Villers-Cotterêts

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Villers-Cotterêts
Villers-Cotterêts
La mairie.
Blason de Villers-Cotterêts
Blason
Villers-Cotterêts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Intercommunalité Communauté de communes Retz-en-Valois
(siège)
Maire
Mandat
Franck Briffaut
2020-2026
Code postal 02600
Code commune 02810
Démographie
Gentilé Cotteréziens
Population
municipale
10 424 hab. (2019 en diminution de 3,45 % par rapport à 2013)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 36″ nord, 3° 05′ 26″ est
Altitude 120 m
Min. 65 m
Max. 226 m
Superficie 41,71 km2
Unité urbaine Villers-Cotterêts
(ville isolée)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villers-Cotterêts
(bureau centralisateur)
Législatives 5e circonscription de l'Aisne
Localisation
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Liens
Site web https://www.mairie-villerscotterets.fr

Villers-Cotterêts (/vi.lɛʁ.kɔ.tʁɛ/[1]) est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Vue aérienne en 2019

La commune est située au sud du département de l'Aisne, en bordure du département de l'Oise. La forêt domaniale de Retz occupe une bonne moitié de son territoire.

Soissons est à 24 km au nord-est ; l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, et Paris, sont respectivement à 54 km et 85 km au sud-ouest.

Le Sentier de grande randonnée GR11 ou « Grand Tour De Paris » et le GR 11A passent à Villers-Cotterêts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Automne prend sa source dans la commune.

C'est un affluent de l'Oise en rive gauche qui conflue à Verberie et donc un sous-affluent de la Seine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-Cotterêts est une commune urbaine[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Villers-Cotterêts, une unité urbaine monocommunale[5] de 10 872 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70 %), terres arables (11,5 %), zones urbanisées (7,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %), prairies (1,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %), cultures permanentes (0,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,7 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Plaine Saint-Rémy, Pisseleux, commune rattachée à Villers-Cotterêts en 1971.

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 5 133, alors qu'il était de 4 978 en 2014 et de 4 473 en 2009[I 1].

Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 1,1 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 52,8 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villers-Cotterêts en 2019 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,1 %) inférieure à celle du département (3,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 43,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (41,8 % en 2014), contre 61,6 % pour l'Aisne et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Villers-Cotterêts en 2019.
Typologie Villers-Cotterêts[I 1] Aisne[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 90,8 86,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,1 3,5 9,7
Logements vacants (en %) 8,1 9,9 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Villers-Cotterêts.

La route nationale 2 contourne la commune en rocade. Cet axe majoritairement aménagé en 2×2 voies permet une liaison fluide vers l'agglomération parisienne d'une part et Soissons d'autre part.

Le tracé initial de l'ancienne route nationale 36 (actuelle RD 936) relie la ville à Meaux et Melun et le tracé initial de la route nationale 373 (actuelle RD 973) permet de relier Compiègne et Château-Thierry.

La gare de Villers-Cotterêts est sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière) desservie par les trains du TER Picardie (Paris - Laon).

Un service de bus Villéo-Retzéo, entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, regroupe 3 lignes urbaines desservant les établissements scolaires au centre-ville et la gare SNCF. Un service de bus à la demande relie toutes les communes de la communauté de communes[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Vilers-Coldereist en 1174[13], Villare-Colderest en 1196[14].

Le Villa, d'où dérive Villers, nous fait savoir qu'un domaine gallo-romain doit être à l'origine de ce territoire au VIe siècle. Il s'y forma un hameau qui porta d'abord le nom de Villers-Saint-Georges, lequel fut, par la suite, changé en celui de « Villers Col de Retz » ou « Queue de Retz », dont on a fait Cotterêts. Son nom est issu de la forêt voisine qui s'appelait autrefois « la forêt de Retz »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville, le château et l'ordonnance[modifier | modifier le code]

Une simple clairière de l’immense forêt des Sylvanectes servait de lieu de rassemblement aux plus lointains ancêtres des Cotteréziens qui vivaient le plus souvent à l’abri des grands bois ; les historiens locaux ont pu démontrer que c’est le centre actuel de la ville.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le VIe siècle pour qu’il soit fait mention d’une métairie, « une villa » entourée de quelques chaumières attribuée par Clovis à l’un de ses lieutenants. En 632, Dagobert chasse dans la forêt ; il y possède un pied-à-terre puis une résidence royale (le palatium) et l’histoire de la ville se confond bien vite avec celle de son château, tout d’abord simple rendez-vous de chasse.

En 715, année de la mort de Dagobert III, plusieurs guerres civiles ont lieu ; une bataille sanglante se déroule dans la forêt de Villers-Cotterêts, appelée à l'époque forêt de la Côte, ou Cuice[15].

Au IXe siècle, le château c’est la Malemaison (mauvaise demeure) dont les seigneurs sont des brigands qui pillent et rançonnent les voyageurs osant s’aventurer en forêt. Propriété des seigneurs de Crépy, le château est agrandi et embelli en 1165 par Philippe d’Alsace, comte de Flandre, époux d’Elisabeth, fille de Raoul IV.

En 1214, le Comté de Valois est réuni à la Couronne et la Malemaison devient propriété royale puis, en 1284, Philippe III le Hardi le concède à son fils cadet Charles, qui prend le titre de comte de Valois (et sera à l’origine de la branche royale de Valois). Il fait alors rebâtir et orner le château avec une magnificence et un luxe dont parlèrent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.

Les années passent, la guerre de Cent Ans ravage le Valois et le Chastel de Villers-Cotterêts qui restera désert pendant de longues années. Après son accession au trône de France en 1498, Louis XII donne le Valois à son jeune cousin (et futur gendre) François d’Angoulême, à charge pour lui de rétablir le Chastel de Villers-Cotterêts. Mais François n’a pas encore cinq ans et ce n’est qu’en 1506 qu’il viendra pour la première fois chasser avec le roi à Villers-Cotterêts.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Monté sur le trône en 1515, François Ier fait renaître renaître le duché de Valois qui surpasse alors son ancienne splendeur. Le roi aime la chasse et le chroniqueur nous dit que « Françoys s’estudia pour le plaisir de la chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le château de Villers-Cotterêts » (Bergeron – Le Valois Royal).

De 1530 à 1535, le roi lui-même veille à la rapidité des travaux. À cette époque, Villers-Cotterêts n’est encore qu’un village dont la population s’est accrue, pendant la guerre de Cent Ans, des réfugiés de Crépy, Pierrefonds et Vivières. On peut dire sans crainte que la ville actuelle doit son origine à François Ier, car les fréquents voyages de ce roi, avec toute sa suite, amenèrent une foule de marchands, d’aubergistes et d’artisans qui s’établirent près du château dans des maisons élevées le long de la route, et il fallut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l’édifice.

En 1535, le château est terminé. Des réunions fastueuses y sont organisées, des fêtes littéraires, avec Rabelais et Clément Marot.

En août 1539, François Ier y signe une ordonnance restée célèbre sous le nom d’« ordonnance de Villers-Cotterêts ». Ordonnance générale pour la police et la justice, elle comporte 192 articles. Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès et peuvent être considérés comme les prémices de l’état civil.

Mais ce sont surtout les articles 110 et 111 qui ont fait la célébrité de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en imposant la rédaction des actes officiels et notariés en « langue maternelle française » et non plus en latin, acte qui est aujourd'hui considéré fondateur de la primauté et de l'exclusivité du français dans les documents relatifs à la vie publique de la France, ce qu'il n'était pas, le français n'étant parlé que par une petite minorité des habitants du royaume et le but étant clairement de rendre les sentences de justice et autres actes notariés intelligibles aux parties.

Henri II succède à son père en 1547 et fait entreprendre au château d’importants travaux dirigés par Philibert Delorme. Des fêtes splendides et galantes marquent l’inauguration des restaurations et nouvelles constructions (dont une orangerie et un amphithéâtre). Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, y maintient la « Petite bande des Dames de la Cour » et c’est à cette époque que l’on situe l'origine du fameux dicton « s’amuser comme à Villers-Cotterêts ». Le jeu du lancer de renard y était en effet très en vogue.

Les rois et princes de France feront de fréquents séjours à Villers-Cotterêts, mais le château, mal entretenu, et finalement délaissé, sera, une fois encore, la proie de pillards en 1636, pendant la « Guerre des Malcontents[Quoi ?] » qui ravage le Valois.

En 1661, Louis XIV donne le duché de Valois en apanage à son frère unique, Philippe de France, duc d’Orléans. Dès lors, la cité va revivre. De grands travaux sont effectués au château, et le parc est aménagé sous la direction d'André Le Nôtre.

Le château en 1670, dessiné par Adam Perelle.

Dans le même temps, la ville se développe ; il s’y crée un hôpital de charité, et un collège. La création du bailliage de Villers-Cotterêts, en 1703 donnera encore plus d’importance à la cité, lieu de commerce très fréquenté, ayant un siège de maîtrise des Eaux et Forêts.

En 1671, l'Abbaye de Clairfontaine (près de La Capelle) de l'Ordre Prémontré, dont les installations initiales avaient été ruinées par un incendie, se déplace à Villers-Cotterêts avec l'agrément de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, possesseur du château, ainsi que la protection particulière de l'évêque de Soissons et du Roi. Ce transfert est confirmé en 1676 par une bulle du pape Innocent XI, à condition que la cure ne serait unie à la communauté des Prémontrés qu'après la mort du curé séculier de la paroisse Saint-Nicolas de Villers-Cotterêts. En avril 1758, Dom Richard est nommé prieur de l'abbaye et entreprend la construction d'un nouvel « hôtel abbatial » vaste et à l'architecture recherchée, qui est devenu en 1795 la mairie de Villers-Cotterêts[16].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

1789 : La Révolution française marque la fin de l’apanage des Orléans et de la gloire du château. Manquant de peu d’être vendu comme bien national, il est, en 1806, transformé en dépôt de mendicité pour le département de la Seine.*

L'Abbaye Saint-Remy et Saint-Georges de Villers-Cotterêts est fermée en 1791 et démolie. L'abbaye des prémontrés est également fermées, une partie vendue et, début 1795 l'Administration des eaux et forêts, la mairie et la justice de paix s'installent dans la partie des bâtiments que la mairie occupe toujours. Néanmoins, le concordat de 1801 rend aux communes les presbytères pour y loger leurs curés. Le doyen de Villers-Cotterêts habite le 1" étage du logis abbatial des Prémontrés ; il jouit également de la cave de l'abbaye, de son bûcher et loue le jardin et la basse-cour. Il les quitte vers 1840 pour habiter dans un confortable pavillon situé près de l'Église et construit par M. Duez, entrepreneur à Villers-Cotterêts[16].

En 1814, des combats sont livrés à proximité par les armées étrangères marchant sur Paris pendant la Campagne de France.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1839 est mise en service la ligne de Villers-Cotterets au Port aux Perches, une des premières lignes de chemin de fer françaises, destinée à faciliter l'acheminement de la production industrielle de la ville ainsi que des produits forestiers de la forêt de Retz vers la capitale, via Port-aux-Perches et l'Ourcq alors en cours de canalisation. La compagnie concessionnaire ne parvient pas à rentabiliser son investissement, après un premier changement d'exploitant en 1842, la vend en 1867 à la compagnie des chemins de fer du Nord, dont c'est la plus ancienne des lignes et qui l'exploite sans locomotives, l'acheminement des rames chargées s’opérant par la gravité, et les rames vides étant en partie remorquées par des chevaux [17].

Le dépôt de mendicité de la Seine et la maison de retraite François Ier[modifier | modifier le code]

Villers-Cotterêts en 1867.

Le château royal est dès lors consacré à l'hébergement de Parisiens en difficulté.

Deux dépôts de mendicité ont coexisté pour Paris : la maison de répression de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et Villers-Cotterêts. Ils accueillent chacun un millier de reclus parisiens. Dans l'Aisne, la vocation disciplinaire de l'établissement s'amenuise au fil du XIXe siècle : à partir des années 1825, le travail en atelier permet au reclus de cumuler un pécule qui peut être dépensé à l'occasion d'une sortie hebdomadaire, le château s'équipe d'une bibliothèque conséquente (ce qui s'est généralisé plus tardivement dans le milieu purement carcéral). Enfin, avec la baisse de la proportion de pensionnaires valides réduite à un cinquième des effectifs en 1871, la vocation de réintégration voulue par le dépôt de mendicité perd de plus en plus de son sens. Dans ses dernières décennies, le dépôt de Villers-Cotterêts héberge des mendiants infirmes : des vieillards et des « incurables ». Le taux de mortalité élevé (10 800 décès pour 23 000 entrées de 1808 à 1877), la hausse de l'âge moyen d'admission et le fait que le coût du cercueil était automatiquement prélevé sur le pécule accumulé par le reclus, contribuent à préfigurer la maison de retraite qui succède au dépôt en 1889. Elle a pour vocation l'hébergement des « vieillards-indigents » de Paris.

Seule maison de retraite gérée par la préfecture de Police, l'établissement de Villers-Cotterêts prend place dans le cadre de la réorganisation des institutions d'assistance parisienne sous la Troisième République : la maison accueille des personnes très pauvres, à partir de 70 ans, sans casier judiciaire et indésirables dans les hospices classiques de l’Assistance publique. Les personnes âgées sans-abri au passé carcéral sont dirigés vers la Maison départementale de Nanterre qui succède au dépôt de Saint-Denis en 1887. Un système d'admission en parallèle permet d'accueillir des personnes dès l'âge de 40 ans qui sont hébergés comme « travailleurs auxiliaires » : en fournissant un travail en contrepartie de l'hébergement, le château ressemble aussi à un asile-ouvroir.

En 1862, la compagnie des chemins de fer du Nord met en service la gare de Villers-Cotterêts, sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière). Elle est également reliée à partir de 1884 à Compiègne et la Ferté-Milon par la ligne de Rethondes à La Ferté-Milon[17], facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises de et vers la ville.

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

La ville est occupée de longs mois pendant la guerre franco-allemande de 1870 et en 1871[18].

De la guerre de 1870 à cette de 1914-1918[modifier | modifier le code]

La gare au tout début du XXe siècle.

Au début du XXe siècle, la maison de retraite acquiert un certain prestige parmi les établissements médico-sociaux parisiens : elle accueille près de 1 800 pensionnaires et est à la pointe du confort de son époque[19] (chauffage central, électricité, distribution d'eau, réseau d’égouts, premier raccordement téléphonique à Villers-Cotterêts).

Récompensée à l'Exposition Universelle de 1900 dans la catégorie des œuvres d'assistance (Groupe XVI, classe 112), elle reçoit en grande pompe la visite du président de la République Félix Faure en 1898, du préfet de police de Paris Louis Lépine en 1909 ainsi que du président du Conseil Raymond Poincaré en 1923. Dans le discours des élites, le détournement d'un palais royal en un établissement social est perçu comme une revanche de la République sur la royauté, à l'image de la salle du jeu de paume construite par Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), divisée par des planchers et transformée en dortoirs (futur EHPAD).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mémorial du Cimetière des Gardes à Villers-Cotterêts.

La Première Guerre mondiale a marqué toute la région, ainsi qu’en attestent de nombreux monuments commémoratifs. En 1915, l'armée française investit le château pour y installer un hôpital militaire, les pensionnaires de la maison de retraite sont alors dirigés sur Nanterre. L'offensive allemande de 1918 a particulièrement touché la ville : les murs du château, criblés d'impacts d'obus, témoignent de la violence des bombardements.

Villers-Cotterêts accueille d'août 1917 à mai 1918 l'hôpital bénévole n°1bis de 300 lits, organisé par le mouvement des suffragettes écossaises, les « dames écossaises » du Scottish Women’s Hospital (SWH) dans des baraques implantées en bordure de la voie ferrée de Soissons, 300 lits, placé sous la direction de Miss Ivens (chief medical officer) et qui constitue un service de répartition des évacuations au profit du centre hospitalier de Villers-Cotterêts, porté à 2 242 lits. Il est évacué lors de l’Offensive du Printemps des Allemands le 27 mai 1918[20].

C’est de la forêt de Villers-Cotterêts que débute la contre-offensive victorieuse du .

Durant la guerre, la ligne de Rethondes à La Ferté-Milon, proche de la zone des combats, achemine principalement soldats et matériels. La liaison civile se limite à un aller-retour quotidien. La vocation stratégique dure jusqu'à l'armistice de 1918

Durant la guerre, Villers-Cotterêts a subit des destructions[21] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [22].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des maisons sont touchées par des bombardements. Dès , le château devient le siège d'une kommandantur. Peu avant l'arrivée des Allemands, une partie des pensionnaires de la maison de retraite est transférée en urgence dans une bourgade du Sud-Ouest, Aiguillon. Abandonnés par une administration parisienne en situation de désorganisation complète, dans un contexte de rationnement et de pénurie alimentaire, les archives révèlent que sur les 375 hommes et 95 femmes hébergés dans un château du XVIIIe siècle transformé en entrepôt de tabac, plus de 300 meurent du froid, de la faim, et des maladies. Ils sont enterrés dans des fosses communes, pratique inconnue du dépôt de mendicité ou de la maison de retraite.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

L'établissement, comme le château, se remettent difficilement des dégâts matériels et humains occasionnés par les guerres. De 1800 pensionnaires en 1913, le château n'en accueille plus que 400 au début des années 1950 et 74 en 2012. Les deux-tiers du monument sont actuellement murés. En 1961, l'établissement est placé sous la tutelle de l’Assistance publique et dépend de 1972 à 2014 du Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP) en tant qu'EHPAD « François Ier »[23]. Il s'agit du seul établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) public en France spécialisé dans l'accueil de sans-abri âgés.

Bien qu'ayant participé à défigurer la demeure royale, l'administration parisienne a aussi garanti sa conservation jusqu'à nos jours. Le délabrement actuel du château (classé aux monuments historiques depuis 1997) résulte essentiellement de la suroccupation des locaux au début du siècle ainsi que des dégâts occasionnés par les guerres mondiales.

Dans une revue de la préfecture de Police de 1935 consacrée à la maison de retraite, Renée Caillet résume les liens étroits qui unissent les résidents à la bâtisse : « ainsi survit le château de François Ier, il ne connait plus les fastes et les splendeurs de jadis, mais sa gloire s'est magnifiée parce qu’il héberge une œuvre de bonté et de tendresse, et son charme est d'autant plus pénétrant qu'à la beauté des vieilles pierres s'ajoute toute la poésie du malheur. »

Le , le président de la République Emmanuel Macron annonce que la future "Cité de la Francophonie" sera installée dans le château de Villers-Cotterêts. Ce projet, dont l'ouverture d'un "musée de la Francophonie" a été annoncé pour l'horizon 2022, s'inscrit dans sa stratégie internationale de promotion du français à l'étranger[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Soissons du département de l'Aisne.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Villers-Cotterêts[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Villers-Cotterêts

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de l'Aisne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Villeres-Cotterêts était membre de la communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Retz-en-Valois dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des Élections municipales françaises de 2008, la ville voit s'affronter quatre listes :
- celle soutenue par le Front national, dont la tête de liste est Franck Briffaut ;
- celle soutenue par le Mouvement démocrate, dont la tête de liste est Renaud Belliere ;
- celle soutenue par le Parti socialiste et divers partis de gauche, dont la tête de liste est Jean-Claude Pruski ;
- celle Divers Droite, dont la tête de liste est Jean-Claude Gervais[Note 3]
Lors du second tour, la liste PS menée par Jean-Claude Pruski obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 1 444 voix (20 conseillers élus), devançant de 81 voix celle menée par Jean-Claude Gervais obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 1 363 voix (33,83 %, 20 conseillers municipaux élus), devançant de 81 voix celle DVD menée par Jean-Claude Gervais (1 363 voix, 5 conseillers municipaux élus).
La liste MODEM menée par le maire sortant Renaud Bellière a recueilli 714 voix (17,72 %) et celle FN menée par Franck Briffaut 508 voix (12,61 %).
Lors de ce scrutin, 36,03 % des électeurs se sont abstenus[26].

Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans l'Aisne, la liste FN menée par Franck Briffaut obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 1 862 voix (41,53 % , 24 conseillers municipaux élus dont 17 communautaires), devançant de 308 voix celles menées respectivement par[27] :
- Jean-Claude Pruski, maire sortant (SE, 1 554 voix, 34,66 %, 5 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires) ;
- Jean-Claude Gervais (DVD, 1 067 voix, 23,80 %, 4 conseillers municipaux dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 32,00 % des électeurs se sont abstenus

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Aisne, la liste RN menée par le maire sortant Franck Briffaut obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 441 voix (53,46 %, 26 conseillers municipaux élus dont 18 communautaires), devançant très largement celles menées par :
- Jeanne Doyez-Roussel[28] (DVC, 769 voix, 28,53 %, 4 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires) ;
- Fabrice Dufour[29] (DVD, 485 voix, 17,99 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 60,37 % des électeurs se sont abstenus.

Récapitulatif de résultats électoraux récents[modifier | modifier le code]

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 FN 32,04 SE 22,15 DVD 13,61 DVD 13,41 FN 41,53 SE 34,66 DVD 23,80
Européennes 2014 FN 39,83 UMP 16,91 PS 11,91 EELV 7,03 Tour unique
Régionales 2015 FN 48,65 UMP 23,38 PS 12,57 PCF 4,79 UMP 50,63 FN 49,37 Pas de 3e
Présidentielle 2017 FN 34,26 LFI 19,95 EM 18,34 LR 14,33 LREM 50,18 FN 49,82 Pas de 3e
Législatives 2017 FN 31,99 EM 30,88 FI 12,87 UDI 8,99 LREM 52,32 FN 47,68 Pas de 3e
Européennes 2019 RN 38,49 LREM 16,05 EELV 9,36 FI 6,73 Tour unique
Municipales 2020 RN 53,46 DVC 28,53 SE 17,99 Pas de 4e Pas de second tour

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1855 1867 Jean François Léon Senart[30]   Notaire
    Pierre Alexandre Henry Guay Droite Conseiller général de Villers-Cotterêts (1871 → 1877)
    Jules Besnard Républicain Conseiller général de Villers-Cotterêts (1877 → 1878)
1882 1884 Jean François Léon Senart   Notaire
    Paul Grévin Droite Magistrat
Conseiller général de Villers-Cotterêts (1893 → 1901)
    M. Brassart Libéral Médecin
Conseiller général de Villers-Cotterêts (1909 → 1913)
1919 1929 Henri Mouflier[Note 4],[31] RG Médecin
Conseiller général de Villers-Cotterêts (1913 → 1932)
    Rémi Baraquin Rad. Conseiller général de Villers-Cotterêts (1932→ 1942)
    Maurice Fasquelle
(1909-1991)
  Nommé conseiller départemental en 1943[32]
Les données manquantes sont à compléter.
1954 1989 Charles Baur[33],[34] SFIO
puis UDF-PSD
Chef d'entreprise
Conseiller régional de Picardie (1976 → 1978 et 1985 → 2004)
Président du conseil régional de Picardie (1976 → 1978 et 1985 → 2004)
Conseiller général de Villers-Cotterêts (1958→ 1976)
Député européen (1986 → 1993)
1989 mars 2001 Georges Bouaziz[35] PS Médecin
Conseiller général de Villers-Cotterêts (1988 → 2001)
Député suppléant de Bernard Lefranc
mars 2001 mars 2008 Renaud Bellière UDF puis MoDem Architecte
mars 2008 mars 2014 Jean-Claude Pruski PS Journaliste, député suppléant
mars 2014[36],[37] En cours
(au 25 novembre 2022)
Franck Briffaut FNRN Conducteur de travaux (génie militaire)
Vice-président de la CC Communauté de communes Retz-en-Valois (2017 → )
Conseiller départemental de Villers-Cotterêts (2015 → 2021)
Réélu pour le mandat 2020-2026[38]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Le lycée européen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 5]

En 2019, la commune comptait 10 424 habitants[Note 6], en diminution de 3,45 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4002 3272 2732 5432 6882 6923 4813 4653 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6092 7643 3963 1193 2063 8113 7904 5824 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9815 3815 6544 2084 6104 6125 0703 6073 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 4896 3138 9498 3808 8679 83910 12810 41110 694
2019 - - - - - - - -
10 424--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,8 % la même année, alors qu'il est de 26,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 215 hommes pour 5 461 femmes, soit un taux de 51,15 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,26 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,5 
6,2 
75-89 ans
9,7 
15,6 
60-74 ans
15,7 
20,3 
45-59 ans
19,7 
18,0 
30-44 ans
17,7 
20,0 
15-29 ans
17,7 
19,2 
0-14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de l'Aisne en 2018 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
6,4 
75-89 ans
9,6 
17,4 
60-74 ans
17,9 
20,5 
45-59 ans
19,7 
18,2 
30-44 ans
17,6 
17,1 
15-29 ans
15,5 
19,8 
0-14 ans
18 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Commémoration de l'abolition de l'esclavage et polémique de 2014[modifier | modifier le code]

Depuis le , le préfet de l'Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts commémorent, tous les , la journée de l'esclavage et de son abolition, devant une plaque apposée en 2006 à l'occasion du bicentenaire de la mort du général Dumas.

En 2014, le nouveau maire, Franck Briffaut, élu du Front national, a déclaré qu'il n'organisera pas cette commémoration, dénonçant en celle-ci une « autoculpabilisation permanente »[43]. L'Association des Amis du général Dumas s'élève contre un choix « à connotation raciste »[44].

Sommet de la Francophonie[modifier | modifier le code]

Le XIXe sommet de la francophonie se tient en 2024 au château de Villers-Cotterêts, à la cité internationale de la Francophonie[45].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le siège de Volkswagen France se trouve à Villers-Cptterêts depuis 1962.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Villers-Cotterêts : François Ier fit construire à partir de 1532[46], un nouveau château sur l'emplacement d'un précédent (XIIIe siècle ?). Ce château, où il signa probablement l'ordonnance généralisant l'usage du français, passa à la famille d'Orléans. Nationalisé au début du XIXe siècle, le château sert de dépôt de mendicité parisien avant de devenir, jusqu'en 2014, une maison de retraite appartenant à la Ville de Paris.
  • Pavillon Henri II : édifié à la fin du XVIe siècle,le pavillon est agrandi et redécoré par le duc d'Orléans (1756-1760). Alexandre Dumas a écrit dans ses mémoires [48] : « La maison de Monsieur Deviolaine [49] était un palais très apprécié par moi… ». En , le roi Louis-Philippe rachète le bâtiment.
L'église Saint-Nicolas, accolée à la mairie.
Guards' Grave en forêt de Retz.

Personnalités et commémorations liées à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

Statue d'Alexandre Dumas.

La ville a vu passer de nombreux personnages historiques. Elle s’enorgueillit d’être le lieu de naissance du poète Charles-Albert Demoustier (1760) et, surtout, du plus populaire romancier du XIXe siècle, Alexandre Dumas (1802), l’auteur des Trois Mousquetaires[53].

Naissance à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

Mort à Villers-Cotterêts[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-Cotterêts Blason
D'azur à la salamandre d'or, la tête contournée dans sa patience du même et crachant des flammes de gueules, surmontée d'une lettre capitale F couronnée d'or et accostée de deux monogrammes d'Henri II et de Catherine de Médicis (lettres H et K accolées) d'or[55].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Devise
Nutrisco et extinguo (Je nourris et j'éteins).
Détails
Le port de salamandre et de la lettre F couronnée fut accordé par le roi François Ier en 1554 aux villes, bourgs, et résidences qu’il fit bâtir et agrandir. Les deux H (originellement, il s'agissait des deux lettres capitales H et K entrelacées, pour Henri II et Catherine de Médicis) figurent la continuation de son œuvre par son fils.
La salamandre était l'emblème de François Ier. Plusieurs sources diffèrent quant à l’origine de la salamandre comme symbole dudit roi[56] : une tradition voudrait que François ait reçu cet emblème de son précepteur, Artus de Boisy, qui avait observé dans son élève, « un tempérament plein de feu, capable de toutes les vertus, qu’il fallait tantôt aviver, tantôt amortir ». Mais c’est oublier qu’on trouve déjà une salamandre dans l’emblème du comte Jean d’Angoulême, frère cadet de Charles d’Orléans, et qu’un manuscrit exécuté pour Louise de Savoie en 1504, porte lui aussi une salamandre. La thèse selon laquelle l’animal fut apporté à François Ier par Léonard de Vinci est une version romancée.
La salamandre, symbolise généralement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m’en nourris et je l’éteins »), qui accompagne parfois cet emblème, prend tout son sens lorsqu’on se réfère au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur énormément de plafonds et de murs du château de Chambord et de celui de Fontainebleau, et sur les armes de la ville du Havre, sur celles de Vitry-le-François, sur celles de Romorantin-Lanthenay ainsi que sur le logo du département de Loir-et-Cher.
Cet animal un peu magique est censé éteindre les mauvais feux et attiser les bons.
Blason officiel.

Centre international de la langue française[modifier | modifier le code]

Le président Emmanuel Macron annonce le 17 juin la création d'un Centre international de la langue française (CILF) à Villers-Cotterets.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ernest Roch, « Les hôtelleries cotteréziennes aux XVIIe et XVIIIe siècles », Bulletin de la Société historique régionale de Villers-Cotterêts chargée de la conservation du Musée Alexandre Dumas,‎ , p. 11-84 (lire en ligne)
  • Eugène Toupet, « Le temple maçonnique de Philippe-Egalité à Villers-Cotterêts », Mémoires de la Fédération des sociétés savantes du département de l'Aisne,‎ , p. 77-79 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Villers-Cotterêts », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).
  • Carte spéciale des régions dévastées : 33 SO, Soissons [Sud-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne), sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Ces listes ayant toutes réalisées plus de 10 % au premier tour (liste FN : 19 % ; liste MoDem : 22 % ; liste d'Union de la Gauche : 30 % ; liste Divers Droite : 30 %) se maintiennent toutes au second tour.
  4. La place principale de Villers-Cotterêts porte le nom de ce maire.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Unité urbaine 2020 de Villers-Cotterêts », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. « Site officiel Villéo-Retzéo »
  13. Dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Quentin-en-l'Île.
  14. Dans le cartulaire de Laon.
  15. Jean Lebeuf, Ambroise Challe, Maximilien Quantin, Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, vol. I, Auxerre, Perriquet, (présentation en ligne), p. 161.
  16. a b et c Marcel Leroy, « L'hôtel de ville de Villers-Cotterêts, ancienne abbaye des Prémontrés », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. VIII,‎ 1961-1962 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  17. a et b Yves Tardieu, « Un chemin de fer en forêt de Retz », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. XXXVII,‎ , p. 169-199 (lire en ligne, consulté le )
  18. M. Leroy, « L'occupation allemande à Villers-Cotterêts en 1870-1871 », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. XVII,‎ (lire en ligne, consulté le ) lien brisé
  19. Le château de Villers-Cotterêts en Valois, palais des rois, asile des gueux, Alain Arnaud, Société historique régionale de Villers-Cotterêts, 2009.
  20. François Olier, « SCOTTISH WOMEN’S HOSPITAL A VILLERS-COTTERETS (1918) – LE FILM… », sur Hôpitaux militaires guerre 14-18 - Santé Guerre, (consulté le ).
  21. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  22. Journal officiel du 26 avril 1921, p. 5069.
  23. Une exposition retraçant l'histoire de l'établissement et du château a été réalisée par le Centre d'action sociale de la Ville de Paris.
  24. Macron a choisi le château de Villers-Cotterêts pour la future «Cité de la Francophonie», leparisien.fr, 19 mars 2018
  25. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. « AISNE(02) -- Villers-Cotterêts », Résultats des élections municipales 2008, Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  27. Résultats officiels pour la commune Villers-Cotterêts
  28. Anaïs Gerbaud, « Jeanne Doyez-Roussel, candidate à Villers-Cotterêts: «le potentiel de la ville n’est pas suffisamment exploité» », sur L'Union, (consulté le ).
  29. Nicolas Totet, « Le RN brûle d’envie », sur Le Courrier picard, (consulté le ).
  30. Jean François Léon Senart (né et mort à Villers-Cotterêts ; 21 novembre 1817 - 24 mai 1894), notaire, il fut maire de 1855 à 1867 et de 1882 à 1884. Nécrologie
  31. Jacques Chauvin, « Le docteur Henri Mouflier », Bulletin de la Société historique régionale de Villers-Cotterêts, t. XXX,‎ , p. 185-203 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  32. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 26 mars 1943, (en ligne).
  33. Biographie sur le site de l'Assemblée nationale.
  34. « Charles Baur décède à 85 ans : Artisan du fait régional, premier président de la Picardie élu au suffrage universel, il s’était aussi allié avec le Front national. Charles Baur s’est éteint vendredi », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Venu de la SFIO qu’il a quittée en 1971 comme Max Lejeune lors de la négociation du programme commun de gouvernement avec le PCF, il a mené l’essentiel de sa carrière au sein de l’UDF, même s’il se définissait d’abord comme un gaulliste ».
  35. A. G., « À Villers-Cotterêts, l’ex-maire Georges Bouaziz socialiste soutient Jeanne Doyez-Roussel : Maire socialiste de 1989 à 2001, Georges Bouaziz vient d’annoncer son soutien à Jeanne Doyez-Roussel, à la tête d’une liste transpartisane aux élections à Villers-Cotterêts. Elle est suppléante du député de la circonscription, Jacques Krabal (LREM) », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. Abel Mestre, « Franck Briffaut (FN) élu maire de Villers-Cotterêts », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  37. « Franck Briffaut reste maire de Villers-Cotterêts : Le tribunal administratif d'Amiens a rejeté la demande en annulation des dernières élections municipales de Villers-Cotterêts, formulée par deux particuliers, contre le maire Front national Franck Briffaut », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. Stéphane Masse, « Franck Briffaut, réélu maire de Villers-Cotterêts, n’exclut pas de se présenter à la présidence de l’intercommunalité », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  41. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Villers-Cotterêts (02810) », (consulté le ).
  42. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de l'Aisne (02) », (consulté le ).
  43. Voir sur leparisien.fr et lefigaro.fr.
  44. Voir sur une-autre-histoire.org.
  45. Jean-Michel Rochet, « Le XIXe Sommet de la Francophonie se tiendra à Villers-Cotterêts en 2024 : Dimanche, on apprenait que le sommet des chefs d'État de la Francophonie 2024 se tiendrait dans la cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts, dans l'Aisne », Le Pays briard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. « Marine Le Pen favorable à un usage exclusif du français dans la communication et la publicité », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  47. Marcel Frossard, « La maison natale d'Alexandre Dumas », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. VIII,‎ 1961-1962 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  48. Bulletin de la Société académique de Laon
  49. Jean-Michel Deviolaine (1765 - 1831) devenu propriétaire du Pavillon en 1795 et témoin de la naissance d'Alexandre en 1802 - Notice no M0796000379, base Joconde, ministère français de la Culture.
  50. Madeleine Amiet-Dubois, « L'église de Villers-Cotterêts », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. VIII,‎ 1961-1962 (lire en ligne [PDF], consulté le )
  51. Site web de la Commonwealth War Graves Commission
  52. « L’Hôtel du Régent et les Anciennes Hostelleryes de Villers-Cotterêts », Bulletin de la Société historique locale de Villers-Cotterets, vol. XIXI,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )
  53. Voir sur le site de la mairie.
  54. Archives départementales,Aisne,Villers-Cotterêts,, B.M.S.1793-1803, 5Mi0984, p.320,Vue 181/247
  55. « 02810 Villers-Cotterêts (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  56. Marie Holban : « De la guivre des Visconti à la salamandre de François Ier ». Extrait de la revue Archilevor, III, Bucarest.