Blanche Doumer

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Blanche Doumer
Blanche Doumer dans un salon de l'Élysée.
Blanche Doumer dans un salon de l'Élysée.
Épouse du président de la République française
 – 
(10 mois et 24 jours)
Prédécesseur Jeanne Doumergue
Successeur Marguerite Lebrun
Biographie
Nom de naissance Blanche Richel
Date de naissance
Lieu de naissance Soissons (Aisne)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Paris
Conjoint Paul Doumer

Blanche Doumer, née Marie Célinie Blanche Richel le à Soissons (Aisne) et décédée le , est l'épouse de Paul Doumer, qui est le quatorzième président de la République française du au , date à laquelle il est assassiné par un émigré russe à Paris.

Blanche Doumer est la mère de huit enfants, dont cinq garçons. Quatre d'entre eux sont Morts pour la France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Blanche Richel est la fille de Clément Laurent Richel, inspecteur de l'enseignement primaire, et de Clémence Léontine Sampité (1836-1897).

Mariage avec Paul Doumer[modifier | modifier le code]

Elle épouse Paul Doumer en 1878, et lui donne huit enfants, dont cinq fils. Lors de la Première Guerre mondiale, quatre d'entre eux sont tués (Marcel, René, André et Armand), puis inhumés au cimetière de Vaugirard.

Marquée par le deuil, Blanche Doumer se fait encore plus austère. Son époux accède à la présidence de la République le .

Épouse du président de la République[modifier | modifier le code]

Le président Paul Doumer étant un ascète, méprisant le tabac et l’alcool, et ne cessant de travailler, le couple présidentiel ne se retrouve que le soir, dans les appartements privés de l'Élysée, investis par les époux Doumer et deux de leurs filles, Lucile et Germaine, qui occupent chacune une chambre.

Les époux Doumer, qui conservent leur comportement austère malgré tout le faste du palais présidentiel de l'Élysée, se promènent souvent avec leurs trois filles (Hélène, Lucile et Germaine) qui leur ont donné onze petits-enfants, notamment dans le parc de Saint-Cloud ou au bois de Boulogne. On se plaît à leur trouver une ressemblance avec Philémon et Baucis[1].

L’assassinat de son époux[modifier | modifier le code]

Paul Doumer est assassiné le lors de la vente de livres des Écrivains combattants, par un anarchiste russe du nom de Paul Gorgulov. La scène se passe devant l'hôtel de Rothschild, accompagné de sa femme dont il murmure le nom, et qui lors de son agonie hurle : « Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible[1] ! ».

La dépouille du président est alors pressentie pour entrer au Panthéon, la brutalité de sa mort effaçant sans doute sa courte présidence de onze mois. Son épouse s'y oppose et déclare : « Non, je vous l'ai donné toute sa vie. Laissez-le-moi maintenant[1] ». Il est inhumé près de ses fils au cimetière de Vaugirard. Elle reçoit des lettres de condoléances de nombre de chefs d'États et de personnalités importantes, à l’instar du grand-duc en exil Boris de Russie qui lui écrit, au palais de l’Élysée[2]. Elle lui répond le 9 mai, par télégramme : « Je remercie de tout cœur votre Altesse Impériale de la sympathie qu’elle me témoigne dans ma douleur »[2].

Blanche Doumer s'efface de la vie publique. Profondément affectée, elle ne survit qu'un an à la mort de son époux. Renversée par une voiture en , Blanche Doumer décède des suites de ses blessures dans une clinique du 16ème arrondissement de Paris, rue Georges-Bizet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l’Élysée. Celles d’hier et de demain, Librairie Académique Perrin, Paris.
  2. a et b « Traces écrites »

Articles connexes[modifier | modifier le code]