Thaïlande

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La Thaïlande, en forme longue le Royaume de Thaïlande, en thaï Prathet Thaï[2], ประเทศไทย ou Ratcha Anachak Thai, ราชอาณาจักรไทย, est un pays d’Asie du Sud-Est dont le territoire couvre 514 000 km2. Avant 1939, il s’appelait le Royaume de Siam. Il est bordé à l’ouest et au nord-ouest par la Birmanie, au sud par la Malaisie, à l’est par le Cambodge et au nord-est par le Laos. Sa capitale est Krung Thep (กรุงเทพฯ, la Cité des anges), également appelée Bangkok. La langue officielle est le thaï et la monnaie le baht. C’est une monarchie constitutionnelle depuis 1932. Le roi Rama IX, neuvième de la dynastie Chakri, règne sur le pays depuis 1946, record de longévité à la tête du pays dans l'histoire thaïlandaise[3]. Souverain constitutionnel, le roi est officiellement titré Chef de l'État, Chef des Forces armées, partisan de la religion bouddhiste et défenseur de toutes les confessions. Sur un plan politique, la Thaïlande a connu 19 coups d'État tentés ou réussis par l'armée depuis 1932, le dernier en date ayant eu lieu le 22 mai 2014.

Le pays est classé 51e pays par ordre de superficie (514 000 km2) et 21e pays le plus peuplé du monde avec 66 720 153 personnes en 2016, une superficie et un nombre d'habitants très proches de ceux de la France métropolitaine. Environ 75 % de la population sont d'ethnie thaïe, 14 % sont des Chinois, et 3 % sont malais[4], le reste étant composé de groupes minoritaires : les Môns, les Khmers et les diverses tribus des collines. La religion principale est le bouddhisme, pratiquée par environ 95 % des Thaïlandais.

La Thaïlande a connu une croissance économique rapide entre 1985 et 1995. C'est un des nouveaux pays industrialisés, comptant parmi les Tigres asiatiques. Son économie repose notamment sur le tourisme, avec des destinations touristiques bien connues comme la région de Chiang Mai, le parc d'Ayutthaya, la station balnéaire de Pattaya, la capitale Bangkok, les provinces méridionales de Phuket, de Phang Nga, de Krabi et de nombreuses îles dans le Golfe de Thaïlande et dans la Mer d'Andaman, comme celles de Koh Samui et de Koh Phi Phi. Les exportations contribuent aussi de manière significative à l'économie[5]. Il y a environ 2,2 millions de migrants légaux et illégaux en Thaïlande[6], plus un certain nombre d'expatriés des pays occidentaux[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux royaumes, principautés ou empires se partagent le pays dans une histoire imbriquée, les invasions et dominations étrangères se perpétuant jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Résumé chronologique :

Le 24 juin 1932, une révolution de palais, qui dura 3 heures, met fin à la monarchie absolue. La « révolution de 1932 », comme elle est nommée, a été menée par un groupe d’une centaine de personnes, le « parti du peuple », composé à part égale d’officiers commandés par Luang Plaek Phibunsongkhram et de civils dirigés par Pridi[8].

Comme les autres pays asiatiques, la Thaïlande bénéficie au début des années 1990 d'un afflux massif de capitaux étrangers[9] qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie puis l'économie de la Thaïlande et de ces pays[10].

Les provinces touristiques du sud du pays sont ravagées par le tsunami du 26 décembre 2004.

Histoire récente et politique[modifier | modifier le code]

Le Royaume de Siam est devenu une monarchie constitutionnelle en 1932, six ans avant de devenir la Thaïlande. Depuis lors, l'équilibre entre le pouvoir royal, l'armée et le camp démocratique reste précaire, et ce sont ainsi pas moins de 20 coups d'État qui ont été tentés ou réussis par les forces armées[11]. D'une façon générale, au cours des années 2000 et 2010, un camp dénommé les « chemises jaunes » s'oppose aux « chemises rouges ». Les premières rassemblent surtout une élite urbaine, conservatrice, hostile à la démocratie dite “à l’occidentale” et fervente partisane de la monarchie. Elles soutiennent le Parti démocrate et l'armée. Les secondes représentent essentiellement les classes les moins aisées, séduites par les mesures de lutte contre la pauvreté. Favorables au maintien de la démocratie et de moins en moins favorables à la monarchie, elles soutiennent le parti Thai rak Thai devenu en 2008 le Pheu Thai dominé par la famille Shinawatra et qui remporte toutes les élections depuis 2001[11]

Un coup d'État a eu lieu le 19 septembre 2006, alors que le Premier ministre Thaksin Shinawatra était à New York, à l’occasion de l'Assemblée générale des Nations unies. L'armée a pris le pouvoir. Moins d'une semaine après la prise de pouvoir, l'armée déclare l'« état d’urgence généralisé ». Dès lors, celui-ci se retrouve appliqué à l'ensemble du pays et non plus seulement aux trois provinces musulmanes du sud.

Des blindés ont entouré les bureaux du gouvernement à Bangkok et les militaires ont pris le contrôle des chaînes de télévision, avant d'annoncer l'instauration d'une autorité provisoire fidèle au roi de Thaïlande. Le premier ministre Thaksin Shinawatra déchu s'est réfugié à Londres où il possède une résidence secondaire. Surayud Chulanont, ancien commandant en chef de l'armée, a été investi en qualité de premier ministre par le roi de Thaïlande. Si son gouvernement ne comporte que deux anciens militaires, sur vingt-six ministres, il est sous le contrôle absolu des généraux de l'état-major. Le gouvernement provisoire a soumis au référendum un projet de Constitution anti-démocratique visant à limiter le pouvoir des élus au profit de l’armée. Approuvé à hauteur de 56,69 %, il a mené à la tenue d’élections législatives pour le 23 décembre 2007 à la suite desquelles le Parti du pouvoir du peuple (PPP), issu du Thai rak Thai de Thaksin a obtenu 232 sièges sur 480, à la déception des putschistes. Samak Sundaravej, chef du PPP, a été élu Premier ministre par les députés (contre Abhisit Vejjajiva, le leader du Parti démocrate soutenu par les généraux), a formé un gouvernement. Le 18 décembre 2008, un gouvernement dominé par le Parti démocrate et soutenu par les généraux a été désigné par le Parlement avec Abhisit Vejjajiva comme Premier ministre.

Les luttes entre les « jaunes » et les « rouges » (partis politiques majeurs) bloquent le pays et en particulier la capitale de 15 millions d'habitants, Bangkok pendant des mois en 2010 et entre 2013 et 2015, avec de très fortes manifestations de rue et des violences[12].

En juillet 2011, la sœur cadette de Thaksin, Yingluck Shinawatra, a été élue avec une majorité écrasante. Elle est la première femme qui soit devenue premier ministre en Thaïlande. Elle a été destituée le 7 mai 2014 par la Cour constitutionnelle de Thaïlande, sous la pression de la junte militaire dirigée par le général Prayuth Chan-ocha.

Le 23 janvier 2015, le gouvernement formé par la junte militaire a condamné Yingluck Shinawatra à 5 ans d'inéligibilité prétextant son plan de subvention coûteux aux riziculteurs. Le 20 mai 2014, l'armée instaure la loi martiale et la censure sur le territoire thaïlandais. Le coup d'État intervient le 22 mai par la voix du général Prayuth Chan-ocha, lorsqu'il annonce que les forces armées prennent le pouvoir « Pour que le pays revienne à la normale » et afin de « restaurer l'ordre et lancer des réformes »[13].

Les 20 coups d'État qui ont frappé la Thaïlande depuis la Révolution de 1932 qui avait instauré la démocratie, ont permis à la royauté de reprendre une grande part de son pouvoir perdu. La mesure la plus significative a été la restauration du « crime de lèse-majesté », lequel permet au pouvoir de condamner un opposant politique, un journaliste, ou quiconque, sur la simple accusation d'atteinte à l'image du roi ou de son entourage. Toute critique à l'égard du Chef du gouvernement auto-proclamé Prayuth Chan-ocha, de sa politique ou de ses proches est considérée, par ricochet, comme une atteinte au roi, et est punissable de 3 à 15 ans de prison[réf. nécessaire].

Cette mesure avait permis l'emprisonnement de nombreux opposants durant la période trouble des 5 années qui avaient suivi l'éviction du Premier ministre Thaksin Shinawatra par le coup d'État de septembre 2006. La dictature au pouvoir organise aujourd'hui une lutte acharnée et féroce à toute forme d'opposition, et a déjà bloqué des milliers de sites internet sur son territoire.

Conflit dans le Sud de la Thaïlande[modifier | modifier le code]

Les provinces du sud, l’ancien royaume de Patani, sont majoritairement musulmanes et secouées par des violences interreligieuses et séparatistes depuis les années 1970. Entre janvier 2004 et juin 2009, ces tensions ont fait 3 700 morts[14]. 87 musulmans sont morts le 25 octobre 2004 après une manifestation dans la province de Narathiwat (« massacre de Tak Bai »). Six mois plus tôt, au cours de la tuerie de la mosquée de Krue Se, 32 « rebelles » avaient été tués par les forces de l’ordre. En représailles, un bouddhiste a été décapité.

Le , le gouvernement thaïlandais impose l’état d’urgence dans le sud du pays pour rétablir la sécurité : des « rebelles » lancent des cocktails Molotov sur les bâtiments publics et des bonzes sont assassinés. Le , une série d’attentats et d’incendies fait quatre morts et 49 blessés dans les provinces méridionales[15].

Le , une série d’attentats fait trois morts et plusieurs dizaines de blessés dans la ville de Yala[16].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de la Thaïlande.

La Thaïlande fait partie de la péninsule indochinoise, jusqu’à l’isthme de Kra, qui marque la transition avec la péninsule Malaise. Le pays s’étend sur environ 805 km d’est en ouest et 1 770 km du nord au sud.

Au centre, on trouve une vaste plaine, la plaine alluviale de la Chao Phraya, le plus grand fleuve thaïlandais. C’est la région la plus dense au niveau de la population et la plus riche du point de vue agricole.

Bangkok est située à proximité du fertile delta du Maenam Chao Phraya (Mae Nam - แม่ น้ำ - littéralement mère-eau (l’eau mère de la vie), veut dire rivière ou fleuve en thaï). Tout autour de ce bassin s’élèvent des massifs montagneux. Les massifs qui longent la frontière birmane sont les sommets les plus élevés, culminant à 2 595 mètres au Doi Inthanon. Quant à la région péninsulaire, bordée d’étroites plaines côtières, elle atteint son point culminant au Khao Luang à 1 786 m.

À l’est du bassin du Chao Phraya, on trouve une autre chaîne montagneuse, d’axe nord-sud, qui culmine à 1 270 mètres grâce au Doi Pia Fai.

Un plateau bas et aride s’étend au nord et à l’est de cette chaîne : c’est le plateau de Khorat, qui occupe le tiers oriental du pays (appelé l’Isan) et borde la vallée du Mékong (Mae Nam Khong), à la frontière avec le Laos.

Climat[modifier | modifier le code]

La Thaïlande bénéficie d’un climat de mousson[17]. On distingue deux saisons :

  • Une saison sèche : de décembre à avril
  • Une saison de mousson : de fin mai à novembre
  • Dans le nord du pays, on distingue une troisième saison appelée "saison froide"

La saison sèche est plus courte au sud en raison de la proximité de la mer. La température varie entre 19° à 38 °C en moyenne[18].

Selon le Climate Institute, une association spécialisée dans des solutions pratiques au changement climatique, les changements climatiques menacent en grande partie l’agriculture notamment avec l’augmentation des températures, aux inondations, aux sécheresses, tempêtes et à l'élévation du niveau de la mer. Le pays a subi plus de 1,75 milliard de pertes dues à ces catastrophes[réf. nécessaire]. Ces dernières années, les conditions climatiques ont aggravé la situation, ce qui a abouti à des catastrophes à grandes échelles. Ces cataclysmes ont dévasté l’agriculture et l’économie. L'imprévisibilité des précipitations, des changements de températures et bien d’autres faits néfastes vont s’intensifier dans les années à venir[réf. nécessaire]. Ce qui veut dire que la Thaïlande devra faire face à des sécheresses en plein milieu de la saison des pluies[19][réf. insuffisante].

Provinces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Provinces de la Thaïlande.

Le pays est divisé administrativement en 77 provinces, en considérant que Bangkok est elle-même une province, (jangwat - จังหวัด, singulier et pluriel), réparties en cinq groupes. Le nom de chaque province est dérivé du nom de sa capitale.

Ce n’est que par l’effet du Traité anglo-siamois de 1909 que l’ancien royaume de Patani devint partie intégrante du Royaume de Siam, sous la forme de quatre nouvelles provinces : Pattani, Yala, Narathiwat et Satun.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Thaïlande.

La Thaïlande est membre de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC).

L’agriculture, la transformation et l’exportation de produits agricoles, notamment du riz, ont formé l’ossature de son économie. Bien que parmi les pays les plus prospères d’Asie, le fait qu’elle dépende d’une monoculture l’a rendue extrêmement sensible aux fluctuations des cours mondiaux du riz et aux variations de la production. Le gouvernement thaïlandais s’est efforcé d’atténuer cette fragilité en cherchant à diversifier l’économie et à promouvoir des méthodes de culture scientifiques comme l’irrigation contrôlée des rizières, de façon à stabiliser la production même lorsque les précipitations sont insuffisantes. Les élevages de crevettes sont aussi une source majeure d’exportations. La Thaïlande compte ainsi plus de 30 000 élevages donnant une production de 280 000 tonnes en 2006. Ces exportations génèrent un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars et ont majoritairement lieu vers l’Europe, le Japon et les États-Unis. Mais une partie de la pêche qui sert à alimenter les crevettes est régulièrement accusée au début des années 2010 de détruire les mangroves naturelles et d'être réalisée par des migrants réduits en esclavage[20]. Le PIB du secteur agricole, du fait d'une moindre croissance que l'industrie ou le tourisme, ne représente plus que 8,4% du PIB en 2012.

Thaïlande, 1 Salung avec motifs de temple et d'éléphant

Les Japonais investissent en Thaïlande et provoquent une industrialisation rapide dans les années 1980 et 1990, en particulier dans les industries électroniques et la sous-traitance mécanique, créant de nombreuses usines à bas coût pour alimenter leur machine industrielle.

À partir du milieu des années 1980, le tourisme joue un rôle majeur dans le développement économique du pays. La croissance annuelle fut exceptionnelle entre 1985 et 1993 (de l’ordre de 10 %). Elle est encore de 8 % en 1993, année où le PNB s’élevait à 136,9 milliards de dollars. Le Japon, les États-Unis, l’Allemagne, la Malaisie, la Chine et les Pays-Bas sont les principaux partenaires commerciaux de la Thaïlande.

Les familles thaïes d’origine chinoise, qui ne comptent qu'environ 6% de la population, contrôlent la plupart des secteurs économiques du pays[21].

Après le tsunami de fin 2004 qui a touché toute l'infrastructure hôtelière et la côte sud-ouest, les touristes désertent les lieux, laissant des commerçants thaïs exsangues. La majorité des centaines de morts de décembre 2004 sur les côtes étaient étrangers, en particulier Allemands, Suédois, Danois, Anglais et Australiens. Les prix de l'immobilier ont baissé à Koh Lanta (par exemple) de presque 50 %. Grâce à ses autres ressources touristiques, la Thaïlande s'est remise de ce cataclysme avec une croissance touristique de plus de 10 % en 2006 par rapport à 2005 après la chute et les annulations dues au tsunami.

Depuis 2001, le Produit intérieur brut (PIB) de la Thaïlande enregistre des taux de croissance particulièrement soutenus : 6,9 % en 2003, 6,1 % en 2004 et 4,5 % en 2005. La croissance prévisionnelle du PIB pour 2014 est d’environ 1,5 % selon la Banque mondiale. Le dynamisme de l’économie thaïlandaise repose sur une demande interne robuste (consommation et investissements privés), qui la rend moins sensible que certains de ses voisins aux à-coups de la demande mondiale. Ces bonnes performances ont permis au royaume de s’affirmer comme puissance économique régionale.

L’industrie (39,2% PIB), fortement exportatrice, demeure le principal poumon économique du pays, loin devant le tourisme (env. 10% PIB) : la Thaïlande est particulièrement compétitive dans les industries électroniques, chimiques, papetières, de construction (Siam Cement, 2e groupe Thaï, 24.000 salariés, 5 divisions : BTP, ciment, chimie, papier et distribution) et d'assemblage, les industries agroalimentaires et le tourisme. Elle attire également de nombreuses multinationales qui se servent de leur filiale thaïlandaise comme base d’exportation régionale, voire mondiale. Cependant, le montant élevé des importations thaïlandaises de matières premières devrait peser sur la croissance économique de 2005, notamment en raison de la hausse des prix du pétrole.

Grâce à un pilotage fin de sa politique économique, le gouvernement a largement contribué aux performances actuelles. Selon une stratégie baptisée « dual track » (la voie double), le gouvernement ajuste son soutien en fonction de la conjoncture internationale : en période de ralentissement, les dépenses publiques soutiennent la consommation ; en période plus favorable, le rythme des dépenses diminue et le gouvernement peut s’attaquer aux réformes plus structurelles.

Cette politique est rendue possible par la situation remarquable des finances publiques : l’élargissement de la base fiscale conjugué à l’augmentation naturelle des revenus (du fait de la conjoncture) a permis au gouvernement de mettre un terme au déficit budgétaire dès 2003 et d'afficher un excédent de 0,7% en 2012. Pour atténuer l’impact du ralentissement de 2005, les autorités avaient mis sur pied un vaste programme d’investissements publics destiné à moderniser en profondeur les infrastructures du pays, routes, transports et télécommunications en particulier. Outre un effet positif pour la croissance, ces projets d'investissement de long terme renforcent l'économie du pays et créent de nouvelles opportunités d’échanges et de croissance.

De 2006 à 2013, l'économie thaïlandaise a connu une croissance plus faible, avec une moyenne de 4%, dopée par une industrie forte (39,2% du PIB en 2012), de fortes exportations agricoles, une forte activité commerciale (13,4% PIB, 2012) et logistique (9,8% PIB, 2012) et dans une moindre mesure par la consommation domestique. Et pourtant, du fait de l'affaiblissement des exportations en 2012 et 2013 à cause de plusieurs chocs économiques et politiques, la consommation intérieure voit sa part dans la croissance grandir au fil des ans. Le PIB était de 366 milliards de dollars en 2012, faisant ressortir un PIB/habitant de 5.390 $ par habitant, soit 449$ (environ 400€) par mois et par habitant en moyenne.

Démographie[modifier | modifier le code]

Carte ethnique
Évolution de la démographie entre 1950 et 2015, en milliers d’habitants (chiffres de la Population Division of the Department of Economic and Social Affairs of the United Nations Secretariat, World Population Prospects: The 2010 Revision, http://esa.un.org/unpd/wpp/index.htm January 20, 2012; 11:42:29 AM
Article détaillé : Démographie de la Thaïlande.

Statistiques de CIA World Factbook : (Estimations )[4]

  • Espérance de vie : 73,1 ans
  • Taux de naissance : 13,57 pour 1 000
  • Taux de mortalité : 7,17 pour 1 000
  • Taux de croissance : 0,615 % par an
  • Taux de fécondité : 1,65 enfant/femme
  • Taux d’alphabétisation : 92,6 % (de la population de + de 15 ans)
  • Taux de mortalité infantile : 17,63 pour 1 000 naissances
  • Taux de présence du virus VIH : 1,4 % de la population (est. 2003)
  • La Thaïlande est un pays bouddhiste, avec une minorité musulmane (4,6 % de la population) vivant principalement dans le sud, et environ 300 000 catholiques (0,5 % de la population).
  • Richesse par habitant (PIB/habitant) : 9 200 dollars (est. 2006)

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Thaïlande.
Danses

La culture de la Thaïlande est profondément imprégnée par le bouddhisme theravâda, religion officielle et pratiquée par presque toute la population (4 % de musulmans et moins de 1 % de chrétiens). Une grande part des arts — peinture, sculpture, architecture, danse et musique — subit cette influence et est au service des représentations traditionnelles du bouddhisme et de ses dérivés. Conformément aux enseignements de Bouddha, les moines pratiquent l’ascétisme. Tous les matins, ils vont chercher leur nourriture auprès des habitants et des commerçants vers 6 h du matin (même dans la capitale mégapole, Bangkok - Krung Thep en thaï).

On observe aussi une grande pérennité des croyances animistes. Elles se manifestent dans la croyance aux amulettes magiques et dans le culte domestique rendu aux « esprits du lieu » (chao thi), auxquels sont consacrées les maisons des esprits, petits édicules présents devant les habitations ou magasins (quand cela est possible) et que les Thaïs remercient ou prient tous les jours s’ils le peuvent par des offrandes (des colliers de fleurs et de la nourriture).

En Thaïlande, on parle « des cultures » plutôt que de « la culture », à savoir : culture bouddhique, culture profane traditionnelle et culture musulmane. Les musulmans vivent dans le sud du pays, sur la péninsule, près de la frontière avec la Malaisie, dans les trois provinces de Pattani, Yala et Narathiwat.

À l’origine, les Thaïs seraient venus de Chine du sud (province du Yunnan) à partir du XIe siècle[22]. Toutefois, la langue thaïe n’a pas de parenté avec le chinois. Elle appartient au groupe tai de la branche dite kam-tai de la famille des langues taïes-kadaïes.

La culture bouddhique et traditionnelle englobe la Thaïlande entière, et comprend en gros deux types de cultures : la culture laotienne dans les provinces du Nord-est et du Nord (appelé jadis « Lanna-Lao », puis « Lanna-Thai »), et la culture thaïlandaise proprement dite (dite siamoise). Lorsque le pouvoir s’installe à Bangkok en 1782, après la destruction d’Ayuthaya par les Birmans en 1767, les dirigeants siamois font appel aux artistes et artisans lao pour construire la ville elle-même. La pagode du Bouddha d’Émeraude « Wat Prakao » (à prononcer « ouat prakéo ») à Bangkok fut érigée par eux, emmenés de force par les Siamois, après le sac de Vientiane (capitale du Royaume Lao) par l’armée siamoise vers 1778.

Le Nord-Est, ou Isan, est habité par des populations proches des Lao, que l’on appelle « Thaï Isan ». Ils ont une culture distincte (très fortement influencée maintenant par la télévision thaïlandaise), car ce territoire faisait partie intégrante du royaume lao de Lan Xang, avant l’arrivée des Français en 1893. Annexé définitivement par le Siam dans les années 1900, après le Traité franco-siamois du 3 octobre 1893, ce territoire prit le nom d’Isane (« Nord-est ») vers 1907-1910. Depuis lors, les lao du Nord-Est ou les « lao isane » perdent leur identité ethnique, actuellement sous le nom « thaï isane » (la nourriture isane est très spécifique à la région et désormais recherchée et reconnue dans toute la Thaïlande), parlant toujours lao et ont du mal à sauvegarder leur culture. Dans les années 1930, les lao du nord-est étaient opprimés par le pouvoir en place (sous P. Pribun-Sangkhrama) : ils n’avaient pas le droit de parler lao, de chiquer du bétel, de porter des jupes lao pour les femmes, etc.

Article détaillé : Calendrier thaïlandais.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an Wan Pee Mai
5 février Wan Makha Bucha D’après le calendrier lunaire thaï
6 avril Journée du roi Chakri Wan Chakri Célèbre le roi Rama Ier, fondateur de la dynastie Chakri
13 avril Nouvel an Thaï Songkran Début de la saison des pluies
mai Wan Vaisakh Bucha D’après le calendrier lunaire thaï (en)
mai Cérémonie du Labourage royal Congé du gouvernement
1er mai Fête du travail Wan rang kjang Fermeture des banques
5 mai Journée du couronnement Wan chattra mongkhon Célèbre le couronnement du roi Bhumibol Adulyadej (Rama IX) en 1950
juillet Wan Asarnha Bucha D’après le calendrier lunaire thaï (en)
juillet Carême bouddhiste Wan Khao Phansa D’après le calendrier lunaire thaï (en)
1er juillet Journée de la mi-année Fermeture des banques
12 août Fête des mères Wan Mea Célèbre l’anniversaire de la reine
23 octobre Journée du roi Chulalongkorn Wan Piyamaharat Célèbre l’anniversaire de la mort du roi Chulalongkorn (Rama V)
Première pleine lune de novembre Fête des Lumières Loy Kratong Fin de la saison des pluies
5 décembre Fête des pères Wan phor Célèbre l’anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej
10 décembre Journée de la constitution Wan Ratthathammanoon Célèbre le changement en monarchie constitutionnelle en 1932
31 décembre Veille du nouvel an

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues en Thaïlande.

Si la langue officielle parlée par au moins 85 % de la population est le thaï, les linguistes dénombrent plus de 60 langues en Thaïlande.

Le thaïlandais ou thaï est proche des deux dialectes lao parlés au Laos (dont le plus important est le Lao Soung avant le Lao Soum), La seconde langue maternelle est le chinois, langue présente en deux dialectes (entre 1 et 2 000 000 de locuteurs), dont le Hakka, avec environ 70 000 locuteurs. L'anglais est la seconde langue administrative et la langue commerciale, et est parlé en seconde langue par 3 500 000 locuteurs réels ou partiels. Mais l'anglais a tendance à faire jeu égal avec le chinois, qui, cependant a toujours été important comme langue commerciale. Le français, qui fut la troisième langue administrative après le thaï et l'anglais, de 1885 à 1945, et la seconde langue diplomatique, après l'anglais, est très peu parlé par les Thaïlandais de nos jours (moins de 2 000 francophones), mais de nombreux ressortissants français, belges, ou canadiens francophones vivent dans le sud de la Thaïlande, dans les zones touristiques. Le roi parle le thaï, l'anglais et le français, ce qui était dans la norme de l'éducation d'un prince avant 1946.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine thaïlandaise.

La cuisine thaï est très parfumée car elle utilise une variété d'herbes et de racines. Le pays est riche en fruits de mer, en poissons, en produits fermiers, en légumes, en herbes, en épices et en fruits. La présentation ajoute au plaisir de la dégustation. La sculpture des fruits et des légumes est en effet un art dans lequel excellent les Thaïlandais.

Santé[modifier | modifier le code]

La constitution thaïlandaise garantit l’accès aux soins à chaque citoyen dans différents domaines. Elle précise que l’État doit fournir un service de santé publique à la population, c’est pourquoi des indicateurs ont été créés afin de mesurer la couverture moyenne des services.

En 2003, avec son neuvième plan national de développement de la santé, l’État s’est engagé à assurer à tous les citoyens de Thaïlande de bonnes conditions de santé. Cette politique s’attache, non seulement à traiter les maladies, mais aussi à toucher les populations marginalisées telles que les pauvres des zones urbaines, les immigrants sans papiers, etc. Une loi, adoptée en 2002, prévoit le développement d’une caisse nationale d’assurance.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le « pavillon flottant » du palais royal de Bang Pa-In.
Article détaillé : Tourisme en Thaïlande.

Longtemps restreinte au tourisme balnéaire vers les plages de sa péninsule, la Thaïlande souhaite développer les voyages culturels et attirer les touristes vers les provinces du nord, riches en vestiges archéologiques.

Parmi les monuments des provinces, on peut citer :

Visa/Sans visa[modifier | modifier le code]

Les visiteurs entrant en Thaïlande doivent être en possession d’un passeport en cours de validité (encore valide au moins 6 mois à compter de la date d’entrée dans le pays). Les visiteurs, membres de la Communauté européenne, entrant en Thaïlande pour des motifs touristiques, sont dispensés de visa d’entrée : c’est le « transit without visa » (ou exemption de visa), une formalité gratuite, mais limitée dans le temps (30 jours)[23] et extensible de 30 Jours supplémentaires dans un des bureaux d'immigration du pays[24], il n'est plus que délivré dans les aéroports.

Pour la plupart des pays de l'Union Européenne, il est possible de demander un visa touristique valable 60 jours renouvelable 30 jours en payant 1900 baths (environ 50 €) au bureau d'immigration local. Il n'est pas possible de revenir dans le pays après la sortie même si le délai de 3 mois n'est pas dépassé, sauf si ce visa comporte des entrées multiples.

Transport[modifier | modifier le code]

Un Airbus A380 de la compagnie nationale Thai Airways
Marché flottant dans la province de Ratchaburi

Les transports en Thaïlande sont variés, sans qu'un moyen de transport particulier ne prédomine. Les bus sont fortement utilisés pour les trajets longue distance et à Bangkok, tandis que les motos supplantent les vélos dans les villes. Le transport routier est le principal moyen de transport des marchandises dans le pays. Le réseau ferré existe depuis longtemps mais les lignes sont lentes, bien qu'il soit prévu de déployer des lignes à grande vitesse dans plusieurs régions de Thaïlande. Le transport aérien domestique a récemment connu un gain de popularité, grâce à l'arrivée de compagnies low-cost. Dans les grandes villes, il existe un service public de moto-taxis. À Bangkok, le nombre de taxis en circulation est impressionnant. Depuis l'ouverture du métro aérien de Bangkok en 1999, le nombre de passagers journaliers a dépassé les 800 000 et plusieurs lignes additionnelles sont en construction. L'automobile, dont la croissance rapide a contribué à l'engorgement du trafic de Bangkok au cours des deux dernières décennies, a gagné en popularité, en particulier auprès des touristes, des expatriés, de la classe aisée et d'une partie grandissante de la classe moyenne. Le réseau autoroutier se construit graduellement. La plupart des cours d'eau navigables accueillent des bateaux ou offrent des services de transport. Enfin, on note plusieurs moyens de transport particuliers, tels que le tuk-tuk ou le voyage à dos d'éléphant en zone rurale.

Le train[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire thaïlandais est géré par la compagnie nationale State Railway of Thailand (SRT) en thaï การรถไฟแห่งประเทศไทย. Ce réseau comprend plus de 4 000 km de voies ferrées.

La gare Hua Lamphong, au centre de Bangkok, est le point de départ des lignes de trains partant vers tout le pays. Les quatre lignes principales sont le réseau nord, qui va jusqu'à Chiang Mai, le réseau nord-est, qui va jusqu'à Ubon Ratchathani et la frontière laotienne, le réseau est, qui va jusqu'à Aranyaprathet à la frontière cambodgienne, et le réseau sud, qui va jusqu'à la frontière malaisienne. La gare de Thonburi est le point de départ des trains pour Kanchanaburi et son célèbre pont.

Le train de prestige, le Eastern & Oriental-Express, circule régulièrement entre Bangkok et Singapour, et entre Bangkok et Chiang-Mai chaque semestre.

Bangkok est la seule ville du pays équipée d'un métro (depuis 1999 pour sa partie aérienne et depuis 2004 pour sa partie souterraine) et d'un service de bus touristique.

La route[modifier | modifier le code]

Le réseau routier thaïlandais comporte environ 64 600 km de routes.

Les voies rapides relient toute la Thaïlande. Elles sont souvent traversées par des passages piétons, espacés d'environ 250 m en zone urbaine. Elles n'ont pas de voies d'insertion ni de décélération mais ont une séparation centrale, excepté à Bangkok où abondent les voies pour demi-tour. De nombreuses routes à deux voies ont été converties en quatre voies à séparation centrale, augmentant ainsi grandement sécurité et vitesse.

Le système autoroutier est restreint (145 km) mais le gouvernement thaïlandais prévoit des investissements massifs pour l'étendre.

Le bus est un moyen de transport majeur pour les personnes et les marchandises, et le plus populaire pour les trajets longue-distance. Il existe des bus luxueux pour les circuits touristiques, tandis que les bus de ville ou de seconde classe sont souvent anciens et couverts de peinture et de publicités.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le principal aéroport de Thaïlande est l'aéroport de Suvarnabhumi à Bangkok, avec plus de 47 millions de passagers en 2011. Viennent ensuite les aéroports internationaux de Phuket, Chiang Mai, et Don Mueang (Bangkok). La compagnie aérienne nationale est Thai Airways International.

En plus de la compagnie nationale, la Thaïlande compte plusieurs compagnies low cost ou traditionnelles :

  • Thaï Airways International, compagnie nationale de Thaïlande. Elle est considérée comme une des meilleure compagnie aérienne du monde. Elle est présente sur presque tous les continents avec plus de 100 avions dont 6 A380. Elle a une filiale low cost Thaï Smile qui s'occupera à terme de son réseau domestique.
  • Bangkok Airways, compagnie privée. Son réseau est très développé en Thaïlande avec par exemple plus de 15 vols par jour entre Bangkok et Koh Samui. Trois aéroports de Thaïlande (dont Koh Samui) lui appartiennent. Elle assure des vols domestiques et internationaux (Singapour, Hong Kong, Kuala Lumpur...). Cette compagnie a une bonne réputation et est en partage de codes avec beaucoup d'autres compagnies (Air France, KLM, Etihad, Japan Airlines...).
  • Orient Thaï, compagnie privée low cost domestique et international. Assez mauvaise réputation pour la sécurité de ses vols.
  • Phuket Airlines, compagnie privée low cost domestique principalement. Très peu présente sur le réseau, elle est sur la liste noire européenne.
  • Nok Air, filiale low cost de Thaï Airways. Sans trop de concurrence avec Thaï Smile, puisqu'elle est principalement sur des moyens courriers internationaux.
  • Air Asia Thaï, filiale de Air Asia, elle débute sur le marché Thaïlandais. Compagnie low cost desservant les aéroports secondaires pour faire payer moins cher les vols aux clients.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

De nombreux cours d'eau sont navigables dans le pays, formant un réseau de 3 999 km. À Bangkok, la Chao Phraya est une artère principale de communication sur laquelle naviguent ferries, bateaux-taxis ou encore les barques traditionnelles long-tails propulsées à l'aide d'un moteur de camion.

Des ferrys relient des centaines d'îles au continent, et circulent aussi sur les rivières navigables. Il existe de nombreux ferrys internationaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) CIA World Factbook, consulté le 18 mars 2016.
  2. National Geospatial-Intelligence Agency Site Internet: http://geonames.nga.mil/namesgaz
  3. (en) Worldhop Journals: Thailand
  4. a et b La Thaïlande sur le CIA World Factbook
  5. (en) Thailand and the World Bank sur World Bank
  6. (en) THAILAND: Burmese migrant children missing out on education sur IRIN Asia, 15 juin 2009
  7. (en) Hard lessons in expat paradise - BBC News, 14 décembre 2006
  8. 1932 : de la monarchie absolue à la dictature
  9. « Flux financiers et marchés émergents en Asie », Pieter Van Dijk, Revue d'économie financière (1999) [1]
  10. « Globalisation in Question », Paul Hirst et Grahame Thompson, seconde édition, Cambridge, Polity Press (1999), pp.134-162.
  11. a et b Loi martiale en Thaïlande : l’armée déployée à Bangkok, les médias censurés, Nouvel Observateur, mis en ligne et consulté le 20 mai 2014
  12. (en) Tourists warned as Thailand protests escalate into violent clashes with police, dailymail.co.uk, 2 décembre 2013
  13. Coup d'État en Thaïlande: les leaders des manifestants arrêtés le figaro.fr, en ligne et consulté le 22 mai 2014
  14. Tuerie dans une mosquée - Courrier international, 9 juin 2009
  15. Thaïlande : quatre morts et 49 blessés dans une série d’attentats dans le sud - Le Monde, 18 février 2007
  16. [2]
  17. Phuket Guide
  18. Le Monde, Thaïlande
  19. (en) « Climate change in Thaïlande: Impacts and Adaptation Strategies », Corine Kisner, climate.org, juillet 2008
  20. avec AFP, « L'arrière-goût d'esclavage de la crevette thaïlandaise », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  21. Voir l’article « Family business in Thailand : its management, governance, and future challenges » de N. Wailerdsak et A. Suehiro in ASEAN Economic Bulletin, avril 2004
  22. Origine de la population thaïe
  23. Visa pour la Thaïlande
  24. "Visa Thaïlande : prolongation payante de 30 jours du visa gratuit" Thailande-fr.com, mis en ligne le 29/08/2014, consulté le 21/10/2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Galland, Histoire de la Thaïlande, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que Sais-Je ? », (ISBN 978-2-1304-8669-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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