Olivier Bettati

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Olivier Bettati
Illustration.
Fonctions
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur
En fonction depuis le
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Alpes-Maritimes
Conseiller municipal de Nice
En fonction depuis le
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Maire Christian Estrosi
Conseiller général des Alpes-Maritimes
Circonscription Canton de Nice-8
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Nice (Alpes-Maritimes, France)
Nationalité Française
Parti politique CNIP (depuis 2017)
UMP
RPR

Olivier Bettati, né le 20 juin 1969, est un homme politique français.

Engagé au Rassemblement pour la République (RPR), il est conseiller municipal et conseiller général à Nice à partir de 1994. Rival de Christian Estrosi, il est son adjoint à la mairie de Nice jusqu'en 2013 et présente sa propre liste lors de l'élection municipale de 2014.

Il se rapproche ensuite de Marion Maréchal-Le Pen, dont il dirige la liste dans les Alpes-Maritimes pour les élections régionales de 2015. Il est vice-président du groupe Front national (FN) au conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2015 à 2017.

Il rejoint en novembre 2017 le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), dont il devient vice-président.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et profession[modifier | modifier le code]

Du côté paternel, ses grands-parents sont des Italiens de la région de Parme, émigrés en Argentine puis revenus sur la Côte d'Azur ; du côté maternel, sa grand-mère est résistante et son grand-père un militaire britannique. Ses parents sont commerçants à Nice. Il grandit dans une famille gaulliste[1].

Il est le gendre d'Hélène Masson-Maret[2].

Après avoir travaillé dans une société d'ingénierie, il devient entrepreneur viticole à la fin des années 2000[1],[3].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au RPR puis à l'UMP[modifier | modifier le code]

Encore lycéen, il se porte pour la première fois candidat lors de l'élection municipale de 1989 à Nice, placé en position inéligible sur la liste du maire Jacques Médecin[1]. En 1994, il est élu conseiller municipal et conseiller général[4] dans le canton de Nice-8, à l'occasion d'une élection partielle organisée après le décès de Richard Giamarchi, jeune élu RPR ; il affronte notamment Christian Estrosi, prédécesseur de Giamarchi sur ce même canton, qui est battu au premier tour, ce qui fait d'Olivier Bettati le seul élu à avoir écarté Christian Estrosi dans un scrutin uninominal[5]. Il devient adjoint au maire de Nice en 1998[6].

Il indique avoir « toujours apprécié l’orientation sociale de la politique du général de Gaulle » ainsi que « la disponibilité et l’esprit d’ouverture du président Chirac » lorsqu'il s'est engagé en politique[1]. Au sein du RPR, il appartient à la mouvance de Charles Pasqua[4].

Rival de Christian Estrosi à la mairie de Nice et proche de Michèle Tabarot, il se rapproche de Jean-François Copé après les élections nationales de 2012 et joue un rôle de premier plan dans sa campagne pour le congrès de l'UMP de 2012 : Libération indique que « c’est en effet l’annulation des résultats du bureau de vote niçois, dont il assurait la coprésidence, qui avait permis d’inverser le résultat à l’avantage du maire de Meaux »[4],[5].

Le 15 novembre 2013, il démissionne de son poste d'adjoint au maire de Nice[7] et quitte la majorité municipale[8]. Il explique que la délibération proposée au conseil municipal donnant à Christian Estrosi le droit d'ester en justice contre ceux qui « divulgueraient de fausses informations sur les finances et la dette de la municipalité » est l'élément qui a déclenché sa démission[7]. Il évoque également « une ambiance détestable et délétère que fait régner le maire sortant dans ce qui aurait dû être "sa famille", celle des agents de la Ville »[7] ». Dans le même temps, il démissionne de son poste de secrétaire national de l'UMP[6].

Il est tête de liste lors des élections municipales de 2014 à Nice : il présente une équipe censée « transcender les clivages gauche-droite » qui comprend notamment Benoît Kandel, autre ancien adjoint de Christian Estrosi ; Marc Concas, conseiller municipal divers gauche ; Jean-Christophe Picard, futur président d'Anticor. La liste recueille le soutien de la section départementale du MoDem[9],[10]. Il obtient 12,6 % des voix[3]. Lors des sénatoriales de la même année, il échoue de deux voix à se faire élire[3]. Libération remarque cependant que « ses alliés à la tête de l’UMP se sont bien gardés de le soutenir »[4].

Auprès de Marion Maréchal-Le Pen (2015-2017)[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections régionales de 2015 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est désigné pour diriger la liste de Marion Maréchal-Le Pen dans les Alpes-Maritimes. Il est notamment préféré à Marc-André Domergue, lui aussi ancien militant de l'UMP et conseiller municipal et communautaire à Nice[11]. Certains militants du FN déplorent qu'un membre du parti n'ait pas été désigné[12]. Sur sa liste figurent des personnalités identitaires telles que Philippe Vardon, alors qu'il avait qualifié quelques mois plus tôt de « catastrophe majeure » leur éventuelle entrée au conseil municipal de Nice[10]. Le Monde indique alors qu'il « est devenu indispensable à Marion Maréchal-Le Pen »[3]. Pour Mediapart, « le ralliement d'Olivier Bettati s'inscrit dans la tradition d'une ville — et plus largement, d'un coin de France — où les droites n'ont jamais cessé de se mélanger »[10].

En février 2016, il indique être « psychologiquement » au FN et Nice Matin affirme qu'il s'apprête à adhérer au parti[13], ce qu'il ne fera pas finalement[14].

Après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen de la vie-politique à l'issue de l'élection présidentielle de 2017, il quitte la vice-présidence du groupe FN au conseil régional de PACA[15]. Il se présente lors des législatives dans la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes avec le soutien du FN : il est battu au second tour par Alexandra Valetta-Ardisson (LREM) avec 47,26 % des suffrages[14].

Au CNIP (depuis 2017)[modifier | modifier le code]

En novembre 2017, il rejoint le Centre national des indépendants et paysans (CNIP), dont il devient vice-président : il dément toute « rupture » avec le FN, affirme qu'il n'était, lors des régionales de 2015, qu’une « tête de liste divers droite » pour le compte de Marion Maréchal-Le Pen, et exprime sa volonté de travailler à l'union des droites. Il reste membre du groupe FN au conseil régional de PACA mais, selon certaines sources du Monde, « travaillerait à essayer de constituer un groupe indépendant »[14],[15],[16]. Il est alors toujours présenté comme un « proche » de Marion Maréchal-Le Pen, dont il dit qu'« elle sera toujours la bienvenue là où [il sera] et elle pourra toujours compter sur [lui] là où elle sera »[17],[18].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Olivier Bettati, Bellet : le vignoble niçois, Verlhac, , 230 p..

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Olivier Bettati, le premier débauché », dans Michel Henry, La Nièce : le phénomène Marion Maréchal-Le Pen, Paris, Le Seuil, (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Olivier Bettati : la politique et le vin sont mes deux passions », sur nice-premium.com, (consulté le 11 novembre 2017).
  2. « Législatives : au FN, la politique en famille ne concerne pas que les Le Pen », sur lemonde.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  3. a b c et d Matthieu Goar, Gilles Rof et Olivier Faye, « Olivier Bettati, recruté par le FN pour déstabiliser Christian Estrosi », sur lemonde.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  4. a b c et d Alain Auffray et Dominique Albertini, « Olivier Bettati, un ex-UMP tête de liste Front national dans les Alpes-Maritimes », sur liberation.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  5. a et b « Quand Bettati battait Estrosi à Nice », sur http://www.nicematin.com/, Nice-Matin,
  6. a et b Henry 2017
  7. a b et c « À Nice, l'adjoint Olivier Bettati claque la porte de la majorité de Christian Estrosi », sur nicematin.com, Nice-Matin, (consulté le 15 novembre 2013)
  8. Olivier Le Creurer, « Nice : Olivier Bettati s'estime toujours adjoint au maire mais sans délégation », sur cote-d-azur.france3.fr, France 3 Côte d'Azur, (consulté le 20 novembre 2013)
  9. Olivier Le Creurer, « Nice : Benoît Kandel rejoint Olivier Bettati “le seul à pouvoir être un maire normal” », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  10. a b et c Ellen Salvi, « Dans les Alpes-Maritimes, les droites continuent de se mélanger », sur Mediapart, (consulté le 12 novembre 2017).
  11. Olivier Faye, « Le secrétaire départemental du FN dans les Alpes-Maritimes jette l’éponge », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, (consulté le 14 novembre 2017).
  12. Sylvain Chazot, « Olivier Bettati, ancien adjoint de Christian Estrosi, tête de liste FN dans les Alpes-Maritimes pour les régionales », sur Le Lab (consulté le 11 novembre 2017).
  13. Thierry Prudhon, « Olivier Bettati: "Psychologiquement, je suis au Front national…" », sur nicematin.com, (consulté le 11 novembre 2017).
  14. a b et c Catherine Lioult, « Le conseiller régional niçois Olivier Bettati rejoint le Centre national des indépendants et paysans », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  15. a et b Olivier Faye, « Une ex-prise de guerre de Marion Maréchal-Le Pen rejoint le CNIP », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, (consulté le 11 novembre 2017).
  16. Alexandre Sulzer, « Ce que mijote la droite de la droite », sur lexpress.fr, (consulté le 7 mai 2018).
  17. Marie-Christine Tabet, « La nouvelle vie de Marion Maréchal-Le Pen », sur lejdd.fr, (consulté le 14 novembre 2017).
  18. « Reconversion : Marion Maréchal-Le Pen dément les informations du JDD », sur valeursactuelles.com, (consulté le 14 novembre 2017).