L'Écho d'Alger

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L'Écho d'Alger
Image illustrative de l’article L'Écho d'Alger
Une de L'Écho d'Alger du 18 mai 1916.

Pays Algérie[1],[2]
Langue français
Périodicité quotidien
Fondateur Étienne Baïlac[3]
Date de fondation 1912[3]
Date du dernier numéro 1961
Ville d’édition Alger

Propriétaire 1912-1927 : Étienne Baïlac[3]
1927-1942 : Jacques Duroux[3]
1942 : Jean Duroux[3]

L'Écho d'Alger est un quotidien français qui parut en Algérie entre 1912 et 1961.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Écho d'Alger est fondé en 1912 par Étienne Baïlac[3], un journaliste né en 1875 à L'Arba[4]. Son premier numéro paraît le [5]. En 1926, il participe à la campagne de presse contre Maurice Viollette[6]. Baïlac reste son propriétaire jusqu'en 1927 et son rachat par Jacques Duroux[3], un important colon de Maison-Carrée, sénateur et propriétaire de minoteries, vignes , etc. En 1942, Duroux le cède à son fils Jean[3].

C'est le premier journal qui a introduit la photographie de presse en Algérie. Il disposait de correspondants dans les villes les plus importantes du Maghreb et de bureaux à Paris.

L'Écho d'Alger est pendant longtemps le journal de la gauche radicale qui prône le dialogue entre le patronat et la classe ouvrière. Plus tard, pendant la guerre d'Algérie, il devient le farouche défenseur de l’Algérie française. Si ces deux positions peuvent paraître contradictoires à première vue, elles s’expliquent en fait par l’orientation de gauche de la majorité des électeurs algériens.

Après avoir soutenu le retour du général de Gaulle au pouvoir en le présentant comme le sauveur de l'Algérie française, le journal passe ensuite à l'opposition quand il apparaît que de Gaulle penche pour le renoncement à l'Algérie. L'Écho d'Alger devient le porte-parole des généraux putschistes en avril 1961, avant d'être censuré puis interdit de parution par le tribunal d'Alger. Alain de Sérigny, son directeur, est poursuivi en justice puis relaxé quelques années plus tard[7]. Le 17 699e et dernier numéro[3] de L'Écho d'Alger paraît le [5]. Le , un décret interdit son impression, sa publication et sa diffusion ainsi que l'utilisation de son titre[8]. Le , le Conseil d'État confirme la légalité de ce décret[9].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Une de L'Écho d'Alger du 20 mai 1956.
  • 18 mars 1912 : première parution du nouveau quotidien algérois L'Écho d'Alger. À cette époque le journal ne comporte qu'une feuille de papier de piètre qualité imprimée sur les deux faces, en recto-verso. Le tirage de ce journal est de 15 000 exemplaires.
  • 1927 : rachat du journal par Jacques Duroux, grand propriétaire viticole et sénateur radical-socialiste[10].
  • 1942 : Jacques Duroux, nouveau propriétaire du journal, confie la direction à son beau-frère Alain de Sérigny, pied-noir d'adoption. Le journal devient le quotidien le plus lu et le plus influent d’Algérie. C'est pour le Général de Gaulle « La Bible des Français d'Algérie »[réf. souhaitée].
  • 1945 : le journal devient après les massacres de mai 1945 et pendant la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962) un fervent défenseur de « l'Algérie française ».
  • 1961 : L'Écho d'Alger est interdit par le gouvernement français le 24 avril 1961, après le putsch des généraux.

Collaborateurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Kraemer- "Trois siècles de presse francophone dans le monde: Hors de France, de Belgique, de Suisse et du Québec" - L'HARMATTAN - 1995 - pp.149.
  2. Patrizia Manduchi- Per una storia della stampa inAlgeria: da "l'Estafette d'Alger" (1830) al Giornali della Repubblica Algerina popolare e democratica, (1989)- Oriente Moderno, Anno 9(70), 7/12, 1990, pp.223-244.
  3. a b c d e f g h et i Bouaboud 1999, résumé.
  4. « Étienne Bailac », Notice biographique, Médias19 (consulté le ).
  5. a et b BNF 32759689 (consulté le 6 juillet 2016).
  6. Jacques Cantier, « Les gouverneurs Viollette et Bordes et la politique algérienne de la France à la fin des années vingt », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 84, no 314,‎ , p. 25-49 (DOI 10.3406/outre.1997.3507, lire en ligne [fac-similé], consulté le ).
  7. La plume dans la plaie : les écrivains journalistes et la Guerre d'Algérie, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, , 302 p. (ISBN 2-86781-310-7, lire en ligne), p. 61.
  8. Décret no 61-426 du 4 mai 1961 relatif à certaines mesures exceptionnelles concernant la presse en Algérie, dans Journal officiel de la République française. Lois et décrets, , p. 4148 [fac-similé (page consultée le 8 juillet 2016)].
  9. Conseil d'État, 2 / 1 SSR, du 1 février 1967, req. nos 54680, 54681 et 54719, mentionné aux tables du recueil Lebon (consulté le 8 juillet 2016).
  10. La plume dans la plaie : les écrivains journalistes et la guerre d'Algérie - Sémaphores (Talence) - Auteur : Philippe Baudorre - Éditeur : Presses Univ de Bordeaux, 2003 - Page 60 - (ISBN 2867813107 et 9782867813108).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]