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Marion Maréchal-Le Pen

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Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen dans la bibliothèque du palais Bourbon, en octobre 2014.
Marion Maréchal-Le Pen dans la bibliothèque du palais Bourbon, en octobre 2014.
Fonctions
Députée de la 3e circonscription de Vaucluse
En fonction depuis le
(3 ans 7 mois et 17 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique Non-inscrits
Prédécesseur Jean-Michel Ferrand
Conseillère régionale
de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le
(1 mois et 19 jours)
Élection 13 décembre 2015
Groupe politique Front national (présidente)
Biographie
Nom de naissance Marion Jeanne Caroline Maréchal
Date de naissance (26 ans)
Lieu de naissance Saint-Germain-en-Laye (Yvelines, France)
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique Front national
Père Samuel Maréchal
Mère Yann Le Pen
Entourage Jean-Marie Le Pen (grand-père)
Marine Le Pen (tante)
Diplômée de Université Panthéon-Assas
Religion Catholique
Site web marionlepen.fr

Marion Maréchal-Le Pen
Députés de Vaucluse
Présidente du groupe FN au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur

Marion Maréchal-Le Pen, née le à Saint-Germain-en-Laye, est une femme politique française, membre du Front national (FN), dont le fondateur, Jean-Marie Le Pen, est son grand-père et dont l'actuelle présidente, Marine Le Pen, est sa tante.

En , elle est élue députée de la troisième circonscription de Vaucluse, ce qui fait d'elle la seule élue FN à l'Assemblée nationale et, à 22 ans, la plus jeune députée de l'histoire de la République française. Elle est élue conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur lors des élections régionales de 2015.

Jeunesse et vie privée

Ascendance

Marion Maréchal-Le Pen est la fille de Samuel Maréchal et de Yann Le Pen, divorcés depuis 2007[1]. Elle porte, à titre d'usage, le nom de famille de son père, suivi de celui de sa mère. Samuel Maréchal n'est pas le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen, puisqu'il a reconnu cette dernière comme sa fille après avoir rencontré Yann Le Pen.

L'Express révèle, en 2013, que le journaliste et diplomate Roger Auque est le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen ; celle-ci porte plainte contre le magazine, qui est condamné à lui verser 10 000 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée[2],[3]. Le , Roger Auque décède à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer[4]. Dans ses mémoires posthumes, Au service secret de la République, il confirme être le père biologique de Marion Maréchal-Le Pen, qui ne l'aurait rencontré qu'en 2002[5],[6],[7]. Depuis cet épisode, Roger Auque écrit n'avoir cessé de voir sa fille et d'avoir joué un rôle de conseiller dans sa vie, comme « un parrain plutôt qu'un père »[8].

Elle est la petite-fille de l'homme politique français Jean-Marie Le Pen, fondateur et ancien président du Front national, et la nièce de Marine Le Pen, qui a succédé à Jean-Marie Le Pen à la tête du parti[9]. En 1992, à l'âge de deux ans, elle apparait dans les bras de son grand-père sur une affiche officielle de sa campagne régionale en Provence-Alpes-Côte d'Azur[10].

Études

Marion Maréchal-Le Pen fréquente, durant cinq ans, l'institution traditionaliste Saint-Pie-X à Saint-Cloud. Elle juge cette expérience « fondamental[e] dans [son] apprentissage[11] ». Son père, Samuel Maréchal, indique qu'il l'y a inscrite parce qu'elle était menacée de mort dans le secteur public[12].

En 2012, elle obtient un master 1 en droit public à l'université Panthéon-Assas[13],[14]. Elle abandonne ensuite ses études pour se consacrer pleinement à sa fonction de députée[15].

Vie matrimoniale

Marion Maréchal-Le Pen se marie, le à Saint-Cloud, avec Matthieu Decosse, âgé de 30 ans, chef d'entreprise dans l'événementiel[16],[17]. Le suivant, elle accouche d'une fille, prénommée Olympe[18].

Religion

Marion Maréchal-Le Pen est catholique pratiquante[11]. Petite-fille de pasteur du côté paternel, elle a fait sa première communion et sa confirmation à l’institution Saint-Pie-X[19]. Elle participe régulièrement au pèlerinage de Chartres, organisé par les catholiques traditionalistes de Notre-Dame de Chrétienté[19].

Carrière politique

Débuts

Elle est d'abord proche de « certains milieux de jeunes UMP » et s'affirme « séduite par le personnage de Nicolas Sarkozy ». Après avoir été déçue par celui-ci[20], elle adhère au Front national à l'âge de 18 ans[13]. Elle entre en politique lors de l'élection municipale du à Saint-Cloud, en se présentant en septième position sur la liste FN, qui obtient 6,3 % des voix[21],[22].

Lors des élections régionales de 2010, sollicitée par Marie-Christine Arnautu, Marion Maréchal-Le Pen figure en deuxième position sur la liste du Front national dans les Yvelines. Elle explique alors y « faire ses classes » et se déclare proche de sa tante Marine Le Pen, qui n'est pas encore à la tête du parti[23]. La liste menée en région Île-de-France par Marie-Christine Arnautu obtient 9,3 % des suffrages au premier tour[24],[25].

Députée de Vaucluse

Élection

Marion Maréchal-Le Pen le 22 avril 2012, au soir du premier tour de l'élection présidentielle.

Lors des élections législatives françaises de 2012, elle se présente dans la troisième circonscription de Vaucluse. Son grand-père, Jean-Marie Le Pen, a vivement souhaité sa candidature, jugeant la circonscription gagnable et voulant « marquer le coup pour effacer l'affaire Carpentras », dans laquelle le FN avait été indirectement accusé[26]. D'abord réticente, Marion Maréchal-Le Pen accepte finalement de se porter candidate[10]. Son suppléant est Hervé de Lépinau, vice-président de la Ligue du Sud[27]. Selon Le Figaro, elle bénéficie du soutien du maire d'Orange, Jacques Bompard, qui aurait mis à son service ses réseaux locaux pendant la campagne[28].

Le , elle arrive en tête du premier tour avec 34,65 % des suffrages exprimés, en ballottage avec le député UMP sortant, Jean-Michel Ferrand (30,03 %), et la socialiste Catherine Arkilovitch (21,98 %)[29],[30]. Cette dernière se maintient en dépit de la consigne du Parti socialiste[31]. Le , au second tour, Marion Maréchal-Le Pen est élue députée avec 42,09 % des voix, dans une triangulaire face aux candidats de l'UMP (35,82 %) et du PS (22,08 %)[32],[30].

Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, souligne le rôle du maintien de Catherine Arkilovitch au second tour dans l'élection de Marion Maréchal-Le Pen : « En « figeant » près de 10 000 voix, qui ne se seraient certes pas toutes reportées sur le candidat de droite si la candidate du PS s’était retirée, elle a fortement contribué à la victoire de Marion Maréchal-Le Pen qui n’a devancé l’UMP « que » de 2 800 voix, cet écart représentant moins du tiers des voix de gauche au second tour »[33]. D'après L'Express qui cite certains élus socialistes, le maintien de Catherine Arkilovitch a été soutenu par l'entourage de Claude Haut, président socialiste du conseil général de Vaucluse, et aurait été la contrepartie du maintien de la candidate du Rassemblement bleu Marine dans la cinquième circonscription de Vaucluse (qui n'a finalement pas eu lieu), ce qui aurait permis de favoriser le socialiste Jean-François Lovisolo. Marion Maréchal-Le Pen n'accorde aucun crédit à cette thèse et explique le maintien de Catherine Arkilovitch par les mauvais rapports entre le PS local et Jean-Michel Ferrand[34]. Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections, nie tout échange de bons procédés avec le FN et affirme qu'« il n'y a ni preuve ni mobile »[35].

Son élection et l'abaissement de l'âge requis pour se présenter de 23 à 18 ans en 2011 lui permettent de devenir, à 22 ans, la plus jeune députée de l'histoire de la République française[36]. Le , lors de l'élection du président de l'Assemblée nationale, elle est secrétaire de séance en tant que benjamine des députés[37]. Elle est la seule élue à l'Assemblée nationale qui soit membre du Front national, Gilbert Collard ayant été élu député du Gard sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine sans avoir adhéré au parti[38].

Exercice du mandat

À l'Assemblée nationale, elle siège en tant que députée non-inscrite[39]. Elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation[40]. Son assistant parlementaire spécialisé dans les médias et la communication est un ancien membre du « directoire » du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE), ancien journaliste au mensuel Le Choc du mois et ancien militant RPR puis UMP[41],[42] ; il travaille également auprès d'Aymeric Chauprade[43]. Ses deux autres assistants parlementaires sont Alexandre Heuzey (Paris) et Rémy Rayé (Carpentras) ; Victoria Dufour, ancienne trésorière du Groupe union défense à Lyon, a également été son assistante durant la première année de son mandat. Elle a confié sa communication à une entreprise lyonnaise, Janus international, dirigée par des anciens de l'Action française[42].

Membre du groupe d'amitié France-Russie à l'Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen se rend à Moscou le , lors d'un forum organisé par la Douma, la chambre basse du Parlement russe ; selon son entourage, elle est ensuite reçue par le président de la Douma, Sergueï Narychkine[44]. Le , elle effectue une visite au Reichstag, à Berlin, à l'occasion des 50 ans du traité de l'Élysée, pour une rencontre entre les députés français et les députés allemands[45].

En janvier 2013, elle cosigne une proposition de loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen » en s'appuyant sur les travaux de l'historien Reynald Secher[11].

Ne souhaitant pas mener une liste aux élections municipales de 2014, elle opte pour une présence, en 10e position, sur la liste FN à Sorgues ; la liste est devancée par celle du candidat UMP sortant, qui l'emporte au premier tour[46].

En août 2015, Marion Maréchal-Le Pen est invitée à prendre la parole aux universités d’été organisées par l'Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon et par la Province des dominicains de Toulouse à la Sainte-Baume (Var). D'après l'hebdomadaire chrétien La Vie, c'est la première fois qu'« un élu du Front national de premier plan est invité à prendre la parole en tant que catholique lors d'une rencontre organisée par des représentants de l'Église »[47]. Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, estime à ce sujet qu'« une digue a sauté » entre l'Église et le FN, tout en considérant « qu'une majorité des évêques français doit être hostile à ce dialogue »[48]. De son côté, Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap et d'Embrun, indique que « cette initiative ne [le] choque pas », tout en précisant qu'il « ne partage pas l’ensemble des idées de ce parti »[49]. Pour le sociologue Philippe Portier, « cette invitation est le point d’aboutissement d’une réflexion menée depuis une dizaine d’années par les catholiques »[50].

Conseillère régionale de PACA

Panneaux électoraux à Saint-Didier (Vaucluse), en vue du premier tour de l'élection régionale de 2015.

En , après l'annonce du retrait de la candidature de Jean-Marie Le Pen, au cœur d'une polémique en raison de certains de ses propos, elle est désignée tête de liste FN à l'élection régionale de décembre en Provence-Alpes-Côte d'Azur[51]. Tout en se déclarant « en désaccord sur le fond » avec les déclarations de son grand-père[52], elle se prononce contre l'exclusion de celui-ci du FN[53]. D'après le politiste Joël Gombin, cette prise de position minoritaire s'explique par le fait qu'elle est la seule à disposer au FN d'une double légitimité (à la fois « charismatique », en raison de son patronyme, et « politique », avec son mandat de députée) et par le fait qu'elle propose une « vision plus classique du FN »[54].

Elle propose notamment le développement d'un patriotisme économique régional en donnant la priorité aux entreprises régionales pour les marchés publics, la réorganisation de la formation professionnelle en investissant en priorité le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication et la mise en place d'une police régionale dans les TER[55]. Durant la campagne, elle reprend principalement les thèmes de prédilection du Front national, en particulier les questions identitaires et d'immigration[56] : elle déclare ainsi refuser que la région « passe de la Riviera à la favela »[57]. Au fil des mois, elle obtient le ralliement de plusieurs élus de droite, notamment d'Olivier Bettati, conseiller municipal divers droite à Nice, qui est désigné tête de liste FN dans les Alpes-Maritimes[58],[59], ainsi que de Philippe Vardon, fondateur du mouvement identitaire Nissa Rebela[60].

À l'issue du premier tour, le 6 décembre 2015, la liste qu'elle conduit arrive en tête, avec 40,6 % des voix, devant la liste de droite menée par le député et maire de Nice, Christian Estrosi (26,5 %), et la liste du député socialiste Christophe Castaner (16,6 %)[61]. Ce dernier se retire du second tour et apporte son soutien à Christian Estrosi pour faire barrage à Marion Maréchal-Le Pen[62]. Le 13 décembre 2015, au second tour, la liste de Christian Estrosi obtient 54,78 % des suffrages contre 45,22 % pour celle de Marion Maréchal-Le Pen[61]. Il s'agit du meilleur score obtenu dans une région par le Front national lors de ces élections, Marine Le Pen obtenant trois points de moins en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Florian Philippot neuf points de moins en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine[63],[64]. Le FN réalise par ailleurs le meilleur résultat de son histoire en Provence-Alpes-Côte d'Azur, obtenant 42 élus dans le nouveau conseil régional[61],[65].

Élue conseillère régionale pour le département de Vaucluse, elle prend ses fonctions le et devient présidente du groupe FN[66].

Fonctions au Front national

Marion Maréchal-Le Pen est secrétaire départementale de la fédération FN du Vaucluse de 2012 à 2016[67],[68].

Au congrès du Front national de , elle arrive première du vote des militants pour le comité central du parti, devançant Louis Aliot, Steeve Briois et Florian Philippot, qui est régulièrement présenté comme son rival. Elle n'intègre pas le bureau exécutif, la plus haute instance du parti, refusant « que Marine Le Pen se fasse reprocher le fameux « Front familial » comme on entend si souvent de façon injuste » — eu égard à la présence de Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen. Elle explique également ce choix par le refus de la présidente du FN de constituer des vice-présidences politiques, qui avaient fait l'objet de son intérêt[69].

Opinions et prises de position

Positionnement politique

Marion Maréchal-Le Pen, le 13 février 2013.

Un temps séduite par Nicolas Sarkozy, Marion Maréchal-Le Pen déclare, en 2012, ne pas être d'extrême droite, et se montre favorable à l'« union des droites »[70],[20], depuis la droite nationale jusqu'à l'extrême droite radicale[54]. Qualifiée dans la presse de « libérale-conservatrice »[71],[72] ou de « catholique conservatrice », elle représente l'aile droite du FN. Elle est par ailleurs une admiratrice de Napoléon Bonaparte à travers notamment la biographie que lui a consacrée Jacques Bainville ; elle indique cependant ne pas être monarchiste[42]. Pour l'historien Laurent Joly, elle « incarne l’héritage maurrassien », notamment à travers ses « propos ouvertement contre-révolutionnaires »[73]. Selon L'Express, « son catholicisme structure sa pensée et ses relations »[11]. Le politologue Jean-Yves Camus souligne cependant la modération de son affirmation catholique doctrinale par rapport à une ancienne branche traditionaliste du FN incarnée par Bernard Antony[74]. Le politiste Joël Gombin observe sous son égide « le rapprochement entre les nationaux-catholiques et les identitaires, qui viennent de deux familles idéologiques, et sont en voie de fusion autour [d'elle] »[75].

Pour Jean-Yves Camus, Marion Maréchal-Le Pen représente un électorat « méridional, héritier du poujadisme : des artisans, commerçants et classes moyennes sensibles à l'idée de libérer les énergies productives »[76]. Pour son confrère Sylvain Crépon, elle développe un discours « sensible à la question identitaire, à l’immigration, ce qui correspond aux attentes de son électorat du sud-est, et pas seulement pied-noir »[77]. Cette ligne politique la distingue de certains cadres du FN, Marine Le Pen et Florian Philippot en particulier, dont l'ancrage électoral est distinct[76],[77],[78].

Jérôme Fourquet, de l'Ifop, estime, en août 2015, que « le positionnement plus libéral et droitier de la députée du Vaucluse ne se traduit pas par une prime pour celle-ci parmi les CSP+ ou dans l’électorat de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012 ». Selon lui, la similarité des cotes de popularité de Marion Maréchal-Le Pen et de Marine Le Pen dans différents segments de la population française « semble indiquer que pour réelles que soient les différences de tonalités des deux discours, la puissance des marques « FN » et « Le Pen » pèse bien plus lourd »[78].

Société

Contrairement à d'autres membres du Front national, dont Marine Le Pen, elle se prononce contre le rétablissement de la peine de mort en France[12], mais pour une « perpétuité réelle »[79].

Elle critique les recours excessifs à l'avortement, qu'elle ne souhaite néanmoins pas remettre en cause, et se prononce pour le déremboursement de celui-ci par la Sécurité sociale, déclarant que « ce n'est pas à l'État de réparer les inattentions de certaines femmes »[80],[81],[82],[70]. Lors de la campagne pour l'élection régionale de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, elle annonce sa volonté de stopper les subventions des plannings familiaux et associations LGBT, qu'elle juge trop politisées[83],[84].

En 2013, elle s'oppose à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, défilant plusieurs fois dans les rues de Paris, entourée de cadres du parti et de sympathisants, mais sans Marine Le Pen[85],[86]. Elle soutient à cette occasion le Printemps français[87].

Sur Radio Courtoisie, en octobre 2015, elle s'étonne, concernant le mariage civil, qu'il faille « demander l’autorisation à la République française » pour recevoir un sacrement. Elle se dit favorable à la laïcité en tant qu'« outil utile contre la propagation […] des revendications de certains musulmans », mais contre « le laïcisme, c’est-à-dire la religion de la laïcité, qui voudrait que l’on rejette la religion de toute sphère publique »[88]. Dans un entretien au quotidien Présent, elle estime que les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang que la religion catholique » en France, tout en jugeant qu'« il n'y a aucun phénomène d'islamophobie en France »[89]. En juillet 2015, elle présente ses excuses aux protestants, en rappelant que son grand-père fut pasteur, après avoir salué « l’esprit de Résistance » des habitants de la Provence en mettant sur le même plan la lutte contre la Réforme et celle contre l’occupation allemande[90].

Marion Maréchal-Le Pen, contrairement à Marine Le Pen ou à Florian Philippot, adhère à la théorie du grand remplacement et affirme qu'« il y a aujourd'hui un effet de substitution sur certaines parties du territoire de ce qu'on appelle les Français de souche par une population nouvellement immigrée »[91]. Au cours de la campagne des élections régionales de 2015, elle déclare déplorer « le remplacement continu d’une population par une autre, qui apporte avec elle sa culture, ses valeurs et sa religion »[92].

Économie

Sur le plan économique, elle déclare : « L'État a fait la France, l'étatisme l'a tuée. Ma génération critique fortement l'assistanat. Il faut remettre le goût du travail, réformer la protection sociale »[41]. Lors d'un bureau politique du FN, elle a notamment contesté la priorité donnée, selon elle, à l'économique et au social plutôt qu'à la sécurité et à l'immigration au sein de son parti : « Sinon on fait du sous-Chevènement ou du sous-Mélenchon »[10].

En février 2016, elle mentionne les mesures économiques structurelles qu'elle juge prioritaires : « le rétablissement des comptes publics, la réforme du droit du travail, la réforme du statut des fonctionnaires, la réforme fiscale, la simplification administrative »[93]. Elle déclare que c'est seulement une fois ces réformes réalisées qu'il doit être question de l'avenir de la France dans la zone euro, avec l'engagement de négociations entre la France et les autorités européennes[93]. Les marges de progression électorales du Front national se situent selon elle, en particulier sur les questions économiques, « sur l'électorat de droite »[93].

Marion Maréchal-Le Pen est par ailleurs à l'origine du cercle frontiste Cardinal, destiné à rassembler des patrons de petites et moyennes entreprises, afin de faire remonter leurs doléances à Marine Le Pen[94].

Publications

Notes et références

  1. Corine Chabaud, « Marion Maréchal ou l'avenir des Le Pen », sur lavie.fr,‎
  2. Marion Maréchal-Le Pen porte plainte, France Télévisions
  3. « L'Express condamné pour avoir dévoilé l'identité du père biologique de Maréchal Le Pen », publicsenat.fr, 15 avril 2015.
  4. « Le journaliste et diplomate Roger Auque est mort », sur Libération.fr,‎ (consulté le 6 février 2015)
  5. « Les confidences posthumes de l'ex-otage au Liban Roger Auque », Le Figaro, 6 février 2015.
  6. Marion Le Pen : à la découverte du père
  7. Marion Le Pen : à la découverte du père : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marion-le-pen-a-la-decouverte-du-pere_1297762.html
  8. « Les confidences posthumes de Roger Auque », sur ParisMatch.com,‎ (consulté le 6 février 2015)
  9. Guillemette Faure, « Portrait de Marine Le Pen en fille de sa mère », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  10. a, b et c Renaud Dély et Maël Thierry, Marine - Marion : "Dallas" chez les Le Pen, Le Nouvel Observateur, 23 juin 2013
  11. a, b, c et d Tugdual Denis, « Marion Maréchal-Le Pen, l'effrontée nationale », sur lexpress.fr,‎ (consulté le 27 mars 2015)
  12. a et b Maël Thierry, « Ce poison nommé "Marion" », L'Obs, no 2666,‎ , p. 37
  13. a et b Chloé Woitier, « Marion, le nouveau visage du clan Le Pen », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  14. « Marine et Marion Le Pen : le choc des ambitions », Paris Match, 18 octobre 2012.
  15. Paul Larrouturou, « Pourquoi Marion Maréchal-Le Pen a arrêté ses études », in lelab.europe1.fr, 13 décembre 2012.
  16. C. B., « Exclusif : Marion Maréchal-Le Pen se marie demain », Laprovence.com,‎ (lire en ligne)
  17. « Marion Maréchal-Le Pen se marie demain », laprovence.com, 28 juillet 2014.
  18. Le journal Minute annonce, en avril 2014, qu'elle est enceinte, ce qu'elle confirmera quelques jours plus tard, tout en portant plainte contre ce journal. Cf. « Marion Maréchal-Le Pen enceinte: elle confirme sa grossesse et maintient sa plainte contre Minute », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  19. a et b Laurent de Boissieu, Anne-Bénédicte Hoffner, Gauthier Vaillant, « Avec le FN, le diocèse de Toulon fait le choix du dialogue », sur La Croix,‎ (consulté le 27 août 2015)
  20. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/politique/marion-marechal-le-pen-dit-avoir-ete-attiree-par-sarkozy_1136659.html
  21. « Marion Maréchal-Le Pen, égérie frontiste et plus jeune députée de l'histoire politique française », France Télévisions – Législatives 2012, 17 juin 2012.
  22. Résultats des municipales de 2008, Le Parisien.
  23. « Dans la famille Le Pen, voici la petite fille », L'Express, 4 décembre 2009.
  24. Ministère de l'Intérieur
  25. Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France - Yvelines (78), sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le juin 2012.
  26. David Doucet, « Marion Maréchal-Le Pen, la jeune pousse de la dynastie FN », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  27. Romain Cantenot, « Législatives : Marion Le Pen veut casser son image de parachutée », La Provence,‎ (lire en ligne)
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  34. Tugdual Denis, « Comment le PS du Vaucluse a sciemment fait élire Marion Maréchal-Le Pen », sur www.lexpress.fr, L'Express,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  35. Caroline Vigoureux, « Vaucluse : les socialistes démentent tout accord avec le FN », sur www.lejdd.fr, Le Journal du dimanche,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  36. Sophie Huet, « L'âge de l'éligibilité à l'Assemblée abaissé à 18 ans », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  37. « Les députés votent pour élire leur président à l'Assemblée nationale », BFM TV, 26 juin 2012.
  38. « Deux élus pour le FN, qui retrouve l'Assemblée mais sans Marine Le Pen », AFP, sur 20minutes.fr, le site de 20 minutes, . Consulté le 18 juin 2012.
  39. « XIVe législature : la composition des six groupes politiques de l'Assemblée », lelab.europe1.fr, 27 juin 2012.
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  45. « Marion Maréchal-Le Pen, la « paria » fait front au Reichstag », sur Berlin-Paris (consulté le 7 décembre 2013)
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Annexes

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Bibliographie

Articles connexes

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