Confirmation

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La confirmation, Pietro Antonio Novelli, 1779.

La confirmation (du latin confirmatio, action de consolider, d'étayer, d'affermir, encouragements, affirmation) est un sacrement de l'initiation chrétienne dans l'Église catholique et l'Église orthodoxe (alors plutôt appelée chrismation). La confirmation protestante est pratiquée dans certaines Églises réformées, mais elle n'y a pas le statut de sacrement[1]. Certaines églises néo-apostoliques parlent du Saint-Scellé.

Signification[modifier | modifier le code]

La confirmation est le sacrement consistant à oindre d'huile sainte une personne baptisée afin qu'elle reçoive le don du Saint-Esprit. Alors que, par le baptême, le baptisé meurt et ressuscite avec le Christ, le confirmé est empli du Saint-Esprit comme l'ont été les Apôtres le jour de la Pentecôte avec Marie. En tant que telle, la confirmation confirme l'appartenance du baptisé à l'Église comme communion dans le même Saint-Esprit. Le baptême et la confirmation sont intimement liés : la confirmation est en quelque sorte l'achèvement du baptême.

La confirmation dans l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Confirmation à l'école de la Salle d'Avignon par Mgr Joseph Urtasun en 1961.

Durant les premiers siècles, le baptême et la confirmation ne formaient qu'une seule célébration lors de la veillée pascale. Au fil du temps, le christianisme, dans ses époques primitives, qui était initialement un phénomène urbain, s'est progressivement répandu dans les campagnes. Par conséquent, les évêques ne pouvaient plus célébrer toutes les messes de Pâques ni baptiser tous les catéchumènes qui étaient devenus trop nombreux et se trouvaient à des endroits trop éloignés. Par ailleurs, la mortalité infantile élevée poussait les gens à baptiser leurs enfants tôt et à n'importe quel moment de l'année. Il s'est alors posé une question essentielle pour le sacrement du baptême : devait-on continuer à baptiser en donnant les deux onctions baptismales à la fois et renoncer au lien avec l'évêque qui, traditionnellement, faisait la deuxième onction ? Ou bien fallait-il que l'évêque continue à donner ladite deuxième onction et que l'unique sacrement devienne deux sacrements complémentaires ?

L'Église catholique latine pratique aujourd'hui la deuxième solution, alors que les Églises orthodoxes et catholiques orientales sont fidèles à l'ancienne tradition. Au profit du lien avec l'évêque, les deux onctions baptismales sont donnés dans l'Église latine à deux moments différents : l'une au baptême par le prêtre, l'autre souvent plusieurs années après, à la confirmation par l'évêque. Pour l'Église catholique, le baptême, la confirmation et l'eucharistie constituent les sacrements de l'initiation chrétienne. La confirmation constitue de plus l'entrée dans la vie active de chrétien du baptisé. Les autres sacrements sont le sacrement de pénitence ou de réconciliation, l'onction des malades, l'ordre et le mariage.

Le sacrement de la confirmation est ordinairement donné par l'évêque ou, dans le cas où cela n'est pas possible, par un prêtre délégué par l'évêque. Après avoir étendu les mains sur les confirmands (ceux qui vont recevoir la confirmation), l'évêque (ou le prêtre) les oint du Saint-Chrême. Il énonce les paroles : « Sois marqué de l'Esprit-Saint, le don de Dieu ».

Comme pour le baptême, un parrain ou une marraine accompagne dans la mesure du possible celui qui reçoit la confirmation. Il n'est pas obligatoire que ce soit la même personne que pour le baptême[2].

Jusque dans les années 1980, la confirmation en France était donnée obligatoirement un ou deux ans après la première communion et un ou deux ans avant la communion solennelle (ou profession de foi). Un texte voté par les évêques de France en 1986 et confirmé par Rome en 1989 retarde désormais l'âge de réception de ce sacrement et précise qu'à « la décision de chaque évêque pour son diocèse, l'âge de la confirmation pourra se situer dans la période de l'adolescence, c'est-à-dire de 12 à 18 ans. »[3]. Cette orientation est très majoritairement suivie dans les diocèses de France et cela a entraîné une chute rapide du nombre de confirmands. Devant l'érosion du nombre de demandes de confirmation en France, se pose désormais le sens de cette pratique. Pour une présentation globale des enjeux, on peut se référer au travail mis en place par le diocèse de Nantes à partir de mars 2011[4] : il convient tout d'abord de comprendre le sens, la pertinence et l'actualité de l’initiation chrétienne dans un monde où se pose la question de l'identité. Comment passer d'une identité construite à une identité reçue ?… Il est alors possible de considérer la place des sacrements dans cette initiation et, tout particulièrement, la confirmation des jeunes aujourd’hui. L'auteur revient alors sur l'histoire de la séparation entre « baptême » et « confirmation ». Les rites post-baptismaux sont désormais réservés à l’évêque… Au service de l’unité de l’Église, cette réserve épiscopale exprime le lien qui existe entre recevoir une fois encore l’Esprit Saint et vivre en Église.

La confirmation dans le Protestantisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Confirmation (protestantisme).
Souvenir de confirmation de Philipp Mathis 1849. – Coll. BNUS.

La confirmation protestante désigne la cérémonie qui conclut l’éducation religieuse des catéchumènes, en général des adolescents, dans les Églises de la Réforme. Elle est assez proche de la profession de foi célébrée chez les catholiques, cependant elle n'est pas un sacrement. Elle confirme, comme son nom l’indique, les vœux du baptême et elle marque l’admission du confirmand à la cène et son passage à une vie de foi adulte[5].

La chrismation dans l'Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

L'Église orthodoxe a privilégié l'unité du sacrement du baptême comme seul sacrement de l'initiation chrétienne qui comporte les deux onctions baptismales (qui en Occident sont distincts : baptême et confirmation) ainsi que l'Eucharistie. À la différence des Églises occidentales (c'est-à-dire de l'Église catholique et l'Église anglicane), où la confirmation est réservée à ceux qui ont atteint « l'âge de raison », la chrismation dans l'Église orthodoxe est normalement administrée aux enfants immédiatement après le baptême et immédiatement (ou, du moins, peu de temps) avant sa réception dans la Sainte Communion.

La chrismation consiste à oindre le nouveau chrétien avec le Saint Chrême qui est une huile sainte (en grec, appelé myron). Le myron est un « mélange de quarante huiles essentielles et d'huile d'olive » (Gialopsos, 35) consacré par l'évêque. Le chrétien est oint par un signe de croix avec cette huile sur son front, ses yeux, ses narines, ses lèvres, ses oreilles, sa poitrine, ses mains et ses pieds. Chaque fois, le prêtre administrant le sacrement dit, « Le sceau du don de l'Esprit Saint. »

Le sacrement de la chrismation est une extension du jour de Pentecôte, lorsque le Saint Esprit est descendu sur les Apôtres. C'est par la chrismation qu'une personne devient un membre du laos, le peuple de Dieu. L'évêque orthodoxe Kallistos (Ware) de Diokleia explique :

« À travers la chrismation, tout membre de l'Église devient un prophète, et reçoit une part de la royale prêtrise du Christ; de même tous les chrétiens, parce qu'ils sont chrismés, sont appelés à agir comme témoins conscients de la Vérité. "Vous avez reçu l'onction (chrisma) de la part de Celui qui est Saint, et vous connaissez toutes choses" (I Jean 2:20). »

Bien qu'elle soit normalement administrée conjointement au baptême, dans certains cas la chrismation seule peut être donnée afin de recevoir les nouveaux convertis à l'orthodoxie. Bien que les pratiques à ce sujet varient, en général (spécialement en Amérique du Nord) si un nouveau converti vient à l'orthodoxie à partir d'une autre confession chrétienne pratiquant le baptême par immersion selon la formule trinitaire (« au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »), il (ou elle) est reçu dans l'Église orthodoxe à travers le sacrement de chrismation, après lequel il recevra la Sainte Eucharistie. Si, néanmoins, le converti vient d'une confession chrétienne qui baptise au nom de « Jésus seulement » (comme dans certaines Églises pentecôtistes) ou d'une de celles qui ne pratiquent pas le baptême du tout (comme les quakers), le baptême est nécessaire avant la chrismation.

La confirmation dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons)[modifier | modifier le code]

La confirmation, également appelée « don du Saint-Esprit », est une ordonnance considérée par les mormons comme essentielle au salut. Elle est administrée par des détenteurs de la prêtrise de Melchisédek (haute prêtrise), par imposition des mains. L'officiant appelle la personne par son nom complet, énonce qu'il officie par l'autorité de la prêtrise de Melchisédek, la confirme membre de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et lui dit « reçois (ou recevez) le Saint-Esprit ». Il ajoute ensuite une bénédiction selon l'inspiration et termine au nom de Jésus-Christ. Cette ordonnance intervient soit juste après le baptême pour les enfants de huit ans dont l'un au moins des parents est membre de l’Église. Pour les convertis, c'est-à-dire les enfants de huit ans dont aucun des parents n'appartient à l’Église ou toute personne ayant atteint ou dépassé l'âge de neuf ans, elle est accomplie le dimanche suivant pendant la réunion de sainte cène. Le plus souvent, mais pas obligatoirement, comme pour le baptême, un enfant est confirmé par son père lorsque celui-ci détient la prêtrise requise, ce qui est le cas de la plupart des hommes adultes pratiquants. C'est seulement à partir de la confirmation, et non du baptême, que la personne est considérée comme membre de l’Église.

En recevant cette ordonnance, la personne reçoit la promesse que le Saint-Esprit sera son compagnon constant pour l'inspirer et la guider dans ses choix, sous réserve qu'elle-même respecte les commandements de Dieu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur la confirmation dans l'Église catholique[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Revel, Traité des sacrements, II. La confirmation, Éditions du Cerf, 2006.

Sur la chrismation dans l'Église orthodoxe[modifier | modifier le code]

  • Timothy Ware, L'orthodoxie : l'Église des sept Conciles, Desclée de Brouwer, Paris, 1997, (ISBN 2-220-04022-4) (2e éd., 1re éd. en français en 1968).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Luigi Dubied, dans Pierre Gisel (dir.), Encyclopédie du protestantisme, Paris-Genève, Cerf-Labor et Fides, 1995, 2e éd. revue, corrigée et augmentée, Paris-Genève, PUF-Labor et Fides, 2006, p.258-259 (Quadrige Dicos Poche).
  2. http://www.liturgiecatholique.fr/Comment-choisir-un-parrain-ou-une.html.
  3. La Documentation Catholique, no 1907 du 1er décembre 1985, p. 1123 et no 1976 du 15 janvier 1989, p. 76.
  4. http://aletheia.eklablog.fr/confirmation-diocese-de-nantes-p311800.
  5. Pascale Marson, Le guide des religions et de leurs fêtes, Paris, Presses de la Renaissance, 1999, p. 152-153.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne l'Église catholique romaine :

En ce qui concerne l'Église orthodoxe :