Gilles Lebreton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gilles Lebreton
Illustration.
Gilles Lebreton en 2015.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(7 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 25 mai 2014
Réélection 26 mai 2019
Circonscription Ouest (2014-2019)
France (depuis 2019)
Législature 8e et 9e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (2015-2019)
ID (depuis 2019)
Conseiller municipal de Montivilliers

(6 ans, 1 mois et 13 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Daniel Fidelin
Chef de la délégation française du groupe ENL au Parlement Européen

(1 an, 4 mois et 23 jours)
Législature 8e
Prédécesseur Édouard Ferrand
Successeur Jérôme Rivière (ID)
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Brest (Finistère)
Nationalité Française
Parti politique SIEL (2012-2014)
FN/RN (depuis 2014)
Diplômé de Université Panthéon-Assas
Université Paris-Sorbonne
Profession Professeur des universités
Site web gilleslebreton.eu

Gilles Lebreton, né le à Brest, est un juriste et homme politique français.

Membre successif du SIEL et du Front national, devenu Rassemblement national (RN), il est député européen depuis 2014 et conseiller municipal de Montivilliers de 2014 à 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Il est docteur en droit public de l'université Paris-II en 1987 et en philosophie de l'université Paris-IV en 1988[1]. Il est professeur agrégé de droit public à l’université du Havre depuis 1990. Il a exercé dans cette université diverses responsabilités, dont celle de doyen de 1995 à 2000, de directeur de laboratoire de recherche de 2000 à 2011, et de membre du conseil d’administration de 1995 à 2012.

Il est l'auteur d’une quinzaine d'ouvrages juridiques. Il est chevalier dans l'ordre national du Mérite et officier dans l’ordre des Palmes académiques.

En 2011, les membres du Groupe de recherche et d'études en droit fondamental, international et comparé (GREDFIC) de l'université du Havre obtiennent sa démission après sa nomination en qualité de conseiller de Marine Le Pen[2]. Les mêmes universitaires l'élisent et le réélisent toutefois président de la section droit de 2013 à 2017[réf. nécessaire].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Il effectue son premier engagement politique en adhérant en 2000 au Rassemblement pour la France (RPF), dirigé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers.

Il fait campagne pour Jean-Pierre Chevènement pour l'élection présidentielle de 2002. Il explique avoir été « déçu par Chevènement durant la campagne de 2002, qui a délaissé le positionnement gaulliste et gauchisé son discours. Son électorat de droite l’a lâché. Il n’a pas réussi à créer un souverainisme de gauche, il fallait rompre avec le PS fédéraliste, il n’a pas franchi le Rubicon »[3].

Membre de Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL) dès sa création en 2012, il en est le vice-président d' à , date à laquelle il quitte la formation, devenue trop identitaire à son goût, pour le Front national (FN)[réf. nécessaire]. Gilles Lebreton devient membre du bureau politique du FN le , puis, le mois suivant, délégué territorial du parti pour les 13 départements de la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

Il est conseiller politique de Marine Le Pen pour l'enseignement supérieur d’ à . Il est membre de son conseil stratégique pour la campagne présidentielle de 2017.

Sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine (RBM), qui réunit notamment le Front national et le SIEL, il est candidat aux élections législatives de 2012[4], puis est élu conseiller municipal de Montivilliers, en [5].

Tête de liste dans la circonscription Ouest, Gilles Lebreton est élu député au Parlement européen lors des élections de mai 2014. Il est membre de la commission des affaires juridiques et membre suppléant de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

À l'automne 2017, il coordonne la rédaction en petit comité d’une ébauche de « traité simplifié » dans le but de construire une « alternative à l’Union européenne », évoquant un « chemin médian » « entre le choix d’une UE inchangée et des nations isolées et repliées sur elles-mêmes »[6]. En , L'Opinion indique qu'il « a contribué aux nouvelles orientations européennes du parti depuis l’été 2017 »[7].

En , il succède à Édouard Ferrand à la tête de la délégation FN au Parlement européen[8].

Il figure en 11e position sur la liste du RN pour les élections européennes de 2019[7] et est réélu. Il est membre de la commission des affaires juridiques et de la commission de l'agriculture et membre suppléant de la commission des affaires constitutionnelles.

Il est l'auteur d'un rapport sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans les domaines militaires et régaliens qui a été adopté par le Parlement européen, le 20 janvier 2021, par 364 voix contre 274. Il y recommande notamment de n'utiliser les Systèmes d'armes létales autonomes (SALA, dits "robots-tueurs") qu'en "dernier recours", toujours sous un contrôle humain, et dans le strict respect du droit humanitaire et des Conventions de Genève de 1949[9].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Dans Libertés publiques et droits de l'homme (édition de 2008), il regrette que certains responsables du Front national citent Carl Schmitt, en dénonçant le « danger à l'égard des libertés publiques » que constitue la pensée de cet auteur, qu'il qualifie de « philosophie de l'exclusion ». Dans un entretien de 2014, il estime toutefois que le Front national « a considérablement évolué ces dernières années » et qu'il a abandonné cette référence[10].

En , dans le contexte de la pandémie de Covid-19, il est le seul signataire français d'une lettre signée par 37 députés européens et adressée aux présidents des trois institutions européennes, qui appelle à « reporter les nouvelles législations dans le cadre d’initiatives telles que le « Green Deal » européen »[11].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Libertés publiques et droits de l'homme, Paris, Armand Colin, coll. « U : droit », , 572 p. (ISBN 978-2-247-08120-2).
  • Droit administratif général : l'action administrative, t. I, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus : droit et science politique », , 255 p. (ISBN 2-200-01459-7).
  • Droit administratif général : le contrôle de l'action administrative, t. II, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus : droit et science politique », , 216 p. (ISBN 2-200-01460-0).
  • Droit administratif général, Paris, Dalloz, coll. « Cours », , 622 p. (ISBN 978-2-247-20643-8).
  • Dir., Les Droits fondamentaux de la personne humaine en 1995 et 1996, Paris, L'Harmattan, , 219 p. (ISBN 2-7384-6749-0).
  • L'Évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 1997 et 1998 : [actes de la journée d'étude, 20 mai 1999, Faculté des affaires internationales], Paris, L'Harmattan, , 249 p. (ISBN 2-7384-9675-X, lire en ligne).
  • Regards critiques sur l'évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 1999 et 2000 : [actes de la journée d'étude, 17 mai 2001, Faculté des affaires internationales, Le Havre], Paris, L'Harmattan, , 289 p. (ISBN 2-7475-2613-5).
  • Interrogations sur l'évolution des droits fondamentaux de la personne humaine en 2001 et 2002 : [actes de la journée d'étude, 15 mai 2003, Faculté des affaires internationales, Le Havre], Paris, L'Harmattan, , 249 p. (ISBN 2-7475-6635-8).
  • Dir., Valeurs républicaines et droits fondamentaux de la personne humaine en 2003 et 2004, Paris, L'Harmattan, , 199 p. (ISBN 2-296-01236-1).
  • Dir. avec Jean Foyer et Catherine Puigelier, L'Autorité, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Cahiers des sciences morales et politiques » (no 29), , VIII + 328 (ISBN 978-2-13-056632-8).
  • Dir., Crises sociales et droits fondamentaux de la personne humaine, Paris, L'Harmattan, , 280 p. (ISBN 978-2-296-10481-5).
  • Dir., Sarkozysme et droits fondamentaux de la personne humaine, Paris, L'Harmattan, , 338 p. (ISBN 978-2-296-54577-9).
  • Dir., La Démocratie participative : enjeux et réalités : France, Brésil, Chine, Suisse, Union européenne, Paris, L'Harmattan, , 268 p. (ISBN 978-2-336-00719-9, lire en ligne).
  • Dir., Crises d'identité et droits fondamentaux de la personne humaine : réflexions sur le questionnement identitaire contemporain, Paris, L'Harmattan, , 279 p. (ISBN 978-2-343-02225-3).
  • en collaboration avec J. Bouveresse, C. Puigelier, et C. Willmann, La Dispute, Bruxelles, Bruylant, , 262 p. (ISBN 978-2-8027-3491-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gilles Lebreton », sur theses.fr (consulté le ).
  2. « Havre : Démission d'un universitaire sous la pression de ces collègues pour délit d'opinion », Le Post,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Joseph Confavreux et Marine Turchi, « Aux sources de la nouvelle pensée unique: enquête sur les néorépublicains », Revue du Crieur, no 2,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Résultats des élections législatives 2012 / 4e circonscription du Calvados », sur interieur.gouv.fr.
  5. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 / Seine Maritime (76) - Montivilliers », sur interieur.gouv.fr.
  6. Loup Espargilière, « Le FN étale ses divisions sur l'Europe », sur Mediapart, (consulté le ).
  7. a et b Ivanne Trippenbach, « Le casting de la liste RN aux européennes », sur L'Opinion.fr, (consulté le ).
  8. « Gilles Lebreton nommé chef de la délégation FN au Parlement européen », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. Ouest France, « Ouest France »
  10. « Européennes : Quand Gilles Lebreton critiquait le FN », sur Le Télégramme, .
  11. Anna Hubert, « Coronavirus : les anti Green Deal sortent du bois », sur Contexte.com, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]