dû à la multitude de puits dont dispose cette localité[réf. nécessaire]. El Biar abrite la résidence d'été du celebre capitaine Raïs-Hamidou,et c’est dans les murs de ce palais que fut signé le 5 juillet 1830 le traité de paix et de capitulation du dey Hussein ,avant d'abriter en 1830 de devenir le quartier général de M. de Bourmont . Actuellement transformée en centre de soins, annnexe de l'hôpital de Bir-Traria,

La période coloniale

El Biar est érigé en commune. Son territoire est délimité par une arrêté du [4]. Un arrêté préfectoral du l'érige en commune de plein exercice[4]. Un arrêté du l'incorpore à Alger dont elle forme le 7e arrondissement avec Air-de-France et Dély Ibrahim[4].

El Biar héberge l'école normale d'institutrices et le lycée franco-musulman Ben-Aknoun.

La guerre d'Algérie

Pendant la bataille d'Alger (1957), un immeuble inachevé au 94, avenue Georges Clemenceau[5], est le « centre de tri » du sous-secteur de Bouzareah, dans lequel des personnes arrêtées sont amenées puis interrogées par les parachutistes de la 10ème DP (1er RCP) : parmi ces suspects « assignés à résidence » à El Biar se trouvent le docteur Georges Hadjadj (arrêté le 10 juin 1957), Maurice Audin (11 juin) et Henri Alleg (12 juin)[6], et bien d'autres. La villa Massilia, avenue Faidherbe, est un autre lieu d'interrogatoires. Maurice Audin, disparu depuis le 21 juin 1957, est probablement mort à cette date dans l'immeuble de l'avenue Clemenceau.

Le 5 mars 1962, six dirigeants des centres sociaux, dont Mouloud Feraoun et Max Marchand, sont tués par un commando de l'OAS lors de l'opération dite « assassinat de Château -Royal ».

Le 25 mai 1962, le peintre et instituteur René Sintès de mère algérienne et de père français, engagé en 1956 dans l'Appel pour une Trêve Civile auprès des Libéraux d'Algérie pour un dialogue inter-communautaire menant à l’indépendance, est enlevé à son domicile boulevard Gallieni, aujourd’hui boulevard Bougara par des membres de l'OAS. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1987 1998 2008
57 026 52 582 47 332
(Source : ONS)

Administration[modifier | modifier le code]

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Cette commune recèle plusieurs sources d'eau naturelle.

Oueds[modifier | modifier le code]

Cette commune est traversée par plusieurs oueds.

  1. Oued Atoun[7] (ou: Oued Mkacel)[8].

Barrages[modifier | modifier le code]

Cette commune bénéficie de l'eau du barrage suivant:

Ce barrage fait partie de plus de 65 barrages opérationnels en Algérie[10] alors que 30 autres sont en cours de réalisation en 2015[11].

Réservoirs d'eau[modifier | modifier le code]

Cette commune comprend plusieurs réservoirs d'eau.

Stations de pompage[modifier | modifier le code]

Cette commune comprend plusieurs stations de pompage.

Forages et puits[modifier | modifier le code]

Cette commune comprend plusieurs forages et puits.

Retenues collinaires[modifier | modifier le code]

Cette commune comprend plusieurs retenues collinaires.

Stations d'épuration[modifier | modifier le code]

Cette commune comprend plusieurs stations d'épuration.

Stations de dessalement d'eau de mer[modifier | modifier le code]

Cette commune est approvisionnée en eau potable à partir de la station de dessalement d'eau de mer suivante:

Économie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, un centre commercial (souterrain) a été ouvert au centre de la place, mais est quasiment déserté de nos jours.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Cette commune non côtière possède une riche faune et flore.

Cette biodiversité est gérée par la Conservation des forêts d'Alger (CFA) sous la tutelle de la Direction générale des forêts (DGF).

Article détaillé : Faune de la wilaya d'Alger.

Sport[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La mosquée de la place Kennedy à El Biar.

La place centrale (place Carnot à l'époque de la colonisation, actuellement place Kennedy), a été conçue dans un style « néo-mauresque » avant les années 1930. Elle comporte le bâtiment de l'Assemblée populaire communale, la mosquée, bâtie entre 1964 et 1966 par l’architecte Abderrahmane Bouchama et la grande poste, qui date de 1935. Dans la salle du conseil ou la salle des mariages[13], se trouvait une fresque allégorique représentant des ouvriers agricoles de retour du travail et allant vers la ville aux maisons blanches dans un environnement boisé. L'artiste s'étant représenté avec son chevalet, avec la silhouette d'une femme derrière lui. Dans la patio de cette mairie se trouvait : "Défilé de Centurions "

À proximité, l’ancienne église Notre-Dame du Mont-Carmel de l'architecte français Charles Frédéric Chassériau, elle renfermait derrière le maître-autel une toile de Georges Rochegrosse: " L'essai d'interprétation picturale de la Messe en si mineur de Jean-Sébastien Bach , qui aurait été détruite, car jugée trop importante, lorsque cet édifice est devenue une bibliothèque.

La commune dispose des anciennes constructions turques à l'exemple de la villa jais[réf. nécessaire], un conservatoire de musique, un stade, une église, quatre mosquées, un centre culturel, etc.

Djenane Raïs Hamidou[modifier | modifier le code]

La Djenane Raïs Hamidou, aussi connue comme la Villa du Traité[14], est un bien culturel, classé monument historique le (25 Chaoual 1433)[15] au terme d'une procédure ouverte le (29 Rajab 1428)[16].

Description[modifier | modifier le code]

Il s'étend sur une superficie d'environ 10 000 mètres carrés[16]. Il comprend la Djenane, villa de style arabo-mauresque entourée de jardins d'une superficie d'environ 1 500 mètres carrés[16].

Historique[modifier | modifier le code]

La villa sert d'abord de résidence au corsaire Raïs Hamidou[14],[16]. Celui-ci l'avait reçue du dey Hussein, le dernier dey d'Alger, en récompense de la capture de la frégate portugaise[17] Le Cygne, arraisonnée le [18].

Quartier général du comte de Bourmont

En , lors de l'expédition française, elle devient, le [19], le quartier général du comte de Bourmont, commandant en chef du corps expéditionnaire d'Afrique[14], et c'est dans ses murs que, le , le dey Hussein signe l'acte de reddition connu comme la capitulation d'Alger[14].

Villa Portes

Dès [20], elle est connue comme la villa Portes[21]. En , Porthése, un colon, l'achète[22].

Villa Gérandal

Elle est ensuite acquise par Gérandal. Celui-ci entreprend de la restaurer. Il fait reconstituer l'ancienne entrée, avec son vestibule. Dans la partie supérieure, il fait restaurer le patio et les diverses salles en inspiration de l'art mauresque. Il fait dégager les ciselures des colonnes et les boiseries de leur empâtement de chaux ou de peinture. Il fait couvrir les murailles de faïences[23]. La restauration est achevé en  : le , Gérandal en présente le resultat au Comité du vieil Alger[24].

Villa Benchicha

En , son dernier possesseur, le bachagha Benchicha[25], qui l'a remise en état[25], en fait don à la France lors des festivités commémorant le centenaire de la prise d'Alger[22]. Le , le bachagha y offre un dîner en l'honneur des membres de la conférence nord-africaine. Dans un toast, après avoir salué le gouverneur général de l'Algérie, celui de l'Afrique-Occidentale française et les résidents généraux, le bachagha rappelle « que dans quarante-huit heures, il y aura tout juste cent ans que fut signé le traité qui associait à jamais les destinées de la France et de l'Algérie ». « Ici, poursuit-il, pour la première fois, nos mains ce sont jointes et cette première étreinte, d'abord hésitante, devient chaque jour plus étroite, plus chaude, plus chaleureuse », avant de boire « à cette maison du souvenir, à cette maison de paix et l'amitié française »[26]. En , le conseil municipal d'El-Biar envisage sa démolition[27]. La France la classe dans le domaine public et en fait une école des adjoints techniques de la Santé puis le siège des services administratifs de la Santé publique jusqu'à l'indépendance[22]. La , elle est occupée par l'assureur Jean Rouillot, cofondateur du Cabinet Nord-Africain d'Assurances, une société de courtage[28].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Le 2 février 1957, en coupe de France, le Sporting Club Union (SCU) d'El Biar, club de division d'honneur (D.H.) élimine le glorieux Stade de Reims en 16ème de finale.

C'est une des plus énormes surprises de l'histoire de la Coupe de France. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Alger, sur le site de l'ONS.
  2. Journal officiel de la République algérienne du 19/12/1984, page 1517, délimitation du territoire de la commune d'El Biar.
  3. Voir Carte Google ; le ministère de l'Energie et des Mines est situé à la limite d'El Biar, mais à Ben AknounMinistère de l'énergie et des mines
  4. a, b et c « El Biar (Algérie) » [php], sur anom.archivesnationales.culture.gouv.fr, Archives nationales d'outre-mer (France),‎ mis à jour le (consulté le 21 octobre 2015)
  5. Actuelle avenue Ali Khodja (?).
  6. Voir Le Peuple algérien et la guerre, page 229 (lettre d'Henri Alleg au Comité Maurice Audin, 1960
  7. http://www.djazairess.com/fr/lesoirdalgerie/73243
  8. http://alger-roi.fr/Alger/oueds/oueds.htm
  9. http://www.aps.dz/societe/16292-barrage-de-dou%C3%A9ra-amateurs-de-sports-nautiques,-p%C3%AAcheurs,-agriculteurs-et-riverains,-grands-b%C3%A9n%C3%A9ficiaires-du-projet
  10. http://www.aps.dz/economie/16069-le-taux-de-remplissage-des-barrages-d%C3%A9passe-les-72-minist%C3%A8re
  11. http://www.liberte-algerie.com/actualite/plus-de-5-milliards-de-m3-deau-des-barrages-deverses-en-mer-219053
  12. http://www.djazairess.com/fr/elwatan/87855
  13. Selon le professeur Goinard, dans la salle des mariages les œuvres étaient encore présente en 1994, l'ancien maire d'Alger Jacques Chevallier en aurait demandé la sauvegarde. Cité par Marion Vidal-Bué dans "L'Algérianiste" n°126 juin 2009
  14. a, b, c et d « Villa du Traité / Djenane Raïs-Hamidoi » [html], sur petitfute.com, Petit Futé (consulté le 20 octobre 2015)
  15. Arrêté du 25 Chaoual 1433 (12 septembre 2012) portant classement de « Djenane Raïs Hamidou » [PDF], dans Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 36, 9 Ramadhan 1434 (), p. 18 (consulté le 20 octobre 2015)
  16. a, b, c et d Arrêté du 29 Rajab 1428 (13 août 2007) portant ouverture d’'instance de classement de « Djenane Raïs Hamidou » [PDF], dans Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 2, 30 Dhou El Hidja 1428 (), p. 14 (consulté le 20 octobre 2015)
  17. Sabrina L., « Alger, un lieu, une histoire : au fil du temps », Le Soir d'Algérie,‎ (lire en ligne [html])
  18. Roland Courtinat, La piraterie barbaresque en Méditerranée : XVIe-XIXe siècle, Nice, J. Gandini,‎ [1re éd.], 139-[12] p., 24 cm (ISBN 2-906431-65-6, OCLC 470222484, notice BnF no FRBNF39041144), p. 36 (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2015)
  19. Comité du vieil Alger, Feuillets d'El-Djezaïr, Blida, Éd. du Tell, coll. « Histoire et patrimoine »,‎ , 24 cm (ISBN 9961-773-02-0, notice BnF no FRBNF39919163), p. 59 (aperçu, consulté le 20 octobre 2015)
  20. Jules Bourelly, La France militaire monumentale, Paris, Combet,‎ , VIII-232 p., in-8o (notice BnF no FRBNF34081120, lire en ligne), p. 148 (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2015)
  21. Gilbert Jacqueton et Stéphane Gsell, Algérie et Tunisie, Paris, Hachette, coll. « Guides-Joanne »,‎ , LV-412 p., 16 cm (notice BnF no FRBNF30653710, lire en ligne), p. 28-29 (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2015)
  22. a, b et c Nazim Djebahi, « La Villa Er-Raïs (ex-Villa du Traité) : un fleuron en dégénérescence », El Watan,‎ (lire en ligne [html])
  23. « À la Villa du Traité », L'Afrique du Nord illustrée,‎ , 25e année, nouvelle série,no 501, p. 6 (lire en ligne)
  24. « Comité du vieil Alger », L'Écho d'Alger,‎
  25. a et b « Les obsèques de Bachagha Benchicha seront célébrées jeudi », Paris-Soir,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  26. « La conférence nord-africaine », Le Temps,‎ , 70e année, no 25154, p. 2 (lire en ligne)
  27. L. D.-F., « La villa du traité va disparaître ! », Annales africaines : revue hebdomadaire de l'Afrique du Nord,‎ , 45e année, nouvelle série, no 16, p. 299 (lire en ligne)
  28. « Cabinet Nord-Africain d'Assurances », Travaux nord-africains,‎ , annonces légales, p. 2 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]