Laurent Bonnevay

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Laurent Bonnevay
Illustration.
Laurent Bonnevay en 1929.
Fonctions
Membre de l'Assemblée consultative provisoire
Groupe politique Aucun
Député français
[1]
(13 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection
Réélection
Circonscription 2e circonscription de Villefranche
Législature XIVe, XVe et XVIe (Troisième République)
Groupe politique Républicains de gauche (1928-1936)
Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants (1936-1942)

(21 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection
Réélection


Circonscription 2e circonscription de Villefranche
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe et XIIe (Troisième République)
Groupe politique Républicains progressistes (1902-1906)
Progressistes (1906-1910)
Républicains progressistes (1910-1914)
Fédération républicaine (1914-1919)
Entente républicaine démocratique (1919-1924)
Prédécesseur Henri Palix
Successeur scrutin de liste par département
Sénateur français

(2 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Circonscription Rhône
Garde des Sceaux, ministre de la Justice

(11 mois et 27 jours)
Président Alexandre Millerand
Premier ministre Aristide Briand
Gouvernement Briand VII
Prédécesseur Gustave Lhopiteau
Successeur Louis Barthou
Biographie
Nom de naissance Laurent, Marie, Benoît Bonnevay
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Didier-au-Mont-d'Or (Rhône, Drapeau de la France France)
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Lyon (Rhône, Drapeau de la France France)
Profession Avocat

Laurent Bonnevay, né à Saint-Didier-au-Mont-d'Or le et mort à Lyon le , est un avocat et homme politique français centriste de la Troisième République. Il fut notamment Garde des Sceaux dans le ministère d'Aristide Briand ( - ) et président de la commission d'enquête sur le 6 février 1934. Il fit partie des 80 parlementaires qui refusèrent en 1940 de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à la droite républicaine, Laurent Bonnevay se distingua au cours de sa carrière de député par ses constantes préoccupations sociales. Il fut notamment le père de la première loi sur le logement social en 1912 : la Loi Bonnevay du , dont il fut le rapporteur, crée des offices publics d’HBM (habitations à bon marché)[2] financés par les municipalités[3].

Il crée le l’Office public d’HBM (habitations à bon marché) du département du Rhône : construit en 1924, ses 107 premiers habitats sociaux à Tarare. Avant 1939, Il a livré plus de 1 500 logements à Lyon, dans la périphérie, ainsi qu’à Villefranche-sur-Saône.

Président de la commission d'enquête sur le 6 février 1934, il fut unanimement loué pour son impartialité, mais subit les foudres des ligues d'extrême droite, directement incriminées dans les conclusions du rapport d'enquête.

Il fut l'un des rares députés à s'opposer aux accords de Munich en 1938. Il fit partie des 80 parlementaires qui refusèrent en 1940 de voter les pleins pouvoirs à Philippe Pétain[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Réputé pour son sens de la formule, Laurent Bonnevay a notamment laissé cette définition de lui-même : « Je suis un républicain modéré mais non modérément républicain »[2].

Malgré un ancrage important dans le département du Rhône dont il présida le conseil général pendant 12 ans, il reste relativement peu de traces de la mémoire de Laurent Bonnevay.

Dans la Métropole de Lyon, une partie du boulevard périphérique de Lyon et une station du métro de Lyon à Villeurbanne portent son nom. Sa ville natale, Saint-Didier-au-Mont-d'Or, a donné son nom à un centre de loisirs et à une salle de spectacles. Une avenue porte son nom à La Mulatière, ainsi qu'un square à Bron, une place à Caluire.

Dans sa circonscription électorale du Beaujolais, on trouve une place à Villefranche-sur-Saône et une impasse à Gleizé.

Ailleurs en France, on trouve un quartier et une avenue Laurent-Bonnevay à Cholet et à Saumur, une rue à Nantes (quartier Nantes Sud) et à Strasbourg, une résidence à Montpellier. Il y a aussi une rue Laurent-Bonnevay à Niort, Nancy (quartier du Haut-du-Lièvre) et Savigny-sur-Orge ainsi qu'une place à Grenoble.

Le , la poste française a émis un timbre Centenaire de la loi Bonnevay d'une valeur faciale de 0,57 euro célébrant la création des premiers offices d'HLM, grâce à l'action du député lyonnais Laurent Bonnevay. Ce timbre est l’œuvre de l'artiste graveur Claude Andréotto.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Fonction gouvernementale[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les ouvrières lyonnaises travaillant à domicile. Misères et remèdes, Montbrison, imprimerie Eleuthère Brassart, 148 p, 1896.
  • Les habitations à bon marché, Paris, H. Dunod et E. Pinot éditeurs, 304 p, 1912.
  • Les journées sanglantes de , Paris, Flammarion, 249 p, 1935.
  • Histoire politique et administrative du conseil général du Rhône 1790-1940, Lyon, édition Joannès Desvigne, 2 tomes, 285 et 293 p, 1946.
  • Les mœurs politiques dans le Rhône au début du XXe siècle. 1898 - 1945, exemplaire dactylographié non publié, (Archives départementales du Rhône), 308 p, 1950-1955.
  • Sur la Troisième République. Souvenirs d’un vieux parlementaire. 1900-1946, exemplaire dactylographié non publié, (Archives départementales du Rhône), 351 p, 1950-1955.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un décret de a prorogé jusqu'au le mandat des députés élus en mai 1936
  2. a b et c « Assemblée nationale - Les 80 - Laurent Bonnevay », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  3. Christian Chevandier, « Laurent Bonnevay, réformateur social ? », dans Bruno Benoit - Gilles Vergnon, Laurent Bonnevay (1870-1957) et le département du Rhône. Colloque des 15 et 16 novembre 2007, à paraître.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]