Gilles Lebreton

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Gilles Lebreton
Illustration.
Gilles Lebreton en 2015.
Fonctions
Chef de la délégation française du groupe ENL au Parlement Européen
En fonction depuis le
(1 an, 2 mois et 9 jours)
Législature 8e
Prédécesseur Édouard Ferrand
Député européen
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 16 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (depuis 2015)
Conseiller municipal de Montivilliers
En fonction depuis le
(5 ans et 12 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Daniel Fidelin
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Brest (Finistère, France)
Nationalité Française
Parti politique SIEL (2012-2014)
FN (2014-2018)
RN (depuis 2018)
Diplômé de Université Panthéon-Assas
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Professeur des universités

Gilles Lebreton, né le à Brest, est un juriste et homme politique français.

Membre du Rassemblement national (RN), il est député européen depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est docteur en droit public de l'université Paris-II en 1987 et en philosophie de l'université Paris-IV en 1988[1]. Il est professeur agrégé de droit public à l’université du Havre depuis 1990. Il a exercé dans cette université diverses responsabilités, dont celle de doyen de 1995 à 2000, de directeur de laboratoire de recherche de 2000 à 2011, et de membre du conseil d’administration de 1995 à 2012.

Il est l'auteur d’une quinzaine d'ouvrages juridiques, dont deux (Droit administratif général et Libertés publiques et droits de l'homme) sont régulièrement réédités[réf. nécessaire]. Il est chevalier dans l'ordre national du Mérite et officier dans l’ordre des Palmes académiques.

En 2011, les membres du Groupe de recherche et d'études en droit fondamental, international et comparé (GREDFIC) de l'université du Havre obtiennent sa démission après sa nomination en qualité de conseiller de Marine Le Pen[2]. Les mêmes universitaires l'élisent et le réélisent toutefois président de la section droit de 2013 à 2017[réf. nécessaire].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il effectue son premier engagement politique en adhérant en 2000 et en 2001 au Rassemblement du peuple français (RPF) dirigé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers.

Il fait campagne pour Jean-Pierre Chevènement pour l'élection présidentielle de 2002. Il explique avoir été « déçu par Chevènement durant la campagne de 2002, qui a délaissé le positionnement gaulliste et gauchisé son discours. Son électorat de droite l’a lâché. Il n’a pas réussi à créer un souverainisme de gauche, il fallait rompre avec le PS fédéraliste, il n’a pas franchi le Rubicon »[3].

Membre de Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL) dès sa création en 2012, il en est le vice-président d' à , date à laquelle il quitte la formation, devenue trop identitaire à son goût, pour le Front national (FN)[réf. nécessaire]. Gilles Lebreton devient membre du bureau politique du FN le , puis, le mois suivant, délégué territorial du parti pour les 13 départements de la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

Il est conseiller politique de Marine Le Pen pour l'enseignement supérieur d’ à . Il est membre de son conseil stratégique pour la campagne présidentielle de 2017.

Sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine (RBM), qui réunit notamment le Front national et le SIEL, il est candidat aux élections législatives de 2012[4], puis est élu conseiller municipal de Montivilliers, en [5].

Gilles Lebreton est élu député au Parlement européen lors des élections de mai 2014. Il est membre de la commission des affaires juridiques et membre suppléant de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

À l'automne 2017, il coordonne la rédaction en petit comité d’une ébauche de « traité simplifié » dans le but de construire une « alternative à l’Union européenne », évoquant un « chemin médian » « entre le choix d’une UE inchangée et des nations isolées et repliées sur elles-mêmes »[6]. En janvier 2019, L'Opinion indique qu'il « a contribué aux nouvelles orientations européennes du parti depuis l’été 2017 »[7].

En , il succède à Édouard Ferrand à la tête de la délégation FN au Parlement européen[8]. Il figure en 11e position sur la liste du RN pour les élections européennes de 2019[7].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Dans Libertés publiques et droits de l'homme (édition de 2008), il regrette que certains responsables du Front national citent Carl Schmitt, en dénonçant le « danger à l'égard des libertés publiques » que constitue la pensée de cet auteur, qu'il qualifie de « philosophie de l'exclusion ». Dans un entretien de 2014, il estime toutefois que le Front national « a considérablement évolué ces dernières années » et qu'il a abandonné cette référence[9].

En , il affiche son scepticisme au sujet du lancement de l'association de Florian Philippot au sein du FN en déclarant « Je n'adhère pas à l'association Les Patriotes. Je reste à 100 % au FN, avec Marine Le Pen »[10].

En juillet 2017, il rédige une contribution sur l'avenir du FN dans laquelle il défend un « nationalisme à visage humain » qui implique notamment selon lui de démocratiser davantage l'organisation du parti, d'en changer le nom, d'établir comme priorité la protection de l'identité nationale, et de substituer à l'Union européenne une « Europe des nations et des libertés »[11].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Libertés publiques et droits de l'homme, Paris, Armand Colin, coll. « U : droit », , 572 p. (ISBN 978-2-247-08120-2).
  • Droit administratif général : l'action administrative, t. I, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus : droit et science politique », , 255 p. (ISBN 2-200-01459-7).
  • Droit administratif général : le contrôle de l'action administrative, t. II, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus : droit et science politique », , 216 p. (ISBN 2-200-01460-0).
  • Droit administratif général, Paris, Dalloz, coll. « Cours », , 616 p. (ISBN 978-2-247-16992-4).
  • Dir., Les Droits fondamentaux de la personne humaine en 1995 et 1996, Paris, L'Harmattan, , 219 p. (ISBN 2-7384-6749-0).
  • L'Évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 1997 et 1998, Paris, L'Harmattan, , 249 p. (ISBN 2-7384-9675-X).
  • Regards critiques sur l'évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 1999 et 2000, Paris, L'Harmattan, , 289 p. (ISBN 2-7475-2613-5).
  • Interrogations sur l'évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 2001 et 2002, Paris, L'Harmattan, , 249 p. (ISBN 2-7475-6635-8).
  • Dir., Valeurs républicaines et droits fondamentaux de la personne humaine en 2003 et 2004, Paris, L'Harmattan, , 199 p. (ISBN 2-296-01236-1).
  • Dir. avec Jean Foyer et Catherine Puigelier, L'Autorité, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Cahiers des sciences morales et politiques » (no 29), , VIII + 328 p. (ISBN 978-2-13-056632-8).
  • Dir., Crises sociales et droits fondamentaux de la personne humaine, Paris, L'Harmattan, , 280 p. (ISBN 978-2-296-10481-5).
  • Dir., Sarkozysme et droits fondamentaux de la personne humaine, Paris, L'Harmattan, , 338 p. (ISBN 978-2-296-54577-9).
  • Dir., La Démocratie participative : enjeux et réalités : France, Brésil, Chine, Suisse, Union européenne, Paris, L'Harmattan, , 268 p. (ISBN 978-2-336-00719-9).
  • Dir., Crises d'identité et droits fondamentaux de la personne humaine : réflexions sur le questionnement identitaire contemporain, Paris, L'Harmattan, , 279 p. (ISBN 978-2-343-02225-3).
  • en collaboration avec J. Bouveresse, C. Puigelier, et C. Willmann, La Dispute, Bruxelles, Bruylant, , 262 p. (ISBN 978-2-8027-3491-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gilles Lebreton », sur theses.fr (consulté le 9 septembre 2015).
  2. « Havre : Démission d'un universitaire sous la pression de ces collègues pour délit d'opinion », Le Post,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mai 2017).
  3. Joseph Confavreux et Marine Turchi, « Aux sources de la nouvelle pensée unique: enquête sur les néorépublicains », Revue du Crieur, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2015).
  4. « Résultats des élections législatives 2012 / 4e circonscription du Calvados », sur interieur.gouv.fr.
  5. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 / Seine Maritime (76) - Montivilliers », sur interieur.gouv.fr.
  6. Loup Espargilière, « Le FN étale ses divisions sur l'Europe », sur Mediapart, (consulté le 20 octobre 2017).
  7. a et b Ivanne Trippenbach, « Le casting de la liste RN aux européennes », sur L'Opinion.fr, (consulté le 20 janvier 2019).
  8. « Gilles Lebreton nommé chef de la délégation FN au Parlement européen », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2018).
  9. « Européennes : Quand Gilles Lebreton critiquait le FN », sur Le Télégramme, .
  10. David Douïeb, « Il a voulu tirer la couverture à lui », sur lci.fr, (consulté le 17 mai 2017).
  11. « Propositions de Gilles Lebreton pour l'avenir du Front National », sur http://gilleslebreton.eu, .

Liens externes[modifier | modifier le code]