Camburat

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Camburat
Camburat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Figeac-1
Intercommunalité Communauté de communes Grand-Figeac
Maire
Mandat
Bernadette Lample
2014-2020
Code postal 46100
Code commune 46053
Démographie
Population
municipale
416 hab. (2016 en diminution de 2,8 % par rapport à 2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 38″ nord, 1° 59′ 54″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 400 m
Superficie 8,03 km2
Localisation

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Camburat est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Camburat[1]
Fourmagnac Cardaillac
Fons Camburat[1] Planioles
Lissac-et-Mouret Figeac

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Camburat est basé sur l'anthroponyme gallo-romain Camburus ou Cambarius. La terminaison -ac est issue du suffixe gaulois -acon (lui-même du celtique commun *-āko-), souvent latinisé en -acum dans les textes. Ce qui donna Camburacum puis Camburac. Le passage du -ac au -at auvergnat se serait fait à l'époque romane, aux alentours du XIIIe siècle. Ce serait le nom donné par un propriétaire nord-occitan, par un gavach : une personne descendue de la montagne vers la plaine pour la repeupler[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, c'est une paroisse née dans la dépendance des seigneurs de Cardaillac. l'histoire politique de Camburat est assez confuse tout au long du Moyen-Âge. les intérêts des deux plus puissantes familles seigneuriales de cette partie du Haut-Quercy s'y mêlent allègrement: il est même étonnant que les Cardaillac aient toléré une possession des Barasc - ne serait-ce que le patronage d'un hôpital - sans qu'aucun conflit n'éclate entre eux.

Au XVe siècle, et certainement avant, même si on n'en a pas la preuve formelle, l'unique paroisse desservie dans l'église Saint-Sernin était partagée en deux seigneuries distinctes: la plus importante était installée au chef-lieu, l'autre plus modeste à Roques. toutes les deux restèrent tout de même dans la sphère d'influence du castrum de Cardaillac: d'abord simple paroisse relevant de ce centre politique, la seigneurie de Cardaillac ne cessa d'être la vassale des coseigneurs de Cardaillac. la commune est très pauvre en vestiges aussi bien architecturaux qu'archéologiques du <moyen-Âge. la prospection du sol s'est révélée totalement infructueuse: aucun site pré ou protohistorique ni même gallo-romain ou médiéval n'a été découvert. la nature du terrain en est certainement une des causes: beaucoup de terre cultivées se trouvent dans la vallée du Deauzou, qui a connu un alluvionnement si important que les vestiges mobiles antiques et médiévaux doivent être à une profondeur inaccessible. le toponyme est pourtant évocateur d'une présence gallo-romaine. c'est, en effet, un ancien Camburac : au Moyen-Âge les documents parlent de Camburaco. Mais l'évolution linguistique n'a pas retenu la terminaison - ac -

La documentation du Bas Moyen-Âge témoigne toutefois d'une mise en culture intense. De nombreux textes concernent des accensements (COUTUMIER MEDIEVAL. Action de donner ou de prendre à cens. Accensement avait pour synonyme, sous-inféodation) de mas isolés ou groupés, aussi bien dans la moitié septentrionale (Doulan) que méridionale (Roques) de l'acruel territoire communal. Le nombre de terroirs différents - une cinquantaine - rencontrés dans les actes concernant la seigneurie de Roques en est un autre témoin.

Pour les périodes antérieures, on est obligé d'extrapoler faute de documentation suffisante. La paroisse était peut-être érigée dès le Haut Moyen-Âge si on s'en réfère à l'invocation sous laquelle est placée l'église. Camburat n'était pas non plus le seul peuplement à cette époque puisque les abords du village de Roques sont les seuls à avoir conservé le souvenir du chemin " Saint-Vivien". Des deux habitats groupés, le chef-lieu était le plus important et certainement le plus précoce. mais sa forme actuelle nous masque son évolution morphologique et sa possible organisation castrale. Il semble que le tort en revienne à une importante voie de communication qui a détourné l'habitat des rives du Drauzou et dispersé ensuite le long de son passage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 Pierre Thomas    
1794 1795 Jean Andre    
1795 1797 Antoine Lacaze    
1798 1837 Pierre Montels    
1837 1846 Jean Doumerg    
1846 1870 Pierre Montel    
1870 1871 Jean Pierre Beulaguet    
1871 1874 Jean Frejaville    
1874 1876 Jean Beulaguet    
1876 1880 Jean Frejaville    
1881 1901 Jean Beulaguet    
mars 2001 En cours Bernadette Lample    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 416 habitants[Note 1], en diminution de 2,8 % par rapport à 2011 (Lot : -0,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
498556579563602643628637637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
636582552549565523513470453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
431402407328298268260240202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
214201228239242246398420410
2016 - - - - - - - -
416--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Saturnin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine César de Conquans, seigneur de Camburat. Baptisé le 4 mai 1693 à Camburat. Décédé à Camburat le 9 septembre 1751. Inhumé dans l'église du lieu en présence de toute la paroisse. il fut maintenu dans sa noblesse le 7 juillet 1716. Sources: registre paroissial de Camburat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 41, 108, 129.
  3. « Les maires de Camburat », sur francegenweb.org, (consulté le 12 octobre 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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