Yunnan

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Yunnan
Carte indiquant la localisation du Yunnan (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Carte indiquant la localisation du Yunnan (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Autres noms Chinois : 云南
Pinyin : Yúnnán
« Sud des nuages »
Abréviation 滇 (diān), 云 (yún)
Statut politique Province
Capitale Kunming
Démographie
Population 45 966 239 hab. (2010)
Densité 117 hab./km2
Rang 12e
Nationalités Hans (67 %)
Yi (11 %)
Bai (3,6 %)
Hani (3,4 %)
Zhuang (2,7 %)
Dai (2,7 %)
Hmong (2,5 %)
Hui (1,5 %)
Blang (0,2 %)
Achang (0,1 %)
Géographie
Superficie 393 734 km2
Rang 8e
Économie
PIB (2006) 400 000  (23e)
PIB/hab. 8 702 Ұ (29e)

Le Yunnan (chinois simplifié : 云南 ; chinois traditionnel : 雲南 ; pinyin : Yúnnán ; littéralement : « Sud des nuages ») est une province du sud-ouest de la Chine. Frontalier du Viêt Nam, du Laos et de la Birmanie, il regroupe des populations de diverses appartenances ethniques (25 minorités nationales). Région essentiellement montagneuse, le Yunnan reste peu avancé sur le plan économique, malgré le développement du tourisme.

Langues[modifier | modifier le code]

Le Yunnan est une mosaïque linguistique. En plus du mandarin, la langue officielle de la Chine, les langues parlées au Yunnan appartiennent à plusieurs familles linguistiques :

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire du Yunnan commence réellement avec le royaume de Dian (滇国, IVe siècle av. J.-C. — -109). Centré sur le lac Dian, ce royaume s'étendait jusqu'à Dali. Il disparaît en 109 av. J.-C., suite à une campagne militaire organisée par l'empereur chinois Han Wudi. Le Yunnan reste ensuite dans le giron chinois pendant toute la dynastie Han.

Après la chute des Han, une révolte éclate dans le sud de la région au début de la période des Trois Royaumes, mais Zhuge Liang, le premier ministre du Shu, réprime la révolte. Le Yunnan reste chinois jusqu'au début de la dynastie Jin, où les troubles consécutifs à la guerre des huit princes, puis à la chute des Jin de l'ouest, permettent aux tribus locales de reprendre leur indépendance.

À partir de 649, la région est à nouveau unifiée par le royaume de Nanzhao (南诏, 649-902) puis le Royaume de Dali, dont les élites étaient de langue bai. Le Royaume de Dali a connu deux périodes, de 937 à 1095, avant son renversement par Gao Shengtai, qui forme le royaume de Dazhong, puis de retour, de 1096 à 1253, date des invasions Mongoles.

Au XIIIe siècle, la province est passée sous la domination de l'Empire mongol (dynastie Yuan 1279 – 1368). C'est vers cette époque que Marco Polo a voyagé dans le Yunnan et a décrit son émerveillement dans le récit de son voyage.

Sous le règne des Mongols qoshots au Tibet, le roi qoshot Dalaï-Khan, basé dans le Kokonor (Qinghai) est le protecteur du Dalaï-Lama. Ce dernier incite en 1667 le roi à se soumettre aux ordres de la cour mandchoue de la Dynastie Qing. En 1670 Wu Sangui (ou Wou San-Kwai), alors prince du Yunnan, remet le territoire de Zhongdian (中甸, Zhōngdiàn, Tchong-Tyen, aujourd'hui Shangri-La), qui obéissait jusqu'alors au rois de Lijiang (Li-Kyang), au roi qoshot. Il y installe alors une garnison de lamas et un marché ouvert aux Mongols et Tibétains. 12 ans plus tard (1682), la cour de Chine y envoie des troupes pour prendre possession des territoires. Le dalaï-lama allié des Mandchous, se plaignait des action du prince à l'Empereur de Chine, tandis que les lamas empêchaient la progression des Qoshots sur le territoire. Une enquête secrète est alors commanditée par l'Empire en 1680, à la mort de Wu Sangui, à la 11e lune de 1678, la paix revient sur la région[1].

Après la révolution chinoise de 1911 et la chute de la dynastie Qing, le Yunnan fut dominé par la clique du Yunnan. Cette domination cesse lorsque les communistes de Mao Zedong prennent le contrôle de la région en 1945

En 1965, des régions de la province tibétaine du Kham (voir aussi Xikang) sont rattachées au Yunnan[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La province du Yunnan se situe au sud-est du Tibet, au sud du Sichuan, au sud-ouest du Guizhou et à l'ouest du Guangxi, ainsi qu'au nord-ouest du Viêt Nam, nord du Laos et nord-est de la Birmanie.

Le Yunnan possède des paysages d'une très grande diversité, séparé des plateaux arides du Tibet au nord par le col du Hong-La (4 220 m) jusqu'aux forêts tropicales du Xishuangbanna et comprenant la chaîne montagneuse des monts de Changshan. Province essentiellement agricole dotée de terres très fertiles (la « terre rouge » du Yunnan) et d'un climat généralement clément, le Yunnan exporte une très grande variété de fruits et légumes.

Plusieurs fleuves importants traversent le Yunnan dont :

  • le Yangzi Jiang (扬子江 / 揚子江, yángzǐ jiāng ou le fleuve bleu) ;
  • le Mékong (澜沧江, láncāng jiāng, « fleuve aux vagues bleu foncé ») ;
  • le fleuve Rouge (红河 / 紅河, hóng hé) ;
  • la Salouen (怒江, nù jiāng, « fleuve en fureur »).

Sa capitale, Kunming, est située dans une cuvette à environ 2 000 m d'altitude, et entourée de rizières en étages (voir Hani). On la surnomme la « Ville du printemps éternel », notamment en raison du lac qui régule sa température. C'est la seule métropole du Yunnan - elle compte plus de 3 millions d'habitants. Les autres villes sont peu peuplées.

Économie[modifier | modifier le code]

Paysannes du Yunnan repiquant du riz à 2 000 m d'altitude

Le Yunnan est une région où l'activité agricole est très forte et très diversifiée du fait de ses climats très contrastés.

On peut citer la culture maraîchère que l'on retrouve un peu partout en Chine, mais surtout la culture et la transformation du tabac sous forme de cigares vendus principalement dans la province, et de cigarettes "Hongmei" vendues dans l'ensemble de la Chine.

L'élevage tient lui aussi une place relativement importante, la production laitière permet la commercialisation dans la province de produits tels le rubing (乳饼 / 乳餅, rǔbǐng), sorte de fromage qui se déguste revenu à la poêle.

À Kunming a régulièrement lieu l'exposition horticole internationale. L'activité horticole s'est développée et ce même pour des roses produites sous licence.

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Rizières en terrasse dans le Yunnan

Le Yunnan abonde en ressources naturelles. Les eaux des montagnes sont très pures dans le nord, l'eau de Lijiang est naturellement légèrement sucrée.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La province est connue comme le paradis des plantes et des animaux. Elle compte plus d'espèces de plantes d'origine tropicale, subtropicale, tempérée et froide que n'importe quelle autre province chinoise. Il s'agit aussi bien d'anciennes espèces locales que d'espèces importées de l'étranger. Parmi les 30 000 espèces de plantes supérieures chinoises, 18 000 peuvent être trouvées au Yunnan.

Le climat du plateau du Tibet dans le district de Xianggelila, au nord de la province, ne permet pas la production de fruits ou de riz, ils sont donc amenés depuis d'autres régions de la province. Au contraire, dans le sud-ouest, dans le district de Xishuangbanna, le climat tropical est propice à une importante production de noix de coco, bananes et de nombreux autres fruits tropicaux. Le maïs est produit dans toute la province. Les champs sont généralement de petite taille et la culture peu mécanisée.

Le climat tempéré et humide de cette province permet à de nombreux champignons d'y pousser dont certains ont de nombreuses vertus médicinales. À Kunming par exemple, vers le mois de septembre, de nombreux restaurants proposent des spécialités de fondues aux champignons, composées de différents champignons de la région.

La spiruline y est également massivement cultivée et vendue à très bon prix dans les boutiques de thé ou de plantes médicinales (entre 150 et 200 yuans les 500 g).

Minéraux[modifier | modifier le code]

Plus de 150 types de minéraux ont été découverts dans la province.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Yunnan est une province très touristique, du fait de sa grande diversité de paysages et de cultures. Parmi les hauts-lieux touristiques, on trouve :

  • Lijiang (丽江), sans doute la plus belle ville du Yunnan, est une cité ancienne, à la culture dongba des Naxi qui a conservé tout son charme, tout en se dotant d'un aérodrome (atterrissage à sensation en altitude) et d'infrastructures modernes (Guan Fang Hôtel, 5 étoiles), entouré par quelques anciens villages et notamment un site de préservation de la culture dongba.
  • Kunming (昆明), le chef-lieu de la province, avec ses maisons anciennes, ses nombreux parcs et ses grottes somptueuses et bien aménagées, Expo99, une exposition botanique permanente et anciennement internationale.
  • Shilin (石林) La forêt de pierre, un parc de plus de huit hectares où l'on peut se promener dans des formations naturelles vertigineuses.
  • Le district de Shangri-la (香格里拉), région de haute montagne et touristique, à quelques kilomètres du plateau tibétain, à la frontière de la province du Tibet, et des districts de Zhongdian, Deqin et Lijiang. Les impressionnantes Gorges du Saut du tigre et la première baie du Changjiang.
  • La ville de Dali (大理), capitale historique d'une des minorités Bai, avec ses trois pagodes (les « tours » de Dali), son temple bouddhiste surplombant la ville et sa jolie ville ancienne.
  • La jolie ville traditionnelle de Jianshui au sud de Kunming.
  • Encore plus au Sud, les superbes rizières en terrasses de Yuanyang et ses marchés colorés de la minorité Yi et Hani.
  • Le parc des minorités, à proximité de Kunming, présente diverses minorités ethniques et leurs spécificités culturelles.
  • Le Xishuangbanna (西双版纳), habité à 75 % par la minorité Dai région bordant la Birmanie et le Laos. Le climat y est tropical, les cocotiers, bananiers et le Mékong rappellent l'Asie du Sud-Est. On peut y visiter un parc botanique de classe internationale ouvert au public, un parc abritant une forêt tropicale primaire et la présentation de cultures de différentes minorités dont les aini. Un lac abrite un spectacle présentant la culture des minorités dai. Région productrice d'argenterie et de bijoux en argent et pierres précieuses, de noix de coco et de bananes. Le hulusi, flûte à hanche composée d'une gourde et de bambou, de culture dai, est très développé dans cette région, mais s'est répandu dans toute la Chine.
  • La ville de Ruili, où vit une importante communauté musulmane (pakistanaise). En émane une ambiance très particulière. En plein Triangle d'or, c'est aussi le siège d'un important commerce et trafic de rubis, de jade et autres pierres précieuses.

Principalement chinois, les touristes rapportent des milliards d'euros au Yunnan[3][réf. nécessaire].

Politique de transit sans visa de 72 heures à Kunming[modifier | modifier le code]

Kunming offre le transit sans visa de 72 heures pour les visiteurs étrangers munis de visas de pays tiers et de transit à Kunming[4].

Les visiteurs étrangers, titulaires de passeports délivrés par un des pays inclus dans la liste des politiques des 72 heures de transit sans visa, permet le séjour à Kunming jusqu'à 72 heures, et pourrait s'appliquer pour un transit asans visa lors des séjours en Chine à l'autorité de contrôle de l'immigration de L'aéroport international de Kunming Changshui. Cette politique n'est applicable que pour les visiteurs étrangers qui entrent et partent par Kunming lors de leur séjour.

Selon les règlements du ministère de la Sécurité publique de la République populaire de Chine, les visiteurs étrangers qui remplissent toutes les exigences suivantes pourraient s'appliquer pour le transit sans visa :

Titulaires de passeports délivrés par les 51 pays suivants, titulaires de documents de voyage internationaux valides, qualifiés pour l'entrée dans le pays de destination finale, qui détiennent des billets d'avion valides pour une escale de 72 heures à l'aéroport international de Kunming Changshui avant de rejoindre le pays tiers.

La politique des 72 heures de transit sans visa est valable pour les détenteurs de passeports des pays suivants :

Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Russie, le Royaume-Uni, Irlande, Chypre, la Bulgarie, la Roumanie, l'Ukraine, la Serbie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine, l'Albanie, les États-Unis, Canada, Brésil, Mexique, Argentine, Chili, Australie, Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Japon, Singapour, Brunei, les Émirats arabes unis, au Qatar.

Culture[modifier | modifier le code]

Famille paysanne du Nord du Yunnan, sur la Montagne du Lion

Le Yunnan se distingue par une grande diversité ethnique et culturelle. Les Han représentent plus de 60 % de la population, de nombreuses autres nationalités sont présentes dans la province. Elles ont parfois des particularités marquées, ainsi les Naxi, environ 320 000 personnes, possèdent une langue et une écriture propres. Les Mosuo (80 000 personnes) et les Aini ont une structure sociale matriarcale.

Lors du rattachement du Tibet à la République populaire de Chine, une large partie des plateaux tibétains a été rattachée au Yunnan, et avec eux une population de 120 000 Tibétains, à Xianggelila, la culture tibétaine est importante ; monastères, écoles (produisant des thangka) et médecins bouddhistes lamaiques, élevage du yak pour sa viande, son lait (utilisé avec le thé), ses poils (confections d'étoffes), ses cornes (corne de musique, baguettes…), langue et écriture tibétaine. La musique folklorique typiquement tibétaine telle qu'elle est produite à Xixuangbanna, aux voies très puissantes et utilisant un large éventail de tonalité. De nombreuses chansons zang se retrouvent dans les karakoés, connues et appréciées par la majorité des Chinois.

Dans le district de Lijiang, la culture dongba des Naxi (écriture pictographique, religion animiste et totemiste, mêlée de bouddhisme) est très présente. La musique purement acoustique reste très importante dans la culture naxi, alors qu'elle est plus souvent mêlée à de la musique électrique ou électronique dans les autres cultures chinoises. On peut entendre différentes formations orchestrales composées d'une vingtaine d'instrumentistes.

Dans le district de Dali, les Bai sont majoritaires, vêtus de costumes composés de blanc et d'autres couleurs selon les branches de la culture bai.

Dans le Sud du Yunnan, à Xishuangbanna, près de 75 % de la population est de la minorité dai, d'origine thaïlandaise ; le hulusi, instrument de musique dai, est très répandu dans cette région. La production d'argenterie et de bijoux composés d'argenterie et des pierres précieuses est une spécialité des hommes dai. Ils doivent dans leur culture trouver les matériaux et produire les bijoux pour leurs futures ou actuelles épouses.

On trouve généralement localement les écritures de ces minorités sur les panneaux au côté du chinois mandarin ; tibétain à Xianggelila, thaïlandais à Xishuangbanna ou dongba à Lijiang.

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Le musée de Kunming expose de nombreux témoins de grande valeur, comme patrimoine du Yunnan tant sur le plan historique que sur le plan proprement artistique. Les bronzes de l'ancien royaume de Dian (du IVe au IIe siècle av. J.-C.) en sont un excellent exemple. Cette culture qui constitua momentanément un royaume, qui a existé durant une période correspondant, en Chine du Nord, à la fin de la Période des Printemps et Automnes jusqu'à la dynastie Han de l'Ouest, a permis l'éclosion d'un art du bronze nettement différent de celui de la Chine du Nord, qui reflète des contacts avec l'art de l'actuelle province du Sichuan[5] (depuis les découvertes de Sanxingdui), le sud de la Chine, l'Asie du Sud-Est et jusqu'à l'art des steppes[6]. Mais les artistes Dian montraient un attachement au détail juste rendu avec légèreté et sans le schématisme qu'a toujours affectionné l'art chinois, en dehors de certains portraits[7].

Le musée de Dali conserve aussi des pièces de cette qualité parmi de nombreux bronzes du royaume de Dali, datant de l'époque des Song. Trois splendides pagodes témoignent avec grâce de l'architecture bouddhiste interprétée par les constructeurs de ce royaume indépendant de 937 à 1253, jusqu'à l'invasion mongole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Courant, « Asie centrale aux XVIIe et XVIIIe siècles : empire Kalmouk ou empire Mantchou ? », thèse pour le doctorat présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Lyon, Lyon, A. Rey,‎ , p. 25 (notice BnF no FRBNF31974596, lire en ligne)
  2. Le conflit sino-tibétain
  3. National Geographic France mai 2008
  4. « Kunming ouvrira le séjour de 72 heures sans visa pour les passagers en transit international », Quotidien du Peuple, (consulté le 19 décembre 2014)
  5. Danielle Elisseeff, Manuels de l'École du Louvre : Art et archéologie : La Chine du Néolithique à la fin des Cinq Dynasties, 2008, pages 228-229. Avec la notice correspondant à un coffret à couvercle montrant une réunion de villageois autour d'une demeure semblable à celle reproduite ci-dessus.
  6. anu.edu.au : TzeHuey Chiou-Peng: DIAN BRONZE ART: ITS SOURCE AND FORMATION Article en ligne en anglais sur la culture Dian.
  7. L'art de la Chine, William Watson et Marie-Catherine Rey, Citadelles et Mazenod, 1997. Page 89

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dif, Un voyage au Yunnan (septembre 2004), Le Manuscrit, 2006, récit de voyage.
  • Annie Reffet, Chine inconnue : peuple naxi du Yunnan, Éditions Soline et SASphotos, 2006.
  • Louis Pichon, Un voyage au Yunnan, General Books, 2012
  • Christophe Masson, Ombre Chinoise, Éditions Revoir, 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]