Chauny

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Chauny
L'hôtel de ville de Chauny.
L'hôtel de ville de Chauny.
Blason de Chauny
Blason
Chauny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Chauny
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Chauny-Tergnier-La Fère
(Siège)
Maire
Mandat
Marcel Lalonde
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02173
Démographie
Gentilé Chaunois, Chaunoise
Population
municipale
11 897 hab. (2014)
Densité 896 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 59″ nord, 3° 13′ 12″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 96 m
Superficie 13,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-chauny.fr

Chauny est une ville des Hauts-de-France, du département de l’Aisne. Ses habitants sont les Chaunois et les Chaunoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chauny est à égale distance de Soissons (34 km), Laon (36 km) et Saint-Quentin (31 km) et elle est au cœur de la Picardie.

Carte de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bâtie sur les bords de l’Oise et du canal de Saint-Quentin, la ville conserve encore aujourd’hui son port.

Climat[modifier | modifier le code]

Une station est ouverte le 1er juillet 1988 à 83 m d'altitude 49,63333, 3,2 puis déplacée à la même altitude le 1er octobre 1998 49,63389, 3,19778[1].

Chauny a connu 1 696 heures d'ensoleillement en 2014, contre une moyenne nationale des villes de 1 961 heures de soleil. Chauny a bénéficié de l'équivalent de 71 jours de soleil en 2014. La commune se situe à la position no 26 972 du classement des villes les plus ensoleillées.

Avec 722 millimètres de pluie en 2014, contre une moyenne nationale des villes de 909 millimètres de précipitations, Chauny se situe à la position no 26 287 du classement des villes les plus pluvieuses.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Chauny est parfaitement reliée au reste du territoire par route : proximité des autoroutes A26 et A29 qui passent par Saint-Quentin. Les aéroports nationaux et internationaux de Paris sont à une heure de route. Le réseau départemental relie Chauny à Noyon (Oise) par la D 1032, Saint-Quentin et Soissons par la D 1, Ham par la D 937.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par un réseau routier important et le chemin de fer y passe depuis 1849. Chauny possède une gare située sur la ligne Paris - Saint-Quentin - Maubeuge, très bien desservie par des trains Corail et des TER vers Paris, Compiègne, Creil et Saint-Quentin. Cette gare fut reconstruite après-guerre d'après les plans de Urbain Cassan et Ludovic Tixier.

Le TGV, dont la gare TGV-Haute Picardie se trouve à quelques kilomètres, est en compétition avec l'avion pour accéder au sud de la France.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Le canal de Saint-Quentin qui acheva la jonction de la Somme à l'Oise en 1738, voit passer de nombreuses péniches. Une voie verte pour les piétons et les cyclistes est ouverte en 2012. Elle est incluse dans la véloroute TransEuropéenne Paris-Moscou.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Chauny développe son propre réseau de transports en commun en 1997, avec les bus TAC (Transports de l'Agglomération de Chauny). Ces bus sont reconnaissables grâce à leur charte graphique reprenant les couleurs jaune et bleu du blason chaunois. Ce réseau de transports s'appuie sur 3 lignes desservant les 9 communes de l'agglomération urbaine chaunoise : Abbecourt, Amigny-Rouy, Autreville, Caumont, Chauny, Condren, Ognes et Sinceny.

Le 17 mars 2011, la compétence « Transports Collectifs Urbain » est transférée à la CCCT (Communauté de communes Chauny-Tergnier) par arrêté préfectoral. Quelques mois plus tard, le réseau de transports est étendu à l'ensemble du territoire de la CCCT, soit 23 communes, et devient le TACT (Transports des Agglomérations de Chauny et Tergnier). Ce réseau compte désormais 4 lignes de bus et 5 lignes de transport à la demande. Puis en juin 2013, la CCCT attribue l'exploitation du réseau à une société privée pour 10 ans. Un nouveau réseau est ainsi mis en place le 2 janvier 2014. Il est constitué de 5 lignes urbaines et 4 lignes interurbaines en TAD.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les chartes de Chauny, de Lothaire à Philippe IV, la ville, qui est bâtie sur la rive droite de l'Oise, est indiquée sous les noms de Calgny, Cauny, Canni, Calni ou de Chaulni et en latin, par des auteurs anciens comme Flodoard, Guibert de Noyon… on lui donne pas moins de 13 noms différents dont Calnacum, Calniacum, Cauniacum, Calviniacum et Channiacum[2],[3].

Le château[modifier | modifier le code]

Avant le Ve siècle, il n'y a à Chauny qu'une citadelle d'origine gauloise qui, pendant des invasions des Vandales (407) et des Huns (451), sert de refuge aux peuples[4]. Si on ignore la date exacte de création de la citadelle, les historiens s'accordent sur le fait qu'elle a été érigée par les premiers comtes de Vermandois, qui voulaient borner, défendre les frontières de leur domaine en construisant le long de la frontière une série de fortifications qui étaient nommées châteaux borniers au même titre que les châteaux de Ham, Nesle, Ronssoy, Estrées-en-Arrouaise, Guise, Ribemont et Vendeuil.
Le château occupait la partie la plus haute où furent construits plus tard les couvents des religieux de Sainte-Croix et des Minimes. Cette supposition est contestée par l'abbé J Turpin[5] en raison de la phrase de Flodoard.
Le château est cité par ce dernier, en 949 : « ....Un certain Bernard du parti de Hugues ayant un château sur l'Oise, nommé Chauny, se livra avec son château au comte Adalbert.... ».
Le château est encore cité en 1066 par Gilbert religieux de Saint-Amand en Flandre : « Sortant de la ville de Laon nous primes le chemin vers Noyon, accompagné d'une grande foule; la nuit approchait, nous arrivâmes à un petit château appelé Chauny, où nous fûmes reçus fort honnêtement et nous y passâmes la nuit. »

Guibert de Nogent qui vivait en 1104, rapporte « ... un soldat ayant pris des bœufs de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy les mena au château de Chauny... ».

Les chartes de Raoul Ier, comte de Vermandois, en 1130, de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et de Vermandois, en 1167, d'Éléonore comtesse de Vermandois en 1191 qualifient Chauny de Château. Philippe Auguste lui donne, le premier, le nom de Ville à Chauny en 1213.

L'antique citadelle est démolie en 1430 et ses restes sont alors utilisés pour fortifier les murs d'enceinte d'un puissant château fort. En 1471, la ville tombe pourtant aux mains des Anglais qui vont l'occuper pendant 25 ans[6].

Les guerres[modifier | modifier le code]

La terre de Chauny devait appartenir à l'origine au domaine royal avant d'être incorporée à la province du Vermandois. dont les comtes la donnèrent vers 830 à l'un de leurs seigneurs qui en ait sa résidence.

Les premières familles venues s'installer sous la protection du castellum de Chauny furent les habitants de Condren après le ravage de leur ville, lors des invasions normandes.

Au Xe siècle la bourgade de Chauny ne possédant pas d'église elle dépendait de la paroisse de Viry. En 949, le château occupé par un nommé Bernard fut assiégé par Albert de Vermandois pour le punir du soutien qu'il apportait à Hugues le Blanc contre Louis d'Outremer.

En 1066, un cortège transportant les reliques de saint Armand de Maestricht traverse Chauny.

Au XIIe siècle, le comté de Vermandois passe aux mains de Philippe d'Alsace, comte de Flandre et accorde aux Chaunois une charte de commune calquée sur celle de Saint-Quentin. C'est ainsi que les Chaunois sont déchargés de tous les plaids et de toutes les corvées sous la condition de payer 12 deniers de Provins par ménage et par an, de continuer de s'acquitter du droit d'ost et de la chevauchée et de le loger gracieusement lorsqu'il viendra en visite.

Cette période est toutefois tumultueuse. Raoul de Coucy et Raoul de Clermont intriguèrent auprès du jeune roi Philippe Auguste, couronné roi de France le 1er novembre 1179, contre Philippe d'Alsace déclenchant un conflit qui débutera, en 1180, par la prise de Chauny par le Roi, reprise par Philippe d'Alsace en 1182, et qui durera jusqu'à la paix signée à Amiens le 10 mars 1186.

Il s'ensuit une période de paix et de tranquillité qui permit à la ville de prospérer et donc de s'agrandir. C'est ainsi que plusieurs faubourgs virent le jour autour de la ville :

  • le Brouage, qui fut longtemps la plus belle partie de la ville et qui tire son nom du Brouage un ruisseau qui prend sa source à Genlis et qui se jette dans l'Oise à Abbécourt ;
  • les Pâtureaux ;
  • le Pissot ;
  • Senicourt ;
  • le Bailli ;
  • la Chaussée après 1213.

Lors des nombreuses guerres qui firent rage dans la région, la ville fut conquise de nombreuses fois : par les Bourguignons en 1411, les Anglais en 1418, les troupes royales en 1430, le duc de Bourgogne en 1471, Maximilien d'Autriche en 1478, les calvinistes en 1552 et les Espagnols en 1652.

La ville fut le siège de nombreuses institutions sous l'Ancien Régime et le resta par la suite en étant tribunal de première instance sous la Révolution.

En 1790, elle devient chef-lieu de district jusqu'en 1800.
Le 26 février 1814, les Cosaques envahissent la ville et exigent cent mille francs puis en 1871, les Prussiens y pénètrent[7].

Chauny, qui était une ville prospère pendant la Révolution industrielle, fut totalement dynamitée par les Allemands en 1917. Tous les monuments de la ville sont donc postérieurs à la Première Guerre mondiale.

La Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le boulevard Gambetta, dans les années 1930.

Le 29 août 1914, les 3e et 5e brigades de cavalerie du corps expéditionnaire britannique qui se dirigent vers Soissons entrent à Chauny. Les allemands étant signalés dans les environs, la voie ferrée est détruite dans Chauny et les ponts sont minés.
Le 30 août 1914, la cavalerie britannique quitte la ville pour Fontenoy. Des éclaireurs allemands ayant été aperçu place Bouzier, les artificiers du génie du 148e régiment d'infanterie font sauter les ponts à la dynamite. Le 31 août, les destructions des ponts continuent, des bateaux et péniches sont coulés dans l'Oise et le canal. Les derniers soldats quittent la ville dans la soirée.
Le 1er septembre 1914, vers midi, les troupes allemandes pénètrent dans Chauny.

Le 16 septembre, après la bataille de la Marne, les troupes françaises qui occupent Cuts et Carlepont lancent une attaque pour délivrer la ville, qui échoue. Chauny sera occupée durant 2 ans et demi.

Le 6 juin 1915, une offensive française libère la ferme de Quennevières[8].

En 1917, la ville est bombardée plusieurs fois par l'aviation alliée, la gare et la ville ne sont qu'un tas de ruine lors de sa libération[9].

8 août 1944 : l'aviation alliée bombarde et détruit la soudière de Chauny, une usine chimique fabriquant à cette époque de l'anhydride phtalique participant à l'effort de guerre nazi[10].

2 septembre 1944 : libération de la ville par les troupes américaines.

Visites notables[modifier | modifier le code]

Plusieurs rois sont passés à Chauny : Philippe-Auguste (1214 et 1222), Philippe le Hardi (1271), Charles V (1378), Henri IV (1591), Louis XIV (1668), Louis-Philippe (1822) et des personnages historiques : Mazarin (1661), la duchesse de Berry (1821), Napoléon III (1852 et 1858)[11].

Famines et désastres[modifier | modifier le code]

La ville est victime de plusieurs famines : 1276, 1417, 1578, 1650, 1652 (à la suite de la prise de Chauny par les Espagnols le 13 juillet), 1692, 1789, 1793-1795 ainsi que d'hivers néfastes : 1408, 1458, 1521-1522, 1608, 1657-1658, 1681-1694 (qui voit la disparition de la culture de la vigne à Chauny), 1709, 1776, 1783-1784, 1812, 1820, 1838, 1841-1842, 1853 et 1871[12] et de sécheresses : 1000, 1303, 1541, 1619, 1652, 1718, 1802, 1811, 1823, 1830 (28-29 juillet).

Désastres[modifier | modifier le code]

La ville est victime le 7 avril 1672 d'un tremblement de terre. En 1678, une tempête enlève le clocher de l’église Notre-Dame et en juillet 1767 dévaste la ville et les champs alentour. Le 12 juin 1858, un orage fait de nombreux dégâts dans la ville et le 12 mars 1876, ravage la ville et l'usine des glaces et produits chimiques. La même tempête renverse le cèdre de l'Aventure et le vieil orme des Promenades publiques qui avait été planté en 1766[13].

La ville connaît de très nombreuses inondations dont les plus importantes furent : 1574, 1655 (où le roi de France envoie 1 500 livres pour reconstruire les ponts), février 1658, 1661, etc[14].

La grande dernière inondation fut en décembre 1993, lors de la crue de l'Oise. Elle eut d'importantes conséquences puisque 900 habitations, 70 entreprises, artisans et commerçants furent sinistrés, et près de deux mille personnes évacuées[15].

Épidémies[modifier | modifier le code]

Plusieurs graves épidémies sont signalées : 1401, 1417, 1460, 1579, 1585, 1636, 1668 (peste), 1747 (typhus), 1761 (typhus et peste), 1789 (idem), 1832 et 1849 (choléra), 1871 (variole)[14].

La gare[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui encore en activité sur la ligne de Paris à Maubeuge, la gare de Chauny desservait auparavant Saint-Gobain et Anizy-le-Château par deux lignes ferroviairesvoie normale) aujourd’hui fermées : la ligne de Chauny à Anizy-Pinon et la ligne de Chauny à Saint-Gobain. Elle desservait en plus par un chemin de fer à voie étroite, le village de Blérancourt par une ligne à destination de Coucy-le-Château-Auffrique.

Le bâtiment de la gare a été conçu par l'architecte Urbain Cassan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les archives départementales ne permettent pas de remonter avant 1167, année de création de la Mairie.

- Jacques, maire en 1167, Jean Delfosse, maire en 1167, Gérard, maire en 1175, Robert en 1186, Renaud de Varizy-Burga en 1200, Jean en 1214, Renaud Odent (ou Adens) en 1230, Odon Hasselin en 1250, Jean Audemer en 1260, Pierre Mourin en 1270, Adam Vitime en 1280, Etienne Maldenré en 1296, 1298, 1300 et 1302, Raoul-le-Querre en 1297, 1299, 1303, 1307, 1309, 1312 et 1314.

-

Liste des maires depuis 1989
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours
(au 12 mai 2014)
Marcel Lalonde UDI (PR) .Réélu pour le mandat 2014-2020[17],[18]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Chauny est jumelée avec Andenne (Drapeau de la Belgique Belgique) et Bergheim (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)[19].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville compte aujourd’hui sept écoles maternelles, et sept écoles primaires[20], trois collèges et trois lycées : l'Institution privée Saint-Charles, le lycée privé agricole Robert Schuman[21], ainsi que les lycées publics de Chauny, nés en 2014 du groupement en cité scolaire du lycée général et technologique Gay-Lussac et du lycée professionnel Jean Macé, respectivement renommés site Gambetta et site André Ternynck.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique de Chauny, paroisse Saint-Momble en Chaunois, dépend du diocèse de Soissons, doyenné de Chauny[22].

Mais aussi deux églises, l'église Notre-Dame et l'église Saint-Martin ainsi qu'un temple.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs cabinets médicaux spécialistes, laboratoires de biologie, pharmacie, radiologie, dentistes.

Il existe également un hôpital de proximité, ou Centre Hospitalier, comportant 185 lits de court séjour, 38 lits de soins de suite et de réadaptation (SSR), 86 lits de soins longue durée ainsi qu'une maison de retraite médicalisée, ou Etablissement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Chauny compte 12 518 habitants (soit une stagnation par rapport à 1999). La commune occupe le 732e rang au niveau national, alors qu'elle était au 709e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 816 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Chauny depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 14 405 habitants.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu tous les ans sur une partie de la population de la commune.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 11 897 habitants, en diminution de -0,46 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 180 4 376 3 901 3 959 4 290 4 483 5 154 5 796 6 290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 249 8 163 9 080 8 800 9 198 8 852 9 052 9 315 9 927
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 547 10 496 10 696 5 645 9 207 8 951 9 061 9 330 10 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
12 626 13 920 14 405 13 435 12 926 12 523 12 653 11 771 11 897
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,2 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 27,7 %).
Pyramide des âges à Chauny en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
10,5 
12,1 
60 à 74 ans
15,8 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
18,4 
30 à 44 ans
17,4 
21,5 
15 à 29 ans
18,6 
20,9 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
6,0 
75 à 89 ans
9,6 
12,2 
60 à 74 ans
13,3 
21,8 
45 à 59 ans
20,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
20,7 
0 à 14 ans
18,6 

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Suite au dynamitage de 1917, la ville de Chauny n’est plus qu’un énorme tas de ruines. Pour sa reconstruction en 1919, la Renaissance des cités organise un concours. Sur les 15 plans présentés, c’est celui de l’architecte Louis Rey qui est retenu. Son projet prévoit de réconcilier le passé avec l’avenir. Les édifices publics sont à reconstruire et aucun ne retrouvera son emplacement d’origine à l’exception du marché couvert, de la gare et des deux églises, Saint-Martin et Notre-Dame. La reconstruction va faire appel à de nombreux architectes et artistes de grande renommée. Particuliers, commerçants et services publics sont tous motivés par la volonté de recommencer à vivre, en un mot renaître. Un verbe que l’on retrouve encore sur le fronton de quelques maisons chaunoises.

En l’absence de règles précises d’architecture, les habitations sont reconstruites selon le choix des habitants et des architectes. Ce qui se traduit par une grande diversité des façades et des styles : Louis XIII, néo-classique, haussmannien, régionalisme, Art nouveau, Art déco, etc.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Chauny dispose d'un centre-ville commercial, centré sur axe principal réparti sur les rues de la République et de la Chaussée. Si la majorité des commerces présents sont locaux et de toutes natures (salons de coiffures, jeux vidéo, brasseries et restaurations, habillements, etc), on y trouve également des enseignes nationales (Gitem, Orange, Cache-Cache, LCL, etc). De nombreuses places de stationnements sont disponibles.

Au nord de la ville se trouve une zone commerciale dénommée ZAC de l'Univers. On y trouve plusieurs également enseignes nationales (Intermarché, Kiabi, Gamm' Vert, etc) ainsi qu'une pépinière d'entreprises, principalement composée d'artisans locaux. A moins de dix kilomètres, sur la commune mitoyenne de Viry-Noureuil, une seconde zone commerciale est présente, la ZAC des Terrages, sur laquelle est implanté de grandes enseignes nationales alimentaires, sportives, bazars, bricolage, habillements, restauration rapide, etc.

Au sud de la ville se trouve le bassin industriel chaunois, avec de nombreuses entreprises industrielles. SI hélas plusieurs d'entre-elles sont désormais fermées, il reste quelques usines majeures, dont le site de The Dow Chemical Company, fondé en 1948 et spécialisée dans la fabrication des résines échangeuses d’ions, des résines adsorbantes et des catalyseurs. Il s'agit d'une installation classée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chauny dans la littérature[modifier | modifier le code]

Dans sont roman Gargantua, François Rabelais, fait allusion à Chauny. Dans le chapitre XXIV, un paragraphe, il y est fait état de l'activité de Gargantua et de son emploi du temps quand l'air était pluvieux :

« Allait voir les bateleurs, trajectaires (jongleurs), thiéracleurs (charlatans) et considérait leurs gestes, leurs ruses, leurs soubresauts et beau parler, singulièrement ceux de Chauny en Picardie, car ils sont de nature grands jaseurs et beaux bailleurs de balivernes en matière de singes verts. »

C'est ainsi que les singes sont devenus un des l'emblèmes de la Ville que l'on retrouvent sur différents blasons. Aujourd'hui, ce sont trois singes qui sont représentés : l'un qui ne voit rien, l'autre qui ne dit rien et le troisième qui n'entend rien. La Ville est parfois appelée : « Chauny-les-Singes ».

Anciennes traditions[modifier | modifier le code]

  • La dîme de dragées : tous les jours, avant et après les vêpres, les enfants se tenaient à l'entrée des églises pour exiger le don de dragées.
  • Baptême : les parrains et marraines avaient l'obligation d'envoyer des dragées, des bonbons ou de l'argent aux enfants du pays.
  • Veille de Noël : les enfants de Chauny parcouraient les rues, frappaient aux portes et demandaient de l'argent par la formule : Au guignoleu chanterons-nous ?.
  • Jeudi-gras : les petites filles des écoles partaient avec un panier au bras et réclamaient des œufs. Il s'en suivait alors un jeu. En ville on installait une large planche inclinée et chaque fille devait y faire rouler ses œufs. Celle qui parvenait à sauver ses œufs devenait la reine du jaudiau. Elle devait alors se promener dans les rues avec un sceptre à la main.
  • Saint-Sébastien : les vieux garçons et vieilles filles mariés dans l'année, les veufs et veuves remariés en secondes noces étaient bruyamment fêtés par le peuple qui les acclamait avec des pelles, des chaudrons, des casseroles et tout instrument pouvant produire du bruit.
  • Mariage : le gardien de la mariée avait pour mission de veiller sans cesse sur celle-ci. L'époux et la population devait réussir à faire échapper celle-ci. Si la chose était réussie, le gardien devait se promener sur un âne, le visage vers la queue tenue comme bride suivi du cortège de noce.
  • Droit de Cognage :  « Item le congnage ; ch'est assavoir de chascune espousée quelle que elle soit venans de dehors Chauny et passans oultre Chauni parmi le pont royal, ouquel les que che soit, puis que elle passeche parmi ledit pont, chinc peaus de sen con ou chinc sols parisis. »[28] Cette singulière redevance ne paraît pas avoir attiré attention des juristes et le nom qu'elle porte ne figure semble-t-il dans aucun dictionnaire. Il n'en est pas question dans les quelques documents de la série H4 des Archives nationales, conservés sur les péages de Chauny la fin du XVIIIe siècle. Melleville, dans son Histoire de ville de Chauny lui consacre quelques lignes sans indiquer les textes qui la lui ont fait connaître : « Les seigneurs de Chauny percevaient un... droit aussi bizarre dans sa nature que grossier dans son nom. Malheur à la jeune mariée qui le jour de ses noces, par nécessité ou par mégarde, passait et repassait la rivière Oise : pour ce fait, elle devait cinq sous parisis à son seigneur et ce dernier pouvait lui faire fermer les portes de la ville au nez si elle refusait de les acquitter. Ce droit, souvenir, sans doute, d'un autre plus ancien et plus immoral, fut quelque temps érigé en fief »[29]  Ainsi, ce droit prétendument pris sur la mariée le jour des noces, ne résiste pas à l'examen des pièces du temps. Il est en réalité à rapprocher des gauloiseries qui ont donné naissance la légende du droit du seigneur, plus connu sous le nom de droit de cuissage, dont les historiens modernes savent qu'il ne fut qu'un mythe mais qui fut cependant présenté comme ayant bel et bien existé par les célèbres Voltaire ou Michelet.
  • Les montreurs de singes et de chiens savants : des habitants de Chauny étaient connus pour parcourir la France avec des singes en laisse qu'ils faisaient danser pour vivre. Le 1er octobre, ils avaient obligation de revenir à Chauny venir offrir une pâtisserie nommée coqueluches au lieutenant-général du bailliage, rue de la Chaussée. En récompense, ils recevaient cinq setiers de blé et une tête de veau[30].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de ville, église Notre-Dame, église Saint-Martin (à l'origine édifice gothique élevé de 1570 à 1641)[31] et palais de justice reconstruits après 1920.
  • Cimetière militaire franco-anglo-allemand.
  • Temple protestant, rue du Général Leclerc, construit en 1927. Il remplace un temple détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Momble (VIIe siècle), apôtre de Chauny.
  • Marie de Clèves, princesse de Clèves et duchesse d'Orléans, morte à Chauny (1426-1487).
  • Antoine Fouquelin, orateur, auteur d'une Rhétorique Française (1555), né à Chauny (c. 1500-1561).
  • Pierre Patel, peintre né à Chauny (1604-1676).
  • Bonaventure Racine, ecclésiastique et historien né à Chauny (1708-1755).
  • Pierre Delaunay-Deslandes, directeur de la Manufacture des glaces de Saint-Gobain mort à Chauny (1726-1803).
  • Jean-Baptiste Hubert, Architecte naval et Ingénieur de la Marine, commandeur de la Légion d'honneur, membre de l'Académie des sciences, Chevalier de Saint-Louis né à Chauny (1781-1845).
  • Théophile-Jules Pelouze (1807-1867), chimiste, fut administrateur des Glaces et Produits chimiques de Chauny et Saint-Gobain. Une rue, devenue aujourd’hui une impasse, lui a été attribuée en son honneur.
  • Pierre Alexis Francis Bobœuf, chimiste né à Chauny (1807-1874).
  • Ernest-André-Marie-Constant Hébert (1810-1898), homme politique français, maire de Chauny.
  • Charles-Adrien Lesot de La Penneterie (1819-1893), dit Lacressonnière, acteur et dramaturge français qui fut une vedette de la scène de son époque.
  • Charles André (1842-1912), astronome, directeur de l’Observatoire de Lyon, né à Chauny
  • Charles Chincholle, écrivain et biographe né à Chauny (1845-1902).
  • Jean-Baptiste Venet ouvrier charpentier, poète, chansonnier et goguettier[32].
  • Général Marcel Guillot (1893-1960), né à Tergnier, fils d'instituteurs à Tergnier et à Chauny, sorti du rang devient officier puis pilote pendant la Première Guerre mondiale, enseigne à l'école militaire de l'aéronautique et de l'air et au centre tactique interarmes à Versailles, pendant les opérations 1939-1940, devient chef d'état-major des forces aériennes de la 1re Armée puis de la 10e armée, refuse de servir Vichy, participe à l'organisation des premiers groupes de maquisards dans les maquis du Ventoux et de Sault en 1942, passe des groupes de maquisards en revue le 14 juillet 1943, dans la forêt de Saint-Lambert au camp de l'Escamadou puis développe le réseau de renseignements Nestlé-Andromède dans le Vaucluse, est emprisonné et torturé par la Gestapo, n'ouvre la bouche que pour insulter ses bourreaux et au poteau d'exécution, est félicité pour son courage, s'évade, participe à la libération d'Aix-en-Provence et de Marseille, rétablit la sécurité et l'ordre républicain après la Libération en Provence et à Marseille en organisant les forces républicaines de sécurité, réintègre l'armée, est nommé général pour avoir renseigné Londres en 1943 sur les plans de défense des Alpes et de la région sud-est du maréchal Rommel, fait partie du cabinet du ministre de l'armement Charles Tillon.
  • Henri-Jean Calsat, architecte et urbaniste né à Chauny (1905-1991).
  • Simone Michel-Lévy (1906-1945), une des 6 femmes Compagnon de la Libération, a commencé sa carrière dans les P.T.T. à Chauny.
  • Dany Jacquet, actrice née à Chauny (1940-1993).
  • Philippe Saudé, coureur cycliste professionnel né à Chauny en 1960.
  • Martial Gayant, champion cycliste né à Chauny en 1962.
  • Bruno Bézard, polytechnicien, haut fonctionnaire et administrateur de sociétés né à Chauny en 1963.
  • Guy Gonthier, chanteur. Connu pour son 45 tours intitulé : « Ô Chauny comme tu es jolie ! » sorti en 1968, une ode à notre riant chef-lieu de canton picard !

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la tour donjonnée de trois pièces d'or, maçonnée de sable, accompagnée de huit fleurs de lys aussi d'or en orle.

Activités associatives, culturelles, touristiques, festives et sportives[modifier | modifier le code]

  • Un Forum, très moderne, permet de nombreuses manifestations culturelles avec, à proximité, les forêts de Saint-Gobain et de Coucy Basse.
  • La fête Rabelais, qui a lieu chaque année, est l'occasion de défilés et de concerts.
  • La course cycliste Paris-Chauny, née en 1922 et qui se déroule généralement la première semaine de juillet.
  • 2 foires commerciales, qui se déroulent les premiers week-ends des mois de mars et septembre avec fête foraine.
    La place de l'Hôtel de ville lors des fêtes Rabelais en 2012.
  • Ville fleurie : 3 fleurs attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris[33] de France au Concours des villes et villages fleuris[34].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Chauny - 1851 - archive de l'université d'Oxford - numérisé par Google Books en accès libre et complet [1] .
  • Notice sur les origines de Chauny par Dom Labbé

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Fiche du poste 02173002, contenant les données publiques de la station Météo-France, éditée le 13 février 2015
  2. Histoire de Chauny par Maximilien Melleville
  3. Notice sur les origines de Chauny par Dom Labbé
  4. Moët del aForte-Maison, Histoire de la ruine de Condren et de l'origine de Chauny, Société des Antiquaires de Noyon, p. 431 et, Abbé Lambert, Recherches sur l'origine et l'antiquité de Chauny, Bulletin de la Société littéraire de Chauny, 1860, p. 26
  5. Les Origines de Chauny - Où naquit la Ville de l'abbé J. TURPIN
  6. Abbé Jules Caron, Histoire populaire de Chauny, 1878, p. 8
  7. Abbé Jules Caron, op.cit, p. 8
  8. La ferme de Quennevières en 1915
  9. Gare et bâtiment des voyageurs de Chauny, tels qu'il a été retrouvés
  10. Usine de Chauny
  11. Histoire populaire…', op.cit, p. 52-57
  12. Ibid, p. 61-62
  13. Histoire populaire…, ibid, p. 62-63
  14. a et b Abbé Jules Caron, Histoire populaire de Chauny, 1878, p. 64
  15. Tristes souvenirs de la crue 1993, L'Union
  16. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1879, p240.
  17. a et b Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  18. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  19. villes jumelles
  20. école maternelles et primaires à Chauny
  21. [collèges et lycées à Chauny]
  22. Paroisse de Chauny
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Évolution et structure de la population à Chauny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de l'Aisne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  28. Archives nationales, Pièce 47.1 n°CCCLI
  29. Melleville, Histoire de la ville de Chauny, Laon, , p. 69
  30. Ibid, p. 70-72
  31. Histoire populaire de Chauny, op.cit, p. 29
  32. Il a publié à Chauny en 1859-1865 une monographie : Le Barde ouvrier ou le Nourrisson des Muses de Vassens
  33. villes-et-villages-fleuris.com
  34. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎