Philippe Olivier (homme politique)

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Philippe Olivier
NDA, Olivier et Moré (cropped).jpg
Philippe Olivier en 2015.
Fonction
Conseiller régional
Île-de-France
-
Biographie
Naissance
Pseudonyme
Olivier CarerVoir et modifier les données sur Wikidata
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Philippe Olivier, né le à Juvisy-sur-Orge, est un homme politique français.

Membre du Front national à partir de 1979, il en est un cadre influent dans les années 1990. Il se marie avec Marie-Caroline Le Pen puis, en 1998, rejoint avec son épouse le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret.

Après l'échec du MNR, il se rapproche de son ancien parti. Du milieu des années 2000 à l'élection présidentielle de 2012, il est conseiller de sa belle-sœur Marine Le Pen. Puis, prenant ses distances avec celle-ci, il se présente entre 2012 et 2015 à plusieurs scrutins locaux avec le soutien de Nicolas Dupont-Aignan.

En 2015, il redevient conseiller de Marine Le Pen. Défenseur d'une ligne identitaire et rival de Florian Philippot jusqu'au départ de ce dernier, il exerce une influence de premier plan au sein du FN tout en restant peu exposé médiatiquement. Il intègre les instances dirigeantes du parti en 2018, à l'issue de son XVIe congrès.

Il est conseiller régional d’Île-de-France de 1992 à 2004, conseiller municipal de Maisons-Alfort de 1995 à 2001 et de Draveil de 2014 à 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Né à Juvisy-sur-Orge le dans une famille draveilloise, Philippe Olivier[n 1] est le fils d'un magistrat[2]. Il a un frère jumeau, Jacques[2] — lui aussi adhérent du FN de 1979 à 1999, où il a été responsable de la section de l’Essonne de l’Atelier de Propagande pendant les années Mégret[3] —, et une sœur, Sophie Lespagnon, également cadre du FN puis du MNR dans l'Essonne[4],[5].

Alors veuf et père de deux enfants[6], il devient le second époux de Marie-Caroline Le Pen, l'aînée des filles de Pierrette et Jean-Marie Le Pen ; ils ont une fille et un fils[7], et vivent au hameau de Champrosay[2].

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il fait ses études de droit au centre universitaire de La Varenne-Saint-Hilaire et à l'université Paris XII, dont il sort avec un diplôme de troisième cycle[Lequel ?][2].

Il est ensuite directeur juridique d'un groupe de transport basé dans le Val-de-Marne[2],[8].

Il a également été officier de marine[2],[8].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Ascension au Front national (1979-1998)[modifier | modifier le code]

Jeune, il est membre du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) avec son ami Emmanuel Leroy[n 2].

Il adhère au Front national (FN) en 1979[9]. En 1992, il est élu conseiller régional d'Île-de-France[10].

Candidat aux élections législatives de 1993 puis de 1997 dans la huitième circonscription du Val-de-Marne, il obtient respectivement aux premières 25,97 % des voix au second tour, puis, aux secondes, 14,90 % au premier tour, où il est disqualifié.

Sur le point d'accéder au poste de secrétaire général du FN en 1995[3], il est nommé délégué général adjoint du FN, chargé notamment de l'organisation des syndicats Front national, afin de constituer, selon Bruno Gollnisch, un « front social sur le front du travail »[11]. Valérie Igounet indique qu'« il a été, des années durant, la plume du FN de Jean-Marie Le Pen »[3].

Il est élu conseiller municipal de Maisons-Alfort en . Se représentant aux élections municipales de 2001 avec le soutien du Rassemblement pour la France (RPF[12]), il n'est pas réélu.

En 1997, il contribue, avec les autres mégrétistes, à faire échouer la candidature de Marine Le Pen au comité central du FN[13].

Sous la période mégrétiste, il est responsable, avec son frère Jacques, Damien Bariller ainsi que Frank Marest, de l'Atelier de propagande (APFN), présenté par Valérie Igounet comme une « sorte d'agence de publicité interne qui pose les bases de la communication autour de l'image Le Pen »[14].

Aux élections régionales de , il est réélu avec sa femme conseiller régional d'Île-de-France sur la liste FN des Hauts-de-Seine. Il conserve ce mandat jusqu'en [15].

Départ du FN avec la scission mégrétiste (1998-2000)[modifier | modifier le code]

En 1998, Philippe Olivier est l'un des artisans de la scission du FN menée par Bruno Mégret.

Proche de Bruno Mégret, dont il est le bras droit, il le suit lors de la scission qu'il provoque au sein du Front national, avec Marie-Caroline Le Pen. Il est perçu au sein des lepénistes comme l'un des principaux artisans de la scission, avec Serge Martinez[8]. En conséquence, le , avec Jean-Yves Le Gallou, Franck Timmermans et Serge Martinez, il est suspendu du parti. Marie-Caroline Le Pen fait une tentative de médiation entre les parties à l'aide d'une « charte de réconciliation nationale »[16], que signe Bruno Mégret. En réaction, son père parle, au journal de vingt heures de TF1, des « femmes qui ont l'habitude de suivre leur mari ou leur amant plutôt que leur père »[17]. Il déclarera plus tard avoir moins souscrit aux orientations de Bruno Mégret qu'avoir ainsi manifesté son désaccord avec « la manière dont était géré le Front »[6].

Alors que Samuel Maréchal, conjoint de sa belle-sœur Yann Le Pen, reste au FN, d'aucuns évoquent alors une « guerre des gendres »[18].

Dès les suites du congrès de Marignane en février 1999, il s'éclipse du MNR et se rapproche de la mouvance de Philippe de Villiers[6]. Le , il démissionne avec son épouse du MNR, en désaccord avec l'influence des conceptions de Pierre Vial et Terre et Peuple sur l'« Europe ethnocentrée »[19].

Rapprochements avec Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan[modifier | modifier le code]

Libération indique qu'après son départ du MNR, Philippe Olivier se tourne « vers le MPF villiériste, se rapproche ensuite de Nicolas Dupont-Aignan et tente même une étonnante aventure locale, sans étiquette, dans sa commune de Draveil (Essonne). À partir de 2009, en tandem avec son frère jumeau Jacques, il mène une féroce guérilla au maire UMP Georges Tron, sur fond de contentieux immobilier »[18]. Avec son frère Jacques, il est accusé par Georges Tron d'être derrière le « complot » qui le mène devant la justice dans le cadre de l'enquête pour agression sexuelle qui le vise ; à la demande du parquet, il témoigne lors du procès qui s'ouvre en décembre 2017, ayant été en contact avec les deux plaignantes[20],[21],[22],[23].

Conseiller de Marine Le Pen (du milieu des années 2000 à 2012)[modifier | modifier le code]

Après s'être opposé à elle en amont de la scission mégrétiste, Philippe Olivier accompagne l'ascension de Marine Le Pen (ici avec Steeve Briois), notamment en la conseillant pour son implantation à Hénin-Beaumont.

Dans le courant des années 2000, Philippe Olivier devient « conseiller de l’ombre » de Marine Le Pen. Il indique avoir repris contact avec elle « vers 2005 » en raison du rapprochement de Pierrette Le Pen avec la famille Le Pen, justifiant son retour par la « modernisation » qu'entreprend la figure montante du FN à l'instar de « celle qu'avait promise Mégret sans l'avoir menée à bien »[6]. Il est présent à ses côtés à chaque scrutin dans le Nord-Pas-de-Calais depuis les élections législatives de 2007[24],[8]. Il affirme avoir été « le premier à avoir dit tout haut dès 2005 que Marine Le Pen avait la stature pour aller à la présidentielle »[8]. Il est vu comme un membre de la « jeune garde mégrétiste » dont Marine Le Pen s'entoure lors de son ascension au FN pour pallier le manque de cadres, ce qui suscite des tensions avec ses plus anciens soutiens[25]. Olivier Faye, journaliste au Monde, indique qu'il est « l’un des conseillers les plus influents de Marine Le Pen lors du congrès de Tours »[9]. En 2010-2011, Emmanuel Leroy et lui sont en concurrence avec Philippe Péninque pour nouer des relations en faveur du FN en Russie[26].

Aux élections cantonales de 2011, il est investi par le FN sur le canton de Lézignan-Corbières. Au second tour, il échoue face au sortant Jules Escaré avec 34,52 % des voix. Après ces élections, il prend « un peu de recul » avec Marine Le Pen, considérant que la ligne de « recentrage autour du FN, de l’immigration et de la sécurité » était une mauvaise stratégie et que la figure de Jean-Marie Le Pen nuit au FN[27],[8].

En 2012, il est pressenti pour occuper le poste de directeur stratégique de la campagne de Marine Le Pen, mais Florian Philippot est finalement nommé à sa place, notamment en raison des inimitiés que lui vouent Louis Aliot et Jean-Marie Le Pen[27]. Il est alors vu comme un conseiller officieux de sa belle-sœur[28],[29] ; Abel Mestre et Caroline Monnot le décrivent comme un « rouage discret mais essentiel dans le dispositif mariniste », lui attribuant le rôle de « directeur politique » — aux côtés du « directeur technique » que serait Florian Philippot —, « qui impulse de chez lui, depuis son ordinateur, sans devoir en rendre compte à personne sauf à la candidate, les grandes lignes stratégiques »[27]. Il se félicite alors « de la nouvelle dynamique de campagne, plus ouverte, comme le discours aux enseignants »[27]. Présenté comme le principal artisan du Rassemblement bleu Marine, il se défend cependant d'avoir joué un rôle particulier dans la campagne présidentielle[8].

Scrutins locaux avec le soutien de Nicolas Dupont-Aignan (2012-2015)[modifier | modifier le code]

Il est candidat divers droite aux élections législatives qui suivent dans l'Essonne, dans la neuvième circonscription, avec le soutien de Debout la République, en tandem avec son frère jumeau Jacques et contre notamment la candidate FN Isabelle Cochard, le député sortant Georges Tron et Thierry Mandon[8],[30],[31]. Il indique que son « intention n'était pas d'affronter le FN. Présenter une liste me permettait simplement de pouvoir financer des affiches et des tracts contre Georges Tron. C'était une utilisation astucieuse du droit électoral »[8]. Ce dernier le soupçonne d'être à l'origine des accusations de viols qui le visent[8].

En 2014, il est tête de liste sans étiquette (SE), avec le soutien de Nicolas Dupont-Aignan, à l'élection municipale de Draveil. Il recueille 12,85 % des suffrages, derrière Georges Tron et Jean-Jacques Lejeune, et est élu au conseil municipal — avec sa colistière Marie-Pierre Lescure — ainsi qu'au conseil communautaire de la communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine. Il siège dans l'opposition. En septembre-octobre 2016, l'annonce de son ralliement au FN, alors qu'il avait fait campagne en indiquant avoir coupé les ponts avec ce parti, conduit les élus (LR) de la majorité de Draveil à boycotter une séance du conseil municipal en guise de protestation. Il démissionne du conseil municipal en janvier 2017[32].

Nicolas Dupont-Aignan accompagné de Philippe Olivier et Eugène-Henri Moré (ex-PCF).

Il se présente lors des élections départementales de 2015 sur le canton de Draveil sous les couleurs de Debout la France (DLF), le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, en binôme avec Anne-Christine Poisson. Ils arrivent en 4e position au premier tour avec 13,69 % des voix, derrière les binômes de l'UMP, de l'union de la gauche et du FN, et sont ainsi éliminés[33]. Philippe Olivier indique cependant ne pas avoir adhéré à Debout la France et avoir jadis refusé le soutien de Nicolas Dupont-Aignan[34].

De nouveau conseiller auprès de Marine Le Pen et cadre du FN (depuis 2015)[modifier | modifier le code]

Il revient auprès de Marine Le Pen pour la conseiller lors de sa campagne régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie[9],[8]. Il est ensuite investi par le FN pour les élections législatives de 2017 dans le Pas-de-Calais[9]. Olivier Faye souligne que ce retour « clôt le chapitre de la scission mégretiste de 1998 » dans son parcours politique et qu'il a été permis par l'exclusion de Jean-Marie Le Pen du parti[9]. À l'automne 2016, il prend la direction de la nouvelle cellule « Idées et Image » du dispositif de campagne présidentielle de Marine Le Pen, en tandem avec Sébastien Chenu ; d'après Marine Le Pen, celle-ci « est complètement libre et peut travailler sur les affiches, les tracts, les meetings et la lumière, les déplacements, tout »[35]. Il est l’une des « plumes » privilégiées de la candidate, avec Florian et Damien Philippot[36]. Il rédige notamment le discours de lancement de campagne à Lyon et « défend une ligne identitaire, privilégiant les thèmes de l'immigration, de l'islamisation et de la culture plutôt que ceux de l'économie, de la sortie de l'euro et du social chers au souverainiste Philippot »[37]. L'Obs relève que « la concurrence entre les deux stratèges, lui et Philippot, va aller crescendo tout au long de la campagne. Cela ne passe pas entre l'énarque et le militant nostalgique du FN vieille école »[8]. Il prépare avec les frères Philippot le débat d'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron avec pour objectif de faire perdre son sang-froid à ce dernier, en s'inspirant du psychiatre italien Adriano Segatori pour qui « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même »[38]. Ami de longue date de Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Olivier contribue à la mise en place de l'alliance entre ce dernier et Marine Le Pen entre les deux tours[39],[34],[8].

Marine Le Pen tient son seul meeting de la campagne des élections législatives à Calais pour le soutenir[40]. Il est battu dans la septième circonscription du Pas-de-Calais à l'issue du second tour, face à Pierre-Henri Dumont (LR)[41]. Il devient toutefois collaborateur parlementaire de José Évrard, de Ludovic Pajot et de Sébastien Chenu, députés élus dans les troisième[42], dixième[43] et dix-neuvième circonscriptions du même département[44]. Il annonce son intention de se présenter lors de l'élection municipale de 2020 à Calais sur une liste menée par Rudy Vercucque, son suppléant lors des législatives[45].

Il rédige le discours de rentrée de Marine Le Pen à Brachay, dont Florian Philippot, de plus en plus contesté au sein du FN, était habituellement chargé[46]. Après le départ de ce dernier, il est identifié, avec Nicolas Bay, comme l'une des principales figures montantes du parti, illustrant l'influence croissante de la ligne identitaire et des anciens mégrétistes[47],[48]. Florian Philippot affirme que Marine Le Pen « a donné les quasi pleins-pouvoirs aux anciens mégrétistes, dont son beau-frère Philippe Olivier, pour défendre un projet qui n’est pas le sien, en tout cas qui n’est pas celui pour lequel [il] étai[t] venu et pour lequel beaucoup d’électeurs sont venus vers elle »[49]. Certains observateurs considèrent qu'il est « l'artisan principal du changement de ligne opéré par le Front national »[8],[50] et du XVIe congrès du parti[51]. Il occupe le rôle de « conseiller spécial » de Marine Le Pen, dont Le Figaro estime qu'il s'agit d'« un titre aussi flou que sa place réelle dans l'organigramme »[52]. Il rédige notamment une note à l'intention des cadres du FN qui fixe la stratégie électorale du parti jusqu'en 2022[53]. Il persiste néanmoins à rester discret dans les médias, se distinguant par là de Florian Philippot[8],[52].

Le , il intègre le bureau national[54] ainsi que le conseil national du FN, en tant que membre coopté par la présidente[55]. Depuis mai 2018, il est l'un des trois seuls membres du cabinet de Marine Le Pen, jusqu'alors composé d'une dizaine de personnes[56].

Positionnement et rôle au sein du FN[modifier | modifier le code]

Revenu conseiller Marine Le Pen à partir de 2015, Philippe Olivier défend la ligne identitaire de Marion Maréchal-Le Pen, dont il est l'oncle par alliance, face à celle, sociale-souverainiste, de Florian Philippot.

Abel Mestre et Caroline Monnot précisent que « s'il n'est pas convaincu par la stratégie de dédiabolisation [du FN], il est attaché à la « professionnalisation du parti » sur une base idéologique identitaire et droitière assumée »[57]. Marianne lui attribue une ligne « identitaire et nationaliste »[58]. Commentant certains de ses propos tenus sous pseudonyme en 2009, France Info indique qu'il « semble adhérer aux thèses suprémacistes »[59]. Il estime que les questions identitaires et l’immigration sont des sujets qui priment sur l'économie[9],[58]. Après les élections régionales de 2015, il fait partie des personnalités du FN qui réclament une réflexion sur la sortie de la zone euro, qui figure au programme du FN[60]. D'après Libération, il « se déclare, en privé, favorable à l’euro »[61]. Il défend la « délepenisation » du FN et la nécessité d’aller chercher « à droite » de nouveaux électeurs pour le FN[9]. Il est également « un farouche partisan du changement de nom » du parti[62].

Au sein du FN, il soutient Marion Maréchal-Le Pen — qu'il connaît depuis son plus jeune âge — dans sa concurrence avec Florian Philippot[9]. Libération souligne que si Philippe Olivier et Florian Philippot partagent une « détestation de Jean-Marie Le Pen et du « vieux Front national » et « souhaitent la fondation d’un grand rassemblement « patriote » à vocation majoritaire », ils « divergent sur son identité. Philippot rêve d’un mouvement « ni de droite ni de gauche » dont la première mission serait de combattre Bruxelles ; Philippe Olivier veut un parti « de droite bonapartiste », identitaire d’abord et plus libéral en matière économique »[18]. Selon L'Obs, il entretient « des relations cordiales avec tout ce que la droite compte d'alliés potentiels pour le FN : de Nicolas Dupont-Aignan aux Identitaires, en passant par Philippe de Villiers ou Paul-Marie Coûteaux, autre chantre de l'union des droites, très actif auprès de François Fillon lors de la dernière campagne présidentielle »[8]. En novembre 2010, il propose à Fabrice Robert, leader du Bloc identitaire, de rejoindre le FN, en vain[59].

Valérie Igounet indique : « Dans l’histoire du Front national, les « frères Olivier » figurent parmi ces hommes de l’ombre, les bâtisseurs du parti. Ils ont été des piliers de l’équipe mégrétiste, au centre de la « dédiabolisation » et de la professionnalisation du Front national. Ils parlent des années 1990 comme d'une « grande aventure humaine ». Ils sont là, aussi, dans les années 2010. Ils observent, avec intérêt, la stratégie de Marine Le Pen qui, pensent-ils, doit se présenter sous une « étiquette aseptisée ». Ce sont eux les concepteurs de la vague bleue marine et du RBM »[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il utilise également le nom de plume « Olivier Carer ». Voir Ilan Caro, « Slogans, nationalisme et parachutage : Philippe Olivier, le beau-frère mégrétiste de Marine Le Pen de retour dans la lumière », sur francetvinfo.fr, (consulté le 17 janvier 2018).
  2. Aussi membre du FN, conseiller régional de Rhône-Alpes de 1986 à 1992, il anime La Lettre noire et Le Flambeau littéraire dans les années 1990 (Audrey Fontana et Bernard Lamizet (dir.), Élaboration d’une théorie des représentations culturelles des identités politiques : l’exemple de la politique culturelle du Front national de 1986 à 1998 (thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication), Lyon, université Lyon-2, (lire en ligne)). Il est également « délégué médical, agent d'assurances, gérant de sociétés d'édition » (v. LV, « La sinueuse trajectoire de la branche lyonnaise », sur liberation.fr, et Claude Régent, « Un conseiller régional placé en garde à vue : une place vide... », sur lemonde.fr, ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Date de sa suspension du mouvement.
  2. a, b, c, d, e et f http://100pour100draveil.fr/philippe-olivier-les-raisons-de-mon-engagement/
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  11. Adrian Junot, « La courte épopée syndicale du FN », Le Choc du mois, no 20, février 2008, p. 32.
  12. « Le RPF local soutient Philippe Olivier », Le Parisien, 22 février 2001
  13. « L'enfance d'un monstre », Les Inrockuptibles, no 1105,‎ , p. 37 (lire en ligne).
  14. Valérie Igounet, « Idées et image des Le Pen : quoi de neuf ? », sur blog.francetvinfo.fr/derriere-le-front, (consulté le 14 février 2017).
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  16. Chapitre 4 : Le sursaut salvateur, sur le site bruno-megret.com
  17. 20 heures de TF1, le 9 décembre 1998
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