Jean-Pierre Stirbois

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Jean-Pierre Stirbois
Jean-Pierre Stirbois à Lyon, en 1984.
Jean-Pierre Stirbois à Lyon, en 1984.
Fonctions
Député des Hauts-de-Seine
Législature VIIIe législature
Groupe politique FN-RN
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 43 ans)
Lieu de décès Jouars-Pontchartrain (Yvelines)
Parti politique MJR
Union solidariste (1975-1977)
FN (1977-1988)
Conjoint Marie-France Charles
Profession Cadre commercial
Chef d'entreprise
Journaliste

Jean-Pierre Stirbois, né le à Paris et mort accidentellement le à Jouars-Pontchartrain (Yvelines), est un homme politique français, membre du Front national. Il était le mari de Marie-France Stirbois, également engagée en politique.

Parcours professionnel et politique[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Stirbois est issu d'une famille modeste du Nord ayant déménagé à Courbevoie ; son père est ouvrier chaudronnier et sa mère doreuse sur cadre. Ses parents l'élèvent dans un milieu strictement laïc. Diplômé en marketing de l'École des cadres et du commerce, il est représentant chez Kitkat et Le Vin des rochers, avant de prendre avec sa femme, en 1975, la direction d'une petite imprimerie (héritée de sa belle-famille) à Dreux[1].

Il participe en 1965 à la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour. Formé idéologiquement par Henry Coston, il milite au Mouvement jeune révolution (MJR) puis dans le mouvement solidariste lancé en 1971 et en devient membre du bureau politique. En 1975, il crée avec Michel Collinot l'Union solidariste[2].

En 1977, il rejoint le Front national dont il devient secrétaire général en 1981.

Après avoir obtenu près de 10 % des voix dans un des cantons de la ville de Dreux en mars 1982, il confirme son implantation l'année suivante, aux élections municipales, et provoque la surprise en obtenant 16,7 % des voix sur la ville[3]. Entre les deux tours il fusionne sa liste avec celle du RPR menée par Jean Hieaux qui remporte la mairie et dont il devient l'adjoint, l'artisan de la première alliance entre la droite et le Front national. Cette alliance est soutenue par la plupart des responsables politiques départementaux du RPR et de l'UDF qui en retiennent surtout un moyen de faire basculer la ville de gauche à droite. Ce score important et cette alliance qui est condamnée par la plupart des journaux et des responsables politiques[réf. souhaitée] est la première victoire électorale d'importance pour le Front national, il marque la réapparition du nationalisme comme force électorale.

Il est élu député européen en 1984 sur la liste menée par Jean-Marie Le Pen. En 1986, le scrutin à la proportionnelle départementale lui permet d'entrer à l'Assemblée nationale en tant que député des Hauts-de-Seine.

Jean-Pierre Stirbois fut pendant 8 ans l'homme qui mit en place l'organisation du Front national. Il disposait au sein du mouvement de solides réseaux qui, pour une partie d'entre eux s'éloigneront après sa disparition pour participer au lancement du Comité Espace nouveau autour de Jean-François Touzé, de Roland Hélie et de Robert Spieler. Il incarnait au sein du FN la sensibilité nationaliste et solidariste.

Membre du Bureau politique du FN, il devient le rival de Bruno Mégret lorsque celui-ci commence à prendre de l'influence auprès de Jean-Marie Le Pen.

La tombe dans laquelle repose Jean-Pierre Stirbois, au cimetière du Montparnasse.

Après avoir effectué un voyage en Nouvelle-Calédonie pour défendre les liens entre celle-ci et la France, il trouve la mort dans un accident de voiture en revenant d'une réunion publique à Dreux.

Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.

Sous le mandat de la FN Catherine Mégret, à Vitrolles, l'« avenue Jean-Marie-Tjibaou » devient « avenue Jean-Pierre-Stirbois » ; depuis 2002, elle porte le nom d'« avenue des Droits-de-l'Homme »[4].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Sa mort est citée dans le titre d'une chanson de Benjamin Biolay, Vengeance : « La vengeance est un plat que certains mangent froid comme Stirbois s'est mangé son cèdre »[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Dumont, Joseph Lorien, Karl Criton, Le Système Le Pen, Les Editions EPO,‎ 1985, p. 147
  2. Dominique Albertini, David Doucet, Histoire du Front National, Tallandier,‎ 2013, p. 147
  3. Jacques-François Simon, Les élections municipales de mars 1983, Le Monde,‎ 1983, p. 66
  4. http://www.flickr.com/photos/11765034@N02/1431719519/
  5. Kévin Boucher, « Le FN s’en prend à Benjamin Biolay, rebelle en peau de lapin », in ozap.com, 9 novembre 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]