Michel de Rostolan

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Michel de Rostolan
Illustration.
Fonctions
Député de l’Essonne
Groupe politique FN-RN
Conseiller régional d’Île-de-France
Conseiller municipal de Saint-Michel-sur-Orge
Biographie
Nom de naissance Michel Marie René de Rostolan
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Montargis
Nationalité Française
Parti politique CNI (1973-1987)
FN (1988-2009)
Profession Cadre commercial

Michel de Rostolan, né le à Montargis, est un homme politique français.

Membre du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) puis du Front national (FN), il est député de l’Essonne de 1986 à 1988, conseiller régional d’Île-de-France de 1992 à 2010 et conseiller municipal de Saint-Michel-sur-Orge de 1989 à 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Michel de Rostolan est né le à Montargis dans le Loiret[1],[2]. Il est le fils du général Jean de Rostolan et de Marie-Anne Roüault de La Vigne[3].

Portant le titre nobiliaire de comte (bien qu'il soit le cadet, ayant un frère aîné Philippe), il est marié à Béatrice de Malleray depuis 1972 et est père de deux enfants[4].

Il a suivi des études en école supérieure de commerce et obtenu un diplôme de publicité[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Michel de Rostolan exerçait les fonctions de cadre commercial et de directeur de la publication.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Son engagement politique débute avec son militantisme au mouvement d’extrême droite Occident, dissous en 1968[4]. Michel de Rostolan fonde en 1970 le Cercle renaissance, qui se donnait pour objectif principal d’apporter une réponse culturelle à mai 68.

Lors de l’élection législative de 1986 au scrutin proportionnel plurinominal, il est élu député de l’Essonne apparenté Front national, non réélu en 1988. En 1989 il fut élu conseiller municipal frontiste d’opposition à Saint-Michel-sur-Orge et conserva son mandat jusqu’en 2001. En 1992, il fut élu conseiller régional d’Île-de-France sur la liste essonnienne et conserva son siège jusqu’en 2010.

Aux élections législatives de 1988, 1993, 1997, 2002 et 2007, il se présenta dans la dixième circonscription de l'Essonne, tenue par le socialiste Julien Dray et obtint respectivement 13,18 %[5], 15,47 %[6], 16,88 %[7], 12,66 %[8] et 4,06 %[9] aux premiers tours sans possibilité de se maintenir. En 1994, il fut candidat lors des élections cantonales dans le canton de Saint-Michel-sur-Orge et obtint 10,56 % des suffrages[10]. Pour l’élection européenne de 1999, il était vingt-troisième sur la liste conduite par Jean-Marie Le Pen[11] qui obtint 5,69 % des voix[12]. En 2001, il fut candidat aux élections cantonales dans le canton de Saint-Michel-sur-Orge mais fut battu dès le premier tour avec seulement 7,55 % des voix, confronté à une candidate du Mouvement national républicain[13]. En 2004, il fut candidat aux élections cantonales dans le canton de Sainte-Geneviève-des-Bois mais fut battu dès le premier tour avec 13,36 % des suffrages[14], la même année il mena la liste frontiste en Essonne pour les élections sénatoriales et obtint 0,65 % des suffrages, ne pouvant être élu[15]. En 2008, il était trente-neuvième sur la liste du Front national pour les élections municipales dans le vingtième arrondissement de Paris[16] qui obtint 3,61 % des suffrages[17].

En , il est chargé des affaires européennes dans le contre-gouvernement du FN supervisé par Jean-Claude Martinez[18].

Radio[modifier | modifier le code]

Il dirige[Depuis quand ?] tous les lundis des semaines C le Libre journal de midi sur Radio Courtoisie[19].

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Député de l’Essonne[modifier | modifier le code]

Lors de l’élection législative de 1986 organisée au scrutin proportionnel plurinominal sur une unique circonscription départementale, il fut élu député du au pour la VIIIe législature[20].

À l’assemblée nationale, il est à l’initiative conjointe avec Christine Boutin (UDF) et Hector Rolland (RPR) de la constitution d’un groupe d’étude parlementaire pour favoriser l’accueil à la vie, constitution invalidée par l’assemblée[4].

Fonctions partisanes[modifier | modifier le code]

En 1973, il adhéra au Centre national des indépendants et paysans, il entra au comité directeur en 1980, devint secrétaire national en 1982, secrétaire général de la fédération de Paris en 1983 et vice-président en 1986[4]. Il quitta le CNI en décembre 1987 après l’exclusion de Philippe Malaud[21].

En 1988, il adhéra au Front national, il fut président du comité de soutien à Jean-Marie Le Pen en 1991 pour la campagne présidentielle de 1995 et à nouveau en 2007[22], membre du bureau politique en 1993 et membre du comité central en 1997. En 2009, élu au conseil régional d'Île-de-France il quitta le Front national pour créer avec Martial Bild, Martine Lehideux, Myriam Baeckeroot et Michel Bayvet le groupe des nationaux et indépendants[23],[24].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Michel de Rostolan fut élu conseiller régional d’Île-de-France sur le quota du département de l’Essonne le , sa liste Front national obtenant 15,53 % des suffrages[25]. Il fut réélu le [26],[27], sa liste obtenant 17,61 % des voix[28] puis le [29], sa liste régionale conduite par Marine Le Pen dans la région et lui-même dans le département[30] obtenant 10,92 % au second tour[31]. Il était membre des commissions d’actions internationales et européennes et des finances, de l’administration générale et du plan[4] puis de la commission des affaires sociales[32]. Dans le cadre de ce mandat, il a soutenu la gratuité de l’autoroute A10 sur sa portion francilienne[33].

Michel de Rostolan est élu conseiller municipal d’opposition FN de Saint-Michel-sur-Orge le , réélu le et perdit son siège le [4]. Dans cette commune, son stand installé lors de la fête communale en septembre 1991 fut la cible d’attaque au gaz lacrymogène et de jets de pierres[34].

Le Cercle renaissance[modifier | modifier le code]

Michel de Rostolan fonde avec Philippe Asselin et Joël Freymond[35] le Cercle renaissance le , qu'il préside depuis lors[36]. L'association publie Renaissance des hommes et des idées[36].

Le cercle, qui organise des débats et des croisières[37], regroupe selon Ariane Chebel d'Appolonia des « représentants de la noblesse », des « hommes d'affaires », des « médecins » et des « enseignants » ; Rostolan le présente comme « apolitique et a-confessionnel »[38]. Jean-Paul Gautier y voit une « passerelle entre la droite et l'extrême droite »[39]. Plusieurs personnalités ont eu à démentir dans la presse tout lien avec lui, à l'instar de Jeanne Bourin, Marc Ladreit de Lacharrière[40] ou Pierre-Christian Taittinger[38].

Prix[modifier | modifier le code]

Le Cercle renaissance distribue quatre prix : prix Renaissance des arts, de l'économie, des lettres, et de poésie.

Arts[modifier | modifier le code]

Le prix Renaissance des arts est fondé en 1979[41].

Économie[modifier | modifier le code]

Le prix Renaissance de l'économie est fondé en 1981 par Claude Bourillon[42].

Lettres[modifier | modifier le code]

Le prix Renaissance des lettres est fondé en 1976 par Michel de Rostolan[43].

Poésie[modifier | modifier le code]

Le prix Renaissance de poésie est fondé en 1987 par Alain du Peloux[44].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lettre ouverte à mon peuple qui meurt, F. Lanore, 1987 (ISBN 9787630003731)
  • Avec Béatrice de Malleray, Annales des familles de France 1991-1995, Le lien des familles de France, 2004
  • Avec Béatrice de Malleray, Annales des familles de France 1996-2000, Le lien des familles de France, 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Fiche personnelle sur le site officiel de l’Assemblée nationale. Consulté le 28/08/2010.
  2. Fiche personnelle sur le Who’s Who français. Consulté le 28/08/2010.
  3. Qui est qui en France, 1997
  4. a, b, c, d, e, f et g Notice personnelle sur le blog de Radio Courtoisie. Consulté le 28/08/2010.
  5. Résultats des candidats frontistes aux cinq dernières élections législatives sur le site bleumarine.wifeo.com Consulté le 28/08/2010.
  6. Résultats de l’élection législative 1993 dans la 10e circonscription de l’Essonne sur le site du Figaro. Consulté le 28/08/2010.
  7. Résultats de l’élection législative 1997 dans la 10e circonscription de l’Essonne sur le site de l’IEP Paris. Consulté le 28/08/2010.
  8. Résultats de l’élection législative 2002 dans la 10e circonscription de l’Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/08/2010.
  9. Résultats de l’élection législative 2007 dans la 10e circonscription de l’Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/08/2010.
  10. Résultats de l'élection cantonale de 1994 dans le canton de Saint-Michel-sur-Orge sur le site du Figaro. Consulté le 13/03/2011.
  11. Liste des candidats à l’élection des représentants au Parlement européen paru au Journal officiel du 28 mai 1999 sur Legifrance. Consulté le 28/08/2010.
  12. Résultats de l’élection européenne 1999 sur le site france-politique.fr Consulté le 28/08/2010.
  13. Résultats des élections cantonales de 2001 en Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 27/02/2011.
  14. Résultats de l'élection cantonale de 2004 dans le canton de Sainte-Geneviève-des-Bois sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 19/02/2011.
  15. Résultats de l’élection sénatoriale 2004 en Essonne sur le site officiel du Sénat. Consulté le 28/08/2010.
  16. Résultats de la liste Pôle des Tricolores-Paris 2008 soutenue par le Front national sur le site du Figaro. Consulté le 28/08/2010.
  17. Résultats de l’élection municipale 2008 à Paris 20e sur le site officiel de la commune. Consulté le 28/08/2010.
  18. « Jean-Marie Le Pen réunit son « pré-gouvernement », sur lemonde.fr, .
  19. Récapitulatif des interventions de Michel de Rostolan sur le blog officiel de Radio Courtoisie. Consulté le 28/08/2010.
  20. Fiche de Michel de Rostolan pour la VIIIe législature sur le site officiel de l’Assemblée nationale. Consulté le 28/08/2010.
  21. Histoire du CNIP sur le site france-politique.fr Consulté le 28/08/2010.
  22. Liste du comité de soutien à Jean-Marie Le Pen en 2007 sur le site officiel de campagne. Consulté le 28/08/2010.
  23. Article Quand les gars de la Marine quittent le navire Front National du 23 janvier 2009 sur le site d’information Bakchich Info. Consulté le 28/08/2010.
  24. « Lehideux prend la tête de la conjuration des aigris en Ile-de-France »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Nations Presse Info (consulté le 28 août 2010).
  25. Résultats de l’élection régionale 1992 en Essonne sur le site du Figaro. Consulté le 2/08/2010.
  26. Annuaire des maires de l’Essonne, édition 2002. Consulté le 28/08/2010.
  27. Résultats de l’élection régionale 1998 sur le site du quotidien Libération. Consulté le 28/08/2010.
  28. Résultats de l’élection régionale 1998 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/08/2010.
  29. Fiche de Michel de Rostolan sur le site du conseil régional d’Île-de-France. Consulté le 28/08//2010.
  30. Détail de la liste FN aux élections régionales de 2004 en Île-de-France sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/08/2010.
  31. Résultats de l’élection régionale 2004 en Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/08/2010.
  32. Article Création du groupe des nationaux et indépendants sur le blog du MNR des Hauts-de-Seine. Consulté le 28/08/2010.
  33. Liste des élus ayant soutenu la gratuité de l’A10 sur le site a10gratuite.free.fr Consulté le 28/08/2010.
  34. Liste des agressions contre le FN sur le site veritessurlefn.org Consulté le 28/08/2010.
  35. Sylvain Laurens, « Le Club de l'horloge et la haute administration : promouvoir l'hostilité à l'immigration dans l’entre-soi mondain », Agone no 54, 2014, p. 88, n. 25(lire en ligne).
  36. a et b « Cercle renaissance », dans Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 2-7297-0416-7), p. 351-352.
  37. Christiane Chombeau, « Un aréopage politique composé de parents, de proches et de vieux amis », sur lemonde.fr, .
  38. a et b Ariane Chebel d'Appolonia, L'Extrême Droite en France : de Maurras à Le Pen, Bruxelles, Complexe, coll. « Questions au XXe siècle », , 519 p. (ISBN 2-87027-573-0).
  39. Jean-Paul Gautier, Les Extrêmes Droites en France : de la traversée du désert à l'ascension du Front national : de 1945 à nos jours, Paris, Syllepses, coll. « Mauvais temps », , 495 p. (ISBN 978-2-84950-547-2), p. 373.
  40. « Le Front national vingt ans après. Des " cercles " qui tournent à vide Le FN multiplie les structures d'accueil en direction des milieux socioprofessionnels, sans remporter beaucoup de succès », sur lemonde.fr, .
  41. a et b Présentation du prix Renaissance des arts sur cerclerenaissance.info.
  42. a et b Présentation du prix Renaissance de l'Économie sur cerclerenaissance.info.
  43. a et b Présentation du prix Renaissance des lettres sur cerclerenaissance.info.
  44. a et b Présentation du prix Renaissance de poésie sur cerclerenaissance.info.